Un bloc notes créé en janvier 2006 à vocation d'abord personnelle. Si cela en intéresse d'autres tant mieux sinon... tant pis !

samedi 18 mai 2019

n° 1194 : Royaumes oubliés : De l'Empire Hittite aux Araméens


Exposition Royaumes Oubliés +++I (n°17 829)

Le 10 mai 2019, je suis allé visiter l'exposition au Louvre l'exposition "Royaumes oubliés, de l'Empire Hittite aux Araménes".

Ce que j'ai aimé :

1°) L'exposition -comme son nom l'indique- nous fait mieux connaître ou découvrir des Etats qui ont dominé le Nord du Proche-Orient à la fin du IIe millénaire et au début du Ier millénaire avant J.-C., en particulier les petits Etats araméens qui sont nés après l'effondrement de l'empire Hittite.

2°) L'univers culturel de l'exposition est en partie connu avec des influences mésopotamiennes et égyptiennes mais il est intéressant de voir des apports locaux avec par exemples des écritures complètement méconnues.

3°) L'exposition permet de se rendre compte que le Louvre possède en réserve d'importantes collections relatives à ces Etats et civilisations qui ne sont pas présentées dans les collections permanentes.

4°) On peut aussi admirer des objets qui viennent de nombreux autres grands musées : le British Museum, le Pergamon (avec des statues colossales qui ont fait le déplacement) et le Musée National de Copenhague.

5°) On peut voir une vidéo très intéressante sur le site de Tell Hafaf (dont une partie des sculptures conservés au Pergamonmuseum de Berlin ont explosé lors du bombardement de 1945).

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Il est dommage qu'il n'y ait pas davantage de passerelles vers les objets présentés dans les collections du Louvre en Egypte, en Mésopotamie et dans les salles assyriennes. Il aurait été intéressant de faire des ponts.

2°) Il est dommage que l'exposition ne présente aucune oeuvre en provenance du musée national d'archéologie d'Istanbul (que j'ai visité fin décembre 2018) : il possède une très intéressante collection d'objets hittites.

"créature hybride", un moulage de très bonne qualité d'après un original provenant de Karkemish, 1000-900 avant J.-C., British Museum


 figurine de cavalier, Terre cuite, Karkemish, 1400-1200 avant J.-C.,
musée du Louvre

 Tête de lion provenant de la base de la statue de Katuwa, basalte, Karkemish, Londres, British Museum


Jambage de porte inscrit, basalte, Karkemish, 900 avant J.-C., British Museum

 Vase à piedestal, Syrie du Nord ?, vers 800-750 avant

figurine de déesse aux lions, bronze, région du Hauran (?), Syrie, 1000-700 avant J.-C., Musée du Louvre.

Lion gardien, Basalte, Hama (Syrie), vers 850/750 avant J.-C., Copenhague museum national of Danemark

 Statues en basalte provenant du site de Tell Halaf (Syrie), vers 900 avant J.-C., fouilles de von Oppenheim, Pergamonmuseum, Berlin

 Bas relief orné d'une autruche avec une perdrix sur son dos, Calcaire peint en rouge, Tell Halaf, vers 900 avant J.-C., Pergamonmuseum, Berlin

Socle aux sphynx, Tell Hafaf, vers 900 avant J.-C., Pergamonmuseum, Berlin


Statue funéraire dite de "déessse trônant", basalte, Tell Hafaf, 1000/800 avant J.-C., Pergamonmuseum, Berlin

Statuette de dieu guerrier, bronze et or, Lattaquié, 1300-1200 avant J.-C., Musée du Louvre

 Plaque représentant un sphynx, Ivoire, Arslan Tash, 900-700 avant J.-C., Musée du Louvre


Plaque représentant un cervidé, Ivoire, Arslan Tash, 900-700 avant J.-C., Musée du Louvre

 Stèle du prêtre Si-Gabbor, basalte, Neirab, région d'Alep (Syrie),  700 à 600 avant J.-C., Musée du Louvre


mercredi 15 mai 2019

n° 1193 : The Pale Criminal


The Pale Criminal de Philip Kerr ++I (n° 17 826)

Le 5 mai 2019, j'ai fini de lire le livre de Philip Kerr, The Pale Criminal, Penguin Books, 2015, 1ère édition 1990.

Ce que j'ai aimé :


1°) Il s'agit du 2e tome des enquêtes de Bernie Gunther, un détective privé qui reprend du service dans la police allemande dans ce volume, en 1938. Nous sommes en plein coeur de l'Allemagne nazie avec les rivalités entre les différents services de police.

2°) L'enquête montre l'horreur de la propagande antisémite avec les délires auxquels elle peut conduire.

Ce que j'aime moins :

1°) Je suis toujours très mal à l'aise avec cette fiction qui se déroule dans l'Allemagne nazie. J'ai vraiment du mal à avoir du plaisir à être replonger dans une période aussi affreuse. Vraiment je n'aime pas.

2°) L'enquête concerne une horrible affaire de serial killer de jeunes filles et là aussi c'est assez écoeurant.

Bref, en ce qui concerne Philip Kerr -que certains idolâtrent- je vais m'en arrêter là.

mardi 14 mai 2019

n° 1192 : La Peinture flamande et hollandaise


La peinture flamande et hollandaise édition place des Victoires ++ (n° 17825)

Le 12 mai 2019, j'ai fini de lire le livre dont les textes sont de Silvia BRUNO, La peinture flamande et hollandaise, édition Place des Victoires, 2010.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est visuellement un très beau livre avec de très belles reproductions de peintures et aussi d'intéressants zooms sur certaines parties de tableaux.

2°) Le livre montre bien les interactions entre les Pays Bas du Nord (la Hollande) et les pays Bas du Sud (la Flandre)

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Les commentaires des tableaux sont inexistants ou très souvent d'une légèreté confondante avec juste des informations très descriptives et très peu d'analyse.

2°) Des biographies de peintres sont relégués en fin d'ouvrage ce qui ne leur permet de faire sens.

3°) Certains artistes flamands ou hollandais que j'aime beaucoup ne sont pas ou peu représentés : van Cleve, Van Scorel, van Orley, de Momper, De Witte, Salomon van Ruysdael, de Vos, de Keyser, van Beyeren) alors que pour certains artistes il y a énormément d’œuvres.

samedi 27 avril 2019

n° 1191 : Caravage, L'oeuvre complet de Rossella Vodret


Caravage de Rossella Vodret +++I (n° 17 808)

Le 27 avril 2019, j'ai fini de lire le livre de Rossella Vodret, Caravage, L'Oeuvre complet, Silvana Editoriale, 2010.

Ce que j'ai aimé : 

1°) C'est un très bel ouvrage avec de très belles reproductions des tableaux de Michelangelo Merisi dit Le Caravage. Les détails de certains tableaux sont aussi superbes.

2°) La biographie initiale est à la fois complète et d'une longueur suffisante (moins de 30 pages).

3°) Chaque tableau est étudié de manière détaillée concernant à la fois l'histoire du tableau et de ses propriétaires que ce qu'il représente.

4°) J'ai mieux compris les différentes phases de l'évolution du style du Caravage (on voit nettement une rupture avec l'arrivée à Malte).

5°) Il est très intéressant d'observer le nombre de tableaux qui comportent des autoportraits du Caravage.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Il est dommage de ne pas avoir intégré l'étude des tableaux et la biographie. Il aurait été intéressant de faire des renvois entre chacune des parties.

2°) De même, l'étude des tableaux fait référence à d'autres tableaux étudiés dans le livre mais sans redonner la page. Il faut donc sans cesse parcourir les pages du livre pour retrouver de quoi parle l'auteur.


lundi 1 avril 2019

n°1190 : catalogue de l'exposition Canaletto/Guardi à Jacquemart André


Canaletto Guardi +++I (n° 17 782)

Le 30 mars 2019, j'ai fini de lire le catalogue de l'exposition Canaletto Guardi qui s'est tenu au musée Jacquemart André en 2012/2013

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est une exposition que j'avais vue (voir article n°870) et j'ai eu beaucoup de plaisir à retrouver dans ce catalogue l'esprit de cette exposition.

2°) Le catalogue comme l'exposition montre bien comment le peintre Canaletto dans son début de carrière a inspiré les oeuvres ultérieures de Guardi et que donc la distinction Canaletto Guardi est plus complexe qu'il ne semble.

3°) Le catalogue montre bien l'origine des vedute avec les oeuvres du peintre Gaspar van Wittel.

4°) On peut aussi constater les nombreux liens entre Canaletto et son neveu Belotto avec par exemple un dessin préparatoire de Belloto finalisé par Canaletto.

5°) Les reproductions sont de très bonne qualité et permette de bien comparer les oeuvres.

Ce que j'ai regretté :

1°) Il manque un plan de Venise afin que l'on localise les prises de vue dans Venise.


dimanche 24 mars 2019

n° 1189 : Catalogue de l'exposition "De l'Allemagne"


De l'Allemagne + (n° 17774)

Le 20 mars 2019, j'ai fini de lire le catalogue de l'exposition "De l'Allemagne", De Friedrich à Beckmann".

Ce que je n'a pas aimé :

1°) J'ai lu ce catalogue car je n'avais pas apprécié l'exposition qui s'est tenue au Louvre du 28 mars au 24 juin 2013. J'avais trouvé que cette exposition ne donnait pas envie d'aimer de nombreux artistes allemands que j'apprécie beaucoup. Je me suis dis que la lecture du catalogue de l'exposition me permettrait peut-être de comprendre le parti pris de l'exposition or finalement, cela n'a fait que me convaincre que cette exposition avait des partis pris qui conduisaient à une vision très partiale des artistes allemands.

2°) Une énorme partie du catalogue est consacrée à Goethe, à son influence sur son époque et son impact sur l'art allemand. Cela prend beaucoup trop de places dans le catalogue. Il y a même une bonne dizaine de pages assez indigestes sur le mythe de Faust.

3°) Il suffit de regarder l'index pour se rendre compte combien certains artistes allemands de très grande qualité sont à peine évoqués ou même complètement oubliés par cette exposition : Max Liebermann, Emil Nolde, Erich Heckel, Max Slevogt, Louis Corinth,August Macke, Karl Schmidt-Rottluff....

4°) Le parti pris de ce catalogue donne l'impression qu'il ne s'est presque rien passé dans l'art allemand entre les trois premières décennies du XIXe siècle et le tout début du XXe siècle. C'est vraiment affligeant.

5°) Il est dommage que ce catalogue n'évoque pas du tout la sculpture avec par exemple les oeuvres de Gaul.

6°) Ce catalogue consacré énormément de pages aussi à un courant que je n'aime pas du tout : les Nazaréens du début du XIXe siècle.

7°) L'ouvrage laisse aussi penser qu'à l'approche de la 2nde Guerre mondiale, seul Max Beckmann est un artiste intéressant. Ces oeuvres sombres sont peut-être emblématiques de la période mais je trouve que c'est beaucoup trop réducteur. De plus, je trouve que ce sont pas les oeuvres les plus intéressantes de Beckmann qui sont présentées.

Ce que j'ai quand même aimé :

1°) De très nombreuses pages sont consacrées à Caspar David Friedrich ce qui bien sûr est mérité vu les nombreuses créations intéressantes de ce peintre.

2°) Les pages consacrées à Otto Dix (notamment l'épreuve de la Première Guerre mondiale) sont aussi à lire.

3°) Le catalogue assiste aussi sur l'absence d'un centre unique donnant le ton en Allemagne (avec du coup une surprenante insistance à n'évoquer presque uniquement le rôle de Weimar).

mardi 26 février 2019

n°1188 : Exposition "Graver pour le roi" au Louvre


Graver pour le roi +++ (n° 17 748)

Le vendredi 22 février 2019, je suis allé voir l'exposition "Graver pour le roi" au Musée du Louvre

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est une exposition qui commençait la veille et qui est plutôt intéressante. Elle est consacrée aux gravures faites pour les rois Louis XIV, Louis XV et Louis XVI avec surtout des productions royales pour Louis XIV.

2°) Le musée du Louvre possède non seulement les gravures mais les plaques de cuivre et les épreuves qui ont permis de préparer les gravures. Cela est intéressant.

3°) Il y a plusieurs gravures qui concernent le règne de Louis XIV et l'Histoire du Louvre.

Ce que j'ai moins aimé:

1°) La précédente exposition organisée au même endroit présentait de manière plus précise les tecnhiques de fabrication des plaques permettant de graver (donc il est dommage que certaines informations n'aient pas été reprises).

 Fête organisée en 1662 dans l'actuel place des Vosges par le roi Louis XIV

Jan van Huchtenburg, d'après Adam van der Meulen, Marche du roi accompagné de sa garde passant par le Pont Neuf en allant vers le Palais (1670)


Sébastien Le Clerc, Représentation des machines qui ont permis d'élever les deux grandes pierres qui couvent le fronton de la principale entrée du Louvre, 1677






lundi 25 février 2019

n°1187 : Variation Goldberg au TCE


Variation Goldberg au TCE +++ (n°17 747)

Le 17 février 2019, je suis allé entendre le Concerto Italiano dirigé au clavecin par Rinaldo Alessandrini qui interprétait du J.-S. Bach (la Passacaille en Ré mineur et les variations Goldberg).

Ce que j'ai aimé :

1°) Il est intéressant d'entendre les variations Goldberg interprété au clavecin alors que j'ai plutôt l'habitude de les entendre au piano.

2°) L'interprétation était de très bonne qualité avec une petite tonalité germanique.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Je trouve que l'on entendait pas suffisamment le clavecin quand les autres instruments jouaient. Il y avait un équilibre qui n'était pas parfait entre les niveaux sonores.

2°) Je suis toujours surpris qu'un groupe de musiciens ne comprend que des hommes. Je pense que les femmes sont aussi capables de jouer et donc un peu je préfère un peu de mixité dans les groupes de musiciens.

samedi 23 février 2019

n°1186 : Joshua Reynolds. The Creation of Celebrity

Joshua Reynolds, The Creation of Celebrity ++++ (n° 17745)

Le mardi 19 février 2019, j'ai fini de livre le livre Joshua Reynolds, The Creation of Celebrity, Editions de la Tate Britain, 2005.

Ce que j'ai aimé :

1°) Il s'agit de l'ouvrage publié à l'occasion de l'exposition organisée à la Tate Britain en 2005. Une rétrospective consacrée à ce grand portraitiste anglais de la 2e moité du XVIIIe siècle qui a été le 1er président de la Royal Academy de sa fondation en 1768 jusqu'à la mort de l'artiste en 1792.

2°) Il est intéressant de noter que Joshua Reynolds a réussi à triompher et à s'imposer malgré l'hostilité que le roi George III lui témoignait. Il est vrai que par contre il avait su s'attirer les bonnes grâces du fantasque Prince de Galles, le futur Régent.

3°) L'exposition pose la question de façon dont Reynolds a cherché à diffuser la notoriété de certaines personnes avec la distinction intéressante entre "Fame" et "Celebrity" qui semble-t-il est une notion nouvelle du XVIIIe siècle.  Dans la société de l'époque certains militaires, des penseurs, des aristocrates mais aussi des courtisanes atteignent un degré impressionnant de notoriété grâce à de nouveaux modes de diffusion comme la peinture.

4°) Le catalogue présente un nombre impressionnant de peintures, dont une grande partie sont dans des collections privées. Pour chaque tableau, le mode de transmission  jusqu'à son propriétaire actuel est précisé ce qui est très intéressant.

5°) On se rend compte à quel point Reynolds a été influencé par les portraitistes du XVIIe siècle comme Rembrandt et Van Dyck avec une petite influence italienne (lors du séjour en Italie de  1749 à 1752 avec un aller par Lisbonne et un retour par Paris).

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Il est dommage que la biographie de l'auteur n'apparaisse qu'en fin d'ouvrage car ce serait peut-être plus simple pour comprendre de commencer par la lire.


dimanche 10 février 2019

n°1185 : La Wallace Collection de Londres


La Wallace collection de Londres ++++ (n° 17732)

Le 3 février 2019, j'ai visité la Wallace collection de Londres.

Ce que j'ai aimé :

1°) Depuis ma dernière visite dans ce musée, il y a près d'une dizaine d'années, il a été complètement rénové. C'est devenu une petite merveille avec de nombreuses pièces superbes contenant des peintures, des sculptures, du mobilier de différentes époques de la Renaissance au XIXe siècle.

2°) Dans la cour centrale, un restaurant a été aménagé dans un espace couvert. C'est un lieu très agréable pour manger.

3°) De nombreuses salles sont vraiment superbes et rappellent l'ambiance de la Frick collection, de Jacquemart-André ou de Camondo.

4°) Richard Wallace est un riche mécène auquel les Parisiens doivent les fontaines Wallace qui sont si connues à Paris.


Une vue avec une fontaine Wallace

L'escalier d'honneur

Salon XVIIIe

Salle Louis XIV

Salle Louis XIV

Une des galeries de peintures hollandaises du 1er étage

Une autre galerie de peintures hollandaises du 1er étage

Salle XVIIIe du 1er étage

Salle peintures italiennes du XVIIIe siècle

Une autre salle XVIIIe siècle

 Antoon VAN DYCK, Le berger Pâris

 Meindert HOBBEMA, Paysage avec une ruine

Jacob VAN RUISDAEL, Paysage montagneux

 Aert VAN DER NEER, Vue sur le canal par temps de nuit.

Govaert FLINCK, Paysage avec une diligence

Allart VAN EVERDINGEN, Paysage avec une cascade

 Gabriel METSU, Une vieille femme endormie

 Peter DE HOOCH, Un enfant apportant du pain, Hollande XVIIe siècle

Emmanuel DE WITTE, Intérieur d'une église protestante

 REMBRANDT, Portrait de Titus, fils de l'artiste


Govaert FLINCK, Un jeune archer


Antoine COYSEVOX, Buste de Louis XIV, vers 1699

Jean-Baptiste OUDRY, Le loup mort, XVIIIe siècle

 Franceso GUARDI, Santa Maria della Salute,

 Ecole de Canaletto, La place Saint-Marc

Joshua Reynolds, Nelly O'Brien, 

 Joshua REYNOLDS, Mrs Richard Hoare and her child

 Joshua REYNOLDS, Mrs Carnac

Elisabeth-Louise VIGEE-LEBRUN, Portrait de Mme Perregaux

 Edwyn LANDSEER, A la recherche des rebus tombés de la table de l'homme riche.

Thomas SULLY, La reine Victoria, 1838