Un bloc notes créé en janvier 2006 à vocation d'abord personnelle. Si cela en intéresse d'autres tant mieux sinon... tant pis !

dimanche 11 novembre 2018

n° 1176 : Prisoners of Geography de Tim Marshall


Prisoners of Geography +++I (n° 17 341)

Le 1er novembre 2018, j'ai fini de lire le livre de Tim MARSHALL, Prisoners of Geography, Elliot and Thomson Limited 2015, Edition poche 2016

Ce que j'ai aimé :

1°) Il s'agit d'un intéressant ouvrage de géopolitique qui réhabilite l'aspect géographique de la géopolitique en insistante sur la prégnance des réalités géographiques comme par exemple la disposition des reliefs, la configuration des littoraux pour expliquer les logiques territoriales des Etats.

2°) L'ouvrage couvre 10 zones géographiques dont certaines sont assez méconnues comme par exemple l'Amérique latine (qui reste marqué par des logiques centrifuges). Il en est de même pour le chapitre sur l'Afrique.

3°) Le chapitre sur l'Europe de l'Ouest est très intéressant. Il insiste sur le fait que l'Europe de l'Ouest a réussi à mettre en place des règles qui en font un espace "paradisiaque" mais qu'il faut arrêter d'être naïf car sur la scène internationale l'angélisme est de moins en moins de mise.

4°) L'ouvrage s'inscrit clairement dans la logique de la Realpolitik qui conduit à expliquer les décisions des Etats en fonction de leurs intérêts géostratégiques sans tenir compte des règles internationales et du respect des droits humaines (par exemple, la Chine ne renoncera jamais au Tibet qui lui permet d'avoir accès à sa frontière naturelle : l'Himalay).

5°) L'ouvre montre que la principale menace pour l'Europe est la Russie car la disposition de la grande plaine d'Europe centrale fait du continent européen le prolongement naturel de la Russie.

6°) La bibliographie en fin d'ouvrage est récente et intéressante.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Certains chapitres ne comprennent pas trop d'idées neuves comme par exemple celui sur les relations entre l'Inde et le Pakistan ou celles entre le Japon et la Corée.

2°) Les cartes présentées sont un peu légères. Par exemple le chapitre sur "l'Amérique latine" qui s'étend bien jusqu'au Mexique ne présente qu'une carte de l'Amérique du Sud.

3°) Le dernier chapitre sur l'Océan arctique, un sujet intéressant et passionnant, est traité de manière qui me semble beaucoup trop rapide.


samedi 10 novembre 2018

n° 1175 : Somme : The Heroism and Horror of War


Somme. The Heroism and Horror of War +++ (n° 17 340)

Le 27 octobre 2018, j'ai finir de lire le livre de Martin Gibert, Somme, The Heroism and Horror of War, Edition Poche , John Murray, 2007, 1ère édition, 2006

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un ouvrage très complet sur le déroulement de la bataille de la Somme en 1916 avec notamment toute la préparation tactique (par exemple la construction de lignes de chemin fer pour faciliter les transports jusqu'au front et évacuer les blessés).

2°) Le détail des différentes opérations est très minutieusement détaillé avec une liste impressionnante de cas individuels de soldats (pour la plupart pour expliquer comment et à quel endroit ils sont morts).

3°) Parmi les soldats cités, il y a un long développement sur William Congreve mort le 20 juillet 1916 à Pozières (page 127).

4°) Il est aussi très intéressant de lire les passages concernant l'expérience de Tolkien lors de la bataille de la Somme. Cela aide à comprendre certains passage de combats dans la Seigneur des Anneaux.

5°) L'auteur détaille très minutieusement la façon dont les 1ers chars ont été utilisés dans ce conflit.

6°) L'auteur explique bien comment les quelques kilomètres gagnés entre juillet et décembre 1916 ont conduit lors de la mise en place de la ligne Hindenburg à l'hiver 1917 à un retrait de plusieurs dizaines de kilomètres qui a coûté très cher un an plus tard lors de l'offensive allemande du printemps 1918.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) L'auteur parle très très peu de la participation de l'armée française à la bataille. De même les Allemands sont très peu présents.

2°) L'ouvrage manque un peu de prise de distance par rapport au rôle du rôle des officiers dans la décision d'envoyer sciemment à la mort des combattants.

3°) En fin d'ouvrage, le cas des soldats fusillés pour non respect des ordres est évoqué de manière très descriptive sans qu'on puisse avoir un regard critique sur le sentiment que cela provoquait dans l'armée. 

mardi 9 octobre 2018

n° 1174 : Un peuple et son roi

Un peuple et son roi - (n°17 609)

Le 10 octobre 2018, je suis allé voir le film "Un peuple et son roi"

Ce que je n'ai pas aimé :

1°) Ce film raconte la Révolution française du 14 juillet 1789 à janvier 1793 avec le parti pris de la montrer uniquement du  côté du peuple. Cependant, c'est vraiment une vision hyper simpliste. On ne comprend aucun des ressorts politiques de l'époque.

2°) De nombreux événements sont effleurés dans jamais rentrés dans le fond. Par exemple, lors du passage des femmes à Versailles en Octobre 1789, tout semble pacifique. Rien sur la prise du château et les soldats qui déjà à l'époque ont été tués.

3°) Pour le procès du roi en janvier 1793, c'est encore plus fort. Le vote est détaillé mais on n'a jamais l'occasion d'entendre le roi.

4°) Il y a des des erreurs grossières : par exemple, lors du retour du roi de Varennes en 1791, quand il passe place Louis XV (actuelle place de la Concorde), on montre des enfants juchés sur une statue avec la tête non pas de Louis XV mais de Louis XIV.

5°) Le roi Louis XVI apparaît très peu sauf dans une scène ridicule de cauchemar dans lequel Louis XIV, Henri IV et Louis XI lui reproche sa molesse.

Ce que j'ai quand même aimé :

1°) Il y a un casting de bonne qualité. Par exemple Olivier Gourmet est très bien en artisan verrier. L'acteur qui joue Marat est aussi très bien.

2°) Le seul passage vraiment intéressant entre la fuite à Varennes et la prise des Tuileries. On comprend la particularité de cette période pendant laquelle les députés sont inquiets d'un éventuel basculement du pays dans l'anarchie si le roi est écarté du trône.

lundi 17 septembre 2018

n° 1173 : Empire of the Seas


Empire of the Seas +++ (n° 17 586)

Le 8 septembre 2018, j'ai fini de lire le ivre de Brian LAVERY, Empire of the Seas, Conway 2009, Réédition Bloomsburry 2015

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un livre passionnant sur l'histoire de la Marine britannique de la fin du XVIe siècle jusqu'à 1918.

2°) Il y a de petites biographies très bien faites sur des personnages importants qui ont joué un rôle important pour la Flotte de guerre britannque.

3°) Ce livre rend hommage à la France qui à deux reprises a servi de modèle pour moderniser les bateaux de guerres : le 74 canons des années 1740 (avec des canons sur seulement deux niveaux), le premier bateau de guerre complètement en métal et à vapeur , la Gloire, en 1859.

4°) L'ouvrage montre bien comment à partir de la fin de la présence britannique en 1660 (vente de Calais) et l'Union avec l'Ecosse (1603 puis Royaule Uni en 1707), la flotte de guerre est devenue la seule force vraiment utile pour défendre le Royaume Uni puisqu'il n'y avait plus de frontière terrestre à défendre. 

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Je n'ai pas bien compris pourquoi le livre s'arrête en 1918. Il aurait été intéressant de prolonger au-delà jusqu'en 1945.


samedi 1 septembre 2018

n° 1172 : Frederick The Great de Tim Blanning


Fredrerick the Great the Tim Blanning +++I (n° 17569)

Le 29 août 2018, j'ai fini de lire le livre de Tim BLANNING, Frederick the Great , King of Prussia, Penguin, 2016, 1ère édition, Allen 2015.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est la 3e biographie que je lis de Frédéric II de Prusse qui est un monarque très intéressant du XVIIIe siècle. C'est une version intéressante car le Pierre Gaxote (paru chez Fayard) est passionnant mais parfois un peu trop porté sur la vie privée de Frédéric II et le Jean-Paul (paru lui aussi chez Fayard en 2004) est un peu trop désincarné. L'historien Tim Blanning réussit à faire un juste milieu.

2°) L'auteur rend compte de la complexité de Frédéric II, un despote éclaire qui a parfois des aspects très modernes tout en étant foncièrement un monarque autoritaire.

3°) L'ouvrage permet de faire un survol très bien fait de la vie artistique dans l'entourage de Frédéric II.

4°) L'ouvrage montre bien la complexité de la relation entre Frédéric II et son père le roi-sergent, Frédéric-Guillaume Ier. Après une période de haine intense il montre que dans les années 1730, le père et le fils ont trouvé un modus vivendi (notamment grâce au mariage de Frédéric II en 1733.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) L'ouvrage tourne parfois autour du pot concernant l'homosexualité de Frédéric II. Les nombreux détails donnés concernant les personnages choisis par le roi pour l'entourer tout autant que les décors qu'il avait sélectionné pour son château de Sans Souci sont pourtant très clairs !

2°) Il ya dans l'ouvrage des cartes des batailles mais je trouve qu'elles ne sont pas très claires pour comprendre le déroulement et la stratégie.


jeudi 30 août 2018

n° 1171 : My Lady


My Lady +++ (n° 17 568)

Le 29 août 2018, je suis allé voir le film My Lady.

Ce que j'ai aimé :

1°) Emma Thomson est géniale en juge britannique ! Elle donne au personnage toute son élégance.

2°) Le film permet de se pencher sur le fonctionnement du système judiciaire britannique (avec notamment les perruques et le décorum qui sont encore très présents).

3°) Le film pose des questions éthiques concernant la médecine et la religion avec des témoins de Jéhovah qui refuse les transfusions sanguines.

4°) Le film pose aussi la question d'un couple (la Juge et son mari) qui est tombé dans la routine du quotidien.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Je n'ai pas du tout aimé la façon dont le film finit...

dimanche 26 août 2018

n° 1170 : London's Triumph


London's Triumph de Stephen Alford ++++ (n° 17564)

Le 23 août 2018, j'ai fini le livre de Stephen ALFORD, London's triumph, Merchant Adventurers and the Tudor City, Pelican, 2017

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un livre passionnant : l'auteur s'intéresse à la ville de Londres sur une relativement courte période de la fin du XVe siècle au début du XVIIe siècle. L'ouvrage montre que c'est la période clé pendant laquelle Londres est devenue un des coeurs commerciaux et financiers de l'Europe.

2°) L'auteur retrace le parcours de marchands, d'explorateurs, de financiers qui ont pris les risques qui ont permis à Londres conduisant à la découverte de nouvelles routes commerciales.

3°) L'auteur dresse aussi le paysage sociologique du Londres de cette époque avec un impressionnant renouvellement en raison des épidémies. De nombreux membres de la bourgeoisies londoniennes avaient des origines provinciales ou étrangères.

4°) Les illustrations permettent de retrouver le portrait de certains marchands sont le parcours est décrit, notamment Thomas Gresham peint par Anthonis Mor, qui a été le concteur du Royal Exchange ouvert en 1565.

5°) Ce livre nous replonge dans un Londres dont les rues et les bâtiments ont en grande partie disparu en raison de l'incendie de 1666.

6°) On se rend compte combien -comme souvent en Histoire- le hasard joue un rôle non négligeable. La volonté de trouver une route vers la Chine a conduit les marchands londoniens à découvrir la navigation en Russie en longeant par le Nord la Scandinavie. La recherche d'une route vers la Chine par l'Arctique a conduit ainsi à l'établissement de routes commerciales directes avec l'empire russe dans les années 1550/ 1560.

7°) Le livre montre aussi l'importance de la ville d'Anvers dans le commerce et la finance européenne jusqu'aux années 1560. La révolte des Provinces Unies contre l'Espagne à partir de 1568 a conduit à réorganiser les flux.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Pour les illustrations, il serait bon de mieux préciser leur origine. Par exemple le tableau de Thomas Gresham par Anthonis Mor (que l'on trouve au Rijskmuseum d'Amsterdam).

vendredi 3 août 2018

n° 1169 : Mission Impossible


Mission Impossible +++ (n° 17 541)

Le 3 août 2018, je suis allé voir le film Mission Impossible "Fall Out"

Ce que j'ai aimé :

1°) Je suis allé voir ce film car de nombreuses prises de vues ont été prises à Paris : de ce côté on n'est pas déçu avec un focus particulier sur le 4e : on peut voir la rue François Miron, la rue des Barres, la rue Jean Du Bellay en plein coeur de l'action. Ce qui est amusant c'est que dans les scènes de course poursuite, d'une prise de vue à l'autre on se retrouve dans des quartiers assez éloignés les uns des autres : on peut reconstituer mentalement d'où à où ils passent d'une image à l'autre.

2°) Le film est aussi tourné à Londres (ville que j'aime aussi beaucoup) mais à côté des prises de vue à Paris, on voit que Londres ne vaut pas tripette.

3°) Dans le casting, un des principaux rôles est joué par Henry Cavill.  Un acteur que je suis depuis longtemps.Il jouait dans le film 300 (voir mon article du 22 mars 2007) Il a un peu vieilli mais cela nous arrive à tous.

4°) Les scènes d'actions sont vraiment très très bien tournées. 

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Je n'arrive jamais à tout comprendre dans ce genre de film. Entre "les méchants", la CIA, le MI6 et les Missions impossibles, j'ai été un peu perdu.

mardi 31 juillet 2018

n° 1168 : La cathédrale d'Anvers

La Cathédrale d'Anvers +++I (n° 17 538)

Le 13 juillet 2018, j'ai visité la cathédrale d'Anvers.

Ce que j'ai aimé :

1°) La cathédrale a des proportions impressionnantes. Elle possède un clocher gauche très élevé, environ 123m) (un peu comme à Strasbourg) et un étrange dôme polylobé à la croisée des transepts.

2°) Dans la cathédrale sont exposées de nombreux retables (en raison notamment de la fermeture du Musée des Beaux Arts d'Anvers).

3°) Des maquettes permettent de bien comprendre les différentes étapes de la construction (du milieu du XIVe au début du XVIe siècle).

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Il faut payer pour entrer dans la cathédrale. Je trouve toujours ça un peu bizarre de devoir payer pour rentrer dans un lieu religieux.

2°) Au tympan central, le jugement dernier est dans un goût qui rappelel Viollet-le-duc...












Quentin Metsys, La déploration du Christ, 1509-1511
Retable de la corporation des Menuisiers

Bernard van Orley, Le Jugement dernier avec les sept oeuvres de la Miséricorde, vers 1517-1525
Retable des Aumôniers de la Chambre des Pauvres

Pierre-Paul Rubens, L'érection de la Croix, 1609-1610
Maître autel de l’ancienne église Sainte Walburge, à côté du Steen

Pierre-Paul Rubens, La descente de Croix, 1611-1614
Triptyque de la Guilde des Arquebusiers

Pierre-Paul Rubens, La résurrection du Christ, 1612
peint pour l'épitaphe de Jean Moretus et Martina Plantin

samedi 28 juillet 2018

n° 1167 : Le Musée des Arts décoratifs de Gand

Le Musée des Art décoratifs de Gand - (n° 17 535)

Le 15 juillet 2018, j'ai voulu aller visiter le musée des Arts décoratifs de Gand qui m'avait été recommandé par une personne qui l'avait visité il y a quelques années et dont j'ai trouvé trace dans mon guide vers daté de 1988. On y annonçait des boiseries, du mobilier et des porcelaines de Chine.

Ce que j'ai détesté.

Arrivé sur place, je me suis rendu compte que ce lieu est devenu un "musée du design". Ayant pris la peine de demander au caissier si on pourrait y voir des objets anciens celui-ci a eu le regret de nous dire que ce n'était pas l'objet du musée...

J'aimerais vraiment beaucoup savoir où est passé le fond du musée.