Un bloc notes créé en janvier 2006 à vocation d'abord personnelle. Si cela en intéresse d'autres tant mieux sinon... tant pis !

jeudi 15 août 2019

n°1205 : La maison municipale de Prague


La maison municipale de Prague +++ (n° 17919)

Le 31 juillet 2019, j'ai visité la "Maison municipale" (en thèque: Obecní dům). Il ne s'agit pas d'un hôtel de ville mais d'un lieu conçu au début du XXe siècle pour glorifier la culture tchécoslovaque dans le cadre de ce qui était à l'époque l'Empire d'Autriche-Hongrie.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un endroit superbe notamment pour ceux qui sont amoureux de l'Art nouveau et des décors de la Belle époque. Un des participants à la mise au point du design a été Mucha (après qu'il soit devenu mondialement célèbre en France).

2°) C'est un lieu chargé d'histoire : c'est depuis le balcon de la maison municipale de Prague que l'indépendance de la République de Tchécoslovaquie a été prononcée en novembre 1918.

Ce que je n'ai pas aimé :

1°) Malheureusement on ne pouvait pas visiter la grande salle de spectacle situé au centre du bâtiment;













mercredi 14 août 2019

n°1204 : La forteresse de Koenigstein en Saxe


La forteresse de Koeingstein (Suisse saxonne) +++ (n° 17 818)

Le 29 juillet 2019, je suis allé visiter la forteresse de Koenigstein en Suisse Saxone.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est une forteresse impressionnante accessible en train depuis Dresde par un train régional. C'est à moins d'une heure.

2°) Le site est superbe : on surplombe l'Elbe et on a de très belles perspectives sur la Suisse Saxonne avec ces éperons rocheux qui dominent des vallées.

3°) La forteresse a été construite progressivement à partir du Moyen Âge : on peut voir des documentaires très bien faits qui montrent les différentes phases (la partie la plus importante date du XVIe siècle).

4°) La promenade du tour de ronde est vraiment très belle. On peut y prendre un verre en dominant la vallée de l'Elbe.

5°) On peut y voir des caves impressionnantes qui permettent de tenir un siège.

6°) Comme l'espace de la forteresse est très vaste, il est boisé et comporte de beaux espaces très fleuris.

7°) J'ai été content de pouvoir visiter cette forteresse que j'avais vu sur un tableau de Bellotto à la National Gallery de Washington en 2017.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Il y a un charmant pavillon du XVIIIe siècle qui domine la vallée et dans lequel on ne peut pas entrer.

2°) La montée jusqu'à la forteresse depuis la gare en contrebas est vraiment raide. "Personnes peu ingambes s'abstenir".


















Bernardo BELLOTTO, La forteresse de Koenigstein, 1756-1758, National Gallery, Washington

mardi 13 août 2019

n°1203 : Exposition Nolde au musée de la Gare d'Hambourg à Berlin

Expostion Emil Nolde, l'artiste pendant le National Socialisme ++++ (n° 17 917)

Le 28 juillet 2019, je suis allé voir l'exposition Emil Nolde, une légende allemande, L'artiste dans le National Socialisme.

Ce que j'ai aimé :

1°) Cette exposition m'a permis de découvrir un musée que je n'avais pas encore visité à Berlin : le musée de la Gare d'Hambourg. La structure de cette ancien bâtiment du milieu du XIXe siècle est superbe. Comme au musée d'Orsay, on se dit que les gares sont des lieux formidables pour faire des musées.

2°) Emil Nolde est un de mes artistes du XXe siècle préféré. J'aime beaucoup ces paysages et des peintures de fleurs. Or, on peut en voir un très grand nombre dans cette exposition.

3°) Cette exposition est passionnante car elle montre comment à la fin des années 1950, l'Histoire a été complètement réécrite pour faire passer Nolde pour une victime du national-socialisme. Un nombre impressionnant de documents d'archives montrent que Nolde est resté jusqu'en mai 1945 un nazi antisémite convaincu et qu'il est resté un artiste très en vue jusqu'en 1941 (année la vente de ses oeuvres lui a le plus rapporté). Certaines de ses oeuvres ont fait partie de l'exposition sur l'Art dégénéré de 1937 mais il a réussi à les faire récupérer.

4°) Pendant toute la période nazie, Nolde a pris soin de ne plus faire de tableaux d'inspiration chrétienne ou biblique. Il a consacré certaines oeuvres à des thèmes de la mythologie germanique ou scandinave (qui ne sont vraiment pas le meilleur de sa production).

5°) L'exposition montre bien aussi comment après la mort de l'artiste, certains ont cherché à réécrire l'Histoire en faveur de Nolde. Cela explique peut-être pourquoi l'artiste a été si apprécié par les chanceliers de la République fédérale. L'exposition présente une citation pleine d'admiration d'Helmut Schmidt et elle se finit par le (superbe) tableau qui se trouvait dans le bureau d'Angela Merkel jusqu'il y a peu.

Je vais donc continuer à admirer l'oeuvre d'Emil Nolde mais pas pour le personnage qui pendant la période nazie a été du côté des salauds mais malheureusement ce n'était pas le seul. La chose la plus regrettable c'est que jusqu'à peu, on avait réussi à faire croire qu'il avait été victime de ceux dont il a surtout été complice.

 La structure de la Gare d'Hambourg à Berlin

Emil Nolde, La Pentecôte, 1909 (Galerie Nationale de Berlin)

Emil Nolde, Paysage (Frise du Nord), 1920 (Fondation Nolde de Seebüll)

Emil Nolde, Fermes dans la Marche, 1939 (collection privée)

Emil Nolde, Tournesols mûrs, 1932 (Institute of Arts Museum de Détroit)

Emil Nolde, Tournesols, 1928 (Collection privée)

Emil Nolde, Fleurs d'un jardin d'automne, 1934

Extrait d'une lettre écrite par Emil Nolde à sa femme en novembre 1940 et dans laquelle il montre son admiration pour Hitler et ton antisémitisme

Une citation d'Helmut Schmidt en 1981 (alors qu'il était était chancelier) et qui montre sa grande admiration pour Nolde "die absolute Krone").

Emil Nolde, Brecher, 1936. Ce tableau était exposé dans le bureau de la chancelière Angela Merkel de 2006 à 2019...

dimanche 11 août 2019

n°1202 : Gulliver's Travels


Gulliver's Travels ++++ (n° 17915)

Le 2 août 2019, j'ai fini de lire le livre de Jonathan SWIFT, Gulliver's Travels, 1726, Editions Wordsworth Classics, 1992, Réédition 2001.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un ouvrage que j'avais lu quand j'étais adolescent et j'ai eu un très grand plaisir près de 25 ans plus tard en anglais. L'ouvrage est dans une très belle langue.

2°) C'est un livre qui montre l'état d'esprit de l'Europe du XVIIIe sicècle : à la découverte du monde mais aussi qui n'hésite pas à se critiquer et à se poser beaucoup de questions sur elles mêmes.

3°) Parmi les voyages, j'ai préféré le dernier : celui chez les Houyhnhnms, les chevaux. On dirait que cela préfigure la Planète des Singes. Les humains, appelés les Yahoos, semblent de vrais sauvages immatures par rapport à cette sage civilisations.

4°) Il y a des passages qui permettent de faire des descriptions très intéressantes de la Grande-Bretagne du XVIIIe siècle.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Le 2e voyage, chez les Géants du Brobdingang, est moins intéressant. Cela fait un peu répétition par rapport au 1er chez les Liliputiens.

dimanche 21 juillet 2019

n° 1201 : Adam-François Van der Meulen par Isabelle Richefort

Adam François Van der Meulen par Isabelle Richefort +++I (n° 17 893)

Le 19 juillet 2019, j'ai fini de lire le livre de Isabelle RICHEFORT, Adam-François Van der Meulen, Fonds Mercator, 2004

Ce que j'ai aimé :

1°) Cet ouvrage est très complet concernant le parcours d'Adam-François Van der Meulen depuis sa jeunesse et sa formation à Bruxelles jusqu'à la célébrité qu'il a obtenu en travaillant pour le roi Soleil.

2°) On voit à quel point Van der Meulen a dû intriguer pour mener sa carrière, d'abord sous la protection de Charles Lebrun puis en s'en détachant.

3°) On voit aussi se mettre en place le style particulier à Van der Meulen avec pendant sa maturité les grandes scènes de bataille et les paysages de château.

4°) Il est intéressant de savoir à quels endroits se trouvaient les oeuvres (notamment pour ce qui concerne la décoration du château de Marly).

5°) L'ouvrage est très documenté avec un dossier final impressionnant (inventaires, correspondance,...)

6°) Les reproductions des oeuvres sont très belles.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Encore une fois dans ce genre de livre, il y a une séparation entre les pages où on peut voir les tableaux et celles (en fin d'ouvrage) où on peut lire une notice relative à l'oeuvre. Je trouve cela pénible.


samedi 20 juillet 2019

n°1200 : Le Musée de la Chartreuse à Douai

Maquette de la Chartreuse de Douai

Musée de la Chartreuse de Douai +++I (n° 17 892)

Le 13 juillet 2019, j'ai visité le musée de la Chartreuse de Douai.

Ce que j'ai aimé :

1°) Comme son nom l'indique, ce musée est situé dans ce qui était avant la Révolution française un couvent de l'Ordre des Chartreux. On peut donc pendant la visite admirer l'ancienne chapelle (où sont présentées des statues du XIXe siècle) et le cloître.

2°) Le musée possède une collection qui est loin d'être inintéressante d'art flamand, d'art hillandais, d'art italien, d'art français de la Renaissance au XIXe siècle (avec notamment deux peintures que j'ai beaucoup appréciées : une par Joos de Momper et une par Jean-Marc Nattier).

3°) Le musée présente le plan relief de Douai de 1709 fait sur ordre de Louis XIV.

4°) Il y avait une exposition sur un thème qui peut paraître surprenant : la bière. Cependant grâce à cette exposition on pouvait voir plusieurs peintures de grande qualité, notamment un Max Liebermann possédé par le Musée d'Orsay que je ne n'avais jamais vu.

5°) Le musée possède un MAAAgnifique portrait équestre de Louis XIV.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Il est dommage que le musée ferme entre 12h et 14h (mais il est vrai que le ticket du matin est réutilisable l'après-midi).

 La chapelle de la chartreuse avec des sculptures du XIXe siècle

 L'ancien cloître avec l'exposition consacrée à la bière

 Jan van Scorel, Polyptique de Saint Jacques et Saint Etienne, XVIe siècle

 Joos de Momper, Paysage des Alpes


 Le plan de Douai de 1709

 Pierre Rabon, d'après Charles Lebrun, Portrait équestre de Louis XIV.
Sur la gauche, Pensionnaire de Saraceni, Le reniement de Saint-Pierre, vers 1610.

Jean-Marc Nattier, Portrait de femme, Mme de Dreux-Brézé


Max Liebermann, Brasserie de campagne à Brannenbourg, 1893, provenant du Musée d'Orsay


Une affiche faisant la promotion de la bière française

dimanche 7 juillet 2019

n°1199 : Exposition de la collection Bührle au musée Maillol

Camille Corot, La liseuse, 1845/1850

Exposition de la collection Bührle au musée Maillol +++I (n° 17879)

Le 7 juillet 2019 je suis allé voir l'exposition consacrée à la collection Bührle au Musée Maillol

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est la 1ère fois que je visite ce musée (qui a ouvert en 1995). Le site est intéressant à voir avec un musée qui est situé dans un ancien hôtel particulier du 7e arrondissement (l'hôtel Bouchardon construit sur une parcelle assez étroite).

2°) L'exposition permet de découvrir des oeuvres qui étaient possédées par un magnat suisse de l'armement du milieu du XXe siècle. Elle ne cache pas les origines parfois contestables de la richesse de  Emil Bührle tout en mettant en valeur les étapes qui l'ont conduit à constituer sa collection.

3°) De nombreuses oeuvres présentées sont superbes avec notamment des Sisley, des Monet,  des Cézanne, des Van Gogh et des Vuillard.

4°) Les cartels sont vraiment très bien faits.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) L'exposition présente aussi de nombreux Renoir, Toulouse-Lautrec et Gauguin or je suis beaucoup moins fan.

2°) La collection permanente du musée (au dernier étage) n'est pas très enthousiasmante.

3°) L'exposition permet de voir une vidéo intéressante sur la collection mais l'espace pour la regarder est vraiment trop petit (avec juste 6 places pour s'asseoir).

 Alfred SISLEY, Eté à Bougival, 1876

Camille PISSARRO, Route de Versailles, Louveciennes, neige, 1870

Claude Monet, Champ de coquelicots près de Vétheuil, vers 1879

Henri Fantin-Latour, Pivoines et pêches, 1873

Edouard Vuillard, La visiteuse, vers 1900

 Vincent Van Gogh, Branche de marronniers en fleurs, 1890


Paul Cézanne, Le garçon au gilet rouge, vers 1888/1890