Un bloc notes créé en janvier 2006 à vocation d'abord personnelle. Si cela en intéresse d'autres tant mieux sinon... tant pis !

dimanche 22 mars 2020

n° 1223 : The Tartan Pimpernel de Donald Caskie


The Tartan Pimpernel de Donald Caskie ++++ (n°18 139)

Le 22 février 2020, j'ai fini de lire le livre de Donald Caskie, The Tartan Pimpernel, Editions Birlinn, 1999.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un témoignage incroyable écrit par un pasteur de l'Eglise d'Ecosse. En charge de l’Église de Paris pendant la 2nde Guerre mondiale, il a connu l'exode et il s'agit des mémoires écrites par lui-même.

2°) Pendant l'exode, un passage est sidérant : celui où il a failli se faire lynché pendant l'exode dans un village du Sud-Ouest car il a été pris pour un espion allemand (alors qu'il était écossais).

3°) Le récit permet de comprendre comment à Marseille puis à Grenoble il a réussi à monter des réseaux de résistance pour permettre aux ressortissants britanniques (et en particulier les membres des forces armées) de pouvoir s'échapper.

4°) Un récit est très intéressant : celui où il permet à des prisonniers de guerre britannique à la Turbie (une ville que je connais bien près de Monaco) de s'échapper grâce à un sous-marin venu chercher les fugitifs en sous-marin.

5°) Parmi ceux qui jouent le rôle de véritable "salaud", cet agent britannique qui travaillait en fait pour la Gestapo et a conduit au démantèlement du 1er réseau mis en place par Donald Caskie à Marseille.

6°) L'ouvrage rend aussi hommage à ces Français qui ont risqué leur vie pour permettre aux Britanniques de pouvoir fuir.

7°) En ces temps de Brexit, ce livre montre un engagement vibrant pour le sentiment européen (il le dit textuellement page 204 où il se rejouit d'avoir dû apprendre la langue française quand il était élève.

8°) La 2e partie du récit, après son arrestation, permet de comprendre l'enfer qu'on connu les prisonniers résistants dans les prisons italiennes et allemandes (avec finalement un note encore plus dure contre les méthodes transalpines).

9°) Il est aussi réconfortant de se rendre compte que finalement, Donald Caskie a peut-être échappé a pire grâce à un pasteur allemand qui l'a protégé.

10°) C'est aussi un témoignage sur la Libération de Paris : enfermé à Saint-Denis aux portes de Paris, dans un camp pour prisonniers britanniques, c'est dans une certaine confusion qu'il comprend que les troupes allemandes ont quitté le camp.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Il s'agit d'une source "brute". On aimerait une édition critique de cet ouvrage avec des compléments (par exemple avec des témoignages de personnes qui se sont échappées grâce au Pasteur Caskie, des notes sur les camps de prisonniers visités par Caskie, des notes sur les prisons où lui-même a été enfermé).




jeudi 13 février 2020

n°1222 : Le musée National des Antiquités de Leyde

Hippopotame égyptien, faïence, 12e dynastie, (1939 à 1760 avant J.-C.)

Le musée National des Antiquités de Leyde +++I (n°18100)

Le 23 octobre 2019, j'ai visité le Musée National des Antiquités de Leiden (aux Pays-Bas).

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un musée archéologique national à taille humaine avec de nombreux objets de qualité. 

2°) Le musée est très agréable à visiter.

3°) Il y a de nombreux objets insolites comme les portes-monnaies bracelets romains et de superbes bijoux égyptiens.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Les cartels sont en néerlandais avec très peu de traduction en anglais.

 bijoux, or et verre, règne de Thoutmosis III, 18e dynastie, vers 1450 à vers 1425 avant J.-C.

Chypre, art mycénien, vers 1300 avant J.-C.

Chypre, figurines d'une armée, terre cuite, 600 à 500 avant J.-C.

Chypre, sanctuaire en terre cuite, 2500 à 2000 avant J.-C.


Chypre, Jarres en terre cuite servant de bouillotte, 1 à 50 après J.-C.

Pyxis, Athènes, style géométrique, 800 à 760 avant J.-C.

Casque de cavalier romain, or, 320 après J.-C. (provenance Helenaveen, sur des Pays-Bas)

différents objets en verre romain, 1 à 500 après J.-C.


porte monnaie en bronze, art romain, à porter au bras.


vendredi 31 janvier 2020

n° 1221 : l'Art d'avoir toujours raison de Schopenhauer


Art d'avoir toujours raison d'Arthur Schopenhauer +I (n° 19 087)

Le 26 janvier 2020, j'ai fini de lire le livre d'Arthur Schopenhauer, L'Art d'avoir toujours raison, Circé/Poche, 2010, 1ère édition, 2003, rédigé à Berlin en 1830-1831, 1ère publication en allemand, 1864.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est une petit ouvrage très court à la fois philosophique et pratique sur l'art oratoire et l'art de convaincre.

2°) L'auteur montre 38 ficelles dont certaines sont assez concrètes pour réussir à avoir raison alors même qu'on sait qu'on a tort.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) La plupart des stratégies données par Arthur Schopenhauer reposent sur un pessimisme absolu : l'idée que les hommes sont profondément manipulables, n'ont pas de mémoire et sont facilement influençables. "Il est plus facile de mourir que de penser". "Si la bonne foi régnait, la chose aurait une autre allure ; mais comme on n'a pas s'y attendre, il ne faut pas la pratiquer, puisqu'essi bien elle est mal récompensée".

2°) Je persiste à penser malgré ce livre que le débat ne doit pas chercher à convaincre les autres mais a échangé pour aboutir aux meilleures solutions mais je suis certainement utopiste.

samedi 18 janvier 2020

n°1220 : M.K. Gandhi, My Autobiography


M.K. Gandhi, My Autobiography ++I (n°19 074)

Le 15 janvier 2020, j'ai fini de lire livre de Mohandas Karamchad Gandhi, My Autobiography, Modern Classics, Penguin Books, 2001, 1ère édition, 1929

Ce que j'ai aimé :

1°) Cette autobiographie est une vraie introspection. Gandhi se livre très librement sur ces changements d'opinion, les conséquences de ces jeûnes sur sa santé et ses problèmes de vie quotidienne.

2°) Le récit montre comment progressivement le "colonisé" loyal à sa puissance coloniale bascule dans le refus de l'obéissance et la volonté de redonner sa liberté à l'Inde.

3°) Gandhi ne cesse de prôner l'unité entre tous les Indiens, en particulier en ce qui concerne les Musulmans.

4°) Certains passages sont très intéressants comme par exemple celui où il raconte l'été 1914, moment pendant lequel il était sur un navire qui reliait l'Afrique du Sud à la Grande-Bretagne.

5°) Il est assez étonnant de voir le récit de sa vie de couple avec sa femme épousée alors qu'ils étaient encore de jeunes adolescents.

6°) Il est très intéressant de voir comment Gandhi fait progressivement émerger le concept de Satyagraha, mot qu'il a lui-même forgé pour évoquer l'attachement à la Vérité.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) J'ai eu du mal à supporter sa volonté permanente de s'imposer des jeûnes (au point de mettre sa santé très en danger) et de valoriser toutes les religions qui imposent des jeûnes (on sent parfois un espère de mépris pour les non croyants).

2°) Gandhi est parfois très dur pour ces proches. Par exemple, presque tous ses enfants n'ont pas été scolarisés car il n'a pas jugé utile qu'il reçoive l'éducation que lui-même avait reçue.

3°) Le récit devient très confus pour la période d'après la Première Guerre mondiale car Gandhi sous-entend que de nombreux faits sont bien connus alors que depuis ils ont été oubliés

4°) Cette autobiographie s'arrête en 1921 alors que de nombreux moments importants de la vie de Gandhi sont postérieurs.

samedi 9 novembre 2019

n°1219 : The Silk Roads


The Silk Roads +++ (n° 18004)

Le 5 novembre 2019, j'ai fini de lire le livre de Peter Frankopan, The Silk Roads, A New History of the World, Editions Bloomsbury, 2016.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un livre très documenté et très complet sur de nombreux aspects de l'histoire du monde à partir d'Alexandre le Grand.

2°)  L'ouvrage est très intéressant en ce qui concerne la politique américaine en Iran depuis les années 1950 et surtout pendant les années 1980.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Je pensais vraiment que le livre était centré sur l'Histoire de la route de la Soie or l'ouvrage s'élargit à de nombreuses considérations qui vont bien au-delà et par exemple sont centrés sur le Proche Orient.

2°) L'ouvrage fait vraiment du survol en ce qui concerne la situation stratégique actuelle de l'Asie centrale.

3°) Il aurait été bon de consacrer beaucoup plus de pages à l'Empire Mongol pour lequel la route de soie a véritablement joué un rôle stratégique.


dimanche 3 novembre 2019

n°1218 : Exposition l'Age d'Or de la peinture anglais au musée du Luxembourg


Exposition "l'âge d'or de la peinture anglaise" - (n°17998)

Le 30 octobre 2019, je suis allé visité l'exposition "L'âge d’or de la peinture anglaise de Reynolds à Turner".

Ce que je n'ai pas aimé :

1°) L'intégralité des oeuvres viennent de la Tate de Londres. L'intérêt d'une exposition normalement c'est de confronter des oeuvres qui viennent de collections différentes. Là cela n'a aucun intéret (surtout quand on a visité la Tate Britain à plusieurs reprises).

2°) L'exposition s'intitule l'âge d'Or de la peinture anglais de Reynolds à Turner et il y a tromperie sur la marchandise : en effet il y a bien de nombreuses oeuvres qui correspondent à l'âge d'Or de l'époque de Reynolds mais par contre on ne va pas vraiment jusqu'à l'apothéose de l'âge d'Or dans la première moitié du XIXe sècle : les rares oeuvres présentées de Constable et Turner sont du débout de leur carrière et ne reflèrent pas du tout le génie de ces deux peintres.

3°) Il n'y a aucune cartel traduit en anglais. Cela me paraît toujours bien de mettre les cartels en français et dans le pays d'origine du thème étudié (surtout si en plus il s'agit de l'anglais).

Bref, je n'ai pas du tout été enthousiasmé. Je ne conseille qu'à ceux qui ne connaissent pas du tout la peinture anglaise de cette époque et ils doivent être conscients que ce n'est qu'une mise en bouche car l'exposition ne reflète pas du tout le génie de certains peintres.

Il est rare que je sois aussi sévère avec une exposition mais là vraiment j'ai été très très déçu.


mardi 29 octobre 2019

n°1217 : Exposition Monet au musée des Beaux Arts de Rotterdam


Exposition Monet au musée des Beaux Arts de Rotterdam +++I (n°17 993)

Le 22 octobre 2019, je suis allé visiter l'exposition "Claude Monet, les jardins de l'imagination" au musée des Beaux Arts de Rotterdam.

Ce que j'ai aimé :

1°) L'exposition permet de voir et de revoir de nombreux tableaux peints par Claude Monet sur les thème des jardins, notamment ceux peints à la fin de sa vie dans la propriété de Giverny.

2°) Malgré la renommée du peintre, il n'y avait pas la cohue que l'on pouvait craindre.

3°) En plus de l'exposition, on pouvait voir un tableau possédé par le musée qui représente Paris et le quai du Louvre peint par Monet.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Près de la moitié des peintures (au moins) viennent du musée Marmottan (ce qui gâche un peu l'intérêt de l'exposition puisque du coup j'ai eu parfois une impression de "déjà vu"). C'est pourquoi dans ma sélection ci-dessous j'ai pris soin de choisir des oeuvres qui viennent d'autres musées.


Claude Monet, Quai du Louvre, 1867, Musée des Beaux-Arts de Rotterdam (Pays-Bas)

Claude Monet, Maison parmi les roses, 1925, Albertina de Vienne (Autriche)

Claude Monet, Saules pleureurs, 1918-1919, Kimbell Art Museum, Fort Worth (Texas)

Claude Monet, La passerelle sur la mare aux nénuphars, Musée des Beaux-Arts de Bâle (Suisse)

Claude Monet, Nénuphars, vers 1914:1917, Fine Arts Museums de San Francisco (Californie)

dimanche 27 octobre 2019

n°1216 : Exposition Pieter de Hooch à Delft


Exposition Pieter de Hooch au musée Prisenhof de Delft ++++ (n° 17991)

Le 26 octobre 2019, je suis allé voir l'exposition "Pieter de Hooch à Deft" au Musée Prinsenhof de Delft.

Ce que j'ai aimé :

1°) L'exposition présente une quarantaine d'oeuvres de Pieter de Hooch, un peintre du Siècle d'Or hollandais que j'apprécie tout particulièrement. L'exposition s'appelle dans "L'ombre de Vermeer" mais j'ai toujours trouvé que l'oeuvre de Pieter de Hooch était au moins aussi intéressante.

2°) L'exposition présente des précisions très intéressantes sur la technique picturale de Pieter de Hooch et sur les recherches récentes le concernant (on se rend compte notamment que certains tableaux considérés comme de la période de Delft ont peut-être été peints après l'arrivée de Pieter de Hooch à Amsterdam en 1660).

3°) L'exposition permet aussi de faire un tout dans la collection permanence du musée qui n'est pas inintéressante avec notamment un superbe Abraham van Beyeren.




Pieter de Hooch, autoportrait (?), vers 1648/1649, Rijskmuseum, Amsterdam

Pieter de Hooch, Une femme soupesant des pièces d'or et d'argent, vers 1664, Gemäldegalerie de Berlin

Pieter de Hooch, Dans la chambre, vers 1660/1662,
à gauche la version de la Galerie d'Art de Karlsruhe, à droite la version de la National Gallery de Washington

Pieter de Hooch, Une mère retirant les poux de la tête de son enfant, vers 1660/1661, Rijskmueum, Amsterdam,

Pieter de Hooch, Une femme et un enfant dans le garde-manger, vers 1656/1660, Rijskmuseum, Amsterdam

Pieter de Hooch, La mère,vers 1661/1663. Gemäldegalerie, Berlin.

 Pieter de Hooch, Intérieur avec une mère et son enfant, vers 1665/1668, Musée d'Amsterdam

vendredi 18 octobre 2019

n°1215 : Concert du Concerto Köln au théâtre des Champs Elysées


Concerto Köln ++++ (n° 17 982)

Dimanche 6 octobre 2019 dans le cadre des concerts du dimanche matin, je suis allé entendre au théâtre des Champs Elysées le Concerto Köln (Premier violon et direction par Jésus Merino) avec au programme deux oeuvres  de J.-S. Bach (le conerto BWV 1052 pour clavecin et la suite et ouverture BWV 1066 pour orchestre) et une oeuvre de Geminiani (le concerto grosso la "Follia" d'après Corelli).

Ce que j'ai aimé :

1°) Cet ensemble musical est vraiment très bon. C'est une vrai plaisir.

2°) Les deux oeuvres de Bach sont des grands classiques du baroque mais c'était une joie de les entendre.

3°) je ne connaissais pas Geminiani. C'est un peu moins subtil que Bach mais c'est quand même intéressant à entendre.

mardi 27 août 2019

n°1214 : Le Musée Gunzenhauser de Chemnitz


Le Musée Gunzenhauser de Chemnitz ++++ (n° 17 931)

Le 4 août 2019, j'ai visité le musée Gunzenhauser de Dresde.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un musée superbe avec de très beaux volumes. L'escalier qui dessert les différents étages est vraiment magnifique.

2°) Le musée possède une très belle collection de peintres du XXe siècle, avec notamment une importante série d'Otto Dix et d'Alexej von Jawlensky.

3°) On peut y voir quelques œuvres de peintres que j'apprécie tout particulièrement comme Erich Heckel.

4°) On peut aussi y admirer des artistes allemands moins connus qui ont peint dans les années 1910-1930 juste avant (et parfois encore un peu pendant) le régime nazi.





 Une partie des von Jawlensky (qui montre bien l'évolution du style du peintre)

Alexej von Jawlensky, Femme française, 1912

Alexej von Jawlensky, Pics de montagne, 1912

 Erich Heckel, Banlieue, 1923

 Christian Friedrich Rohlfs, Montagne (Bavière), 1911

Kurt Teubner, A l'arrière, 1933/1934

Gustav Wunderwald, Un pont sur un jardin et l'Ackerstrasse, 1927