Un bloc notes créé en janvier 2006 à vocation d'abord personnelle. Si cela en intéresse d'autres tant mieux sinon... tant pis !

mardi 30 juin 2026

n°1457 : Régner et gouverner. Louis XIV et ses ministres

 

Régner et gouverner. Louis XIV et ses ministres +++ (n°20 428)

Le 24 juin 2026, j'ai fini de lire le livre de Thierry SARMANT et Mathieu STOLL, Louis XIV et ses ministres, Tempus, 2019, 1ère édition, Perrin, 2010.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un ouvrage très complet sur l'organisation du gouvernement pendant le règne personnel de Louis XIV de 1661 à 1714. Les auteurs montrent comment, malgré les changements de ministres et d'organisation des ministères, c'est toujours Louis XIV qui a en fait tenu la barre et été décisionnaire.

2°) L'année 1691 semble le principal moment d'inflexion après la mort, entre 1683 et 1691, des ministres Colbert, Le Tellier, Seignelay et Louvois, car après cela Louis XIV ne laisse aucun ministre prendre le dessus.

3°) Je n'avais pas prêté attention jusqu'ici à Chamillart, contrôleur général des finances, qui a joué important à partir de 1701 (jusqu'à sa disgrâce en 1709)

4°) Les auteurs montrent bien les origines de la structure gouvernementale qui entoure les rois de Frace depuis le Moyen Âge et comment l'idée que l'on se fait d'un ministre en France se fixe sous Louis XIV. 

5°) Le livre est très intéressant concernant les stratégies sociales, les mariages, les patrimoines des ministres de Louis XIV. La aussi, après Colbert et Louvois, donc après 1691, plus aucun ministre ne réussit à se hisser à un niveau social aussi élevé.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) L'ouvrage se perd parfois dans des détails ce qui rend la lecture un peu rébarbative.

2°) Je ne suis pas certain qu'il était nécessaire de prolonger l'ouvrage jusqu'à 1815 car cela éloigne de ce qui est central dans ce livre sans pour autant être aussi rigoureux dans la démarche. La façon dont est survolé la période où la France a été dirigée par le cardinal Dubois de 1726 à 1743 mériterait soit des développements beaucoup plus longs, soit il vaudrait peut-être mieux ne pas en parler.

 

mercredi 10 juin 2026

n°1456 : De Gaulle l'âge de fer


 La bataille De Gaulle L'âge de fer +++I (n°20 408)

Le 3 juin 2026, je suis allé voir le film La bataille De Gaulle, l'âge de fer.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un film un peu long mais on ne s'ennuie pas car il est bien rythmé.

2°) Le contexte historique est à peu près bien respecté. Même s'il est étonnant de voir De Gaulle prononcé l'appel du 18 juin (le 18 juin 1940) après la venue à Paris de Hitler (le 22 juin 1940) mais c'était plus simple à suivre pour le spectateur.

3°) Certains rôles sont brillamment joués. Simon Russel Beale est génial en Churchill, Pierre Koenig incarne très bien le général Koenig.

4°) Le film est très intéressant pour montrer les débuts difficiles de la France libre avec par exemple l'échec de l'opération à Dakar en septembre 1940.

5°) Le film permet de bien comprendre le rôle crucial qu'a joué la bataille de Bir Hakeim pour la France libre.

6°) Le film reconstitue sans excès la profonde aversion des Américains et en particulier de Roosevelt envers De Gaulle.

7°) Florian Lesieur est très bien en jeune résistant qui dès 1940 essaie d'organiser des actes de résistance. Il rend le personnage de Fernand attachant

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Il n'est pas aisé de jouer De Gaulle mais j'ai eu du mal à me projeter dans l'acteur qui incarne le rôle : Simon Abkarian.

samedi 9 mai 2026

n°1455 : Satan in St Mary's

 

Satan in St Mary's de Paul Doherty ++++ (n°20 376)

Le 4 mai 2026, j'ai fini de relire le livre de Paul DOHERTY, Satan in St Mary's, Paperbook, 1990, édition originale, Robert Hale, 1986.

Ce que j'ai aimé : 

1°) J'avais énormément aimé ce livre quand je l'ai lu en avril 2008 (voir article du 23 avril 2008). En le relisant, je pense en avoir encore plus car d'une part j'ai encore plus apprécié la qualité de l'anglais de ce roman et surtout, j'ai lu ce 1er roman des enquêtes d'Hugues Corbett ayant à l'esprit les autres enquêtes que j'ai lues par la suite. Il est amusant de retrouver dans cet ouvrage la façon dont Ranulf devient son principal serviteur.

2°) Comme je l'avais déjà écrit en 2008, cet ouvrage nous replonge dans les débuts du règne d'Edouard Ier avec les complots menés par les partisans de Simon de Montfort, défait à la bataille d'Evesham.

3°)  J'ai vraiment énormément apprécié la variété du vocabulaire et des descriptions.

4°) Il est touchant de voir dans ce 1er volet Hugues Corbett tomber amoureux d'Alice,une femme sulfureuse qui tient une taverne.

5°) L'ouvrage nous fait découvrir les lieux interlopes fréquentés par les homosexuels de Londres à la la fin du XIIIe siècle. 

 

jeudi 7 mai 2026

n°1454 : Le diable s'habille en prada 2

 

Le diable s'habille en Prada 2 +++ (n°20 374)

Le 7 mai 2026, je suis allé voir le film "Le diable s'habille en Prada 2".

Ce que j'ai aimé :

1°) Meryll Streep est à nouveau magistrale dans cette suite du Diable s'habille en Prada dans le rôle de Miranda.

2°) Le film illustre bien la dépendance de la presse envers les sources de financement et les changements profonds provoqués par la numérisation de l'information.

3°) L'action se passe dans deux villes que j'aime beaucoup : New York et Milan.

4°) Il y a un passage où Miranda rend un bel hommage à la valeur travail.

5°) Stanley Tucci est toujours aussi formidable en Nigel, l'homme de l'ombre de Miranda. 

6°) Il est amusant de voir Lady Gaga faire une apparition dans ce film. 

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Le scénario est un peu moins alerte que le 1er volet qui date de 2006. Meryll Streep tient toujours la route mais ayant pris de l'âge, elle est un peu moins crédible en femme énergique et dynamique. 

2°) J'ai vraiment eu du mal à apprécier l'acteur australien Patrick Brammal 

dimanche 3 mai 2026

n°1453 : L'Esprit de sel

 

L'esprit de sel +++ (n°20 370)

Le 5 avril 2026, j'ai fini de lire le livre de Guillaume VIRY, L'Esprit de sel,  Editions du Canoë, 2025.

Ce que j'ai aimé :

1°) J'ai découvert ce livre complètement par hasard en écrivant un article sur Ita Zitenfeld, la première victime de la rafle du Vel d'hiv (voir article paru le 8 avril 2026). Guillaume Viry, tout comme moi-même, a été interpelé par ce que Laurent JOLY évoque à propos de cette femme qui habitait au 35, rue des Rosiers (Paris 4e) et qui a préféré mettre fin à ses jours plutôt que de risquer d'être arrêtée par la police française. Malgré les réserves que l'on peut lire plus bas dans cet article, j'ai été très touché par le fait qu'un écrivain consacre un ouvrage à cette femme oubliée.

2°) Guillaume Viry dans une langue très poétique essaie de retracer la destinée d'Ita Zitenfeld depuis la Pologne où elle avait vécu jusqu'au milieu des années 1930. Je trouve toujours impressionnant la capacité des romanciers à imaginer des parcours de vie.

3°) J'ai particulièrement apprécié le passage, page 91, dans lequel est évoquée le 35, rue des Rosiers et le fait que depuis le 4e étage, Ita Zitenfeld ne pouvait pas voir la rue. 

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Je ne suis pas complètement sensible à la poésie. J'aurais certainement préféré un récit plus classique.

2°) Pour ma part, je continue à me demander ce qu'Ita Zitenfeld a bien pu vivre et penser pendant la première partie de sa vie en Pologne. Comme je l'explique dans mon article de L'Indépendant du Cœur de Paris, elle était née en 1889. Elle avait donc 25 ans en 1914. Née en territoire dominée par la Russie mais tout près de la frontière avec l'Allemagne, elle est passée sous occupation allemande en 1915. Elle avait près de 45 ans, donc déjà une certaine expérience de la vie quand elle a décidé de quitter la Pologne en 1935. Le livre de Guillaume Viry en évoquant un amour déçu, passe à côté de cet aspect du destin d'Ita Zitenfeld. 

vendredi 1 mai 2026

n°1452 : Vivaldi et moi

 

Vivaldi et moi +++ (n°20 368)

Le 1er mai 2026, je suis allé voir le film "Vivaldi et moi".

Ce que j'ai aimé :

1°) Ce film redonne envie d'écouter la musique de Vivaldi et notamment l'oratorio "Juditha triumphans".

2°) Ce film est très intéressant sur la condition des femmes dans la société du XVIIIe siècle. Vivaldi travaillait pour l'Ospedale della pieta qui recueillait des orphelines qui étaient elevées pour faire de la musique et qui étaient préparées à devenir des membres de l'aristocratie vénitienne.

3°) J'ai bien aimé les acteurs : Tecla insolia qui joue Cecilia, Michele Rondino qui est très bien en Antonio Vivaldi et Fabrizia Sacchi est très bien mère supérieure.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) On ne voit pas assez la ville de Venise. C'est assez frustrant.

2°) Le titre en français "Vivaldi et moi" n'est pas génial alors qu'en italien "Primavera" est beaucoup mieux. 

 

dimanche 19 avril 2026

n°1451 : Les démons de l'inspecteur Lerouet

  

Les démons de l'inspecteur Lerouet +I (n°20 356)

Le 15 avril 2026, j'ai fini de lire le livre de Philippe GRANDCOING, Les démons de l'inspecteur Lerouet, Vents d'histoire, 2025, 1ère édition Centre France SAS, 2024

Ce que j'ai aimé :

1°) J'ai toujours un grand plaisir à retrouver le personnage d'Hippolyte Salvignac. Il s'agit du 7e volume de ses enquêtes. Je suis toujours content de le voir résider rue Vieille-du-Temple dans le 4e arrondissement. Surtout que l'auteur a enfin compris qu'au sud de cette rue, on se trouve non pas rue du Faubourg Saint-Antoine mais rue de Rivoli.

2°) L'action se passe en 1912, en plein pendant la série de crimes perpétrés par la bande à Bonnot. Il est intéressant de se replonger dans l'ambiance de terreur de ce début d'année.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Cette enquête n'a aucun rapport avec le marché de l'art ou la vie politique de l'époque. On ne voit pas pointer la moustache de Clemenceau.

2°) Je trouve vraiment très triste d'avoir fait disparaître en début de ce 7e volume le personnage de Madeleine que je trouvais attachant.

3°) Le dénouement n'a rien de très palpitant. 

 

samedi 18 avril 2026

n°1450 : La chouette a sept jours pour sauver le monde

 

La chouette a sept jours pour sauver le monde +I (n°20 355)

Le 23 mars 2026, j'ai fini de livre le livre de Mabrouck RACHEDI, La chouette a sept jours pour sauver le monde, Actes Sud, 2026

Ce que j'ai aimé :

1°) Le livre commence par nous replonger dans un fait divers que j'ignorais totalement : l'attentat anarchiste contre le roi Alphonse XIII, le 31 mai 1905, rue de Rohan.

2°) Il y a dans le roman des personnages que j'ai particulièrement apprécié, par exemple, la scientifique Jennifer Martinelli.

3°) Le roman reprend un thème déjà vu : l'arrivée dans un temps inconnu. Ici un homme de la Belle époque qui se retrouve dans le Paris du début du XXIe siècle.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Je n'ai pas accroché au style de l'auteur, notamment les dialogues.

2°) L'auteur a une certaine méconnaissance de Paris. Placer l'Hôtel-Dieu sur l'île Saint-Louis c'est le genre de détail qui a vraiment l'art de me déplaire.

3°) La lecture donne le tournis. On passe sans arrêt d'une époque à l'autre, d'un lieu à l'autre. Il n'y a que vers la fin que le rythme s'assagit et que cela devient plus cohérent.

4°) Je n'ai pas du tout aimé le dénouement...  mais je n'en dirai pas plus car l'intérêt de ce roman c'est le suspens sur lequel il repose.

jeudi 16 avril 2026

n°1449 : Les Jésuites. Histoire de pouvoirs

 

Les Jésuites. Histoire de pouvoirs ++I (n°20 352)

Le 4 mars 2026, j'ai fini de lire le livre d'Alain WOODROW, Les jésuites, Histoire de pouvoirs, Pluriel, 1991, édition originale, Lattès 1984.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un livre qui permet de comprendre combien l'ordre des Jésuites, dès sa fondation au XVIe siècle, a eu une histoire compliquée.

2°) J'ai enfin compris pourquoi l'ordre des Jésuites avait été interdit dans de nombreuses monarchies catholiques d'Europe au XVIIIe siècle. Pour la France, il s'agit d'un scandale financier à la Martinique dont je n'avais jamais entendu parlé.

3°) L'auteur évoque très clairement les liens entre les Jésuites et les théologies de la libération en vogue dans les années 1960/1970 et les démêlés consécutifs avec le pape Jean-Paul II au début des années 1980 (notamment avec Pedro Aruppe,supérieur général de la compagnie de Jésus de 1965 à 1983.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Ce livre ne s'attarde pas assez sur la période de la toute puissance des Jésuites, en France sous Louis XIII et Louis XIV. 

samedi 14 mars 2026

n°1448 : Le pouvoir au féminin

 

Le pouvoir au féminin ++I (n°20 310)

Le 1er mars 2026, j'ai fini de lire de livre d'Elisabeth BADINTER, Le pouvoir au féminin, Flammarion, 2016.

Ce que j'ai aimé :

1°) J'ai une certaine admiration pour Marie-Thérèse d'Autriche qui a été une grande femme d'Etat et a joué un rôle prépondérant dans l'Europe du XVIIIe siècle.

2°) Elisabeth Badinter insiste sur la féminité et le rôle de mère de Marie-Thérèse, ce qui n'est pas inintéressant.

3°) Le livre est agréable à lire.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Je n'ai pas eu l'impression qu'Elisabeth Badinter apprenne grand chose aux lecteurs qui connaissent un peu le sujet et la période.