Un bloc notes créé en janvier 2006 à vocation d'abord personnelle. Si cela en intéresse d'autres tant mieux sinon... tant pis !

samedi 15 août 2026

n°1470 : Le château de Chareil-Cintrat

  

Le château de Chareil-Cintrat ++++ (n°20 514)

Le 9 août 2026, j'ai visité le château de Chareil-Cintrat (Allier).

Ce que j'ai aimé :

 1°) Quand on arrive pour visiter ce château, on a l'impression qu'il s'agit d'un de ces nombreux petits châteaux forts transformés à l'époque moderne en confortable demeure seigneuriale, mais on ne s'attend pas à la belle découverte que l'on peut voir à l'intérieur (le château n'est pas laid depuis l'extérieur mais rien n'annonce la pépite dont il s'agit).

 2°) Le château a été la propriété au milieu du XVIe siècle d'un personnage sur lequel on a très peu d'information : un dénommé Claude Morin, "contrôleur ordinaire des guerres", qui après - si on s'en tient à ce qui est dit partout - après être revenu des guerres d'Italie a fait reconstruite l'édifice dans un goût Renaissance et a commandé des cheminées et un décor grotesque qui sont caractéristique de la Renaissance française du XVIe siècle. C'est absolument sublime ! Une annexe de la galerie François Ier à Fontainebleau.

3°) Le château révèle de nombreux mystères dans l'interprétation des scènes que l'on peut voir, notamment dans l'escalier avec semble-t-il un élévation progressive de l'esprit, dans le goût du néo-platonisme qui caractérise la Renaissance, au moins jusqu'au milieu du XVIe siècle. De même, on peut se demander pourquoi la cheminée de la salle principale du 1er étage comporte une énorme inscription de la devise de l'Ordre des Templiers. Cela fait très étrange de la voir là. Enfin, on peut se poser la question du ou des artistes qui ont travaillé à ce décor. Des italiens ? Des Français ? On en sait à peu près rien.

4°) Le décor avec ses motifs de végétaux, d'insectes et d'animaux, m'a rappelé le studiolo de la Villa Médicis à Rome (la Stanza degli Ucelli de Ferdinand Médicis qui date des années 1576. (voir mon article du 27 février 2026).

5°) Le décor du château a connu deux miracles. En 1920, il avait été racheté par la famille Schneider qui voulait récupérer les magnifiques cheminées. Un classement en urgence a permis finalement de les préserver. Le château est alors resté à l'abandon, mais chose aujourd'hui incroyable, l’État a fait l'effort de racheté ce petit château en 1958. Cela a permis de retrouver sous un badigeon , cet incroyable décor de grotesques. La RMN a de plus financé, la restauration du château dont certaines parties, notamment les plafonds étaient délabrés.

6°) Le décor est très intéressant pour évoquer deux séries qui ont une cohérence : Vénus, Adonis et Mars (que l'on retrouvent dans quatre grande fresques) et les sept jours de la semaine avec pour chacun d'eux le dieu ou la déesse qui lui est associé. 

7°) La conférencière qui nous a fait la visite était passionnée par son sujet. Chose assez incroyable pour nous, c'était la même personne que celle qui nous avait fait la visite du château de Randan (Puy-de-Dôme), à une quarantaine de kilomètres au sud, exactement 5 ans plus tôt début août 2021. Elle avait entre temps changer de lieu de travail.  Nous avons pu échanger de manière intéressante sur les caractéristiques du calendrier romain antique.

Ce que je trouve très dommage :

1°) Ce petit joyau est très peu connu. J'avoue que je n'en avais jamais entendu parler. 

Le château de Chareil-Cintrat: vue des deux tours médiévales et du corps de bâtiment Renaissance depuis l'Ouest

 
La cour intérieur avec la demeure Renaissance


Le décor du vestibule centrale du rez-de-chaussée

Le plafond de la 1ère volée de l'escalier entre le rez-de-chaussée et le 1er étage

Détail du décor du plafond de la 1ère volée de l'escalier entre le rez-de-chaussée 

Détail du décor de la 1ère volée de l'escalier entre le rez-de-chaussée et le 1er étage : l'enlèvement de Ganymède par Jupiter

Un détail du décor grotesque de la 1ère volée de l'escalier entre le rez-de-chaussée et le 1er étage.


Le plafond du seuil du 1er étage

Décor de la 1ère volée de l'escalier entre le 1er et le 2e étage

Décor de la 2e volée de l'escalier entre le 1er et le 2e étage

Le seuil du 2e étage


La cheminée de la salle principale du rez-de-chaussée


La cheminée de la salle principale du 1er étage

Devise sur la chemine "Non nobis domine, non nobis sed nomini tuo da gloriam" (la psaume 113, verset 9 de la Vulgate) qui était aussi la devise des templiers.

La salle de la vie d'Adonis (située dans une des tours médiévales avec le décor et une des fresques de la vie d'Adonis)

Salle de la vie d'Adonis : Myrrha transformée en arbre donne naissance à Adonis

Salle de la vie d'Adonis : Vénus et Adonis


Cheminée de la mort d'Adonis

Salle de la mort d'Adonis : le décor de la chemine avec la mort d'Adonis et sur le côté gauche, Mars (côté droit il y a Vénus)

Le décor de la salle de jours de la semaine avec la cheminée

Salle des jours de la semaine : Mars, Vénus et Cupidon au repos
Salle des jours de la semaine : une scène de bain avec à gauche un hospice

Salle des jours de la semaine : Mars et le mardi

Salle des jours de la semaine : Vénus et le vendredi


Salle des jours de la semaine : Saturne et le samedi

Des motifs des décors grotesques du château

jeudi 13 août 2026

n°1469 : Prehistory de Chris Gosden

 

Prehistory ++++ (n°20 512)

Le 10 août 2026, j'ai fini le lire le vivre de Chris GOSDEN, Prehistory, A very short introduction, Oxford University Press, 2018 (la 1ère édition datait de 2003).

Ce que j'ai énormément aimé :

1°) Ce livre permet de mettre considérablement à jour les connaissances actuelles relatives à la Préhistoire. L'auteur commence par insister sur le fait qu'il a complètement réécrit son livre entre la 1ère et la 2e édition.

2°) Le but est de montre que les modèles qui ont prévalu reposaient sur l'idée de "révolutions", notamment le passage au néolithique, un modèle qui avait été forgé par Vere Gordon CHILDE (1892-1957) qui insistait sur trois grandes révolutions : néolithique, urbaine et sédentaire.Chris Gosden montre que ce modèle est faux.

3°) L'idée qu'il y a eu une préhistoire s'est imposée au milieu du XIXe siècle en Grande Bretagne avec la découverte de Brixham Cave : les géologues ont dû admettre que les êtres humains avaient existé bien avant la date de la création du monde d'après la Bible (4004 avant J.-C.), notamment le géologue Charles Lyell, lors d'une conférence donnée à Aberdeen le 18 septembre 1859.

4°) Le paléolithique représente 99% de la préhistoire mais il y a de nombreuses évolutions considérées comme propre au néolithique qui sont apparues au paléolithique (la poterie, la domestication des animaux, l’utilisation des plantes, les centres urbains de plusieurs milliers de personnes). La notion de "révolution néolithique" est à proscrire. La domestication est plutôt un processus fortuit et réciproque entre les humains et les animaux. Le loup gris est devenu le chien "domestique" à plusieurs endroits dès le paléolithique".

5°) Il n'y a pas une évolution avec un sens clairement défini :  on observe "a lack of any direction apart from maybe those we assign retrospectively". "History does not unfold through a straightforward linear trajectory".

6°) L'auteur insiste sur la contingence, l'adaptation au milieu, le hasard "the relations are always dynamic and unpredictable".

7°) Il se conforme avec les études ADN que le genre humain et les singes se sont séparés vers 7 millions d'années. 

8°) L'homo erectus est le 1er à avoir quitter l'Afrique vers 1,8 millions d'années. Il y a deux modèles  : d'après le modèle multirégional, l'homo erectus a évolué vers l'homme moderne dans plusieurs foyers et sur plusieurs continents, mais l'auteur est plutôt favorable à la thèse selon laquelle il a aussi son origine en Afrique. 

9°) Page 49, l'auteur souligne que la poterie n'est pas une invention du néolithique. Elle apparaît dès le paléolithique, notamment en Asie de l'Est.

10°) Michael Rowlands (1944-2025) et Dorian Fuller insistent sur les différences entre les populations qui font rôtir les aliments et celles qui les font bouillir.

11°) Plusieurs sites montrent que la sédentarité précèdent la culture des plantes comme par exemple Göbekli Tepe en Turquie qui date de 9300 à 7500 avant J.-C. 

12°) Le plus impressionnant ce sont les sites que l'on trouve en Roumanie et en Ukraine : de vastes espaces à l'aspect urbain comme à Talianky (Ulkraine) qui date de 3850 à 3700 avant J.-C. des sites qui montrent que plusieurs milliers de personnes s'y réunissaient. Il en est de même dans le Mississippi avec Poverty Point, un site qui date de 1800 avant J.-C. qui a atteint son apogée en 1000 avant J.-C. Des sites qui ressemblent à des villes sont apparus sans l'existence de l'agriculture et sans -semble-t-il- un centre de pouvoir fort.

13°) En Grande-Bretagne, on trouve de nombreux sites néolithiques au nord de l’Écosse : Skra Brae, Maeshowe (une sépulture collective de 2750 avant J.-C., le cercle de pierres dressées de Brogdan (2500 à 2000 avant J.-C., les pierres dressées de Stennes de 3100 avant J.-C.

14°) En conclusion, l'auteur insiste sur le fait que les divisions du temps masquent les continuités. Il ne faut pas décrire la préhistoire comme un temps ponctué par une suite de révolutions qui marquent des ruptures. 

15°) Le livre évoque un sujet que je ne connais pas bien : les sites du néolithiques qui montrent des restes de massacres avec du cannibalisme qui peuvent concerner des centaines voire des milliers de victimes. Par exemple le site de Telheim dans le Bade-Wurtemberg qui date de 5000 avant J.-C.  Ces pratiques sont toujours assez dérangeante à concevoir.

16°) L'auteur montre la diversité de la préhistoire dans des espaces très différents : l'Europe, l'Asie, l'Afrique, l'Amérique, l'Océanie et même le Pacifique. 

17°) L'ouvrage comporte une bibliographie par thème et un index. 

Ce livre met donc de manière claire et précise et de la part d'un professeur qui enseigne à l'université de Sheffield des idées que j'avais trouvé dans un autre livre qui était un peu plus touffu (voir mon article du 5 mai 2022 à propos du livre de David GRAEBER et David WENGROW, Au commencement était..."). Celui-ci ne fait que 132 pages). 

 

 

mercredi 12 août 2026

n°1468 : Le château de Billy

 

Le château de Billy +++ (n°20 511)

Le 9 août2026, j'ai visité le château de Billy dans l'Allier.

Ce que j'ai aimé :

1°) Il s'agit des ruines, assez bien conservées, d'un château fort du XIIIe/ XIVe siècle qui permettait de surveiller la frontière du Bourbonnais avec l'Auvergne. 

2°)  On peut depuis le château avoir une très belle vue sur la ville de Billy, la campagne environnante et la vallée de l'Allier.

3°) La visite guidée proposée par l'Office de tourisme est assez intéressante avec un contenu historique correct même si cela tombe un peu parfois dans le folklorique et  l'anecdotique.

4°) Dans une des tours, une maquette montre l'aspect de la forteresse dans son état médiéval.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Il faisait excessivement chaud et il y a très peu d'endroits pour se mettre à l'ombre.

2°) Je ne suis pas certain que le déguisement de la conférencière apporte grand chose, ni son discours pseudo ancré dans le témoignage d'une personne qui aurait vécu "à l'époque" du château.

3°) Il y a une vidéo proposée dans une tour évoquant un des personnages qui a commandé la forteresse.

La vue intérieure de la cour du château de Billy

Vue sue l'Allier à travers une brèche causée par les canons du prince de Condé en 1576

Vues sur le village de Billy

La maquette du château fort à la fin du Moyen Âge

La maquette : gros plan sur les hourds

mardi 11 août 2026

n°1467 : Le château de Digoine

Château de Digoine, la façade sud

  

Le château de Digoine +++I (n°20 510)

Le 8 août 2026, j'ai visité le château de Digoine à Palinges (Saône-et-Loire).

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un château du XVIIIe siècle d'un très bel aspect. Il reste les tours médiévales mais les architectes du XVIIIe siècle ont créé un ensemble superbe avec deux façades de styles assez différents : néo-classique côté façade principale, davantage baroque côté jardin. Le château est en effet devenu en 1700 la propriété de François de Reclesne, il a ensuite appartenu à son fils, Claude Léonor (1709-1765) puis sa petite-fille Jacqueline Eléonore (vers 1738-1819).

2°) Le château est situé dans un domaine très vaste avec des ambiances différentes et des bâtiments annexes qui valent la visite, telle la serre.

3°) On peut en plus visiter un petit théâtre qui a été construit dans les années 1840. C'est dans ce théâtre que Sarah Bernhardt a répété l'Aiglon qu'elle a créée à Paris en 1900.

4°) Les espaces intérieurs du château (on ne visite que le rez-de-chaussée) sont splendides.

5°) La jeune guide était précise dans ses commentaires avec de solides connaissances en histoire et en histoire de l'Art. C'était très intéressant (et il m'arrive d'être assez sévère avec les guides). 

6°) La façade principale construite de 1750 à 1770 est une oeuvre de l'architecte Edme Verniquet (1727-1804) à qui on doit l'amphithéâtre du Jardin des Plantes et le plan de Paris de 1790, dit "Plan Verniquet" que j'utilise souvent pour illustrer mes articles de L'Indépendant du Coeur de Paris

7°) Le château ne possède plus beaucoup de son mobilier d'origine mais j'ai énormément apprécié l'unité du décor et du mobilier de la bibliothèque Charles X qui date de 1825. Elle a été commandée par Aimé Jacques Marie Constant de Moreton Chabrillan (1780-1847).

8°) Il est amusant de se dire que certaines scènes de Secrets d'histoire sont tournées dans ces lieux. 

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Le château  est la propriété depuis 2012 de Jean-Louis Remilleux, le producteur de l'émission Secrets d'Histoire. Il y a mis une partie de sa collection personnelle et cela manque parfois un peu de cohérence mais il est vrai que le propriétaire est maître chez lui.

2°) De toute façon, on ne peut pas prendre de photographies de l'intérieur du château. 

 

La façade Nord, côté jardin

Le château vu depuis l'étang

Le château, façade sud,  avec la roseraie

La  serre et le château depuis la roseraie
La partie centrale de la serre

Le théâtre du château de 1840


Plan du domaine

Le fronton de la façade sud 

mercredi 5 août 2026

n°1466 : LTI La langue du IIIe Reich

 

LTI La langue du IIIe Reich +++I (n°20 504)

Le 5 août 2026, j'ai fini de lire le livre de Victor KEMPERER, LTI La Langue du IIIe Reich, traduction d'Elisabeth GUILLOT, préface de Johann CHAPOUTOT, Espaces libres, 2025, réédition en français Albin Michel, 1ère édition en français, Albin Michel, 1996 , 1ère édition originale en allemand, Reclam Verlag, 1975.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un livre dont je n'avais jamais entendu parler et j'en ai appris l'existence assez fortuitement avec une cliente de la librairie Henri IV (15, boulevard Henri IV). Elle m'a convaincu ainsi que le libraire qu'un professeur d'histoire-géographie ne pouvait pas ne pas avoir lu ce livre et ils avaient raison.

2°) Le livre est écrit par Victor Klemperer (1881-1960), un universitaire spécialiste de la la littérature française du XVIIIe siècle. Lui-même juif, il avait épousé une "non-juive" ce qui lui a permis malgré les lois de Nuremberg, et malgré des persécutions et des situations très difficiles de survivre à l'horreur nazi.

3°) Le point de vue de l'auteur est très intéressant. Il montre comme les nazis ont créé une langue, qu'il appelle la LTI , Lingua Tertii Imperii, la langue du IIIe Reich qui a imprégné les esprits même celles et ceux qui n'étaient pas nazi. Par exemple, il montre combien l'adjectif "fanatique" prend un sens positif avec les nazis.

4°)  L'auteur ne fait pas qu'une analyse. C'est aussi un journal qui montre comment ce n'est que progressivement qu'il prend conscience de ce qu'est le nazisme, un peu avant 1933, et comment c'est pas étape qu'il est lui-même victime des mesures prises.

5°) Ce témoignage fait prendre conscience de l'efficacité de la propagande nazi. Il montre que par exemple une part non négligeable de la population croyait, à l'hiver 1945, à l'existence d'armes nouvelles qui allaient changer le cours de la guerre. Il montre que la nazisme était un acte de foi souvent irrationnel.

6°) Klemperer s'interroge sur les origines du nazisme. Il montre des filiations entre le romantisme qui a marqué l'Allemagne et la façon dont le nazisme repose sur les sentiments et non sur la raison.

7°) Klemperer fait un parallèle entre Theodor Herzl et Adolf Hitler. Il défend l'idée qu'Herzl en essentialisant les juifs a nourri l'idéoologie nazie et montre que le sionisme était rejeté par une partie importante des Juifs, notamment en Autriche et en France avant la guerre.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) L'ouvrage manque un peu d'organisation. On passe des parties qui relèvent de l'étude du langage à ce qui ressemble à un journal. On est parfois perdu entre les deux démarches.

2°) Johann Chapoutot qui est spécialiste du IIIe Reich fait une très bonne introduction (voir mon article sur son livre La loi du sang du 29 août 2021) mais pour plus de clarté il aurait été utile d'avoir une chronologie et une carte montrant les différents lieux où a vécu Klemperer avec en parallèle une chronologie des principaux événements. 

mardi 4 août 2026

n°1465 : The Ugly

 

The Ugly +++I (n°20 503)

Le mardi 4 août 2026, je suis allé voir le film coréen The Ugly  

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un film sur le passé caché qui hante les histoires familiales. Le parent disparu. Un thème que je trouve intéressant.

2°) Le film fait aussi réfléchir à différents thèmes tels que c'est quoi la laideur ? C'est quoi la réussite ?

3°) Il est toujours intéressant de faire une plongée dans la société sud coréenne, en mesurant les bouleversements opérés grâce à la modernisation en 40 ans.

4°) Les acteurs sont tous vraiment très bons.

5°) Le film est aussi intéressant pour évoquer le pouvoir patronal dans les entreprises et le "droit de cuissage". 

Ce que j'ai moins aimé :

1°) J'avais lu un résumé du film avant. Celui-ci annonçait le dénouement. Cest très dommage car cela gâche un peu l'effet du film. Donc, surtout, si vous allez voir ce film, ne lisez pas de résumé avant !

2°) Le film ne donne pas une très bonne image du métier de journaliste.

lundi 3 août 2026

n°1464 : Le Septième Templier

 

Le Septième templier +++ (n°20 502)

Le 3 août 2026, j'ai fini de lire le livre d'Eric GIACOMETTI et Jacques RAVENNE, Le septième templier, Press Pocket 2012, édition originale, Fleuve noir, 2011

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un livre que j'ai dévoré. Les auteurs ont le sens du suspens et ça marche vraiment.

2°) On est plongé dans de nombreux contextes historiques intéressants : La disparition de l'Ordre des Templiers décidée par le roi Philippe le Bel et aussi, au début du livre, la spoliation des oeuvres d'art par les nazis.

3°) Le protagoniste, Antoine Marcas, est très attachant.

4°) Le roman évoque de nombreux lieux que je connais bien, notamment l'église Saint-Merri.

 5°) Je ne connaissais pas l'histoire du château construit par le roi Robert II au lieu dit Vauvert qui est à l'origine de l'expression Diable Vauvert.

6°) Le roman montre une très bonne connaissances des arcanes du Vatican.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Ce roman est très violent avec des passages qui relèvent de la brutalité la plus affreuse : des meurtres, des coups, des actes de torture. A ne pas mettre dans les mains de personnes sensibles.

2°) Je suis complètement hermétique à tout ce qui relève de la Franc-maçonnerie et on en a un peu à satiété dans ce roman.

3°) Il y a une erreur historique qui m'a beaucoup chiffonné et qui est répété à plusieurs reprises dans le roman : Louis le Hutin, fils de Philippe le Bel est désigné comme "Le dauphin". Ce n'est qu'en 1349, quand le Dauphiné a été rattaché au domaine royal que le fils du roi, (le futur Charles V), a pris le titre de Dauphin. Donc plus d'un quart de siècle avant la fin du règne de Philippe le Bel en 1314.

4°) Sur le fond, l'histoire est assez farfelue car il y a de nombreux passages qui sont au delà de la réalité. 

5°) Et puis le secret des Templiers, c'est une histoire sur laquelle tant a déjà été écrit que cela n'est pas une histoire complètement originale.