Un bloc notes créé en janvier 2006 à vocation d'abord personnelle. Si cela en intéresse d'autres tant mieux sinon... tant pis !

vendredi 15 juin 2012

n° 844 : Fouquet

Fouquet ++++ (n° 15 301)

Le 6 juin 2012, j'ai fini de lire le livre de Jean-Christian PETITFILS, Fouquet, Perrin, 1998.

Ce que j'ai aimé :

1°) Ceux qui me connaissent savent que je suis un admirateur du Roi-Soleil et donc je n'avais jusqu'ici pas une très grande estime pour Nicolas Fouquet. Ce livre est très intéressant car il évite de tomber dans la caricature. Il montre que le surintendant des finances était un personnage complexe et qu'il n'était pas non plus un ange de vertu.

2°) L'ouvrage explique assez clairement la complexité redoutable des finances royales au milieu du XVIIe siècle.

3°) Ce livre montre aussi comment Fouquet a été jugé. Contrairement à ce qui se passait sous Richelieu, Fouquet a eu droit à un vrai procès et l'auteur explique même que la décision prise par le roi de commuer l'exil en prison à vie pouvait se comprendre.

4°) J'ai été ravi d'apprendre que Nicolas Fouquet était né dans l'actuel 4e arrondissement (rue de la Verrerie). (enfin je l'avais appris préalablement grâce à la personne qui 'a offert ce livre).

5°) J'ai découvert l'importance de Basile Fouquet, un des frères de Nicolas Fouquet, qui a joué un rôle d'éminence grise aux côtés de Mazarin.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) L'auteur a la dent dur pour Colbert et il ne laisse à aucun moment comprendre combien il a été un grand homme d'Etat.

samedi 9 juin 2012

n° 843 : Le Musée national d'archéologie de La Valette

Le musée national d'archéologie de La Valette ++I (n° 15 296)

Le 19 mai 2012, j'ai visité le musée national d'archéologie de La Valette (à Malte)


Ce que j'ai aimé :

1°) Ce musée permet de mieux connaître les civilisation néolithiques qui ont habité Malte à partir du IVe millénaire avant J.-C. Dans cette civilisation, on trouve de nombreuses femmes aux formes généreuses et des temples en alvéoles. Il faut à tout prix visiter ce musée avant d'aller visiter les sites néolithiques que l'on peut voir un peu partout dans l'île.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Il faut admettre que ce musée national a une collection assez limitée. Je pensais que les autres époques seraient évoquées ce qui m'a un peu déçu.

 Statue féminine débout, Période des temples, 4000 à 2500 avant J.-C.

Maquette des temples de Tarxien, 3600 à 2500 avant J.-C.

dimanche 3 juin 2012

n° 842 : Petit aperçu des rues de La Valette

Les rues de la Valette ++++ (n° 15 289)

Du 17 au 20 mai 2012, j'ai pris des photos dans les rues de la Valette, la capitale de Malte.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est une ville très ensoleillé, ce qui ne m'a pas fait de mal car à cette époque cela faisait plusieurs semaines qu'il ne faisait pas beau à Paris.

2°) C'est une ville entourée par la mer elle est entourée par deux baies. La mer n'est jamais très loin et on a donc de superbes vues vers la grande bleue (photos 2 et 3)

3°) La Valette a connu son heure de gloire entre le XVIe et le XVIIIe siècle. On y trouve de nombreuses façades baroques très richement décorées (photos 3 à 7)

4°) La ville a une densité urbaine impressionnante et les façades des immeubles avec leurs balcons donnent à La Valette un aspect de ville du sud de la Méditerranée (photos 8 à 10)

5°) Les façades des immeubles ont de superbes décors (support de balcon, ferronnerie) (photos 11 à 12)

6°) La présence britannique a laissé de nombreuses traces (photos 13 à 15 de l'article précédent)

7°) Une partie des façades de la Ville ont un côté laissé un peu à l'abondon ce qui donne un aspect très romantique à la La Valette (photos 16 à 19)

8°) Dans cette ville, il y a des chats partout (photos 20 à 21)

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Le samedi passé 13h et le dimanche toute la journée, presque tous les commerces et les restaurants de la La Valette sont fermés ce qui donne à la ville un côté lugubre.



2 : La baie située au sud de La Valette

3 : Une vue de l'extrémité de la rue de la République, une des principales rues de la Valette.
4: Une façade d'église


5 : Un bas-relief d'une autre église

6 : Une autre façade...


7 : Une des statues d'un saint (on en trouve à de nombreux angles de rues)

8 : Une vue de la La Valette depuis Birgu. Un aperçu de la densité urbaine

9 : Une vue caractéristique des façades des rues de La Valette.

10 : Une des nombreuses rues en pente


11 : un support de balcon

12 : un décor d'une porte

13 : Une plaque en l'honneur de la cession de Malte au Royaume Uni en 1814

14 : Statue de la reine Victoria devant la Bibliothèque nationale

15 : Une façade d'immeuble aux armes de la couronne d'Angleterre.
16 : un balcon avec une baise vitrée en triste état.
17 : Une façade gagnée par la végétation

18 : Un fronton mangé par les ans.
19 : une autre façade d'un immeuble livré au temps
20: Un chat grincheux de La Valette

21 : Un chat pacifique de La Valette





samedi 2 juin 2012

n° 841 : Le palais de l'Inquisiteur à Vittoriosa

L
Le palais de l'Inquisiteur à Vittoriosa ++++ (n° 15 288)

Le 18 mai 2012, j'ai visité le palais de l'Inquisiteur à Vittoriosa (Birgu) à Malte


Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un bâtiment superbe dont la partie la plus ancienne remontre à l'époque normande (donc au XIIe siècle), une époque qui met très chère. Une partie de l'édifice a de fortes similitudes avec l'ancien palais royal de Palerme.

2°) La visite permet de découvrir un nombre impressionnant de pièces dont les anciens cachots de l'inquisition.

3°) Une partie des collections (des œuvres saintes) sont pour le moins kitsch mais cela finit par avoir un petit côté attachant.

4°) L'escalier d'honneur est vraiment superbe.


mardi 29 mai 2012

n° 840 : La co-cathédrale Saint-Jean de La Valette

La co-cathédrale Saint-Jean de La Valette ++++ (n° 15 284)

Le 17 mai 2012, j'ai visité la co-cathédrale Saint-Jean de La Valette à Malte.


Ce que j'ai aimé :

1°) Cette église cathédrale est un superbe édifice baroque.

2°) Les chapelles de chacune des nations de l'Ordre de Malte sont superbes avec notamment de superbes tombeaux.

3°) On peut admirer dans l'oratoire, on peut admirer une des plus belles oeuvres du Caravage : La Décollation de Saint-Jean?

La nef

Le maître-auel du choeur

Un des tombeaux

lundi 28 mai 2012

n° 839 : Le palais d'Etat de La Valette

Statue de Neptune
Le palais d'Etat de La Valette +++ (n°15 283)

Le 19 mai 2012, j'ai visité le palais d'Etat de La Valette à Malte

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un superbe édifice du XVIIe siècle où siégeait le Grand maître de l'ordre de Malte jusqu'à la fin du XVIIIe siècle.

2°) Aujourd'hui, c'est la résidence qui sert pour les cérémonies d'Etat. Les présidents de la république de Malte y organisent les réceptions officielles.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) La visite de l'armurerie est un peu indigeste. J'ai surtout apprécié les canons.

2°) Il y a un audioguide uniquement... pour l'armurerie mais rien pour le palais officiel.

3°) La billeterie est désastreusement longue.

La grande salle de réception officielle

Les magnifiques galeries qui desservent l'ensemble du palais  à l'étage.

Une vue de l'armurerie

dimanche 27 mai 2012

n° 838 : Métronome

Métronome - (n° 15 282)

Le 30 avril 2012, j'ai fini de lire le livre de Loràant DEUTSCH, Métronome, Robert Lafon, 2009. Je n'ai tellement pas aimé ce livre que j'ai oublié d'en faire le compte rendu de lecture. Voilà l'erreur réparée.


Ce que je n'ai pas aimé :

1°) Ce livre est un best seller ce qui me sidère car d'un point de vue historique il a d'énormes lacunes. L'auteur colporte des histoires en laissant penser qu'elles sont vraies (je pense par exemple à Saint-Denis qui aurait pris sa tête sous le bras [page 52] alors qu'on sait très bien qu'il s'agit d'une légende due au fait que les personnes décapitées étaient représentées avec leur tête dans leur main et que le bon peuple a pris la représentation au pied de la lettre). Cela conduit aussi l'auteur a multiplé les expressions "on dit que" "paraît-il" (page 107).

2°) L'auteur pratique une style un peu lourdingue pour essayer de donner de l'intérêt à son récit. Il faudrait compter les points d'exclamations (8 par exemple pages 118 à 121), les points de suspension (4 pages 120-121) et les points d'interrogation. C'est un style qui convient pour les blogs mais pas pour un livre.

3°) L'auteur écrit quelques âneries. Par exemple les ossements de Fouquet auraient été transférés dans les catacombes en 1785 au moment de la fermeture de certains cimetières parisiens (page 50). A ma connaissance, Fouquet est toujours dans la crypte de l'église Notre-Dame-de-la-Visitation dans le 4e arrondissement (église qui depuis est devenue un temple réformée). Autre monstruosité, on nous parle du style rococo fin de siècle à propos de l'église Notre-Dame des Champs (qui date de la fin du XIXe siècle). Il faudrait que M. Deutsch prenne des cours d'histoire de l'art car si la façade Notre-Dame-des-Champs est tout sauf en style rococo : c'est un mélange de style néo-classique et néo-byzantin.

4°) Une énorme partie du livre est consacrée à des périodes mal connues des historiens eux-mêmes. L'auteur en fait des tartines et des tartines sur le Bas Empire romain et sur la période mérovingienne. Sur 377 pages, l'an mille n'apparaît qu'à la page 193 !  Comme les temps obscurs ont laissé peu d'archives et beaucoup de récits très enjolivés, cela permet de dire tout et n'importe quoi.

5°) L'auteur a eu une idée excellente en partant pour chaque chapitre d'une station de métro précise. Le problème est qu'il ne s'en tient pas à cette idée géniale puisqu'à chaque fois il renvoie le lecteur vers d'autres lieux parfois fort lointain dans Paris.

Ce que j'ai aimé quand même.

1°) Ce livre permet d'intéresser les Parisiens et les visiteurs de Paris à l'histoire de la capitale. Le succès du livre en librairie montre qu'il y a une demane. Le problème est l'ignardise criante d'une partie de nos concitoyens (et même des journalistes) en matière historique. Au pays des incultes dans le domaine historique, Laurànt Deutsch peut avoir droit aux éloges.

2°) J'ai sur le fond de l'estime pour Laurànt Deutsch. Il a fait ce livre avec toute sa flamme et cela bien sûr je le respecte.

3°) Je dois admettre que j'ai découvert certains faits que j'ignorais totalement (et qui me semblent véridiques même si je me méfie en raison des nombreuses erreurs que j'ai relevées). Voici quelques exemples : j'ignorais que des momies égyptiennes s'étaient retrouvées sous la colonne de la Bastille (page 337), je ne savais pas qu'en 2009 des fouilles rue de Rivoli avaient prouvé l'existence d'une enceinte du Xe siècle (page 247) ou que Gérard de Nerval s'était pendu le 26 janvier 1855 (page 158) dans une venelle qui devait se située dans la partie ouest de l'actuelle 4e arrondissement : la rue de la Vieille-Lanterne qui était située à l'emplacement du théâtre de la Ville (place du Châtelet).

4°) Dans l'ensemble la 2e partie du livre qui correspond à des époques beaucoup mieux connues de l'histoire de Paris est vraiment plus intéressantes.

samedi 26 mai 2012

n° 837 : Un Parisien à travers Paris


Un Parisien à travers Paris ++++ (n°15 281)

Le 18 mai 2012, j'ai fini de lire le livre de Philippe Meyer, Un parisien à travers Paris, Robert Laffont, 2009

Ce que j'ai beaucoup aimé :

1°) Philippe Meyer est un excellent connaisseur de Paris. Il décrit à merveille la vie à Paris à travers une série de portrait.

2°) Il dresse un tableau très critique de certains fleurons de l'ère Delanoë avec notamment des pages savoureuses sur Vélib', le 104 et Paris plage.

3°) Il fait un magnifique portrait d'une femme du Paris populaire de jadis "La femme d'à côté" qui m'a beaucoup ému car elle m'a rappelé celle assez semblable d'une des voisines que j'ai connu quand je suis arrivé dans le 4e arrondissement en 1996.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) On peut craindre parfois une petite pointe de voyeurisme un peu condescendant quand Philippe Meyer dresse le portrait de SDF rencontré grâce aux équipes du 115.

dimanche 13 mai 2012

n° 836 : La communication n'est pas un jeu

La communication n'est pas un jeu de Ghyslaine Pierrat ++I (n° 15 268)

Le 29 avril 2012, j'ai fini de lire le livre de Ghyslaine PIERRAT, La communication n'est pas un jeu, L'Harmattan, 2011


Ce que j'ai aimé :

1°) J'ai rencontré l'auteure de ce livre. C'est une femme qui a la pêche. Cela se ressent dans le livre.

2°) Avant la rencontre avec Ghyslaine Pierrat, je ne savais même pas ce qu'était un "spin-doctor". J'ai donc découvert un monde que je ne connaissais pas du tout.

3°) Fort heureusement, Ghyslaine Pierrat estime que la communication ne fait pas tout !

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Je n'ai pas été convaincu par la partie historique (le 1er chapitre). Le concept historique de spin doctor est à mieux définir et il y a quelques erreurs certes pas très graves.

2°) Ghyslaine Pierrat dit sans arrêt du bien de tout le monde. C'est lassant à force !

mardi 1 mai 2012

n° 835 : A Caribbean Mystery


A Caribbean Mystery ++I (n° 15 256)

Le 19 avril 2012, j'ai fini de lire le livre d'Agathe Christie, A Caribbean Mystery, Harper 2002, 1ère édition Collins 1964.

Ce que j'ai aimé :

1°) Dans cette enquête, la vieille Mrs Marple montre ses talents d'enquêtrice. Cette mamie a toujours une manière très particulière de mener les enquêtes.

2°) Dans ce policier, Agathe Christie nous enmène aux Antilles. L'enquête se passe donc dans un milieu fortuné.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) J'ai trouvé l'enquête un peu poussive. Il faut attendre la fin pour que les rebondissements (et les meurtres) donnent du rythme au récit.

2°) On est pas complètement surpris par la personne qui est l'assassin. C'est loin d'être le meilleur policier d'Agatha Christie.

3°) La couverture est étrange puisqu'elle laisse penser qu'il s'agit d'une enquête sur un bateau de croisière ce qui n'est pas du tout le cas !