Un bloc notes créé en janvier 2006 à vocation d'abord personnelle. Si cela en intéresse d'autres tant mieux sinon... tant pis !

lundi 9 janvier 2023

n°1305 : Jean-François Revel, Mémoires

 

 Mémoires de Jean-François Revel +++ (n°19 160)

Le 9 septembre 2022, j'ai fini de lire le livre de Jean-François Revel, Mémoires, Robert Laffont, 2018, 

Ce que j'ai aimé :

1°) J'ai toujours trouvé Jean-François Revel attachant, il y a une forme de stoïcisme teinté d'épicurisme dans le récit qui a confirmé ce sentiment.

2°) L'ouvrage est passionnant concernant l'activité de Jean-François Revel alors qu'il était tout jeune dans la Résistance à Lyon.

3°) J'ai aussi beaucoup apprécié les récits concernant la brève implication dans la vie politique et sa candidature aux législatives de 1967. C'est assez édifiant concernant la vie politique française, et surtout concernant François Mitterrand.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) La partie relative au PCF et à Georges Marchais occupe vraiment beaucoup trop de place dans ce récit. On a l'impression qu'il en fait une affaire personnelle.

2°) Les démêlés avec Jimmy Goldsmith sont aussi un peu lassants à la longue.

jeudi 29 décembre 2022

n°1304 : Le Français qui possédait l'Amérique de Pierre Ménard

 

Le Français qui possédait l'Amérique de Pierre Ménard ++++ (n° 19 149)

Le 24 août 2022, j'ai fini de lire le livre de Pierre Ménard, Le Français qui possédait l'Amérique. La vie extraordinaire d'Antoine Crozat, milliardaire sous Louis XIV, Edition texto 2017, 1ère édition, Cherche Midi, 2019.

Ce que j'ai aimé :

1°) Cette biographie est PASSIONNANTE. Elle concerne Antoine Crozat  (1655-1738), un financier presque complètement oublié mais qui a été un personnage extraordinairement riche. On lui doit énormément de construction que l'on peut voir aujourd'hui, comme une partie des hôtels de la place Vendôme, le Palais de l'Elysée.

2°) Ce livre est aussi un sujet de réflexion sur la vanité des hommes. La volonté de ce financier d'intégrer la haute noblesse en faisant épouser à sa fille un membre d'une très haute lignée (le comte d'Evreux) et en intégrant l'ordre du Saint-Esprit a quelque chose de touchant.

3°) L'ouvrage permet aussi de découvrir le personnage de son frère, Pierre Crozat, surnommé "Crozat le Pauvre" qui avait aussi une immense fortune mais moins importante qu'Antoine. Pierre Crozat était un amoureux des arts et dans son hôtel particulier de la rue de Richelieu il avait réuni une des collections d'Art les plus importantes de Paris.

4°) Ce livre montre comment les financiers savent trouver des solutions dans les temps difficiles. Par exemple quand au début du règne de Louis XV des enquêtes ont été menées, même s'il doit payer une amende colossal, Antoine Crozat échappe à la ruine. 

5°) Comme Emmanuel de Waresquiel dans l'introduction, on ne peut être qu'époustoufler par le fait que cet ouvrage si solide et si complet soit écrit par un auteur plutôt jeune, Pierre Ménard, né en 1991. Le livre est si complet qu'on a l'impression qu'il a été écrit par un historien qui a déjà mené une longue carrière.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Le titre est un peu racoleur. Antoine Crozat a certes eu pendant un temps le monopole du commerce et des établissements en Louisiane mais il pourrait laisser croire que ce financier a possédé tout le continent américain ce qui est bien sûr complètement inexact. ll ne permet pas de signaler à ceux qui aiment Paris qu'il s'agit là d'un personnage important pour comprendre les transformations de la ville à la fin du XVIIe et au début du XVIIIe siècle.

mardi 27 décembre 2022

n°1303 : Berty Albrecht de Dominique Missika

  

Berty Albrecht ++++ (n°19 148)

Le 8 octobre 2022, j'ai fini de lire le livre de Dominique Missika, Berty Albrecht, Féministe et Résistante, Tempus, 2014, 1ère édition Perrin, 2005.

Ce que j'ai aimé :

1°) Berty Albrecht (Berthe Wild) a  eu une vie impressionnante. Née dans dans une famille protestante à la fin du XIXe siècle à Marseille, elle a épousé un allemand (à Londres) pendant la 1ère Guerre mondiale. Par la suite, elle est devenue une femme très indépendante. Elle a mené des campagnes pour le droit à la contraception (en s'inscrivant dans les campagnes eugénistes qui cherchaient à contrôler la population).

2°) Berty Albrecht a eu pour amant dès les années 1930, un jeune officier, Pierre Fresnay qu'elle a sensibilisé à la nécessité de lutter contre le fascisme et pour les idées républicaines. Elle a ainsi joué un rôle important dans l'engagement de celui-ci dans la Résistance.

3°) Berty Albrecth a eu un véritable courage pendant l'Occupation en organisant l'un des premiers réseaux de résistance à Lyon. Après avoir êté arrêtée, elle a été libérée mais a pris le risque de rejoindre malgré le danger, Pierre Fresnay et elle a été de nouveau interpelée par la Gestapo en essayant de le retrouver.

4°) Elle a mené son engagement jusqu'au bout. Après avoir été transférée à Fresnes et avoir été torturée, elle s'est certainement suicidée le 31 mai 1943. Elle a été une des deux femmes inhumées au Mont Valérien en Octobre 1945.

5°) Je ne savais pas que la Maison près de Cluny où Berty Albrecht et Pierre Fresnay s'étaient réfugiés au début de l'année 1943 étaient celles de la famille Grouze dont une des deux filles Danielle née en 1924 est devenue Danielle Mitterrand.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) J'aurais aimé avoir en complément des cartes et des photographies pour illustrer les différentes étapes de sa vie.

lundi 12 septembre 2022

n°1302 : Le Tigre et le président

 

Le Tigre et le Président +I (n° 19041)

Le 12 septembre 2022, je suis allé voir le film "Le Tigre et le Président"

Ce que j'ai aimé :

1°) André Dussolier est génial en Georges Clemenceau et Jacques Gamblin en Paul Deschanel

2°) Le film nous replonge dans la France de l'immédiat après-guerre avec la volonté de profiter de la paix.

3°) Ce film donne envie d'aimer Paul Deschanel (sur lequel je l'avoue je n'ai pas d'avis).

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Le film est un peu trop léger ce qui fait qu'il n'a aucune crédibilité. Par exemple Paul Deschanel était favorable à une application très stricte du traité de Versailles or le film soutient le contraire.

2°) Certains passages relèvent du n'importe quoi total comme Alexandre Millerand qui prend tout seul sa voiture pour venir voir à plusieurs reprises Clemenceau en Vendée.


jeudi 18 août 2022

n°1301 : Couleur du temps de Françoise Chandernagor

 

Couleur du temps de Françoise Chandernagor ++I (n°19016)

Le 14 août 2022, j'ai fini de lire l'ouvrage de Françoise Chandernagor, Couleur du temps, Folio, 2006, 1ère édition, Gallimard, 2004.

Ce que j'ai aimé :

1°) Cet ouvrage nous plonge dans l'univers des peintres et plus particulièrement des artistes du XVIIIe siècle. Il raconte la vie d'un peintre Baptiste V*** qui nous permet de croiser Oudry, Largillière et surtout à la fin de l'ouvrage Jean-Siméon Chardin

2°) Le récit permet de suivre le sort de l'enfance à la vieillesse de ce peintre qui habite principalement Paris. On voit comment on peut passer des sommets de la gloire au total oubli.

3°) L'ouvrage est agréable à lire. On est porté par le récit.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) L'ouvrage est un peu bref. 163 pages. On reste un peu sur sa faim.

2°) J'aurais préféré que l'auteur propose une biographie d'un peintre qui a réellement existé. Il y a tant de peintres du XVIIIe siècle. Cette fiction d'un peintre qui pourtant aurait peint le roi Loui XV et la famille royale est un peu décevante.

samedi 13 août 2022

n°1300 : La démocratie du Like de Nelly Garnier

 

La démocratie du Like de Nelly Garnier +++I (n°19011)

Le 28 mai 2022, j'ai fini de lire le livre de Nelly Garnier, La démocratie du Like, Bouquins Essai, 2022.

Ce que j'ai aimé :

1°) Je connais bien Nelly Garnier depuis près de 10 ans. Il est toujours difficile de donner un avis sur un livre pas une personne que l'on connaît bien. Cependant, avec une très grande sincérité, j'ai trouvé que ce livre était vraiment très bien écrit, avec un style élégant et en évitant d'être trop rébarbatif, malgré un sujet un peu austère.

2°) Ce livre permet de réfléchir à la façon dont les démocraties sont questionnées par la toute puissance des réseaux sociaux et il donne une réponse à ceux qui peuvent être inquiets par la montée de pratiques telles que le développement de l'abstention notamment dans la population jeune.

3°) Je ne suis personnellement que sur Twitter et grâce à ce livre j'ai découvert tout un monde d'influenceurs dans différents domaines dont je n'avais jamais entendu parler malgré la notoriété qui semble être la leur.

4°) Il y a des réflexions très intéressantes concernant ce qui marche ou pas sur un réseau social. Je me suis reconnu dans ceux qui affirment le côté irrationnel de ce qui fait du buzz de la part même de ceux qui en sont les auteurs.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Je trouve l'ouvrage un peu optimiste concernant la capacité des réseaux sociaux à être un réel moyen de donner une nouvelle vitalité démocratique. J'ai pour ma part l'impression qu'à un moment, tout comme lors du foisonnement d'idée qu'avait permis la naissance de l'imprimerie dans la 2e moitié du XVe et la première moitié du XVIe siècle, toute la capacité d'expression des citoyens va finir par être très strictement encadrée (et pas seulement dans les régimes autoritaires) car elle remet beaucoup trop en question le pouvoir des dirigeants qui sont réduits à une totale impuissance. Les réseaux sociaux portent en eux le germe d'un appel à des pouvoirs forts qui risquent un jour de strictement réduire leur liberté.


samedi 23 juillet 2022

n°1299 : Napoléon III par Eric Anceau

 

Napoléon III par Eric Anceau ++++ (n°18 990)

Le 17 mai 2022, j'ai finie de lire le livre d'Eric Anceau, Napoléon III, Collection Tempus, 2020, Edition originale Tallandier, 2009.

Ce que j'ai aimé :

1°) Napoléon III fait partie des personnages qui me fascinent notamment car étant beaucoup plus jeune j'avais lu la biographie que lui avait consacré Philippe Séguin ce qui m'avait conduit à assister à une conférence qu'il avait donné au théâtre Montansier à Versailles (sur un ton assez monocorde et soporifique). Je trouve qu'Eric Anceau fait un portrait enthousiasmant et qui montre la complexité du personnage qu'était Napoléon III.

2°) L'ouvrage est très intéressant pour la période qui précède le moment où Louis-Napoléon Bonaparte est devenu chef d'Etat de 1808 à 1848. Pendant les 40 ans qui ont précédé l'exercice du pouvoir, on comprend que le personnage a toujours été convaincu d'avoir un destin particulier. Je trouve toujours cela assez fascinant.

3°) J'avais un peu oublié mes cours d'histoire sur la période. J'avais oublié combien de décembre 1848 à décembre 1851, le président de la République a vécu une situation d'isolement et parfois d'affrontement par rapport à l'Assemblée législative.

4°) L'auteur montre la complexité du personnage dans toutes ses facettes. Je trouve toujours cela fascinant qu'un homme à une si haute fonction soit à un âge quand même avancé aussi obsédé par les femmes. Cela fait aussi partie de ce qui me dépasse dans l'Humain (et alors qu'il avait une épouse exceptionnelle).

5°) Le style de l'auteur est toujours agréable à lire même dans les passages les plus ardus (notamment quand il s'agit des longs développements concernant les relations internationales).


samedi 16 juillet 2022

n°1298 : Scotland, Story of a Nation de Magnus Magnusson

 

Scotland, Story of A Nation ++ (n° 18983)

Le 12 mars 2020, j'ai fini de lire le livre de Magnus Magnusson, Scotland, The Story of a Nation, Atlantic Monthly Press ,2001

Ce que j'ai aimé 

1°) C'est une histoire très complète (730 pages ce qui fait que j'ai mis 2 ans à me décider à écrire cet article) de l'histoire politique de l'Ecosse surtout à l'époque où elle a été dirigée par ses propres rois jusqu'au XVIIe siècle.

2°) La partie sur la préhistoire n'est pas inintéressante puisqu'elle permet de mieux connaître des sites qui ne le sont pas forcément.

3°) L'auteur passe par le détail tous les souverains qui se sont succédé sur le trône d'Ecosse au Moyen Âge.

4°) Pour chaque bataille importante (et il y a en eu de nombreuses surtout contre l'Angleterre), on dispose de plans et de force détails.

Ce que j'ai mois aimé :

1°) L'auteur considère presque que l'Ecosse n'existe que par ces institutions. Mise à part une évocation de Sir Walter Scott, il n'y a RIEN sur l'Ecosse du XIXe siècle et il en est de même pour l'Ecosse du XXe siècle.

2°) L'ouvrage n'aborde l'Histoire de l'Ecosse que d'un point de vue très politique. Il n'y a rien sur l'Histoire économique et sociale.


dimanche 26 juin 2022

n°1297 : L'école du bout du monde

  

L'école du bout du monde ++++ (n° 18 962)

Le 26 juin 2022, je suis allé voir le film "L'école du bout du monde".

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un film qui nous sort de notre quotidien. Ce film est bouthanais et il montre la vie au Bouthan avec une opposition passionnante entre le monde des villes (Thimphou 100 000 habitants) et un village reculé de l'Himalaya accessible seulement après 5 jours de marche.

2°) Ce film permettra à ceux qui se demandent quel est le sens du métier d'enseignant de faire comprendre que certes il s'agit d'un travail mais qu'il y a une dimension humaine qu'en tant qu'enseignant on ne retrouve je pense dans aucune autre profession.

3°) Ce film est absolument merveilleux pour comprendre le mode de vie dans les vallées de l'Himalaya situées à plus de 5000m. Un complément idéal à un cours que je fais à ce sujet sur "Habiter les espaces à fortes contraintes" en 6e.

4°) Les images sont superbes. Cela ne m'a donné envie d'aller m'installer dans l'Himalaya mais on prend un bon bol d'air frais en allant voir ce film.

5°) Le chemin parcouru par l'instituteur dans son détachement progressif de ce qui est central et ce qui est superflu dans la vie est très intéressant et il ne tombe pas dans la caricature.

6°) Les acteurs sont magnifiques tant les adultes que les enfants, et même les Yachts.

7°) Le film est passionnant sur le rapport des êtres humains à la Nature et aussi sur le réchauffement climatique.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) La plus grande partie du film est dans la langue du Bhoutan (avec quand même des cours en anglais). J'aimerais beaucoup que les élèves aillent voir ce film mais j'ai peur qu'ils aient du mal pour certains à suivre le sous-titrage. Or il me paraît important de voir le film en V.O. car cela permet d'entendre cette belle langue et les chants qui lui sont associés.

lundi 30 mai 2022

n°1296 : "209 rue Saint-Maur, Paris Xe, autobiographie d'un immeuble" de Ruth Zylberman

 

209 rue Saint-Maur, Paris Xe, autobiographie d'un immeuble ++++ (n°18935)

Le 20 mars 2022, j'ai fini de lire le livre de Ruth Zylberman, 209, rue Saint-Maur, Paris Xe, autobiographie d'un immeuble, Points Arte Edition, 2021, 1ère édition, 2020.

Ce que j'ai aimé :

1°) J'ai trouvé très intéressante la démarche qui consiste à s'intéresser à ce que j'appellerai "l'Histoire totale" d'un immeuble : son architecture, ses habitants, les habitants qui y ont vécu, tous les récrits liés à ce même immeuble. C'est une démarche que j'aime adopter de manière moins approfondie pour mes articles de l'Indépendant du Coeur de Paris sur les immeubles.

2°) La démarche qui consiste à donner la parole aux habitants et aux anciens habitants encore vivants est vraiment très intéressante car dans l'Histoire des Immeubles il y a une grande partie de non écrit. Ce n'est qu'en confrontant les témoignages que l'on peut parvenir à retrouver un passé oublié.

3°) Ce n'est pas un hasard (puisque l'immeuble a été choisi dans une liste où l'auteure savait qu'il y avait des enfants déportés pendant la 2nde Guerre mondiale), mais ce livre est un moyen de comprendre ce qu'a été la Shoah avec ceux qui ont été exterminés, ceux qui sont revenus des camps, ceux qui ont échappé à la Déportation avec pour certains une volonté d'oublier ce qui s'était passé. Il est intéressant aussi d'évoquer les familles de résistants et ceux qui se sont engagés dans la Collaboration. Intéressant aussi de voir comment après la Libération, toute la population qui a subi cette épreuve a cherché à en oublier une grande partie.

4°) Je suis impressionné par l'opiniâtreté de l'auteure dans sa démarche : la capacité à scruter des tonnes d'archives et à retrouver des témoins qui pour certains vivent très loin (aux Etats-Unis et en Israël).

5°) Comme quand j'écris des articles sur des immeubles de Paris Centre, j'ai été sensible à l'importance du hasard dans les découvertes que l'on peut faire.

6°) L'ouvrage est aussi très intéressant pour évoquer la boboisation et la gentrification de ce quartier de Paris (dans le 10e arrondissement) avec le remodelage physique de l'immeuble (la suppression de cloison et les aménagements) contemporain de l'arrivée d'une population plus aisée qui remplace des catégories  plus populaires.

7°) Ce livre est autant intéressant par le contenu des informations qu'il donne que par le récit très détaillé des étapes qui conduisent l'auteure à trouver des informations, à les préciser et à les recouper. C'est autant une autobiographie d'un immeuble qu'un ouvrage sur les différentes étapes d'une quête. Cela est passionnant car cela montre que le récit final que l'on peut donner sur cet immeuble est le produit d'une longue recherche.

8°) Il y a une dimension humaine très forte dans ce livre avec la fête organisée pour conclure la recherche entre les habitants et les anciens habitants. Une fête des voisins qui regroupent plusieurs époques de voisinage qui permet à des personnes qui se sont côtoyées (ou pas) de se parler pour échanger sur ce qui a joué un rôle important dans leur vie : l'endroit où elles ont passé une partie de leur vie.

Ce que j'aime moins :

1°) Dans le titre, le mot "autobiographie" me gêne  un peu car dans cette démarche il y a une énorme part qui revient à l'auteure qui quoi qu'elle en pense ne peut que rester dans l'altérité par rapport à un immeuble et donc en fait c'est plus une forme de son autobiographie à elle que celle de l'immeuble. [Juste pour trouver un bémol par rapport à ce livre que je recommande à toutes et à tous].