Un bloc notes créé en janvier 2006 à vocation d'abord personnelle. Si cela en intéresse d'autres tant mieux sinon... tant pis !

jeudi 13 août 2026

n°1469 : Prehistory de Chris Gosden

 

Prehistory ++++ (n°20 512)

Le 10 août 2026, j'ai fini le lire le vivre de Chris GOSDEN, Prehistory, A very short introduction, Oxford University Press, 2018 (la 1ère édition datait de 2003).

Ce que j'ai énormément aimé :

1°) Ce livre permet de mettre considérablement à jour les connaissances actuelles relatives à la Préhistoire. L'auteur commence par insister sur le fait qu'il a complètement réécrit son livre entre la 1ère et la 2e édition.

2°) Le but est de montre que les modèles qui ont prévalu reposaient sur l'idée de "révolutions", notamment le passage au néolithique, un modèle qui avait été forgé par Vere Gordon CHILDE (1892-1957) qui insistait sur trois grandes révolutions : néolithique, urbaine et sédentaire.Chris Gosden montre que ce modèle est faux.

3°) L'idée qu'il y a eu une préhistoire s'est imposée au milieu du XIXe siècle en Grande Bretagne avec la découverte de Brixham Cave : les géologues ont dû admettre que les êtres humains avaient existé bien avant la date de la création du monde d'après la Bible (4004 avant J.-C.), notamment le géologue Charles Lyell, lors d'une conférence donnée à Aberdeen le 18 septembre 1859.

4°) Le paléolithique représente 99% de la préhistoire mais il y a de nombreuses évolutions considérées comme propre au néolithique qui sont apparues au paléolithique (la poterie, la domestication des animaux, l’utilisation des plantes, les centres urbains de plusieurs milliers de personnes). La notion de "révolution néolithique" est à proscrire. La domestication est plutôt un processus fortuit et réciproque entre les humains et les animaux. Le loup gris est devenu le chien "domestique" à plusieurs endroits dès le paléolithique".

5°) Il n'y a pas une évolution avec un sens clairement défini :  on observe "a lack of any direction apart from maybe those we assign retrospectively". "History does not unfold through a straightforward linear trajectory".

6°) L'auteur insiste sur la contingence, l'adaptation au milieu, le hasard "the relations are always dynamic and unpredictable".

7°) Il se conforme avec les études ADN que le genre humain et les singes se sont séparés vers 7 millions d'années. 

8°) L'homo erectus est le 1er à avoir quitter l'Afrique vers 1,8 millions d'années. Il y a deux modèles  : d'après le modèle multirégional, l'homo erectus a évolué vers l'homme moderne dans plusieurs foyers et sur plusieurs continents, mais l'auteur est plutôt favorable à la thèse selon laquelle il a aussi son origine en Afrique. 

9°) Page 49, l'auteur souligne que la poterie n'est pas une invention du néolithique. Elle apparaît dès le paléolithique, notamment en Asie de l'Est.

10°) Michael Rowlands (1944-2025) et Dorian Fuller insistent sur les différences entre les populations qui font rôtir les aliments et celles qui les font bouillir.

11°) Plusieurs sites montrent que la sédentarité précèdent la culture des plantes comme par exemple Göbekli Tepe en Turquie qui date de 9300 à 7500 avant J.-C. 

12°) Le plus impressionnant ce sont les sites que l'on trouve en Roumanie et en Ukraine : de vastes espaces à l'aspect urbain comme à Talianky (Ulkraine) qui date de 3850 à 3700 avant J.-C. des sites qui montrent que plusieurs milliers de personnes s'y réunissaient. Il en est de même dans le Mississippi avec Poverty Point, un site qui date de 1800 avant J.-C. qui a atteint son apogée en 1000 avant J.-C. Des sites qui ressemblent à des villes sont apparus sans l'existence de l'agriculture et sans -semble-t-il- un centre de pouvoir fort.

13°) En Grande-Bretagne, on trouve de nombreux sites néolithiques au nord de l’Écosse : Skra Brae, Maeshowe (une sépulture collective de 2750 avant J.-C., le cercle de pierres dressées de Brogdan (2500 à 2000 avant J.-C., les pierres dressées de Stennes de 3100 avant J.-C.

14°) En conclusion, l'auteur insiste sur le fait que les divisions du temps masquent les continuités. Il ne faut pas décrire la préhistoire comme un temps ponctué par une suite de révolutions qui marquent des ruptures. 

15°) Le livre évoque un sujet que je ne connais pas bien : les sites du néolithiques qui montrent des restes de massacres avec du cannibalisme qui peuvent concerner des centaines voire des milliers de victimes. Par exemple le site de Telheim dans le Bade-Wurtemberg qui date de 5000 avant J.-C.  Ces pratiques sont toujours assez dérangeante à concevoir.

16°) L'auteur montre la diversité de la préhistoire dans des espaces très différents : l'Europe, l'Asie, l'Afrique, l'Amérique, l'Océanie et même le Pacifique. 

17°) L'ouvrage comporte une bibliographie par thème et un index. 

Ce livre met donc de manière claire et précise et de la part d'un professeur qui enseigne à l'université de Sheffield des idées que j'avais trouvé dans un autre livre qui était un peu plus touffu (voir mon article du 5 mai 2022 à propos du livre de David GRAEBER et David WENGROW, Au commencement était..."). Celui-ci ne fait que 132 pages). 

 

 

mercredi 12 août 2026

n°1468 : Le château de Billy

 

Le château de Billy +++ (n°20 511)

Le 9 août2026, j'ai visité le château de Billy dans l'Allier.

Ce que j'ai aimé :

1°) Il s'agit des ruines, assez bien conservées, d'un château fort du XIIIe/ XIVe siècle qui permettait de surveiller la frontière du Bourbonnais avec l'Auvergne. 

2°)  On peut depuis le château avoir une très belle vue sur la ville de Billy, la campagne environnante et la vallée de l'Allier.

3°) La visite guidée proposée par l'Office de tourisme est assez intéressante avec un contenu historique correct même si cela tombe un peu parfois dans le folklorique et  l'anecdotique.

4°) Dans une des tours, une maquette montre l'aspect de la forteresse dans son état médiéval.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Il faisait excessivement chaud et il y a très peu d'endroits pour se mettre à l'ombre.

2°) Je ne suis pas certain que le déguisement de la conférencière apporte grand chose, ni son discours pseudo ancré dans le témoignage d'une personne qui aurait vécu "à l'époque" du château.

3°) Il y a une vidéo proposée dans une tour évoquant un des personnages qui a commandé la forteresse.

La vue intérieure de la cour du château de Billy

Vue sue l'Allier à travers une brèche causée par les canons du prince de Condé en 1576

Vues sur le village de Billy

La maquette du château fort à la fin du Moyen Âge

La maquette : gros plan sur les hourds

mardi 11 août 2026

n°1467 : Le château de Digoine

Château de Digoine, la façade sud

  

Le château de Digoine +++I (n°20 510)

Le 8 août 2026, j'ai visité le château de Digoine à Palinges (Saône-et-Loire).

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un château du XVIIIe siècle d'un très bel aspect. Il reste les tours médiévales mais les architectes du XVIIIe siècle ont créé un ensemble superbe avec deux façades de styles assez différents : néo-classique côté façade principale, davantage baroque côté jardin. Le château est en effet devenu en 1700 la propriété de François de Reclesne, il a ensuite appartenu à son fils, Claude Léonor (1709-1765) puis sa petite-fille Jacqueline Eléonore (vers 1738-1819).

2°) Le château est situé dans un domaine très vaste avec des ambiances différentes et des bâtiments annexes qui valent la visite, telle la serre.

3°) On peut en plus visiter un petit théâtre qui a été construit dans les années 1840. C'est dans ce théâtre que Sarah Bernhardt a répété l'Aiglon qu'elle a créée à Paris en 1900.

4°) Les espaces intérieurs du château (on ne visite que le rez-de-chaussée) sont splendides.

5°) La jeune guide était précise dans ses commentaires avec de solides connaissances en histoire et en histoire de l'Art. C'était très intéressant (et il m'arrive d'être assez sévère avec les guides). 

6°) La façade principale construite de 1750 à 1770 est une oeuvre de l'architecte Edme Verniquet (1727-1804) à qui on doit l'amphithéâtre du Jardin des Plantes et le plan de Paris de 1790, dit "Plan Verniquet" que j'utilise souvent pour illustrer mes articles de L'Indépendant du Coeur de Paris

7°) Le château ne possède plus beaucoup de son mobilier d'origine mais j'ai énormément apprécié l'unité du décor et du mobilier de la bibliothèque Charles X qui date de 1825. Elle a été commandée par Aimé Jacques Marie Constant de Moreton Chabrillan (1780-1847).

8°) Il est amusant de se dire que certaines scènes de Secrets d'histoire sont tournées dans ces lieux. 

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Le château  est la propriété depuis 2012 de Jean-Louis Remilleux, le producteur de l'émission Secrets d'Histoire. Il y a mis une partie de sa collection personnelle et cela manque parfois un peu de cohérence mais il est vrai que le propriétaire est maître chez lui.

2°) De toute façon, on ne peut pas prendre de photographies de l'intérieur du château. 

 

La façade Nord, côté jardin

Le château vu depuis l'étang

Le château, façade sud,  avec la roseraie

La  serre et le château depuis la roseraie
La partie centrale de la serre

Le théâtre du château de 1840


Plan du domaine

Le fronton de la façade sud 

mercredi 5 août 2026

n°1466 : LTI La langue du IIIe Reich

 

LTI La langue du IIIe Reich +++I (n°20 504)

Le 5 août 2026, j'ai fini de lire le livre de Victor KEMPERER, LTI La Langue du IIIe Reich, traduction d'Elisabeth GUILLOT, préface de Johann CHAPOUTOT, Espaces libres, 2025, réédition en français Albin Michel, 1ère édition en français, Albin Michel, 1996 , 1ère édition originale en allemand, Reclam Verlag, 1975.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un livre dont je n'avais jamais entendu parler et j'en ai appris l'existence assez fortuitement avec une cliente de la librairie Henri IV (15, boulevard Henri IV). Elle m'a convaincu ainsi que le libraire qu'un professeur d'histoire-géographie ne pouvait pas ne pas avoir lu ce livre et ils avaient raison.

2°) Le livre est écrit par Victor Klemperer (1881-1960), un universitaire spécialiste de la la littérature française du XVIIIe siècle. Lui-même juif, il avait épousé une "non-juive" ce qui lui a permis malgré les lois de Nuremberg, et malgré des persécutions et des situations très difficiles de survivre à l'horreur nazi.

3°) Le point de vue de l'auteur est très intéressant. Il montre comme les nazis ont créé une langue, qu'il appelle la LTI , Lingua Tertii Imperii, la langue du IIIe Reich qui a imprégné les esprits même celles et ceux qui n'étaient pas nazi. Par exemple, il montre combien l'adjectif "fanatique" prend un sens positif avec les nazis.

4°)  L'auteur ne fait pas qu'une analyse. C'est aussi un journal qui montre comment ce n'est que progressivement qu'il prend conscience de ce qu'est le nazisme, un peu avant 1933, et comment c'est pas étape qu'il est lui-même victime des mesures prises.

5°) Ce témoignage fait prendre conscience de l'efficacité de la propagande nazi. Il montre que par exemple une part non négligeable de la population croyait, à l'hiver 1945, à l'existence d'armes nouvelles qui allaient changer le cours de la guerre. Il montre que la nazisme était un acte de foi souvent irrationnel.

6°) Klemperer s'interroge sur les origines du nazisme. Il montre des filiations entre le romantisme qui a marqué l'Allemagne et la façon dont le nazisme repose sur les sentiments et non sur la raison.

7°) Klemperer fait un parallèle entre Theodor Herzl et Adolf Hitler. Il défend l'idée qu'Herzl en essentialisant les juifs a nourri l'idéoologie nazie et montre que le sionisme était rejeté par une partie importante des Juifs, notamment en Autriche et en France avant la guerre.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) L'ouvrage manque un peu d'organisation. On passe des parties qui relèvent de l'étude du langage à ce qui ressemble à un journal. On est parfois perdu entre les deux démarches.

2°) Johann Chapoutot qui est spécialiste du IIIe Reich fait une très bonne introduction (voir mon article sur son livre La loi du sang du 29 août 2021) mais pour plus de clarté il aurait été utile d'avoir une chronologie et une carte montrant les différents lieux où a vécu Klemperer avec en parallèle une chronologie des principaux événements. 

mardi 4 août 2026

n°1465 : The Ugly

 

The Ugly +++I (n°20 503)

Le mardi 4 août 2026, je suis allé voir le film coréen The Ugly  

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un film sur le passé caché qui hante les histoires familiales. Le parent disparu. Un thème que je trouve intéressant.

2°) Le film fait aussi réfléchir à différents thèmes tels que c'est quoi la laideur ? C'est quoi la réussite ?

3°) Il est toujours intéressant de faire une plongée dans la société sud coréenne, en mesurant les bouleversements opérés grâce à la modernisation en 40 ans.

4°) Les acteurs sont tous vraiment très bons.

5°) Le film est aussi intéressant pour évoquer le pouvoir patronal dans les entreprises et le "droit de cuissage". 

Ce que j'ai moins aimé :

1°) J'avais lu un résumé du film avant. Celui-ci annonçait le dénouement. Cest très dommage car cela gâche un peu l'effet du film. Donc, surtout, si vous allez voir ce film, ne lisez pas de résumé avant !

2°) Le film ne donne pas une très bonne image du métier de journaliste.

lundi 3 août 2026

n°1464 : Le Septième Templier

 

Le Septième templier +++ (n°20 502)

Le 3 août 2026, j'ai fini de lire le livre d'Eric GIACOMETTI et Jacques RAVENNE, Le septième templier, Press Pocket 2012, édition originale, Fleuve noir, 2011

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un livre que j'ai dévoré. Les auteurs ont le sens du suspens et ça marche vraiment.

2°) On est plongé dans de nombreux contextes historiques intéressants : La disparition de l'Ordre des Templiers décidée par le roi Philippe le Bel et aussi, au début du livre, la spoliation des oeuvres d'art par les nazis.

3°) Le protagoniste, Antoine Marcas, est très attachant.

4°) Le roman évoque de nombreux lieux que je connais bien, notamment l'église Saint-Merri.

 5°) Je ne connaissais pas l'histoire du château construit par le roi Robert II au lieu dit Vauvert qui est à l'origine de l'expression Diable Vauvert.

6°) Le roman montre une très bonne connaissances des arcanes du Vatican.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Ce roman est très violent avec des passages qui relèvent de la brutalité la plus affreuse : des meurtres, des coups, des actes de torture. A ne pas mettre dans les mains de personnes sensibles.

2°) Je suis complètement hermétique à tout ce qui relève de la Franc-maçonnerie et on en a un peu à satiété dans ce roman.

3°) Il y a une erreur historique qui m'a beaucoup chiffonné et qui est répété à plusieurs reprises dans le roman : Louis le Hutin, fils de Philippe le Bel est désigné comme "Le dauphin". Ce n'est qu'en 1349, quand le Dauphiné a été rattaché au domaine royal que le fils du roi, (le futur Charles V), a pris le titre de Dauphin. Donc plus d'un quart de siècle avant la fin du règne de Philippe le Bel en 1314.

4°) Sur le fond, l'histoire est assez farfelue car il y a de nombreux passages qui sont au delà de la réalité. 

5°) Et puis le secret des Templiers, c'est une histoire sur laquelle tant a déjà été écrit que cela n'est pas une histoire complètement originale. 

jeudi 23 juillet 2026

n°1463 : Sous le ciel de Kyoto

 

Sous le ciel de Kyoto ++++ (n°20 451)

Le 23 juillet 2026, je suis allé voir le film sous le ciel de Kyoto 

Ce que j'ai énormément aimé :

1°) C'est une sorte de huis clos à trois ou quatre personnages mais avec en toile de fond l'élégance et la subtilité du Japon.

2°) Le film juxtapose des solitudes qui s’entrecroisent et se télescopent avec beaucoup de finesse.

3°) C'est un film sur la complexité de la vie, de l'amour et de la mort.

4°) Les acteurs sont vraiment formidables Riku Hagiwara  qui joue le protagoniste (Koni), l'étudiante solitaire Sakurata interprétée par Yumi Kawai et la collègue de l'entretien des bains publics Natsuho jouée par Onoka Matsumoto qui lors d'une scène a un monologue d'une force incroyable.

5°) La morale du film insiste sur les coïncidences surprenantes qui ne sont pas que des coïncidences car elles étaient inéluctables. Cette idée de Sérendipité me plaît bien !  

6°) Le film réserve des surprises mais je ne veux pas "spoiler" le plaisir de ceux qui iront le voir.

 

mercredi 22 juillet 2026

n°1462 : Le héros de Berlin

 

Le héros de Berlin +++ (n°20 450)

Le 21 juillet 2026, je suis allé voir le film "Le Héros de Berlin".

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un film qui replonge - à nouveau - dans l'Allemagne divisée d'avant 1989 avec la société particulière qu'était la RDA.

2°) L'acteur qui joue le rôle principal interprète parfaitement son rôle de benêt qui finalement n'est pas si sot que cela.

3°) Il y a tout un thème sur ce qu'est l'histoire et la vérité historique.

4°) Les relations humaines sont très fortes. Notamment l'histoire d'amour entre le héros et la procureur et aussi à la fin l'échange qu'il a avec sa fille.

5°) Il est intéressant de voir à quel point on veut ternir encore plus ce qu'était la RDA et combien il y a un sentiment d"Ostalgie parmi ceux qui ont vécu en RDA.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) C'est à nouveau un film, un peu caricatural, sur la division entre la RFA et la RDA. 

2°) Ce film ne donne pas une idée très positive des institutions et il insiste sur le fait que les dirigeants et les médias cherchent avant tout à faire de la com.

 

dimanche 19 juillet 2026

n°1461 : Rome, 1630

 

Rome, 1630 ++I (n°20 447)

Le 17 juillet 2026, j'ai fini de lire le lvre d'Yves Bonnefoy, Rome 1630 (qui comprend aussi en fin de volume Un des siècles du culte des images), Champs arts, 2012, éditions précédentes 1994, 2000.

Ce que j'ai bien aimé :

1°) Cet ouvrage permet de se replonger dans la vie artistique à Rome dans la 1ère moitié du XVIIe siècle. Il montre le foisonnement de la création artistiques due non seulement aux artistes italiens mais aussi aux nombreux artistes étrangers, notamment français et flamands autour de 1630.

2°) L'auteur insiste sur le rôle essentiel pour la création à Rome de deux artistes majeurs : Le Caravage et Annibal Carracci.

3°) Il étudie de manière très intéressante la tension apparente entre un courant plutôt baroque et un autre plutôt classique, tout en montrant les liens entre les deux, notamment de la part de Nicolas Poussin. 

4°) L'auteur insiste sur l'importance de l’œuvre de François Duquesnoy (1597-1643), sculpteur flamand dont les oeuvres sont importantes pour la genèse du classicisme.

5°) L'auteur insiste énormément sur l’œuvre de Valentin de Boullogne, un artiste qui n'est peut-être pas assez connu.

6°) L'édition est illustrée par des représentation des œuvres en noir et blanc. Cela est fort utile pour suivre le propos de l'auteur.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Une grande partie de l'ouvrage est écrit dans une langue très compliquée à suivre et d'une subtilité d'esprit qui m'a un peu décontenancé. Cela devient même parfois très obscur.

 

samedi 18 juillet 2026

n°1460 : L'Odyssée

  

L'Odyssée +++ (n°20 446)

Le  16 juillet 2026, je suis allé voir le film L’Odyssée de David Nolan.

Ce que j'ai aimé :

1°) Le film permet de réviser une grande partie du contenu de l'Odyssée d'Homère avec notamment la chute de Troie, le cyclope Polyphème, Circé, le passage au pays des Sirènes, Charybde et Scylla, le massacre des prétendants.

2°)  On ne s'ennuie pas. Il y a de l'action mais ce n'est jamais non plus hyper violent.

3°) Anne Hathaway est vraiment très bien en Pénélope.

4°) La chute de Troie est vraiment très bien bien représentée.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) J'aime bien Matt Damon mais je ne voyais pas Ulysse sous ses traits.

2°) Il y a quelques scènes que je trouve décevantes comme par exemple le passage avec Polyphème où le jeu de  mot "mon nom est personne" est complètement oublié.