Un bloc notes créé en janvier 2006 à vocation d'abord personnelle. Si cela en intéresse d'autres tant mieux sinon... tant pis !

mardi 11 mars 2008

n° 439 : La face cachée du Che

La face cachée du Che ++ (N°13 744)


Le 5 mars 2008, j'ai fini de lire, le livre de Jacobo MACHOVER, La face cachée du Che, Editions Buchet Chastel, 2007.


Ce que je n'ai pas aimé :


1°) C'est un livre où finalement on n'apprend pas grand chose : l'auteur dresse la litanie de toutes les saloperies faites par Che Guevara. Mais, comme dans tout, l'excès n'est pas bon et il en fait trop. Il finit même par lui reprocher d'avoir pleuré la mort d'un chiot. Ce n'est qu'un long réquisitoire.


2°) Moi qui suis plutôt un modéré et pas un fan des révolutions, je ne suis pas tomber des nues quand on décrit Che Guevara comme un personnage sans scrupules. Il faudrait tout de même rappeler que les situations révolutionnaires favorisent ce genre de comportement.


Ce qu'on peut apprécier malgré tout :


1°) Ce livre me conforte dans l'idée que Sartre était comme souvent à côté de la plaque. Il a dit à propos de Che Guevara "Cet homme n'a pas été seulement un intellectuel mais l'homme le plus complet de son époque". Che Guevara lui trouvait que Sartre avait une attitude "éternellement supérieure et pédante".


2°) Je n'avais jamais entendu parler du discours d'Alger (1965) dans lequel Che Guevara critiquait ouvertement la politique de "coexistance pacifique de l'URSS". Il est vrai que cela ne lui a pas porté chance ! (pages 76 et 122).


3°) Une phrase à retenir pour tous ceux qui penserait que le Che Guevarisme est un humanisme :"La haine intransigeante de l'ennemi, qui pousse au de-là des limites naturelles de l'être humain est en fait une EFFICACE, violente, sélective et froide machine à tuer"... Une belle analyse des comportements qui conduisent à commettre des génocides.


jeudi 6 mars 2008

n° 438 : Exposition "Paris en couleurs"

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Exposition "Paris en couleurs" +++I (N°13 739)

Jeudi 14 février 2008, je suis allé voir à l'hôtel de ville, l'exposition "Paris en couleurs".

Ce que j'ai adoré :

1°) Cette exposition permet de découvrir des photos en couleurs du Paris du début du XXe siècle. Il est intéressant de voir comment tout à changer et en même temps que rien n'est fondamentalement différent.

2°) On peut aussi voir des extraits de film en couleurs tournés en 1929.

3°) Une projection de photographies des années 40 permettent aussi de rappeler l'époque de l'occupation allemande puis de la Libération.

4°) Le 4e arrondissement n'est pas négligé. J'ai par exemple adoré la photo prise rue Beaubourg qui montre les immeubles qui existaient en 1914 à l'emplacement de l'actuel centre Pompidou.

5°) Le livre de l'exposition est très bien fait.

6°) C'est une exposition gratuite.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Il y a souvent de longues queues pour rentrer dans cette exposition qui de plus est fermée le dimanche.

2°) Je ne suis pas convaincu par les photos récentes des années 80. Elles sont en décallage complet par rapport au reste de l'exposition et mériterait une exposition à part.

J'ai déjà écrit un article sur cette expo pour le blog "Le 4e que j'aime". Vous pouvez aussi retrouver celui écrit par mon ami Marc sur son blog.

Voir aussi la vidéo très bien faite :

mercredi 5 mars 2008

n° 437 : Quand Versailles était meublé d'argent

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Quand Versailles était meublé d'argent ++ (N°13 738)

Samedi 1er mars, au château de Versailles, je suis allé visité l'exposition "Quand Versailles était meublé d'argent".

Ce que j'ai peu aimé :

1°) L 'exposition se tient dans les grands appartements qui du coup... sont dans la pénombre. Je n'ai pas du tout aimé voir toutes ses salles dans une quasi-obscurité et je suis surtout furieux pour les touristes qui découvriraient dans ces conditions le palais du Roi-Soleil...

2°) Je n'ai pas non plus apprécié la reconstitution en papier de la salle du trône (reconstitution de la réception de l'ambassadeur de Siam dans les années 1680.

3°) Comme Louis XIV a fait fondre toute sa collection de meubles et d'objets en argent à la fin des années 1680 (pour financer la guerre de la Ligue de Augsbourg), il ne s'agit ici que de copies faites pour les cours allemandes... pour avoir visiter des palais en Allemagne, je ne suis pas certain que les modèles germaniques ne soient pas un peu plus lourdeaux que les modèles français.

Ce que j'ai aimé malgré tout :

1°) Tout ce qui sert à montrer la grandeur de la France à l'époque de Louis XIV je suis pour !

mardi 4 mars 2008

n° 436 : Paris

Paris ++I (N°13 736)

Mardi 4 mars 2008, je suis allé voir le film "Paris".

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un film sur Paris. On y voit de nombreuses vues de la ville.

2°) J'avais peur que ce soir juste un panégyrique du Paris de Delanoë. Tel n'est pas le cas. Il y a des réflexions intéressantes notamment celle qui constate que la capitale devient une ville de riches.

3°) Juliette Binoche montre qu'elle est toujours une artiste formidable. Dupontel fait aussi une bonne performance.

4°) Une scène se passe dans le 4e arrondissement : l'Hôtel de Lauzun sur l'île Saint-Louis (et c'est bien car -même s'il appartient à la ville de Paris- il est très rare de pouvoir le visiter)

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Le film ressemble un peu trop à un documentaire : tous les lieux touristiques sont mis en évidence. J'aurais aimé découvrir des lieux moins connus et plus insolites.

2°) C'est un film de Klapisch mais il ressemble terriblement à un film à la Lelouche.

3°) Je ne supporte plus Fabrice Lucchini qui fait toujours le même genre de rôle : l'interro névrosé et verbeux.



Mon ami Marc a lui aussi fait un compte rendu de ce film sur son blog.

lundi 3 mars 2008

n° 435 : Versailles. Le chantier de Louis XIV

Versailles, le chantier de Louis XIV +++ (N°13 736)

Mercredi 27 février 2008, j'ai fini de lire le livre de François TIBERGHIEN, Versailles, le chantier de Louis XIV, 1662-1715, Perrin 2002.

Ce que jai aimé :

1°) C'est un livre parfait -son titre l'indique- pour tout savoir sur les étapes de la construction du château de Versailles.

2°) C'est un livre très intéressant pour tout connaître sur les métiers mobilisés pour ce chantier : des architectes, aux tailleurs de pierres, aux financiers, ...

3°) On se rend compte que bien évidemment c'est Louis XIV qui prenait beaucoup de décisions.

4°) Le livre montre que Versailles est la 1ère ville en France à avoir mis en place des règles d'urbanisme assez modernes (alignements, ramassage des ordures, ...)

5°) Un livre à lire aussi pour connaître les règles comptables qui permettaient de contrôler les achats et les commandes nécessaires.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Certains passages sont un peu fastidieux.

dimanche 2 mars 2008

n° 434 : Thésée de Lully

Thésée de Lully +++ (N°13735)

Mercredi 27 février 2008, Antoine m'a invité à aller avec lui voir l'Opéra Thésée de Jean-Baptiste Lully au Théâtre des Champs Elysées.

Ce que j'ai adoré :

1°) C'est un opéra dont le prologue est une oeuvre de propagande en faveur de Louis XIV dont on insiste sur la grandeur et sur l'idée que ce cher roi doit délaisser sa cour pour partir à la guerre. (L'Opéra a été écrit en pleine Guerre de Hollande, 1672-1678. La 1ère représentation a eu lieu en janvier 1675).

2°) J'ai beaucoup aimé les parties musicales surtout dans le prologue et le 1er acte dans lesquels les trompettes et les percussions donnent à plein. J'adore ce genre de musique baroque très rythmé. Bravo à la chef d'orchestre Emmanuelle Haïm.

3°) C'est un opéra en français et donc pourvu que l'on est pris soin de lire un petit résumé avant on peut assez facilement suivre l'histoire.

4°) J'ai tellement apprécié cet opéra que j'en ai acheté le seul CD disponible sur le marché.

5°) Pour en savoir plus sur cet opéra, vous pouvez aller sur ce site qui est très complet sur Lully.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Je n'ai pas été fan des décors. Les grandes images reproduisant des pièces du château de Versailles font un peu parc d'attractions.

2°) Je n'ai pas trop compris que pour costume des prêtres et des prêtresses de Minerve ont est chosi ceux de prêtres et de bonnes soeurs. Cela donne des scènes de danses qui frisent le ridicule.

3°) Le CD n'est pas facile à trouver et il n'est pas donné : environ 40 euros.


mercredi 20 février 2008

n° 433 : Une Vie

Une vie ++++ (N°13 724)

Aujourd'hui, mercredi 20 février 2008, j'ai fini de lire le livre de Simone VEIL, Une vie, Stock, 2007.

Ce que j'ai aimé :

1°) Le livre est très agréable à lire. Simone Veil réussit à passionner son lecteur par un ton à la fois humaniste et chaleureux tout en hésitant pas à livrer des points de vue bien tranchés.

2°) Les premiers chapitres sur les années 30 et sur la déportation sont un témoignage précis d'un itinéraire personnel dans la tragédie de l'Europe de cette époque.

3°) François Bayrou en prend plein la figure page 250 :"François Bayrou, que je connaissais alors à peine et auquel je faisais confiance, tant il m'était apparu intelligent et dynamique, venait de me donner la vraie mesure de son caractère, capable en quelques jours d'énoncer avec la même assurance une chose et son contraire, uniquement préoccupé de son propre avenir qui, depuis sa jeunesse, ne porte qu'un nom : l'Elysée". (page 250)

4°) Elle casse bien aussi Ségolène Royal : "Nicolas Sarkozy aime se battre. Il n'est à l'aise que lorsqu'il défend ses convictions face à un adversaire de poids. A cet égard, on ne peut pas dire que les dernières élections lui auront offert la possibilité d'un combat d'égal à égal. Je suis convaincue qu'il aurait préféré se retrouver face à Dominique Strauss-Khan, homme d'expérience et de compétence, plutôt que face à Ségolène Royal, plus inconsistance, plus floue dans ses jugements bien que plus entêtée dans l'erreur" (page 277).

5°) Sur les 35h, Simone VEIL n'hésite pas non plus à avoir un point de vue tranchant : "La démagogie de l'Etat providence a entraîné des comportements regrettables. Trop de gens ont perdu le sens et le goût du travail, sans pour autant cesser de déplorer la stagnation ou la baisse de leur niveau de vie" (page 311).

6°) C'est un très bon plaidoyer pour les grands combats de Simone Veil : la condition féminine (le droit de travailler et bien sûr l'IVG) et surtout la foi en la construction européenne.

7°) Simone Veil rappelle que sous Pompidou, elle s'est opposée à la diffusion du film "Le chagrin et la pitié de Max Ophuls" car il ne montrait que le côté le plus négatif des Français pendant l'Occupation. Simone Veil aime rappeler que la France est le pays qui a eu la part des Juifs la moins importante exterminée.

Ce que je n'ai pas aimé :

1°) Je trouve Simone Veil un peu sévère sur Raymond Barre.

2°) En ce qui concerne Jacques Chirac, c'est le seul personnage pour lequel finalement on ne peut pas savoir si c'est l'affection ou l'agacement qui l'emporte.

Une vie

jeudi 14 février 2008

n° 432 : The prince of Darkness

The Prince of Darkness (N°13717)

Le 5 janvier 2008, j'ai fini de lire le livre de Paul DOHERTY, The Prince of Drakness, 1992.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un livre que j'avais déjà lu en français. Ceux qui me lisent depuis longtemps sur ce blog savent que je suis un fan des romans policiers de Paul DOHERTY et particulièrement de la série Hugh Corbet. On peut donc trouver ce livre dans la collection 10/18 : le Prince dans les Ténèbres.

2°) L'histoire nous replonge dans la vie sentimentale très complexe du futur Edouard II, connu pour avoir été un roi homosexuel. Ici, le roman commence par l'assassinat d'une des ses maîtresses. Un livre qui se passe en 1300 à la charnière entre le XIIIe et le XIVe siècle.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) L'histoire finit de manière un peu alambiquée.

The Prince of Darkness

Articles précédents :

- le feu de Satan

- la galerie du Rossignol (Doherty sous le pseudonyme de Paul HARDING)

-sous le masque de Ré

- The Song of a Dark Angel

mardi 12 février 2008

n° 431 : Das Römisch-Germanische Museum (Cologne)

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Das Römisch-Germanische Museum ++++ (N°13 716)

Mercredi 2 janvier 2008, je suis allé visité le musée d'histoire antique "romain-germanique" de Cologne. C'est avec un très grand plaisir que j'ai retrouvé ce musée que j'avais visité en 1997.

Ce que j'ai aimé :

1°) J'adore ce lieu. Je le trouve très beau. La modernité des formes et les vues vers la cathédrale sont splendides.

2°) Le musée possède une impressionnante collection d'objet de la vie quotidienne des "germano-romains" : les Germains romanisés.

3°) On peut se rendre compte de l'importance de Cologne à l'époque romaine grâce à un plan en perspective très bien fait.

4°) Tous les cartels sont systématiquement traduits... en anglais.

5°) Le musée possède aussi de superbes mosaïques.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Le musée extérieurement n'est pas une très grande réussite. Cela n'embellit pas du tout les vues de la cathédrale depuis le Rhin. Img_9249

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lundi 11 février 2008

n° 430 : Le couronnement

Le couronnement de Boris AKOUNINE +++ (N°13 714)

Aujourd'hui, lundi 11 février 2008, j'ai fini de lire le livre de Boris AKOUNINE, Le couronnement, collection 10/18 N°3997, 2007, traduit du russe par Paul LEQUESNE, édition en russe, 1999.

Ce que j'ai aimé :

1°) On retrouve les aventures de l'agent FANDORINE, désormais âgé d'une quarantaine d'années. Le policier zélé s'est retiré de l'administration s'est retiré de l'administration mais il reprend du service pour démasquer un criminel qui n'hésite pas utiliser les pires méthodes.

2°) Le narrateur est un majordome qui nous montre tous les préjugés d'un personnage habitué à fréquenter l'aristorcratie russe de la fin du XIXe siècle.

3°) Ce tome nous replonge dans la Russie tsariste lors des cérémonies du couronnement de Nicolas II : un événement marqué par un mouvement de foule meurtrier.

4°) Ce roman nous conduit à découvrir les milieux homosexuels clandestins de la Russie de la fin du XIXe siècle. Il s'en passait de belles dans le Moscou de cette époque !!

Ce que j'ai moins aimé :

1°) J'ai trouvé le roman un peu long... On finit par se perdre dans les rebondissements même si ce ne sont que 15 jours du mois de mai 1894 qui nous racontés.

2°) Je reste un peu sceptique sur la fin même si elle est un peu inattendue... mais je n'en dirais rien pour ceux qui voudraient lire ce livre.

Le couronnement