Un bloc notes créé en janvier 2006 à vocation d'abord personnelle. Si cela en intéresse d'autres tant mieux sinon... tant pis !

samedi 20 juillet 2019

n°1200 : Le Musée de la Chartreuse à Douai

Maquette de la Chartreuse de Douai

Musée de la Chartreuse de Douai +++I (n° 17 892)

Le 13 juillet 2019, j'ai visité le musée de la Chartreuse de Douai.

Ce que j'ai aimé :

1°) Comme son nom l'indique, ce musée est situé dans ce qui était avant la Révolution française un couvent de l'Ordre des Chartreux. On peut donc pendant la visite admirer l'ancienne chapelle (où sont présentées des statues du XIXe siècle) et le cloître.

2°) Le musée possède une collection qui est loin d'être inintéressante d'art flamand, d'art hillandais, d'art italien, d'art français de la Renaissance au XIXe siècle (avec notamment deux peintures que j'ai beaucoup appréciées : une par Joos de Momper et une par Jean-Marc Nattier).

3°) Le musée présente le plan relief de Douai de 1709 fait sur ordre de Louis XIV.

4°) Il y avait une exposition sur un thème qui peut paraître surprenant : la bière. Cependant grâce à cette exposition on pouvait voir plusieurs peintures de grande qualité, notamment un Max Liebermann possédé par le Musée d'Orsay que je ne n'avais jamais vu.

5°) Le musée possède un MAAAgnifique portrait équestre de Louis XIV.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Il est dommage que le musée ferme entre 12h et 14h (mais il est vrai que le ticket du matin est réutilisable l'après-midi).

 La chapelle de la chartreuse avec des sculptures du XIXe siècle

 L'ancien cloître avec l'exposition consacrée à la bière

 Jan van Scorel, Polyptique de Saint Jacques et Saint Etienne, XVIe siècle

 Joos de Momper, Paysage des Alpes


 Le plan de Douai de 1709

 Pierre Rabon, d'après Charles Lebrun, Portrait équestre de Louis XIV.
Sur la gauche, Pensionnaire de Saraceni, Le reniement de Saint-Pierre, vers 1610.

Jean-Marc Nattier, Portrait de femme, Mme de Dreux-Brézé


Max Liebermann, Brasserie de campagne à Brannenbourg, 1893, provenant du Musée d'Orsay


Une affiche faisant la promotion de la bière française

dimanche 7 juillet 2019

n°1199 : Exposition de la collection Bührle au musée Maillol

Camille Corot, La liseuse, 1845/1850

Exposition de la collection Bührle au musée Maillol +++I (n° 17879)

Le 7 juillet 2019 je suis allé voir l'exposition consacrée à la collection Bührle au Musée Maillol

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est la 1ère fois que je visite ce musée (qui a ouvert en 1995). Le site est intéressant à voir avec un musée qui est situé dans un ancien hôtel particulier du 7e arrondissement (l'hôtel Bouchardon construit sur une parcelle assez étroite).

2°) L'exposition permet de découvrir des oeuvres qui étaient possédées par un magnat suisse de l'armement du milieu du XXe siècle. Elle ne cache pas les origines parfois contestables de la richesse de  Emil Bührle tout en mettant en valeur les étapes qui l'ont conduit à constituer sa collection.

3°) De nombreuses oeuvres présentées sont superbes avec notamment des Sisley, des Monet,  des Cézanne, des Van Gogh et des Vuillard.

4°) Les cartels sont vraiment très bien faits.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) L'exposition présente aussi de nombreux Renoir, Toulouse-Lautrec et Gauguin or je suis beaucoup moins fan.

2°) La collection permanente du musée (au dernier étage) n'est pas très enthousiasmante.

3°) L'exposition permet de voir une vidéo intéressante sur la collection mais l'espace pour la regarder est vraiment trop petit (avec juste 6 places pour s'asseoir).

 Alfred SISLEY, Eté à Bougival, 1876

Camille PISSARRO, Route de Versailles, Louveciennes, neige, 1870

Claude Monet, Champ de coquelicots près de Vétheuil, vers 1879

Henri Fantin-Latour, Pivoines et pêches, 1873

Edouard Vuillard, La visiteuse, vers 1900

 Vincent Van Gogh, Branche de marronniers en fleurs, 1890


Paul Cézanne, Le garçon au gilet rouge, vers 1888/1890



dimanche 30 juin 2019

n°1198 : Le Musée National du Palais à Taïpei

Le Musée National du Palais de Taïpei ++++ (n°17 872)

Le 1er et le 5 mai 2019, j'ai visité le Musée National du Palais à Taïpei

Ce que j'ai aimé :

1°) Ce musée expose une partie de la collection qui se trouvait à l'époque impériale dans les collections de la capitale à Pékin. On peut y voir une profusion de porcelaines, de bronzes et de jades.

2°) Les oeuvres sont présentées dans des salles spacieuses et très agréables.

3°) Les cartels sont bien faits (avec notamment une version en anglais).

4°) Il y a un service d'ordre très efficace pour empêcher les visiteurs de hurler dans le musée.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Une grande partie de la collection de peintures a été transférées dans une annexe du musée à l'autre bout de l'île de Taïwan.

2°) Lors de mon passage, le 1er mai (comme c'était un jour férié), il y avait un monde de fou. Le système de consigne était complètement désorganisé.

3°) Pour aller au musée, il faut prendre des bus. Aucune station de métro n'est située tout près.

 Deux des vitrines du département bronze


Vitrines du département porcelaines Ming


Vase à couvercle, Porcelaine ding, Song du Nord, 10e siècle.

Bol en porcelaine blanc bleu avec décor de fleurs des quatre saisons, Règne de Yongle (1403-1424), Dynastie Ming

Pendantif en jade avec double dragons, Entre fin des Royaumes Combattants et début de l'époque Han (1er millénaire avant J.-C.)

Grues en jade, Dynastie Yuan ou Ming (XIIIe/ XVIIe siècle)

Chou en jade, XIXe siècle


samedi 29 juin 2019

n°1197 : Exposition Rouge au Grand Palais


Expostion "Rouge" au Grand Palais +++I (n° 17871)

Le 28 juin 2019, je suis allé voir l'exposition "Rouge" au Grand Palais

Ce que j'ai aimé:

1°) C'est une une exposition très riche qui est consacrée à l'art en URSS de 1917 à 1953 : des débuts du régime soviétique à la mort de Staline. On voit comment un Etat totalitaire se structure avec une importante création artistique qui peu à peu se fige.

2°) De nombreuses formes d'art sont évoquées : peintures, sculptures, théâtre, cinéma, architecture, design. C'est très intéressant.

3°) L'exposition nous permet de voir de nombreuses oeuvres de l'époque du stalinisme triomphant avec l'architecture grandiose et le réalisme soviétique.

4°) Un nombre impressionnant d'oeuvres ont été prêtées par les musées des pays de l'ex-URSS.

5°) L'exposition montre aussi l'influence de l'URSS sur les partis communistes d'Europe pendant cette période.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Cette exposition ne fait qu'évoquer de manière très allusive les millions de personnes qui ont été victime de ce totalitarisme (les procès de Moscou sont évoqués sous la forme d'une vidéo, la vie dans les goulags évoquée surtout à propos de la construction du Canal de la Mer Blanche).

2°) Il aurait été bon de se demander si une forme de contre art officiel a pu se maintenir ou pas du tout.

 Vladimir lebedev, Le fantôme rouge du communisme se déplace à travers l'Europe, 1920 (Galerie nationale Tretiakov, Moscou)

Assiette "L'intelligence ne supporte pas l'esclavage", 1918, (Musée d’État russe, Saint-Pétersbourg)

Alexandre RODCHENKO, Pur rouge, 1921, (Collection privée, Moscou)

 
 Isaac BROODSKY, Devant le cercueil du chef, 1925 (Musée d'Etat d'histoire, Moscou)

Une table de jeu d'échec dans une maison de loisirs pour ouvrier dans les années 1920/1930

Gustav Klucis, Dressez la bannière de Marx, Engels, Lénine et Staline ! , esquisse d'une affiche de 1933 (Musée des Arts de Lettonie, Riga)

Alexandre Samokhvalov, La sportive au bouquet, 1935 (Galerie Nationale Tretiakov, Moscou)

Alexandre Deïneka, Donbass, La pause déjeuner, 1935 (Musée des Beaux Arts de Lettonie, Riga)

Boris Iofane, Vladimir Chtchouko, Vladmir Gelfreikh, Maquette du Palais des Soviets, 1932 (Musée national d'architecture, Moscou)

 Karo Alabian et Boris Iofane, Maquette du pavillon de l'URSS pour l'exposition universelle de Paris, 1937 (Musée national d'architecture, Moscou)

Une salle de l'exposition

Alexandre Deïneka, V.I. Lénine en promenade avec des enfants, 1938 (Musée central des forces armées, Moscou)

Anatoli Yar-Kravtchenko, A.M. Gorki lit aux camarades J.V. Staline, V.M. Molotov et K.M. Vorochilov, son comte La Jeune fille et la mort, le 31 octobre 1931, 1941, (Galerie Nationale Tretiakov, Moscou)

Alexandre Guerassimov, Staline devant le cercueil de Jdanov, 1948 (Musée d'Etat et centre d'exposition ROSIZO, Moscou)

Vassily Efanov, J.V. Staline, V.M. Molotov et K.M. Vorochilov au chevet de A.M. Gorki malade, 1940-1944 (Galerie Nationale Tretiakov, Moscou)






vendredi 28 juin 2019

n°1196 : Exposition Berthe Morisot au Musée d'Orsay


Exposition Berthe Morisot +++I (n° 17870)

Le 23 juin 2019, je suis allé voir l'exposition Berthe Morisot qui se tient au Musée d'Orsay.

Ce que j'ai aimé :

1°) Cette exposition s'intéresse beaucoup à la famille de Berthe Morisot, Or, c'est une famille qui m'intéresse un peu puisque je fréquente des descendants de la famille de sa mère, Marie-Joséphine-Cornélie Thomas. Il n'est pas si fréquent que je visite une expo d'une artiste qui a joué un rôle important dans l'histoire familiale (notamment grâce aux toiles qu'elle a laissées).

2°) L'exposition permet de montrer la variété des thèmes peints par Berthe Morisot (on connaît surtout ses représentations de jeunes filles) et de sa palette (je trouve qu'on montre trop habituellement les peintures où son style est proche de Renoir alors qu'il y a dans cette expositon des oeuvres qui sont plus proches de Monet).

3°) L'exposition présente un très grand nombre d'oeuvres avec des thèmes intéressants qui peuvent par exemple nourrir une thématique intéressante concernant la place des femmes dans la Société.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Il est dommage qu'on n'ait pas déplacé dans l'exposition une des superbes peintures de Manet qui représente sa belle-soeur, Berthe Morisot. Ce sont de superbes peintures qui rendent hommage formidablement à Berthe Morisot (on aurait au moins pu signaler que ces oeuvres sont présentées deux étages plus haut dans le musée).

2°) Il est dommage qu'on ne fasse pas de liens avec l'oeuvre de la nièce Berthe Morisot, Paule Gobillard, qui est représentée dans certaines peintures et dont le style est très influencé par sa tante.

Voici 5 des peintures présentées dans l'expositon : 













lundi 24 juin 2019

n° 1195 : Exposition Le modèle noir au Musée d'Orsay


Exposition Le modèle noir au Musée d'Orsay +++I (n° 17866)

Le 23 juin 2019, je suis allé voir l'exposition "Le modèle Noir" au musée d'Orsay.

Ce que j'ai aimé :

1°) L'exposition est très complète pour ce qui concerne les tableaux célèbres avec des modèles noirs dans les œuvres d'après 1815. Presque tous sont là : Géricault, Delacroix, Manet, ...

2°) L'exposition est aussi très intéressante en ce qui concerne le statut des noirs avec notamment la question de l'abolition de l'esclavage au XIXe siècle.

3°) L'exposition s'intéresse aussi à l'utilisation de l'image des noirs dans la société (par exemple la publicité, les spectacles,...).

Ce que j'ai moins aimé :

1°) L'exposition déborde largement le XIXe siècle puisqu'elle couvre aussi le XXe siècle. Elle aurait donc pu aussi consacrer une salle au modèle noir avant : je pense par exemple à deux oeuvres superbes de Rubens et de David.

2°)  On a du mal à pouvoir se faire une idée de ce que penser ces hommes et ces femmes qui étaient complètement objectisés... mais il est vrai que c'est en fait toute la question du modèle que cela pose.

3°) Je trouve que le titre de cette exposition est très réducteur par rapport à la richesse de son contenu (la question de l'esclavage, des troupes coloniales,...).