Un bloc notes créé en janvier 2006 à vocation d'abord personnelle. Si cela en intéresse d'autres tant mieux sinon... tant pis !

mardi 23 juin 2009

n° 555 : Citizenship

Citizenship ++ (N°14 213)

Le 22 juin 2009, j'ai fini de lire le livre de Richard BELLAMY, Citizenship, A Very Short Introduction, Oxford, University Press, 2008.

Ce que j'ai aimé :

1°) Ce livre fait réfléchir à la notion de citoyenneté : elle de définit de trois façon : 1°)  l'appartenance à un groupe qui a des droits (souvent de nature politique), 2°) le fait de remplir des critères qui donne "droit à des droits", 3°) la participation à l'effort collectif et le fait d'agir dans la l'intérêt commun.

2°) Le livre insiste sur les deux conceptions antiques de la citoyenneté : la conception athénienne basée sur l'égalité en droit avec participation comune au pouvoir collectif et la conception impériale romaine : la protection juridique (réservée aux seuls citoyens), sans nécessairement recherche de l'égalité ni participation au pouvoir politique?

3°) Le livre souligne la crise de la citoyenneté : les plus déshérités n'y croient plus, les plus fortunés sont de moins en moins concernés par la recherche de l'intérêt collectif.

4°) En fin de livre l'index et la bibliographie sont très complets.

5°) Ce livre pose de manière très intéressante la question du droit de vote des immigrés.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Le sujet n'est pas toujours enthousiasmant !

mercredi 17 juin 2009

n° 554 : De sang froid

De sang-froid
De sang froid de Truman Capote +++ (N°14207)

Aujourd'hui, mercredi 17 juin 2009, j'ai fini de lire le livre de Truman CAPOTE, De sang-froid, traduit de l'anglais par Raymond, Girard, Folio, 2007, 1ère édition, 1972, édition originale en anglais, In cold blood, 1965.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un livre dans lequel Truman Capote mène une enquête très méticuleuse sur le contexte sociologique du meurtre de 4 personnes d'une famille d'une Kansas. Capote étudie aussi en détail la personnalité des deux meurtriers qui étaient deux pauvres types.

2°) Ce livre permet de mieux comprendre un film que j'ai vu en 2006 à propos de Truman Capote qui était incarné par Philipp Seymour Hoffman (voir article du 11 mars 2006).

3°) La lecture du livre m'a renforcé dans mon hostilité à la peine de mort...

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Truman Capote a un ton un peu condescendant pour les personnages qu'il décrit. Le genre intello qui regarde de haut tout le reste de la société.

2°) Il reste toujours descriptif sans mettre aucun affect dans le jugement qu'il porte sur les personnages et les situations qu'il décrit.

3°) On ressent parfois un sentiment de malaise tant il est difficile de comprendre l'itinéraire psychologique des deux meurtriers.

mardi 9 juin 2009

n° 553 : Une saison de machettes


Une saison de machettes +++I (N° 14 199)

Le 9 juin 2009, je viens de finir de lire le livre de Jean HATZFELD, Une saison de machettes, collection Point seuil, 2005, 1ère édition, Editions Seuil, 2003.

Ce que j'ai apprécié :

1°) C'est un livre à lire pour comprendre le génocide des Tutsis au Rwanda en 1994. L'auteur a été interrogé ceux qui ont participé à cette barbarie dans la région de Nyamata, au sud de Kigali, une région très marécageuse. L'ouvrage complète donc celui d'Esther Mujawayo, Survivantes, dont j'ai parlé précédemment (article du 3 janvier 2009).

2°) Ce livre permet de comprendre la spécificité de ce génocide : il n'y a presque eu aucun geste de protection, de pitié vis à vis des victimes. Des êtres humains se sont livrés à la barbarie la plus totale sans se poser de questions.

3°) Le pire est que ces hommes ne semblent pas avoir compris ce qu'ils ont fait. Ils semblent ne pas comprendre que le pardon ne va pas de soi.

4°) On se rend compte que même des enseignants, des prêtres ont participé au génocide et sans se poser la moindre question !

5°) Le livre montre très clairement comment les cadres de la société avait planifié le génocide dans les mois précédents (notamment avec le personnage de Joseph-Désiré Bitéro).

6°) Dans le chapitre (les souffrances) qui commence page 146, on se rend compte que certains de ces personnages ont pris non seulement du plaisir à tuer mais ils voulaient faire souffrir leurs victimes "Les tortures étaient comme des récréations au milieu d'un long labeur".

7°) Certains groupes qui étaient très soudés comme des équipes de foot-ball ou des chorales n'ont pas empêché l'accomplissement du génocide. Au contraire, ce sont ceux qui en faisaient partie qui ont tué les tutsis qui en étaient aussi membres.

8°) Ce livre permet de comprendre la responsabilité de la France qui a formé l'armée rwandaise et les milices qui par la suite ont commis le génocide. De plus, on sent un sentiment très profond pour dénoncer le fait que les "blancs" sont partis en laissant les Tutsis se faire massacrer sans réagir.

Ce que j'ai moins apprécié :

1°) Ce livre est tragique car il nous interpelle sur la nature profonde de l'être humain. A ne pas lire dans les moments de graves doutes existencielles.

jeudi 4 juin 2009

n° 552 : Hélène Berr - Journal

Hélène BERR, Journal ++++ (N°14 194)

Le 2 juin 2009, j'ai fini de lire le livre préfacé par Patrick MODIANO, Le Journal d'Hélène BERR, Tallandier,2007.

Ce que j'ai aimé :

1°) Il s'agit d'un témoignage d'une immense richesse. Une jeune parisienne, juive, née en 1921 écrit son journal d'avril 1942 à mars 1944 (avec une pause entre de novembre 1942 à août 1943). On peut y lire le quotidien d'une population subissant l'antisémitisme et assistant à la déportation progressive de tous ses proches. Page 167, H. BERR écrit "L'horrible engrenage tourne, tourne et happe sans cesse".

2°) Ce journal présente une grande qualité littéraire avec des pages passionnantes sur le statut de l'écrivain. Je pense notamment aux pages 168-169. On comprend qu'Hélène BERR veut témoigner.

3°) Ce livre montre la force de l'amour puisqu'on se rend assez vite compte qu'elle puise une partie de son courage dans le sentiment qu'elle porte à son fiancé : Jean Morawiecki.

4°) Cette jeune femme était étudiante en Sorbonne où elle s'était spécialisée en anglais. Elle nous fait part de ses lectures ce qui donne envie d'en partager avec elle. Du coup, je viens de m'acheter le livre de Roger Martin du Gard, Les Thibault. De plus, je cherche le livre de Georges Duhamel (dont j'ai lu toute la saga des Pasquier étant jeune) intitulé Les martyrs dont nous parle Hélène Berr. A la fin du livre, les éditeurs ont eu la très bonne idée de faire une liste complète des ouvrages évoqués par Hélène BERR.

5°) Ce livre est un manuel d'Humanité. Hélène BERR essaie de comprendre. Elle avoue elle-même finir par ressentir de la haine pour les Allemands mais elle éprouve de la honte.

Ce que j'ai moins aimé :
1°) Je ne suis pas certain que la préface de Patrick Modiano apporte grand chose. Le petit texte final de Mariette JOB suffisait largement.

2°) Il faut admettre que la 1ère partie (avril 1942- novembre 1942) est beaucoup moins riche historiquement et que le style y est beaucoup plus télégraphique.

lundi 1 juin 2009

n° 551 : Le cadavre anglais

Le cadavre anglais de Jean-François PAROT +++ (N° 14 191)

Le 29 mai 2009, j'ai fini de lire le livre de Jean-François PAROT, Le cadavre anglais, collection 10/18, 2008, 1ère édition, Lattès, 2007.

Ce que j'ai aimé :

1°) Voici le 7e volume des aventures de Nicolas Le Floch. Comme dans le sang des farines, nous sommes toujours au début du règne de Louis XVI, précisément en 1777. C'est toujours avec un grand plaisir que l'on retrouve le Paris et le Versailles de cette époque.

2°) Dans ce roman, Nicolas Le Floch en vient à se brouiller avec Sartine, ministre de la marine de Louis XVI dont il avait été proche... L'affaire est due aux prémisces de la guerre d'Indépendance des Etats Unis. La France et l'Angleterre affutent leurs armes.

3°) C'est toujours avec un grand plaisier que l'on retrouve Monsieur de Noblecourt et le logis de la rue Montorgueil.

4°) Le livre rend hommage aux qualités humaines de Louis XVI... même si ce n'est pas cela qui faisait les grands rois !

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Les descriptions des plats mangés façon recettes de cuisine deviennent un peu répétitives.

dimanche 31 mai 2009

n° 550 : Looking for Eric

 Ken Loach dans Looking for Eric (Affiche)
Looking for Eric ++++(N° 14 190)

Le 30 mai 2009, je suis allé voir le film de Ken Loach, Looking for Eric. J'ai adoré !

Ce que j'ai aimé :

1°) J'aime énormément les films qui décrivent les classes populaires en Angleterre. Mon premier coup de coeur, à l'âge de 19 ans, avait été pour High hopes de Mike Leigh. Avec ce film de Ken Loach, on retrouve ce même genre d'ambiance. Ce sont toujours les mêmes intérieurs, les mêmes familles recomposées, les mères donnant naissances à des bébés dès l'adolescence, la violence présente au quotidien, mais aussi la solidarité, la recherche du bien être "autrement'.

2°) Ce film redonne la "patate". Eric Cantona donne dans ce film une vraie leçon de philosophie au personnage principal Eric Bishop interprété par Steve Evets.

3°) Ce film est un hymne à l'amitié.

4°) Ce film montre comment un gentil jeune homme (le fils) peut vite se retrouver dans une histoire de gang qui le dépasse.

5°) On ressort du film en sachant tout sur les meilleure moments de la carrière d'Eric Cantona à Manchester United.

6°) Ce film est une célébration non-stop de l'amitié... franco-anglaise. On se rend compte combien les anglais aiment notre langue, notre accent... et Eric Cantona ! C'est rassurant car quand on va en Angleterre comme cela m'arrive assez souvent on doute parfois de ce sentiment...

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Le film laisse penser que la drogue est un moyen de s'en sortir et permet de reprendre confiance en soi... C'est grâce à la consommation de cigarettes "améliorées" que Eric Bishop se retrouve en présence de son idôle Eric Cantona.

vendredi 29 mai 2009

n° 549 : Six siècles de peintures chinoises

Six siècles de peintures chinoises ++ (N°14 188)

Le samedi 16 mai 2009, profitant de la nuit des musées, je suis allé visiter l'exposition"Six siècles de peintures chinoises" au musée Cernuschi.

Ce que j'ai aimé :

1°) Dans la 1ère salle, il y avait de magnifiques oeuvres restaurées de l'époque des Ming et des Quing avec de superbes paysages.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Pour le reste, l'exposition présente beaucoup d'oeuvres du XIXe siècles et surtout du XXe siècles et là j'ai beaucoup moins aimé... On peut donc être déçu par ce qui est présenté par rapport aux affiches de l'exposition.

jeudi 28 mai 2009

n° 548 : Corpse candle

Corpse candle +++ (N°14 187)

Le 20 mai 2009, j'ai fini de lire le livre dePaul DOHERTY,Corpse candle, Headline, 2001

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un livre très réussi de la série Hugh Corbett. Une série de meurtres a lieu dans un monastère. Le 1er crime, celui de l'abbé, s'avère avoir une origine très surprenante...

2°) Le roman repose sur une histoire d'amour expliqué vers la fin qui est très belle.

3°) Chaque chapitre commence par des citations latines dont certaines sont très intéressantes : Par exemple ;
-  "Nam concordia parvae res crescunt, discordia maximae dilabuntur" (Tout comme la concorde fait croître les petites choses, la discorde détruit même les grandes) [Sénèque]
- "Justitia est constans et perpetua voluntas ius suum cuique tribuens" (La justice est la volonté constante et perpétuelle de donner à chacun ce qui lui est dû) Justinien.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Les Paul Doherty, j'en lis trop... je vais finir par faire une overdose !

mardi 19 mai 2009

n° 547 : Good Morning England

 Richard Curtis dans Good Morning England (Affiche)
Good Morning England +++I (N°14 178)

Le 16 mai 2009, je suis allé voir le film Good Morning England.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un film où on ne s'ennuie pas. On retrouve l'Angleterre en cours de libération sociale des années 60 : une radio libre émet depuis la Mer du Nord au grand dam du gouvernement.

2°) L'ambiance sur ce bateau relève du phalanstère avec cette différence que pour éviter les débordements, il n'y a pas de femmes (sauf la cuisinière Lesbienne). L'ambiance relève donc aussi d'un monastère un peu particulier.

3°) On ressort en ayant envie de s'écouter quelques bons tubes de rock des années 60. On peut le faire en allant sur le site officiel du film.

4°) Le casting est génial. Je ne suis pas fan de Philip Seymour Hoffman mais dans ce film il est génial. On retrouve avec plaisir Kenneth Branagh et Emma Thompson dans le même film. Le jeune acteur qui joue "young Karl", Tom Sturridge est parfait. Une mention spéciale aussi pour celui qui joue le rôle du maître à bord, Quentin, Bill Nighy.

5°) Le film tourne parfois à la fable avec un Kenneth Branagh qui joue parfaitement bien le rôle du méchant membre du gouvernement.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Le titre français fait allusion à un autre film fait à propos d'une radio militaire pendant la guerre au Viet-Nam. Le titre original "The boat that rocked" est beaucoup mieux... Le bateau qui tanguait (et qui rock'n rollait) mais c'est vrai que c'est dur à rendre en Français).

2°) La nostalgie des années 60 donne parfois dans l'exaltation des Soixante-huitards attardés. Je ne suis pas toujours convaincu.

mardi 12 mai 2009

n° 546 : Commis d'office

 Hannelore Cayre, Roschdy Zem dans Commis d'office (Affiche)
Commis d'office ++I (N°14 171)

Le 11 mai 2009, je suis allé voir le film Commis d'office.

Ce que j'ai aimé :

1°) En ce moment, en éducation civique j'étudie la justice avec mes élèves de 4e. Voilà un film intéressant pour ce chapitre et principalement pour l'étude du métier d'avocat.

2°) Le film montre combien certains avocats peuvent être des ripoux.

3°) De nombreuses scènes se passent autour du palais de Justice avec quelques vues prises du 4e arrondissement.

4°) Je trouve qu'en général Roschdy Zem fait des films intéressants et tel est le cas dans ce film. Jean-Philippe Ecoffey est génial dans le rôle de l'avocat grossier et véreux.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Le scénario est un peu classique. Les méchants sont très méchants et les gentils sont des gentils et tout fini plutôt bien.

2°) Les scènes qui se passent en prison montrent un monde pluôt gentillet... peut-être un peu idéalisé.

3°) Je ne comprends pas pourquoi Mathias Mlekuz a toujours droit à des rôles d'avocat (on l'a déjà vu dans Avocats et associé).