Un bloc notes créé en janvier 2006 à vocation d'abord personnelle. Si cela en intéresse d'autres tant mieux sinon... tant pis !

dimanche 30 juin 2019

n°1198 : Le Musée National du Palais à Taïpei

Le Musée National du Palais de Taïpei ++++ (n°17 872)

Le 1er et le 5 mai 2019, j'ai visité le Musée National du Palais à Taïpei

Ce que j'ai aimé :

1°) Ce musée expose une partie de la collection qui se trouvait à l'époque impériale dans les collections de la capitale à Pékin. On peut y voir une profusion de porcelaines, de bronzes et de jades.

2°) Les oeuvres sont présentées dans des salles spacieuses et très agréables.

3°) Les cartels sont bien faits (avec notamment une version en anglais).

4°) Il y a un service d'ordre très efficace pour empêcher les visiteurs de hurler dans le musée.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Une grande partie de la collection de peintures a été transférées dans une annexe du musée à l'autre bout de l'île de Taïwan.

2°) Lors de mon passage, le 1er mai (comme c'était un jour férié), il y avait un monde de fou. Le système de consigne était complètement désorganisé.

3°) Pour aller au musée, il faut prendre des bus. Aucune station de métro n'est située tout près.

 Deux des vitrines du département bronze


Vitrines du département porcelaines Ming


Vase à couvercle, Porcelaine ding, Song du Nord, 10e siècle.

Bol en porcelaine blanc bleu avec décor de fleurs des quatre saisons, Règne de Yongle (1403-1424), Dynastie Ming

Pendantif en jade avec double dragons, Entre fin des Royaumes Combattants et début de l'époque Han (1er millénaire avant J.-C.)

Grues en jade, Dynastie Yuan ou Ming (XIIIe/ XVIIe siècle)

Chou en jade, XIXe siècle


samedi 29 juin 2019

n°1197 : Exposition Rouge au Grand Palais


Expostion "Rouge" au Grand Palais +++I (n° 17871)

Le 28 juin 2019, je suis allé voir l'exposition "Rouge" au Grand Palais

Ce que j'ai aimé:

1°) C'est une une exposition très riche qui est consacrée à l'art en URSS de 1917 à 1953 : des débuts du régime soviétique à la mort de Staline. On voit comment un Etat totalitaire se structure avec une importante création artistique qui peu à peu se fige.

2°) De nombreuses formes d'art sont évoquées : peintures, sculptures, théâtre, cinéma, architecture, design. C'est très intéressant.

3°) L'exposition nous permet de voir de nombreuses oeuvres de l'époque du stalinisme triomphant avec l'architecture grandiose et le réalisme soviétique.

4°) Un nombre impressionnant d'oeuvres ont été prêtées par les musées des pays de l'ex-URSS.

5°) L'exposition montre aussi l'influence de l'URSS sur les partis communistes d'Europe pendant cette période.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Cette exposition ne fait qu'évoquer de manière très allusive les millions de personnes qui ont été victime de ce totalitarisme (les procès de Moscou sont évoqués sous la forme d'une vidéo, la vie dans les goulags évoquée surtout à propos de la construction du Canal de la Mer Blanche).

2°) Il aurait été bon de se demander si une forme de contre art officiel a pu se maintenir ou pas du tout.

 Vladimir lebedev, Le fantôme rouge du communisme se déplace à travers l'Europe, 1920 (Galerie nationale Tretiakov, Moscou)

Assiette "L'intelligence ne supporte pas l'esclavage", 1918, (Musée d’État russe, Saint-Pétersbourg)

Alexandre RODCHENKO, Pur rouge, 1921, (Collection privée, Moscou)

 
 Isaac BROODSKY, Devant le cercueil du chef, 1925 (Musée d'Etat d'histoire, Moscou)

Une table de jeu d'échec dans une maison de loisirs pour ouvrier dans les années 1920/1930

Gustav Klucis, Dressez la bannière de Marx, Engels, Lénine et Staline ! , esquisse d'une affiche de 1933 (Musée des Arts de Lettonie, Riga)

Alexandre Samokhvalov, La sportive au bouquet, 1935 (Galerie Nationale Tretiakov, Moscou)

Alexandre Deïneka, Donbass, La pause déjeuner, 1935 (Musée des Beaux Arts de Lettonie, Riga)

Boris Iofane, Vladimir Chtchouko, Vladmir Gelfreikh, Maquette du Palais des Soviets, 1932 (Musée national d'architecture, Moscou)

 Karo Alabian et Boris Iofane, Maquette du pavillon de l'URSS pour l'exposition universelle de Paris, 1937 (Musée national d'architecture, Moscou)

Une salle de l'exposition

Alexandre Deïneka, V.I. Lénine en promenade avec des enfants, 1938 (Musée central des forces armées, Moscou)

Anatoli Yar-Kravtchenko, A.M. Gorki lit aux camarades J.V. Staline, V.M. Molotov et K.M. Vorochilov, son comte La Jeune fille et la mort, le 31 octobre 1931, 1941, (Galerie Nationale Tretiakov, Moscou)

Alexandre Guerassimov, Staline devant le cercueil de Jdanov, 1948 (Musée d'Etat et centre d'exposition ROSIZO, Moscou)

Vassily Efanov, J.V. Staline, V.M. Molotov et K.M. Vorochilov au chevet de A.M. Gorki malade, 1940-1944 (Galerie Nationale Tretiakov, Moscou)






vendredi 28 juin 2019

n°1196 : Exposition Berthe Morisot au Musée d'Orsay


Exposition Berthe Morisot +++I (n° 17870)

Le 23 juin 2019, je suis allé voir l'exposition Berthe Morisot qui se tient au Musée d'Orsay.

Ce que j'ai aimé :

1°) Cette exposition s'intéresse beaucoup à la famille de Berthe Morisot, Or, c'est une famille qui m'intéresse un peu puisque je fréquente des descendants de la famille de sa mère, Marie-Joséphine-Cornélie Thomas. Il n'est pas si fréquent que je visite une expo d'une artiste qui a joué un rôle important dans l'histoire familiale (notamment grâce aux toiles qu'elle a laissées).

2°) L'exposition permet de montrer la variété des thèmes peints par Berthe Morisot (on connaît surtout ses représentations de jeunes filles) et de sa palette (je trouve qu'on montre trop habituellement les peintures où son style est proche de Renoir alors qu'il y a dans cette expositon des oeuvres qui sont plus proches de Monet).

3°) L'exposition présente un très grand nombre d'oeuvres avec des thèmes intéressants qui peuvent par exemple nourrir une thématique intéressante concernant la place des femmes dans la Société.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Il est dommage qu'on n'ait pas déplacé dans l'exposition une des superbes peintures de Manet qui représente sa belle-soeur, Berthe Morisot. Ce sont de superbes peintures qui rendent hommage formidablement à Berthe Morisot (on aurait au moins pu signaler que ces oeuvres sont présentées deux étages plus haut dans le musée).

2°) Il est dommage qu'on ne fasse pas de liens avec l'oeuvre de la nièce Berthe Morisot, Paule Gobillard, qui est représentée dans certaines peintures et dont le style est très influencé par sa tante.

Voici 5 des peintures présentées dans l'expositon : 













lundi 24 juin 2019

n° 1195 : Exposition Le modèle noir au Musée d'Orsay


Exposition Le modèle noir au Musée d'Orsay +++I (n° 17866)

Le 23 juin 2019, je suis allé voir l'exposition "Le modèle Noir" au musée d'Orsay.

Ce que j'ai aimé :

1°) L'exposition est très complète pour ce qui concerne les tableaux célèbres avec des modèles noirs dans les œuvres d'après 1815. Presque tous sont là : Géricault, Delacroix, Manet, ...

2°) L'exposition est aussi très intéressante en ce qui concerne le statut des noirs avec notamment la question de l'abolition de l'esclavage au XIXe siècle.

3°) L'exposition s'intéresse aussi à l'utilisation de l'image des noirs dans la société (par exemple la publicité, les spectacles,...).

Ce que j'ai moins aimé :

1°) L'exposition déborde largement le XIXe siècle puisqu'elle couvre aussi le XXe siècle. Elle aurait donc pu aussi consacrer une salle au modèle noir avant : je pense par exemple à deux oeuvres superbes de Rubens et de David.

2°)  On a du mal à pouvoir se faire une idée de ce que penser ces hommes et ces femmes qui étaient complètement objectisés... mais il est vrai que c'est en fait toute la question du modèle que cela pose.

3°) Je trouve que le titre de cette exposition est très réducteur par rapport à la richesse de son contenu (la question de l'esclavage, des troupes coloniales,...).








samedi 18 mai 2019

n° 1194 : Royaumes oubliés : De l'Empire Hittite aux Araméens


Exposition Royaumes Oubliés +++I (n°17 829)

Le 10 mai 2019, je suis allé visiter l'exposition au Louvre l'exposition "Royaumes oubliés, de l'Empire Hittite aux Araménes".

Ce que j'ai aimé :

1°) L'exposition -comme son nom l'indique- nous fait mieux connaître ou découvrir des Etats qui ont dominé le Nord du Proche-Orient à la fin du IIe millénaire et au début du Ier millénaire avant J.-C., en particulier les petits Etats araméens qui sont nés après l'effondrement de l'empire Hittite.

2°) L'univers culturel de l'exposition est en partie connu avec des influences mésopotamiennes et égyptiennes mais il est intéressant de voir des apports locaux avec par exemples des écritures complètement méconnues.

3°) L'exposition permet de se rendre compte que le Louvre possède en réserve d'importantes collections relatives à ces Etats et civilisations qui ne sont pas présentées dans les collections permanentes.

4°) On peut aussi admirer des objets qui viennent de nombreux autres grands musées : le British Museum, le Pergamon (avec des statues colossales qui ont fait le déplacement) et le Musée National de Copenhague.

5°) On peut voir une vidéo très intéressante sur le site de Tell Hafaf (dont une partie des sculptures conservés au Pergamonmuseum de Berlin ont explosé lors du bombardement de 1945).

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Il est dommage qu'il n'y ait pas davantage de passerelles vers les objets présentés dans les collections du Louvre en Egypte, en Mésopotamie et dans les salles assyriennes. Il aurait été intéressant de faire des ponts.

2°) Il est dommage que l'exposition ne présente aucune oeuvre en provenance du musée national d'archéologie d'Istanbul (que j'ai visité fin décembre 2018) : il possède une très intéressante collection d'objets hittites.

"créature hybride", un moulage de très bonne qualité d'après un original provenant de Karkemish, 1000-900 avant J.-C., British Museum


 figurine de cavalier, Terre cuite, Karkemish, 1400-1200 avant J.-C.,
musée du Louvre

 Tête de lion provenant de la base de la statue de Katuwa, basalte, Karkemish, Londres, British Museum


Jambage de porte inscrit, basalte, Karkemish, 900 avant J.-C., British Museum

 Vase à piedestal, Syrie du Nord ?, vers 800-750 avant

figurine de déesse aux lions, bronze, région du Hauran (?), Syrie, 1000-700 avant J.-C., Musée du Louvre.

Lion gardien, Basalte, Hama (Syrie), vers 850/750 avant J.-C., Copenhague museum national of Danemark

 Statues en basalte provenant du site de Tell Halaf (Syrie), vers 900 avant J.-C., fouilles de von Oppenheim, Pergamonmuseum, Berlin

 Bas relief orné d'une autruche avec une perdrix sur son dos, Calcaire peint en rouge, Tell Halaf, vers 900 avant J.-C., Pergamonmuseum, Berlin

Socle aux sphynx, Tell Hafaf, vers 900 avant J.-C., Pergamonmuseum, Berlin


Statue funéraire dite de "déessse trônant", basalte, Tell Hafaf, 1000/800 avant J.-C., Pergamonmuseum, Berlin

Statuette de dieu guerrier, bronze et or, Lattaquié, 1300-1200 avant J.-C., Musée du Louvre

 Plaque représentant un sphynx, Ivoire, Arslan Tash, 900-700 avant J.-C., Musée du Louvre


Plaque représentant un cervidé, Ivoire, Arslan Tash, 900-700 avant J.-C., Musée du Louvre

 Stèle du prêtre Si-Gabbor, basalte, Neirab, région d'Alep (Syrie),  700 à 600 avant J.-C., Musée du Louvre


mercredi 15 mai 2019

n° 1193 : The Pale Criminal


The Pale Criminal de Philip Kerr ++I (n° 17 826)

Le 5 mai 2019, j'ai fini de lire le livre de Philip Kerr, The Pale Criminal, Penguin Books, 2015, 1ère édition 1990.

Ce que j'ai aimé :


1°) Il s'agit du 2e tome des enquêtes de Bernie Gunther, un détective privé qui reprend du service dans la police allemande dans ce volume, en 1938. Nous sommes en plein coeur de l'Allemagne nazie avec les rivalités entre les différents services de police.

2°) L'enquête montre l'horreur de la propagande antisémite avec les délires auxquels elle peut conduire.

Ce que j'aime moins :

1°) Je suis toujours très mal à l'aise avec cette fiction qui se déroule dans l'Allemagne nazie. J'ai vraiment du mal à avoir du plaisir à être replonger dans une période aussi affreuse. Vraiment je n'aime pas.

2°) L'enquête concerne une horrible affaire de serial killer de jeunes filles et là aussi c'est assez écoeurant.

Bref, en ce qui concerne Philip Kerr -que certains idolâtrent- je vais m'en arrêter là.