Un bloc notes créé en janvier 2006 à vocation d'abord personnelle. Si cela en intéresse d'autres tant mieux sinon... tant pis !

lundi 14 décembre 2009

n° 588 : 2012

2012
2012 ++ (N°14 387)

Lundi 14 décembre 2009, j'ai vu le film 2012.

Ce que j'ai aimé :

1°) Il y a de supers effets spéciaux. J'ai particulièrement aimé les scènes au Vatican avec la chapelle Sixtine et Saint-Pierre de Rome.

2°) On ne s'ennuie pas malgré la longueur du film... Il y a plein de rebondissements et de nombreuses scènes d'action.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Le film repose sur une série de bons sentiments qui donne au film un ton très fade. Le président américain qui renonce à faire partie des rescapés c'est du n'importe quoi... Mon pessimisme naturel fait que je ne crois même pas que les dirigeants des différents pays agiraient ensemble et collectivement pour parvenir à un

2°) Les scènes finales de retour à la normale au bout d'une vingtaine de jours sont sidérants de bêtise !

3°) Il y a plein de scènes qui ne sont pas crédibles... tout est défoncé à peine 1 seconde après que les héros ne détalent.

samedi 12 décembre 2009

n° 587 : The Earth

The Earth +++ (N°14 385)

Le 11 décembre 2009, j'ai fini de lire le livre de Martin REDFERN, The Earth, A very short introduction, Oxord, 2003

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un livre très complet pour tout savoir sur la géologie et sur l'histoire de notre planète.

2°) J'ignorais que la petite période glaciaire du XVIIe siècle avait commencé en 1645 et fini en  1715 (page 11). Pendant cette période, l'énergie dégagée par le soleil n'a diminué que de 0,5% mais cela a suffi pour faire baisser les températures. Par un curieux hasard de l'Histoire, cela correspond exactement au règne de Louis XIV (1643-1715)... le Roi-soleil !

3°) Si on remonte 150 générations, on se retrouve à l'époque de la construction des Pyramides. Avec 300 générations, on remonte au début du néolithique et à l'apparition de l'agriculture. (p 21)
4°) Le premier grand géologue a été James HUTTON, auteur en 1795 de Theory of the Earth.

5°) Au XVIIe siècle, l'archevêque USSHER avait calculé que la création de la Terre datait de 4004 avant J.-C.

6°) Aucun forrage n'a réussi à aller à plus de 11 Km sous Terre.

7°) La Terre est protégée par un champ magnétique qui n'est possible que parce que l'intérieur de la Planète est en fusion. Dans 2 à 3 milliards d'année, le coeur terrestre aura fini de se solidifier et la Terre perdra cette protection magnétique.

8°) Dans les océans, la lumière solaire ne va pas au de-là de 50 mètres.

9°) la fonte des glaces n'a aucun effet sur le niveau de la Mer s'il s'agit d'iceberg. Ce qui provoquerait une montée des eaux c'est la fonte des glaces situés sur les continents (Inlandsis).

10°) La Mer Méditerranée si elle n'était plus reliée à l'océan atlantique s'évaporerait en à peine 1000 ans.

11°) Pour montre l'importante de la prévention : en 1988, le tremblement de terre de Pitak en Arménie dont la magnitude a été de 7 sur l'échelle de Richter a tué 100 000 personnes... alors qu'en 1989 un séisme de même magnitude à Loma Prieta près de San Francisco n'a tué que 62 personnes ! (page 124)

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Je dois admettre que la géologie continue de me laisser un peu froid..

lundi 7 décembre 2009

n° 586 : La route

La Route
La route ++I (N°14380)

Le 7 décembre 2009, je suis allé voir le film "La route".

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un film sur l'Humanité après la catastrophe et j'aime ce genre de films où tout notre confort quotidien a disparu. (Le dernier film que j'avais vu au cinéma était "Les derniers jours du monde"...) Cela lui est assez réussi.

2°) C'est une belle histoire entre un père et un fils.

3°) C'est un film qui fait réfléchir à propos de notre humanité". En cas de grave catastrophe, tous les interdits comme celui de l'anthropophagie disparaient-ils ?

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Il y a pas mal d'incohérence. Il n'y a plus d'animaux mais les hommes sont toujours là... étrange. Tout est détruit mais par contre il y a de magnifiques viaducs encore debout.

2°) Il ya quelques longueurs....

mardi 1 décembre 2009

n° 585 : The Government of the Qin and Han Empires



The Government of the Qin and Han Empires de Michael Loewe +++I (N°14 374)

Le 30 novembre 2009, j'ai fini de lire le livre de Michael LOEWE, The Government of the Qin and Han Empires 221 BCE-220 CE, Hackett, Cambridge, Etats Unis.

Ce que j'ai aimé :

1°) Malgré le sujet qui peut sembler un peu technique, l'auteur nous permet de survoler 400 ans d'histoire chinoise en centrant l'étude sur le pouvoir, les institutions et la façon dont ils se faisaient obéir du reste de la population. C'est très intéressant.

2°) Le livre permet de comprendre comment les empereurs Han ont réussi à perpétué l'expérience impériale du "fondateur" de la Chine une : Ying Zhen devenu empereur sous le nom de Huangdi (221 à 210 avant J.-C.). Le titre "huangdi" (=empereur) a survécu jusqu'en 1911. (avec une très longue interruption entre 220 et 581).

3°) J'aurais été incapble de donner le nom de l'empereur qui a fondé la dynastie Han. Il s'agit de Ying Zhen. Après lui 10 empereurs se sont succédés jusqu'en 9 après J.-C. (Dynastie des Han occidentaux). Un autre nom à retenir : Xiao He qui est le chancelier (de -206 à -193) qui a oeuvré à cette restauration impériale.

4°) Je ne savais pas qu'à l'époque de l'Empire, certains territoires étaient encore dirigés par des rois (même si les gouverneurs étaient les plus fréquents).

5°) On date de -186 la création des concours de la fonction publique.

6°) Page 121 : cette idée que la "Justice" des lois n'existe pas en Chine. L'important est que l'ordre règne !

7°) Autre idée qui n'exisite pas dans la Chine des Han : la notion de citoyen. Le peuple n'est pas consulté sur les décisions prises par l'Empereur. (page 135).

8°) Je n'avais jamais entendu parlé du système des "ordres" qui étaient comme des échelons que l'élite pouvait gravir. Le 20e ordre marquait l'entrée dans la noblesse.

9°) Cai Lun est d'après la tradition l'inventeur en -105 de la recette pour fabriquer du papier mais en fait il semble que l'invention soit plus ancienne.

10°) Au bout de plusieurs générations, seul l'Empereur Wudi (-141 à -87) a continué à recevoir les honneurs réservés aux anciens empereurs (par mesure d'économie ils ont été aboli pour les autres).

11°) Je n'avais jamais entendu parler de l'Empereur Wang Mang qui de 9 à 23 a provisoirement pris le pouvoir alors qu'il n'appartenait pas à la dynastie Han... Un usurpateur donc !

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Certains passages (peu cependant) sont un peu trop techniques.

2°) On aurait aimé en savoir plus sur le processus de dislocation du pouvoir impériale qui disparaît définitivement en 220 après J.-C. mais qui a cessé semble-t-il de fonctionner dès 184 (page 3).

lundi 30 novembre 2009

n° 584 : Elisabeth-Halle Swimmbad de Aix-la-Chapelle (Aachen)

Swimmbad Elisabeth-Halle d'Aix-la-Chapelle (Palatinat, Allemagne) +++I (N°14 373)

Lundi 30 novembre 2009, je suis allé dans une piscine d'Aix-la-Chapelle, Elisabeth-Halle.

Ce que j'ai aimé :

1°) Cette piscine est situé à quelques centaines de mètres de la Chapelle construite par Charlemagne donc en plein centre d'Aix-la-Chapelle.

2°) En semaine, elle est ouverte toute la journée. Il y a de la place pour les établissements scolaires et pour les nageurs.

3°) La déco qui date du début du XXe siècle est dans le style délirant de l'empereur Guillaume II. C'est assez surprenant. J'avais déjà vu le même genre de cadre nautique dans une piscine de Munich.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) La piscine est fermé le samedi à partir de midi et tout le dimanche. Quand, elle est fermée, il n'y auncun moyen de savoir que cette piscine est encore en activité.

2°) Le système des cabines est un peu flippant. Elles sont distribués tout autour du bassin mais il n'y a pas de serrure pour éviter les vols.

Le bassin



La statue centrale à l'extrêmité du Grand bassin.



Une statue qui décore le hall central après les caisses.

vendredi 13 novembre 2009

n° 583 : Architecture de A. BALLANTYNE

Architecture de Andrew BALLANTYNE +++ (N°14 356)

Aujourd'hui vendredi 13 novembre 2009, j'ai fini de lire le livre d'Andrew BALLANTYNE, Architecture, a very short introduction, Oxford University Press, 2002.

Ce que j'ai aimé :

1°) Comme souvent, les petits livres écrits spécialement pour cette collection qui ressemble à nos "Que sais-je ?" (contrairement à des rééditions d'ouvrages plus anciens reformatés) sont souvent très réussi. Il s'agit ici en une centaine de pages d'un essai sur les enjeux de l'architecture avec une brève histoire de son évolution.

2°) Ce livre fait l'effort d'appeler les souverains égyptiens... par leur nom égyption (par exemple Ramses II est Ozymandias (page 3)

3°) Le livre montre le lien -certes évident- entre la concentration de la richesse en un lieu et la richsse architecturale. Par exemple, la construction des pyramides en Egypte montre un effort national en un point du pays qui serait certainement insupportable aujourd'hui.

4°) Page 32, une remarque très intéressante à propos de Paris : c'est une des rares capitales où les principales réalisations architecturales ne sont pas les lieux de pouvoir mais des lieux consacrés à l'art (Tour Eiffel, Opéra(s), pyramide du Louvre,..).

5°) Je n'avais jamais entendu parler de la ville de Chandigarh (au Penjab en Inde) : le quartier administratif est un vaste espace construit par Le Corbusier...

6°) Au début du XIXe siècle, les catholiques irlandais ont construit énormément d'églises catholiques sur le modèle des temples grecs... pour rappeler qu'eux aussi subissaient une domination.

7°) Page 49, l'auteur affirme que les architectes, pour trouver des clients, doivent séduire... leur femme !

8°) Le livre consacre de longs développement à une église baroque de Bavière (la Wieskirche). Cela donnne envie d'aller la voir !

9°) Je n'avais jamais entendu parler de la Chiswick Villa de Londres (situé tout à l'Ouest de l'agglomération). Cela m'a donné envie d'aller voir !

10°) L'auteur fait de passionnant développement sur le Seagram Building (construit par Mies van der Rohe) de New York, gratte-ciel auquel je l'avoue je n'avais attaché aucune importante jusqu'à maintenant. Je ne suis jamais allé à Chicago mais le livre donne aussi envie d'aller voir la Tour du Chicago Tribune (1923-1925).

11°) Pour finir, il donne cette définition de l'architecture : "architecture is produced when a building and a culture come into contact, and connect in such a way that something valuable happens" (page 115).

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Il y a parfois quelques petites imprécisions... Page 41, l'auteur affirme que le mot "gothique" est une création du XVIIe siècle alors que le mot apparaît chez Vésale au XVIe siècle ! Page 96, l'auteur affirme que toutes les entrées Guimart du métro de Paris ont été démantelées sauf deux (celle d'Abbesses et de la Porte Dauphine). Il faudrait que l'auteur vienne faire un petit tout à Paris pour constater qu'heureusement tel n'est pas le cas. Il peut par exemple aller voir la station de l'île de la Cité (et de nombreuses autres de la ligne 4)...

mercredi 21 octobre 2009

n° 582 : The Great Depression & the New Deal

The Great Depression & The New Deal: A Very Short Introduction
The Great Depression & the New Deal +++ I (N°14 336)

Le 23 octobre 2009, j'ai fini de lire le livre d'Erich RAUCHWAY, The Great Depression & the New Deal, Very short introductions, Oxford University Press, 2008

Ce que j'ai aimé :

1°) Le livre rappelle la profondeur de la crise aux Etats Unis en 1932 au moment de l'élection présidentielle. Le chômage atteignait 25% de la population active et tout le système financier était au bord de l'effondrement total.

2°) Ce livre -dont le sujet peut sembler un peu aride- est en fait captivant car il va contre certaines idées reçues : F.D. Roosevelet était tout sauf un révolutionnaire. Il s'est opposé au principe d'une sécurité sociale universelle en insistant sur le fait que seuls les cotisants pourraient recevoir des indemnités santé ou retraite (page 101).

3°) Le livre rappelle de manière très détaillé la lutte menée par la Cour Suprême contre le New Deal au nom de la défense de la liberté privée et du fédéralisme. Cela n'a fait que renforcer F.D. Roosevelt qui a été triomphalement réélu en 1932 (60% du vote populaire, c'est-à-dire le meilleur résultat jamais obtenu par un président américain).

4°) Le livre rappelle qu'au moment de la prise de pouvoir par F.D. Roosevelt le parti Démocrate était encore marqué par son passé sudiste : il comprenait des conservateurs invétérés qui ont lutté pied à pied contre le président.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Il y a quelques longueurs sur les différents programmes mis en place dans le cadre du New Deal avec un nombre impressionnant d'initiales : A.A.A., N.I.R.A., T.V.A. (rien à voir avec l'impôt), W.P.A., E.R.A., W.I.B., ... C'est un peu pesant !

n° 581 : Exposition Turner and the masters


Turner and the master +++I (N°14 333)

Le 17 octobre 2009, je suis allé voir l'exposition Turner and the masters à la Tate Gallery de Londres.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est une exposition très complète qui montre que Turner s'est inspiré de nombreux grands peintres qui l'ont précédé : Rembrandt, Le Lorrain, Poussin, Canaletto,...). La juxtaposition de l'oeuvre du maître et de celle de Turner montrent les influences et les différences. Cette exposition a l'honnêteté de ne pas systématiquement montrer la suprématie de Turner sur ces prédesseurs.

2°) L'exposition montre que Turner a mis du temps à trouver le style qui fait de ce peintre un génie (je sais que mon avis n'est pas partagé par tous). Turner ne peint pas tant des paysages que la lumière elle-même. Par exemple, j'aime beaucoup la série de ces créations vénitiennes comme le tableau que j'ai photographié ci-dessus : Venise depuis le porche de l'église Notre-Dame de la Salute qui a été prété par le Metropolitan de New York.

Ce que j'ai moins aimé :
1°) Il y a quelques oeuvres de Turner qui sont vraiment peu intéressantes.

2°) Je n'ai pas réussi à faire partager autant que je l'aurais souhaité mon enthousiasme pour ce peintre anglais...

dimanche 4 octobre 2009

n° 580 : Le Montespan, le livre à ne pas lire !

Article tel que je l'avais publié sur Héliosse (avec les commentaires)
Le Montespan - (N°14316)

Commentaires


Coucou "Manu", j'ai bien aimé ton intitulé "Le Montespan. Le livre à ne pas lire !" , tu pourrais mettre aussi "à ne pas offrir"^^. Sinon, la foto avec ton oeil est sympa. Bises. Martin et Hélène.

En effet, la couverture est plutot ludique voire amusante mais le contenu décevant. De meme pour "Je, Francois Villon" qui m'avait été signalé et est également un livre à ne pas lire tant son contenu pue le mélange d'excréments, de foutre et de vulgarité. Alors certes on peut voir cet ouvrage comme un hymne au génie de la création sublime pourtant issue des bouges les plus crasseux et des méandres de l'alcool et du sexe (et déjà des prémices de la drogue d'après l'auteur...), mais soyons honnête, les livres de cet auteur n'ont rien d'historique et se complaisent plutot à satisfaire une sorte de voyeurisme malsain chez certains lecteurs tout en leur faisant prendre des vessies pour des lanternes tant les inexactitudes ponctuent les pages... En clair, courez chez votre libraire acheter une vraie biographie de Villon ou du Montespan et non un roman de seconde zone ! En définitive, "Le magasin des suicides" est le seul ouvrage à retenir de cet auteur qui, quand il ne se lance pas dans une étude peu rigoureuse du passé mais se projette plutot dans un avenir intemporel, peut enfin convaincre dans son approche romanesque.

Un livre ou un ramassis vulgaire de scènes douteuses. Inutile d'en parler, ça n'en vaut pas la peine. Je vous conseille plutôt de lire : -Madame de Montespan- Grandeur et décadence d'une Favorite du Lt Col² HENRI CARRE

vendredi 2 octobre 2009

n° 579 : La girafe de Charles X


La girafe de Charles X ++++ (N°14 314)

Le 1er octobre 2009, j'ai fini de lire le livre Michael ALLIN, La girafe de Charles X, éditions J.-C. Lattès (traduction de Stéphane CARN), 2000, édition originale américaine en 1998.

 Ce que j'ai adoré :

1°) Ce livre à travers le périple d'un girafe offerte à Charles X par Méhémet Ali, le souverain d'Egypte en 1827 nous apprend énormément de choses sur les girafes, la France de la Révolution, de l'Empire et de la Restauration, le déclin de l'Empire ottoman, l'histoire de l'Egypte.

2°) Le livre est captivant car le personnage de la girafe partie du Soudan pour arriver à Paris est plutôt sympathique.

Un livre CAPTIVANT !