Le 5 avril 2026, j'ai fini de lire le livre de Guillaume VIRY, L'Esprit de sel, Editions du Canoë, 2025.
Ce que j'ai aimé :
1°) J'ai découvert ce livre complètement par hasard en écrivant un article sur Ita Zitenfeld, la première victime de la rafle du Vel d'hiv (voir article paru le 8 avril 2026). Guillaume Viry, tout comme moi-même, a été interpelé par ce que Laurent JOLY évoque à propos de cette femme qui habitait au 35, rue des Rosiers (Paris 4e) et qui a préféré mettre fin à ses jours plutôt que de risquer d'être arrêtée par la police française. Malgré les réserves que l'on peut lire plus bas dans cet article, j'ai été très touché par le fait qu'un écrivain consacre un ouvrage à cette femme oubliée.
2°) Guillaume Viry dans une langue très poétique essaie de retracer la destinée d'Ita Zitenfeld depuis la Pologne où elle avait vécu jusqu'au milieu des années 1930. Je trouve toujours impressionnant la capacité des romanciers à imaginer des parcours de vie.
3°) J'ai particulièrement apprécié le passage, page 91, dans lequel est évoquée le 35, rue des Rosiers et le fait que depuis le 4e étage, Ita Zitenfeld ne pouvait pas voir la rue.
Ce que j'ai moins aimé :
1°) Je ne suis pas complètement sensible à la poésie. J'aurais certainement préféré un récit plus classique.
2°) Pour ma part, je continue à me demander ce qu'Ita Zitenfeld a bien pu vivre et penser pendant la première partie de sa vie en Pologne. Comme je l'explique dans mon article de L'Indépendant du Cœur de Paris, elle était née en 1889. Elle avait donc 25 ans en 1914. Née en territoire dominée par la Russie mais tout près de la frontière avec l'Allemagne, elle est passée sous occupation allemande en 1915. Elle avait près de 45 ans, donc déjà une certaine expérience de la vie quand elle a décidé de quitter la Pologne en 1935. Le livre de Guillaume Viry en évoquant un amour déçu, passe à côté de cet aspect du destin d'Ita Zitenfeld.

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