Un bloc notes créé en janvier 2006 à vocation d'abord personnelle. Si cela en intéresse d'autres tant mieux sinon... tant pis !

samedi 25 juillet 2020

n°1233 : Evening in the Palace of Reason


Evening in the Palace of Reason ++I (n°18 264)

Le 13 juin 2020, j'ai fini de lire le livre de James R. GAINES, Evening in the Palace of Reason, Harper, édition 2005.

Ce que j'ai aimé :

1°) La démarche est intéressante : elle conduit à comparer la vie de Jean-Sébastien Bach (1685-1750) et celle de Frédéric II (1712-1786) avec comme point de départ leur rencontre à Potsdam au château de Sans Souci en 1747.

2°) Le livre nous replonge dans l'univers musical de l'époque avec un nombre impressionnant de compositeurs qui ont été contemporains de Jean-Sébastien Bach  tels que Hasse.

3°) Le livre nous permet de nous plonger de manière très précise et très détaillée dans certaines oeuvres de J.-S. Bach : par exemple "L'offrande musicale" écrite par Bach pour Frédéric II.

4°) On se rend compte que Carl-Emmanuel Bach, le fils de Jean-Sébastien, avait des relations compliquées avec son père puisqu'il a certainement contribué au piège musical tendu par Frédéric à J.-S. Bach.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Le parti pris de décrire en parallèle la jeunesse de J.-.S Bach et de Frédéric II alors qu'ils avaient 27 ans de différences (c'est-à-dire une génération). Cela rend cet ouvrage un peu bancal.

2°) Musicalement, il y a des passages un peu ardus et techniques d'un point de vue musical. 

vendredi 17 juillet 2020

n°1231 : Le Musée de Picardie à Amiens


Le Musée de Picardie à Amiens +++ (n°18 256)

Le 12 juillet 2020, j'ai visité le Musée de Picardie à Amiens

Ce que j'ai aimé :

1°) Le musée vient de rouvrir et il a été complètement rénové. Les espaces sont lumineux et le lieu est plutôt agréable.

2°) La collection de peintures du XVIIe XVIIIe comporte quelques oeuvres vraiment intéressantes : notamment Simon Vouet, de Champaigne, de Ribera,  Van Goyen, Salomon van Ryusdael,  Van Beyeren (indispensable,), plusieurs Chardin, des Hubert Robert en grand nombre.

3°) La collection médiévale est aussi intéressante avec notamment un baptême de Clovis en ivoire que l'on voit dans de nombreux manuels d'histoire sur le haut Moyen Âge.

4°) La collection archéologie vaut aussi le coup d'oeil, avec notamment, quelques objects de l'époque romaine.

5°) Il y a une très jolie salle avec des scènes de chasse peintes pour les petits appartements de Louis XV à Versailles.

6°) Le musée possède un tableau représentant l'exécution de Charles Ier. Je ne savais pas qu'il était conservé à Amiens.

7°) Il y a une petite statuette de chevalier du XIIe siècle que je trouve sublime.

8°) Le musée possède une surprenante copie du radeau de la Méduse.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) En cette période de crise sanitaire, j'ai constaté que la réservation par Internet n'était pas simple (même si finalement ça s'est bien passé)  mais les procédures n'étaient pas claires.

2°) Je ne suis pas fan de l'aspect très minéral du "jardin" situé devant la façade principale.

3°) Dans les peintures du XIXe siècles, il n'y a rien de très passionnants (même le Gustave Courbet, peintre que j'aime beaucoup, est loin d'être son meilleur.

4°) Je ne suis pas un grand fan de Puvis de Chavanne qui a décoré le grand escalier du musée.

5°) Louis Tocqué est un portraitiste du XVIIIe siècle que j'aime beaucoup, mais l'exemplaire d'Amiens n'est pas son meilleur.

Le grand escalier

Vue de l'accès de la collection de peintures



Jusepe de Ribera, Le miracle de Saint Donat d'Arezzo, 1652

 Simon Vouet, autoportrait présumé, vers 1620/1625

Peintre anonyme, L'exécution de Charles Ier sur la place de Whitehall à Londres, après 1649

Abraham van Beyeren, Nature morte aux poissons, vers 1650-1660

Jacob Jordaens, Buste de vieillard croisant les bras et se tirant la barbe, vers 1618-1620

 Scènes de chasse pour les petits appartements de Versailles, vers 1735-1737 (Parrocel, Lancret, Boucher, Carle van Loo, Jean-François de Troy)

Jean-Siméon Chardin, Nature morte, 1731-1733

Franceso Guardi, vue de l'entrée d'un chenal avec deux tours, 1770/1780

Une surprenante copie du radeau de la Méduse de Géricault, réalisé par deux peintres vers 1859/1860

Louis-Léon Cugnot, Corybante étouffant les cris de Jupiter enfant, 1867, bronze

tablette babylonienne, règne de Rim-Sîn, (1822-1763 avant J.-C.)

Plaque de reliure de Saint Rémi, vers 880

Statuette de chevalier, Nord de la France, 2nde moitié du XIIe siècle




vendredi 10 juillet 2020

n°1230 : Robespierre, histoire d'une solitude




Robespierre, histoire d'une solitude de Max Gallo +++ (n°18 249)

Le 7 juillet 2020, j'ai fini de lire le livre de Max GALLO, Robespierre, Histoire d'une solitude, Livre de poche, 1974, 1ère édition, Perrin, 1968

Ce que j'ai aimé :

1°) Robespierre est un personnage que je connaissais très mal. Max Gallo a essayé de restituer la complexité du personnage avec notamment les blessures de l'enfance : un père parti, une mère décédée alors qu'il était très jeune.

2°) On se rend compte à quel point le jeune homme a été brillant, réussissant à obtenir une bourse au collège Louis le Grand à Paris alors qu'il était d'Arras.

3°) On se rend compte de l'extraordinaire complexité de la période révolutionnaire avec notamment les derniers mois. Ce qui a finalement perdu Robespierre c'est l'élimination des partis les plus menaçants, les Montagnards (avec Hébert) guillotinés en mars 1794, puis les Girondins (avec Danton et Desmoulins) guillotinés en avril 1794.

4°) On se rend compte de cette impressionnante obsession de Robespierre pour le refus du matérialisme et son attachement profond à une forme de spiritualisme.
 
Ce que j'ai moins aimé :

1°) Malgré ce livre je n'arrive pas à comprendre quel était le ressort profond de Robespierre. Que souhaitait-il profondément ?  cela reste complètement incompréhensible.

2°) La vie privée de Robespierre reste un grand mystère. Une forme de pruderie asexuée assez difficilement compréhensible.




mardi 26 mai 2020

n°1229 : Orient Extrême de Robert Guillain

Orient Extrême +++I (n° 18 204)

Le 4 mai 2020, j'ai fini de lire le ivre de Robert Guillain, Orient Extrême, 1986, Edition Point Seuil, 1989

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un livre passionnant pour toute personne qui s'intéresse à la Chine et au Japon de la fin des années 1930 à la fin des années 1970. Robert Guillain a été correspondant de l'agence Reuters, puis de l'AFP puis du Monde en Asie de l'Est. Il a directement été impliqué dans dans la guerre sino-japonaise à partir de 1937, dans le Japon en guerre contre les Etats-Unis de 1941 à 1945.

2°) Ce livre est une déclaration d'amour au Japon. Il y a des pages sublimes sur ce pays.

3°) L'auteur n'a pas de sympathie pour le communisme et pour Mao mais il explique bien comment le basculement dans le communisme a permis à la Chine de mettre fin au désordre.

4°) Il y a aussi un petit passage par l'Inde juste avant l'indépendance de 1947. Ce passage est très intéressant.

5°) Il y a un passage intéressant concernant la France : "Ce qui choque en particulier, c'est cette sorte de guerre civile permanente dans laquelle se trouve plongé les Français, cette incapacité de faire l'union". (page 450)

vendredi 17 avril 2020

n° 1228 : Louis Le Vau et les nouvelles ambitions de l'architecture française (1612-1654)

Louis Le Vau et les nouvelles ambitions de l'architecture française 1612-1654 ++++ (n° 13 165)

Le 13 avril 2020, j'ai fini de lire le livre d'Alexandre COJANNOT, Louis Le Vau et les nouvelles ambitions de l'architecture française, Picard, 2012

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un ouvrage consacré à Louis Le Vau qui est un architecte certes connu mais dont j'avoue l'importance par rapport à François Mansart m'avait vraiment échappé.

2°)  L'ouvrage est intéressant car il retrace de manière très minutieuse ce que l'on sait des origines familiales de Louis Le Vau (qui sont assez modestes puisque son père Louis Le Veau était un tailleur de pierres donc un simple artisan) et de ses premiers travaux.

3°) Louis Le Vau était véritablement un "enfant" du 4e arrondissement. Il a été élevé près de l'église Saint-Jean-en-grève (qui se trouvait derrière l'actuel Hôtel de Ville) puis il s'est installé sur l'Île Saint-Louis (à côté de l'Hôtel Lambert dont il est l'architecte) avant de revenir rive droite rue du Roi-de-Sicile.

4°) Ce livre contient un nombre impressionnant de vue, de projets et de reconstitutions des créations de Le Vau entre le moment où il est devenu majeur (1637) et le moment où il s'impose comme 1er architecte du roi (1654).

5°) J'ai particulièrement la volonté de l'auteur de reconstituer la disposition intérieure des pièces à l'intérieur des édifices construits par Le Vau.

6°) L'auteur montre aussi comment Louis Le Vau travaillait avec un entourage d'artisans (avec qui il était lié par des alliances matrimoniales) comme par exemple des charpentiers.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Il y a quelques pages un peu ardues sans aucune illustration où il faut un peu s'accrocher mais on est emporté par l'intérêt de ce livre.

2°) De nombreuses créations de Le Vau ont disparu. On aimerait en savoir plus sur leur localisation précise et où ils seraient localisés aujourd'hui : je pense par exemple au château du Raincy qui était un petit Vaux-le-Vicomte construit une dizaine d'années plus tôt.




lundi 13 avril 2020

n°1227 : Fondation Beyeler à Bâle


La Fondation Beyeler à Bâle +++I (n°18 161)

Le 4 janvier 2020, je suis allé visiter la fondation Beyeler à Bâle.

Ce que j'ai aimé :

1°) L'endroit est super. Un pavillon moderne posé en plein milieu d'un parc, le long de la vallée du Rhin. Ce lieu rappelle l'architecture des pavillons de thé japonais.

2°) Les oeuvres  présentées pendant ma visite m'ont permis de voir plusieurs tableaux superbes de peintres que j'apprécie tout particulièrement, notamment Monet, Cézanne et Pissarro.

3°) J'ai aussi découvert deux artistes contemporains qui font des oeuvres intéressantes : les ciels du peintre brésilien de Lucas Arruda et les représentations hyper-réalistes d'une artiste australienne d'origine juive irakienne Toba Khedoori.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) La fondation ne présente pas toutes les œuvres qu'elle possède.  Il y a un nombre important d'artistes majeurs dont elle possède des exemples qui n'étaient pas du tout présentés.

 Long couloir latéral donnant vers la vallée du Rhin

Une des salles ouvertes sur la pièce d'eau et le jardin

 Une vue sur les enfilades de salles

Vincent Van Gogh, Champ aux meules de blé, 1890

Paul Cézanne, La route tournante en haut du chemin des Lauves, 1904-1906

Toba Khedoori, sans titre (branches 1), 2011/2012

Toba Khedoori, sans titre (pavage), 2014

Lucas Arruda, sans titre, tiré de la série Deserto-modelo, 2016

jeudi 9 avril 2020

n°1226 : Expo Scherer au Museum für neue Kunst de Fribourg


Expo Scherer au Museum für neue Kunst de Fribourg +++I (n° 18 157)

Le 2 janvier 2020, je suis allé visiter l'exposition "Expressionist Scherer" au Museum für neue Kunst de Fribourg-en-Bresgau.

Ce que j'ai aimé :

1°) J'avoue que je ne connaissais pas Herman Scherer. C'est un peintre qui a eu une existence très brève (1893-1927). Il a un style très proche d'un peintre expressionniste que j'apprécie beaucoup : Ernst Ludwig Kirchner. Il était à la fois ami et rival de ce peintre. Les paysages de Scherer sont difficiles à distinguer de ceux de Kirchner.

2°) Scherer a fait des portraits que je trouve très réussi, notamment des portraits de lui malade (il a fini d'ailleurs par mourir après ses différents passages en clinique).

3°) Le musée de Fribourg peut grâce à cette exposition mieux faire connaître ce peintre dont il possède plusieurs oeuvres dans sa collection.

4°) L'exposition est bien faite pour connaître aussi la vie du peintre avec des cartels très complets en allemand et en en français.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Il y a une certaine tristesse dans cette exposition... mais il est vrai que le peintre étant mort jeune cela n'incite pas à la joie délirante !

 Paysage de montagne, la Vallée du Sertag à Davos, vers 1924

Châtaigniers, 1925-1926

Portrait de Fritz Sulzbachner, vers 1923-1926

Autoportrait dans un paysage, vers 1925/1926

Le malade (autoportrait devant son lit), 1925




samedi 4 avril 2020

n°1225 : La Société anglaise de Français Bédarida


La société anglaise de François Bédarida +++ (n° 18 152)

Le 1er avril 2020, j'ai fini de lire le livre de François Bédarida, La Société anglaise du milieu du XIXe siècle à nos jours, édition Point Seuil, 1990

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un des livres que je viens de récupérer dans une bibliothèque de personnes qui avaient des goûts pour l'Histoire et donc certains ouvrages complètent la mienne. Je n'avais pas lu ce livre de François Bédarida, directeur de l'Institut du temps présent de 1978 à 1990 et qui est décédé en 1990. Il concerne cependant un thème qui m'intéresse beaucoup : la société anglais et son évolution du milieu du XIXe siècle au moment où l'ouvrage est paru en 1990.

2°) L'auteur essaie de dégager des faits structurants de la société anglaise : un sens du compromis et de l'intérêt collectif, le respect pour les élites et l'argent, une haute idée de sa propre nation.

3°) L'ouvrage propose une multitude de statistiques sur l'évolution des classes sociales, l'éducation t la pratique religieuse. Il est très complet.

4°) L'ouvrage a en grande partie été écrit dans les années 1970. Il est dans une langue française qui paraît déjà très soutenue aujourd'hui alors qu'à l'époque c'était la norme. On n'écrit point souvent encore comme cela de nos jours.

5° ) En fin d'ouvrage, on trouve une impressionnante bibliographie et aussi une chronologie très complète.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) L'ouvrage a été en grande partie avant 1980. Il cherche donc à dégager des grandes évolutions qui sont complètement remises en cause par "l'ajout" qui correspond aux années 1980 et à l'ère Thatcher qui contredisent presque complètement ce qu'avait écrit l'auteur pour toute la période qui précède.

2°) Il est aussi intéressant de voir que l'auteur prédit que la vocation du Royaume Uni est désormais en Europe. Il n'a pas du tout vu venir la lame de fond du Brexit près de 20 ans plus tard. La question du sentiment européen n'était pas encore un problème majeur en 1980 ou en 1990. Cela montre à quel point il faut être prudent avec "L'Histoire du Temps présent" et encore plus si on prétend en tirer des conclusions pour le futur.

 3°) L'auteur fait le choix de laisser complètement de côté l’Écosse alors que c'est un sujet passionnant.




jeudi 2 avril 2020

n°1224 : The Beauty of Ceramics

The Beauty of Ceramics +++I (n° 18 150)


Le 12 novembre 2019, j'ai fini de lire le livre de Lin Mei-Chu, "Imperial Taste: The Beauty of Ceramics", 1ère édition 2016

Ce que j'ai aimé :

1°) Il s'agit d'un petit ouvrage format poche avec de très belles reproductions des porcelaines du musée de Taïwan qui possède la collection de l'ancien Palais impérial de Pékin. On peut ainsi retrouver un très bel échantillon des collections de ce musée (auquel j'ai consacré l'article n°1198).

2°) L'ouvrage explique de manière chronologique les grandes évolutions de la production des céramiques en Chine en montrant les origines au néolithique.

3°) L'ouvrage est très développé sur l'époque des Song qui occupe 70 pages sur les 174 de l'ouvrage.

4°) L'ouvrage propose des cartes assez claires de localisation des fours de porcelaine à différentes époques. 

Ce que j'ai moins aimé :

1°) L'ouvrage passe un peu rapidement sur la période Ming et les superbes créations impériales du XVe siècle qui est une des plus belles périodes pour la qualité des porcelaines de mon point de vue.



dimanche 22 mars 2020

n° 1223 : The Tartan Pimpernel de Donald Caskie


The Tartan Pimpernel de Donald Caskie ++++ (n°18 139)

Le 22 février 2020, j'ai fini de lire le livre de Donald Caskie, The Tartan Pimpernel, Editions Birlinn, 1999.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un témoignage incroyable écrit par un pasteur de l'Eglise d'Ecosse. En charge de l’Église de Paris pendant la 2nde Guerre mondiale, il a connu l'exode et il s'agit des mémoires écrites par lui-même.

2°) Pendant l'exode, un passage est sidérant : celui où il a failli se faire lynché pendant l'exode dans un village du Sud-Ouest car il a été pris pour un espion allemand (alors qu'il était écossais).

3°) Le récit permet de comprendre comment à Marseille puis à Grenoble il a réussi à monter des réseaux de résistance pour permettre aux ressortissants britanniques (et en particulier les membres des forces armées) de pouvoir s'échapper.

4°) Un récit est très intéressant : celui où il permet à des prisonniers de guerre britannique à la Turbie (une ville que je connais bien près de Monaco) de s'échapper grâce à un sous-marin venu chercher les fugitifs en sous-marin.

5°) Parmi ceux qui jouent le rôle de véritable "salaud", cet agent britannique qui travaillait en fait pour la Gestapo et a conduit au démantèlement du 1er réseau mis en place par Donald Caskie à Marseille.

6°) L'ouvrage rend aussi hommage à ces Français qui ont risqué leur vie pour permettre aux Britanniques de pouvoir fuir.

7°) En ces temps de Brexit, ce livre montre un engagement vibrant pour le sentiment européen (il le dit textuellement page 204 où il se rejouit d'avoir dû apprendre la langue française quand il était élève.

8°) La 2e partie du récit, après son arrestation, permet de comprendre l'enfer qu'on connu les prisonniers résistants dans les prisons italiennes et allemandes (avec finalement un note encore plus dure contre les méthodes transalpines).

9°) Il est aussi réconfortant de se rendre compte que finalement, Donald Caskie a peut-être échappé a pire grâce à un pasteur allemand qui l'a protégé.

10°) C'est aussi un témoignage sur la Libération de Paris : enfermé à Saint-Denis aux portes de Paris, dans un camp pour prisonniers britanniques, c'est dans une certaine confusion qu'il comprend que les troupes allemandes ont quitté le camp.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Il s'agit d'une source "brute". On aimerait une édition critique de cet ouvrage avec des compléments (par exemple avec des témoignages de personnes qui se sont échappées grâce au Pasteur Caskie, des notes sur les camps de prisonniers visités par Caskie, des notes sur les prisons où lui-même a été enfermé).