Un bloc notes créé en janvier 2006 à vocation d'abord personnelle. Si cela en intéresse d'autres tant mieux sinon... tant pis !

mardi 9 octobre 2018

n° 1174 : Un peuple et son roi

Un peuple et son roi - (n°17 609)

Le 10 octobre 2018, je suis allé voir le film "Un peuple et son roi"

Ce que je n'ai pas aimé :

1°) Ce film raconte la Révolution française du 14 juillet 1789 à janvier 1793 avec le parti pris de la montrer uniquement du  côté du peuple. Cependant, c'est vraiment une vision hyper simpliste. On ne comprend aucun des ressorts politiques de l'époque.

2°) De nombreux événements sont effleurés dans jamais rentrés dans le fond. Par exemple, lors du passage des femmes à Versailles en Octobre 1789, tout semble pacifique. Rien sur la prise du château et les soldats qui déjà à l'époque ont été tués.

3°) Pour le procès du roi en janvier 1793, c'est encore plus fort. Le vote est détaillé mais on n'a jamais l'occasion d'entendre le roi.

4°) Il y a des des erreurs grossières : par exemple, lors du retour du roi de Varennes en 1791, quand il passe place Louis XV (actuelle place de la Concorde), on montre des enfants juchés sur une statue avec la tête non pas de Louis XV mais de Louis XIV.

5°) Le roi Louis XVI apparaît très peu sauf dans une scène ridicule de cauchemar dans lequel Louis XIV, Henri IV et Louis XI lui reproche sa molesse.

Ce que j'ai quand même aimé :

1°) Il y a un casting de bonne qualité. Par exemple Olivier Gourmet est très bien en artisan verrier. L'acteur qui joue Marat est aussi très bien.

2°) Le seul passage vraiment intéressant entre la fuite à Varennes et la prise des Tuileries. On comprend la particularité de cette période pendant laquelle les députés sont inquiets d'un éventuel basculement du pays dans l'anarchie si le roi est écarté du trône.

lundi 17 septembre 2018

n° 1173 : Empire of the Seas


Empire of the Seas +++ (n° 17 586)

Le 8 septembre 2018, j'ai fini de lire le ivre de Brian LAVERY, Empire of the Seas, Conway 2009, Réédition Bloomsburry 2015

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un livre passionnant sur l'histoire de la Marine britannique de la fin du XVIe siècle jusqu'à 1918.

2°) Il y a de petites biographies très bien faites sur des personnages importants qui ont joué un rôle important pour la Flotte de guerre britannque.

3°) Ce livre rend hommage à la France qui à deux reprises a servi de modèle pour moderniser les bateaux de guerres : le 74 canons des années 1740 (avec des canons sur seulement deux niveaux), le premier bateau de guerre complètement en métal et à vapeur , la Gloire, en 1859.

4°) L'ouvrage montre bien comment à partir de la fin de la présence britannique en 1660 (vente de Calais) et l'Union avec l'Ecosse (1603 puis Royaule Uni en 1707), la flotte de guerre est devenue la seule force vraiment utile pour défendre le Royaume Uni puisqu'il n'y avait plus de frontière terrestre à défendre. 

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Je n'ai pas bien compris pourquoi le livre s'arrête en 1918. Il aurait été intéressant de prolonger au-delà jusqu'en 1945.


samedi 1 septembre 2018

n° 1172 : Frederick The Great de Tim Blanning


Fredrerick the Great the Tim Blanning +++I (n° 17569)

Le 29 août 2018, j'ai fini de lire le livre de Tim BLANNING, Frederick the Great , King of Prussia, Penguin, 2016, 1ère édition, Allen 2015.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est la 3e biographie que je lis de Frédéric II de Prusse qui est un monarque très intéressant du XVIIIe siècle. C'est une version intéressante car le Pierre Gaxote (paru chez Fayard) est passionnant mais parfois un peu trop porté sur la vie privée de Frédéric II et le Jean-Paul (paru lui aussi chez Fayard en 2004) est un peu trop désincarné. L'historien Tim Blanning réussit à faire un juste milieu.

2°) L'auteur rend compte de la complexité de Frédéric II, un despote éclaire qui a parfois des aspects très modernes tout en étant foncièrement un monarque autoritaire.

3°) L'ouvrage permet de faire un survol très bien fait de la vie artistique dans l'entourage de Frédéric II.

4°) L'ouvrage montre bien la complexité de la relation entre Frédéric II et son père le roi-sergent, Frédéric-Guillaume Ier. Après une période de haine intense il montre que dans les années 1730, le père et le fils ont trouvé un modus vivendi (notamment grâce au mariage de Frédéric II en 1733.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) L'ouvrage tourne parfois autour du pot concernant l'homosexualité de Frédéric II. Les nombreux détails donnés concernant les personnages choisis par le roi pour l'entourer tout autant que les décors qu'il avait sélectionné pour son château de Sans Souci sont pourtant très clairs !

2°) Il ya dans l'ouvrage des cartes des batailles mais je trouve qu'elles ne sont pas très claires pour comprendre le déroulement et la stratégie.


jeudi 30 août 2018

n° 1171 : My Lady


My Lady +++ (n° 17 568)

Le 29 août 2018, je suis allé voir le film My Lady.

Ce que j'ai aimé :

1°) Emma Thomson est géniale en juge britannique ! Elle donne au personnage toute son élégance.

2°) Le film permet de se pencher sur le fonctionnement du système judiciaire britannique (avec notamment les perruques et le décorum qui sont encore très présents).

3°) Le film pose des questions éthiques concernant la médecine et la religion avec des témoins de Jéhovah qui refuse les transfusions sanguines.

4°) Le film pose aussi la question d'un couple (la Juge et son mari) qui est tombé dans la routine du quotidien.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Je n'ai pas du tout aimé la façon dont le film finit...

dimanche 26 août 2018

n° 1170 : London's Triumph


London's Triumph de Stephen Alford ++++ (n° 17564)

Le 23 août 2018, j'ai fini le livre de Stephen ALFORD, London's triumph, Merchant Adventurers and the Tudor City, Pelican, 2017

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un livre passionnant : l'auteur s'intéresse à la ville de Londres sur une relativement courte période de la fin du XVe siècle au début du XVIIe siècle. L'ouvrage montre que c'est la période clé pendant laquelle Londres est devenue un des coeurs commerciaux et financiers de l'Europe.

2°) L'auteur retrace le parcours de marchands, d'explorateurs, de financiers qui ont pris les risques qui ont permis à Londres conduisant à la découverte de nouvelles routes commerciales.

3°) L'auteur dresse aussi le paysage sociologique du Londres de cette époque avec un impressionnant renouvellement en raison des épidémies. De nombreux membres de la bourgeoisies londoniennes avaient des origines provinciales ou étrangères.

4°) Les illustrations permettent de retrouver le portrait de certains marchands sont le parcours est décrit, notamment Thomas Gresham peint par Anthonis Mor, qui a été le concteur du Royal Exchange ouvert en 1565.

5°) Ce livre nous replonge dans un Londres dont les rues et les bâtiments ont en grande partie disparu en raison de l'incendie de 1666.

6°) On se rend compte combien -comme souvent en Histoire- le hasard joue un rôle non négligeable. La volonté de trouver une route vers la Chine a conduit les marchands londoniens à découvrir la navigation en Russie en longeant par le Nord la Scandinavie. La recherche d'une route vers la Chine par l'Arctique a conduit ainsi à l'établissement de routes commerciales directes avec l'empire russe dans les années 1550/ 1560.

7°) Le livre montre aussi l'importance de la ville d'Anvers dans le commerce et la finance européenne jusqu'aux années 1560. La révolte des Provinces Unies contre l'Espagne à partir de 1568 a conduit à réorganiser les flux.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Pour les illustrations, il serait bon de mieux préciser leur origine. Par exemple le tableau de Thomas Gresham par Anthonis Mor (que l'on trouve au Rijskmuseum d'Amsterdam).

vendredi 3 août 2018

n° 1169 : Mission Impossible


Mission Impossible +++ (n° 17 541)

Le 3 août 2018, je suis allé voir le film Mission Impossible "Fall Out"

Ce que j'ai aimé :

1°) Je suis allé voir ce film car de nombreuses prises de vues ont été prises à Paris : de ce côté on n'est pas déçu avec un focus particulier sur le 4e : on peut voir la rue François Miron, la rue des Barres, la rue Jean Du Bellay en plein coeur de l'action. Ce qui est amusant c'est que dans les scènes de course poursuite, d'une prise de vue à l'autre on se retrouve dans des quartiers assez éloignés les uns des autres : on peut reconstituer mentalement d'où à où ils passent d'une image à l'autre.

2°) Le film est aussi tourné à Londres (ville que j'aime aussi beaucoup) mais à côté des prises de vue à Paris, on voit que Londres ne vaut pas tripette.

3°) Dans le casting, un des principaux rôles est joué par Henry Cavill.  Un acteur que je suis depuis longtemps.Il jouait dans le film 300 (voir mon article du 22 mars 2007) Il a un peu vieilli mais cela nous arrive à tous.

4°) Les scènes d'actions sont vraiment très très bien tournées. 

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Je n'arrive jamais à tout comprendre dans ce genre de film. Entre "les méchants", la CIA, le MI6 et les Missions impossibles, j'ai été un peu perdu.

mardi 31 juillet 2018

n° 1168 : La cathédrale d'Anvers

La Cathédrale d'Anvers +++I (n° 17 538)

Le 13 juillet 2018, j'ai visité la cathédrale d'Anvers.

Ce que j'ai aimé :

1°) La cathédrale a des proportions impressionnantes. Elle possède un clocher gauche très élevé, environ 123m) (un peu comme à Strasbourg) et un étrange dôme polylobé à la croisée des transepts.

2°) Dans la cathédrale sont exposées de nombreux retables (en raison notamment de la fermeture du Musée des Beaux Arts d'Anvers).

3°) Des maquettes permettent de bien comprendre les différentes étapes de la construction (du milieu du XIVe au début du XVIe siècle).

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Il faut payer pour entrer dans la cathédrale. Je trouve toujours ça un peu bizarre de devoir payer pour rentrer dans un lieu religieux.

2°) Au tympan central, le jugement dernier est dans un goût qui rappelel Viollet-le-duc...












Quentin Metsys, La déploration du Christ, 1509-1511
Retable de la corporation des Menuisiers

Bernard van Orley, Le Jugement dernier avec les sept oeuvres de la Miséricorde, vers 1517-1525
Retable des Aumôniers de la Chambre des Pauvres

Pierre-Paul Rubens, L'érection de la Croix, 1609-1610
Maître autel de l’ancienne église Sainte Walburge, à côté du Steen

Pierre-Paul Rubens, La descente de Croix, 1611-1614
Triptyque de la Guilde des Arquebusiers

Pierre-Paul Rubens, La résurrection du Christ, 1612
peint pour l'épitaphe de Jean Moretus et Martina Plantin

samedi 28 juillet 2018

n° 1167 : Le Musée des Arts décoratifs de Gand

Le Musée des Art décoratifs de Gand - (n° 17 535)

Le 15 juillet 2018, j'ai voulu aller visiter le musée des Arts décoratifs de Gand qui m'avait été recommandé par une personne qui l'avait visité il y a quelques années et dont j'ai trouvé trace dans mon guide vers daté de 1988. On y annonçait des boiseries, du mobilier et des porcelaines de Chine.

Ce que j'ai détesté.

Arrivé sur place, je me suis rendu compte que ce lieu est devenu un "musée du design". Ayant pris la peine de demander au caissier si on pourrait y voir des objets anciens celui-ci a eu le regret de nous dire que ce n'était pas l'objet du musée...

J'aimerais vraiment beaucoup savoir où est passé le fond du musée. 


mercredi 25 juillet 2018

n° 1166 : Le Musée des Beaux Arts de Gand


Le Musée des Beaux Arts de Gand ++++ (n° 17532)

Le 15 juillet 2018, j'ai visité le musée des Beaux Arts de Gand.

Ce que j'ai aimé :

1°) Ce musée possède des salles avec de très beaux volumes et de très beaux espaces.

2°) La collection d'Art flamand et hollandais du XVe au XVIIe siècle est magnifique, avec par exemple deux Abraham van Beyeren, une superbe nature morte de Heda, des intéreieurs d'église d'Emmanuel de Witte et de Van Vliet.

3°) Il y a en ce moment une présentation consacrée à un artiste flamand, Gaspar de Crayer (1584-1669) qui est très intéressante.

4°) On peut aussi y voir une petite série de peintres allemands du début du XXe siècle (Feiniger, Heckel,...) qui vaut le détour.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Ce musée est vraiment très loin du centre. Pour y arriver, il faut descendre à la gare de Gand Saint-Pierre.

2°) Je n'ai pas trop apprécié les tableaux d'art contemporain.

3°) Le musée ne possède quasiment rien de la période comprise entre le milieu du XVIIIe siècle et le milieu du XIXe siècle.


Jérome Bosch, Le Christ portant la croix, vers 1510-1516

 Jan Provoost, Le Calvaire, vers 1515-1520

 Marteen van Heermskerck, Le calvaire, vers 1543

Le Tintoret, Portrait de l'humaniste Giovanni Paolo Cornaro, 1561

Pierre Brughel le Jeune, La danse de noces en plein air, fin XVIe/ début XVIIe

Pierre-Paul Rubens, La flagellation du Christ, vers 1614

Gaspar de Crayer, Le jugement de Salomon, vers 1620

Frans Hals, Portrait d'une femme, vers 1640

Une collerette du XVIIe siècle

Willem Claesz. Heda, Nature morte au jambon et au pain, 1643

Philippe de Champaigne, Portrait de l'évêque Jean-Pierre Camus, 1643


 Hendrick Cornelisz. van Vliet, Intérieur d'église, vers 1655

 Abraham van Beyeren, Nature morte au gibier à plumes, 1661/1664

 Emanuel de Witte, Intérieur d'église, vers 1665

Abraham van Beyeren, Nature morte aux poissons, vers 1666

Peter Boel, Nature morte avec trophée de chasse, milieu du XVIIe siècle

Frans van Cuyck van Mierop, Nature morte aux fruits, XVIIe siècle

Henri Fantin-Latour, Etude de Victoria Dubourg, épouse de l'artiste, vers 1873

Ernst Ludwig Kirchner, Villa à Dresde, vers 1910

 Oskar Kokoschka, Portrait du docteur Ludwig Adler, 1914

 C.R.W. Newinson, The strafing, 1916

Erich Heckel, Le quartier des Augustins à Bruges, 1917

Gustave van de Woestyne, Portrait de Fabrice Polderman, 1919

René Magritte, Perspective II, La balcon de Manet, 1950


 Serge Poliakov, Petrouchka, 1954


mardi 24 juillet 2018

n° 1165 : Le musée Mayer van den bergh




Le Musée Mayer van den Berg d'Anvers +++I (n° 17531)

Le 13 juillet 2018, j'ai visité le musée Mayer van den Bergh d'Anvers.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est une très belle collection réunie au début du XXe siècle par la famille Mayer van Bergh d'art hollandais et d'art flamand des XVI et XVIIe siècles.

2°) La collection comporte aussi quelques beaux portraits français du XVIIIe siècle avec des Largillier et des Tocqué.

3°) On peut y voir aussi de très belles sculptures médiévales de la fin du Moyen Age et de la Renaissance.

4°) Le musée possède un superbe calvaire peint par Quentin Metsys.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Le musée manque un peu d'espace. Cela manque d'une cour ou d'un espace ouvert.

2°) Malheureusement l'oeuvre la plus célèbre de ce musée, un tableau Peter Brueghel l'Ancien (Margot la folle qui date de 1562) était en restauration.



Jozef Janssens, Ridder Fritz Mayer van den Bergh, 1901

Quentin Metsys, Calvaire avec deux donateurs, vers 1500

Joos van Cleve, Portrait d'une jeune femme avec un cordon, 1513-1519

Herri met de Bles, Paysage avec le Christ et les pélerins d'Emmaüs, vers 1510 

 Jan Albertsz. Rotius, Meyndert Sonck, 1643

Alexandre Coosemans, Nature morte avec fruits, 2e moitié du XVIIe siècle

 Nicolas de Largillière, Portrait de jeune femme, 1714

Louis Tocqué, Portrait d'un jeune officier, 1739

 Louis Tocqué, Portrait d'une jeune femme, 

Jean de Liège, Bonne de France, fille de Charles V, 1381



Une ville, France ?, 2e moitié du XVe siècle


Donatrice agenouillée, 2e quart du XIVe siècle, France


Chapiteau, Ambroise, fin du XVe siècle