Un bloc notes créé en janvier 2006 à vocation d'abord personnelle. Si cela en intéresse d'autres tant mieux sinon... tant pis !

mardi 12 décembre 2017

n° 1133 : Maison La Roche : fondation Le Corbusier


Maison La Roche +++I (n° 12297)

Le 9 décembre 2017, je suis allé visité la Maison La Roche - Fondation le Corbusier dans le 16e arrondissement.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est une maison construite par Le Corbusier en 1926/1928 pour la famille La Roche. Comme la Villa Savoye que j'ai visité en août (voir article du 8 octobre 2017), c'est une maison construite pour abriter une collection d'art moderne. L'ensemble est très lumineux.

2°) Par rapport à la Villa Savoye, il y a une plus grande impression d'espace.

3°) On retrouve des éléments architecturaux comme par exemple la rampe entre la galerie et la bibliothèque.

4°) Le hall dans lequel on entre dans la Maison est un cube vertical très impressionnant.

5°) Comme à la villa Savoye, il y a une terrasse agréable.

6°) Il y a vraiment de très belles perspectives d'un étage à l'autre.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Comme à la villa Savoye, il est dommage que cette maison ne soit pas davantage meublée. Il est aussi dommage qu'on ne se rende pas bien compte de la collection de peintures et d'objets d'art qu'on y trouvait.

2°) Le plus triste c'est cette bibliothèque avec juste des étagères et sans aucun livre. 


 Le hall d'accès

Le hall vu depuis le 2e étage

La galerie avec la rampe d'accès vers la bibliothèque
La galerie vue du haut de la rampe

La salle à manger

La cuisine




lundi 11 décembre 2017

n° 1132 : Le Musée Henner


Le Musée Henner +++ (n° 17 296)

Le 11 décembre, j'ai visité le Musée Henner dans le 17e arrondissement de Paris.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un musée situé dans le 17e arrondissement, dans le secteur du parc Monceau, un quartier que je connais très mal et que je suis content d'avoir pu mieux connaître.

2°) Le musée est située dans une très belle demeure du milieu du XIXe siècle qui avait été fait pour un peintre (qui n'était pas Jean-Jacques Henner).

3°) Je ne connaissais pas l’œuvre de Jean-Jacques Henner et j'avoue que je m'attendais au pire. Ce peintre semble être surtout connu pour ses personnages féminins un peu alanguis alors qu'en fait il avait un certains talents pour d'autres types d’œuvres : des paysages italiens à la Corot, des portraits qui sont souvent très réussis. Ces nus masculins ne sont pas mal du tout non plus.

4°) Une partie de l'oeuvre de ce peintre (les portraits et les nus masculins) m'a rappelé un autre peintre de la même époque auquel j'ai déjà consacré un article : l'américain Thomas Eakins

5°) Le musée est très lumineux et il a été récemment rénové ce qui fait que les cartels sont particulièrement clairs et agréables à lire.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Il s'agit d'un petit musée et pour ceux qui n'aimeraient pas l'oeuvre de Jean-Jacques Henner, ils risquent une overdose.

2°) Cet hôtel particulier a été construit pour le peintre Roger Jourdain et on ne voit même pas une œuvre de ce peintre.
Photo 2

Photo 3 : 

Photo 4 : J.-J. Henner, Paysage des alentours de Rome, 1859

Photo 5 : J.-J. Henner, vue de Tivoli, 1859

Photo 6 : J.-J. Henner, Autoportrait, vers 1877

Photo 7 : J.-J. Henner, Académie d'homme, entre 1852 et 1858

Photo 8 : J.-J. Henner, Académie d'homme, entre 1852 et 1858

Photo 9 : J.-J. Henner, Nature morte avec poire, entre 1890 et 1905

Photo 10 :J.-J. Henner, portrait d'Eugénie-Marie Gadiffet-Caillard, dite Germaine Davis, 1892


mardi 31 octobre 2017

n° 1131 : Rubens, portraits princiers

Rubens, portraits princiers +++ (n° 17255)

Le 31 octobre 2017, je suis allé voir l'exposition "Rubens, portraits princiers".

Ce que j'ai aimé :

1°) On peut voir dans cette exposition quelques très beaux portraits faits par Rubens (je pense notamment à un petit tableau de Louis XIII (qu'on ne voit pas très souvent car il est conservé à la National Gallery de Melbourne) et surtout un autoportrait de Rubens qui est sublime et qui fait partie de la collection personnelle de la reine d'Angleterre.

2°) On peut aussi voir des productions d'autres peintres comme par exemple le célèbre portrait de Louis XIII par Simon Vouet (normalement conservé au château de Versailles).

3°) L'exposition est très complète concernant la généalogie des souverains de l'époque, que ce soient les Habsbourg ou les Bourbons, on devient imbattable.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) L'exposition présente BEAUCOUP trop de peintures qui viennent de l'atelier de Rubens. On voit très nettement que la différence avec la main du maître. Il en est de même pour un portrait de Louis XIII par l'atelier de Philippe de Champaigne. Cela m'a vraiment agacé.

2°) Une salle est consacrée à la galerie de Marie de Médicis que l'on peut voir aujourd'hui au Louvre. Or, il s'agit de version faite par les frères Nattier au début du XVIIIe siècle. J'aime beaucoup Jean-Marc Nattier mais là vraiment cela fait un mélange très hybride [Surtout que je ne sais pas pourquoi certaines peintures sont présentées avec une inversion droite gauche par rapport à l'originale]. Cette version n'a pas du tout la saveur baroque de Rubens. Après cette visite, on a envie de revoir les originaux mais hélas...

3°) Puisque l'exposition se finit quasiment par un tableau de Simon Vouet qui a effectué une grande partie de sa formation en Italie, on aurait aimé un questionnement sur les différences entre le portrait italien et le portrait flamand (avec par exemple aussi Van Dyck) mais il m'a semblé que ce questionnement échappait complètement au visiteur. Le portrait par Simon Vouet qui est un peu hors sujet par rapport à Rubens est pourtant mis dans l'axe de toute la 2e partie de l'exposition ce qui fait qu'il est très mis en valeur.

Bref, je suis resté un peu sur ma fin. C'est loin d'être mon exposition préférée en ce moment.

lundi 30 octobre 2017

n° 1130 : Au revoir là-haut





Au revoir là-haut +++ (n° 17 254)

Le 30 octobre 2017, je suis allé voir le film Au revoir là-haut.

Ce que j'ai aimé :

1°) Ce film a l'aspect d'une fable sur la 1ère Guerre mondiale et le traumatisme physique et psychologique qu'elle a provoqué.

2°) C'est aussi un film très intéressant sur les relations père/fils

3°) Il y a une très grande poésie dans le personnage d'Edouard.

4°) J'aime beaucoup le personnage de Marcel Péricourt joué par Niels Arelstrup.

5°) L'ambiance de délire post-après guerre est bien mise en évidence par le film.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Ce film reste avant tout une fable.  Cela reste un film historique avec lequel il faut prendre du recul.

samedi 28 octobre 2017

n° 1129 : Monet collectionneur au Musée Marmottan

Monet collectionneur au musée Marmottan +++ (n° 17252)

Le 26 octobre 2017, je suis allé voir l'exposition "Monet collectionneur" au musée Marmottan

Ce que j'ai aimé :

1°) Il est intéressant de se demander quelles sont les objets d'art que Claude Monet avaient accumulé et qui ont pu l'inspirer. C'est ce que propose cette exposition (avec par exemple la très belle collection de lithographies japonaises).

2°) Claude Monet possédait plusieurs oeuvres de peintres dont les oeuvres présentées sont superbes (par exemple la verson des Baigneurs de Cézanne qui était dans sa collection est une des plus réussies, il en est de même pour un magnifique Corot représentant le Palais Chigi à Ariccia).

3°) Claude Monet possédait aussi plusieurs portraits de lui fait par d'autres peintres. Le Renoir est tout particulièrement réussi.

4°) Après la mort de Claude Monet une partie de sa collection a été vendue. Cette exposition permet aujourd'hui de retrouver des oeuvres qui aujourd'hui sont présentés dans des musées très lointains : par exemple les Baigneurs de Cézanne qu'il possédait sont à Saint-Louis aux Etats-Unis., le Corot représentant le Palais Chigi est à Baden). Des cartels expliquent assez précisément comme la collection a été dispersée.

5°) Il n'est pas inintéressant de se pencher sur les liens et des dons d'oeuvres avec d'autres artistes comme par exemple Berthe Morisot ou Auguste Rodin.

6°) J'aime aussi beaucoup les trois Caillebotte qui sont présentés

7°) Cette exposition permet de refaire un tour dans les collections permanentes avec notamment le sous-sol et la superbe collection de peintures de  Claude Monet.

8°) Il est désormais possible de prendre des photos au musée Marmottan

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Il y a un réel manque d'espace. Les cartels et les panneaux d'information sont situés dans des coins et des recoins ce qui fait que les visiteurs ne cessent de se gêner et de se passer devant. Il faut parfois s'armer de patience pour réussir à admirer certaines œuvres.

 Auguste Rodin, Claude Monet lisant, vers 1873, Musée Marmottan Monet

Camille Corot, Araccia, Palais Chigi, 1826-1827, Baden (Suisse), Museum Langmatt

Paul Cézanne, Baigneurs, vers 1890-1892, Saint-Louis (Etats-Unis), Saint-Louis Art Museum


mercredi 25 octobre 2017

n° 1128 : La collection Jardin secret des Hansen au Musée Jaquemart André



Exposition La collection Hansen au musée Jacquemart-André ++++ (n° 17 249)

Le 25 octobre 2017, je suis allé voir l'exposition "Le jardin secret des Hanse, la collection Ordrupgaard" au musée Jacquemart-André

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est toujours un plaisir de revisiter les collection permanentes du Musée Jacquemart-André. Cela reste un des plus merveilleux musée de Paris.

2°) La collection présentée est VRAIMENT très belle à voir. En général, je ne suis pas toujours un grand fan de ce genre d'exposition qui présente la collection d'un personnage car il arrive souvent que ce soit une juxtaposition de peintres différents et on a l'impression qu'il n'y a aucune unité. Tel n'est pas le cas ici. La collection constituée par le danois Hansen au début du XXe siècle présentée ici a une vraie unité :il s'agit de la peinture française de la fin 2e moitié du XIXe siècle et des tout début du XXe siècle avec des brochettes vraiment impressionnantes de plusieurs de mes peintres favoris : Corot, Courbet, Daubigny, Sisley, Monet. 

3°) Pour ceux qui aiment (mais personnellement je suis moins fan), il y a aussi plusieurs Renoir, Morisot Degas, Gauguin (et là encore, le collectionneur avait un goût très sûr car il y a un superbe Renoir).

4°) Les cartels sont très intéressants. On se rend compte que Hansen a pu faire une razzia que des collections françaises en pleine 1ère Guerre mondiale puisque de nombreux achats datent de 1916. Cependant, il a aussi été victime des aléa économiques puisque la faillite de la plus grande  banque du Danemark l'a obligé à vendre une grande partie de sa collection au début des années 1920.

5°) Un cartel m'a aussi permis d'apprendre que M. Hansen avait enseigné le Volapuk (je pensais qu'il s'agissait d'une langue imaginaire inventée par De Gaulle, mais j'ai appris qu'il s'agissait d'une langue internationale rivale de l'espéranto).

6°) Ayant une petite marote pour Alfred Sisley je n'ai pu qu'être enchanté par le mur qui présente trois tableaux superbes de ce peintre sur le même mur.

Dans cet article j'ai choisi de ne pas publier trop de photographie des peintures pour ne pas gacher la découvertes de ceux qui vont aller voir cette exposition.

La 2e salle de l'exposition avec de gauche à droite trois tableaux de Sisley : Saint-Mammès et les côteaux de Veneux-Nadon (1884), Le déchargement des péniches à Billancourt (1877), L'inondation. Bords de Seine à Bougival (1873).


Un détail de Pleine mer, temps gris de Charles-François Daubigny (1874)


mardi 24 octobre 2017

n° 1127 : Confident Royal


Confident royal +++ (n°17 248)

Le mardi 24 octobre 2017, je suis allé voir le film Confident royal

Ce que j'ai aimé :

1°) Je trouve que le réalisateur, Stephan Frears, reste un grand maître dans l'art de rétablir des ambiances, ici, il nous replonge dans la fin de l'ère victorienne. Tant pour la partie en Grande Bretagne, que les scènes en Inde, c'est assez réussi.

2°) Je suis toujours aussi fan de Judy Dench qui incarne de façon sublime la reine Victoria.

3°) Le jeune "professeur" indien de la reine est très sympathique.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Le film tourne parfois un peu au ridicule, notamment les scènes avec Bertie, le futur Edouard VII qui en prend plein la figure.

2°) Le thème de la charge du pouvoir, notamment royal, n'est pas si nouveau que ça. 


lundi 23 octobre 2017

n° 1126 : L'Ostasiatiska Museet de Stockholm

Ostasiatiska Museet de Stockholm ++++ (n° 17 247)

Le 18 août 2017, j'ai visité l'Ostasiatiska Museet de Stockholm, le musée d'art d'Asie de l'Est.

Ce que j'ai énormément aimé :

1°) C'est une des plus beaux musées d'art asiatique d'Europe. Il est situé dans d'anciennes casernes d'époque moderne et le lieu est vraiment très agréable à visiter.

2°) Les collections sont superbes. Celles concernant l'art chinois sont magnifiques (il s'agit en partie de la collection du roi Gustave VI Adolphe (1882-1973) qui était un spécialiste au goût très sûr), mais on peut aussi voir des salles intéressantes concernant l'art indien, l'art japonais (mais cela reste un peu léger pour les amateurs) et l'art coréen (avec là aussi plusieurs vitrines magnifiques).

3°) Les collections chinoises sont présentées dans des salles baignées dans une certaine obscurité ce qui rend la présentation et l'éclairage des différents objets très réussis.

4°) Tous les cartels sont en suédois et en anglais. Ils sont complétés par des panneaux informatifs très intéressants par exemple sur l'évolution des techniques dans la Chine ancienne.

5°) Les vitrines sont à la fois présentées par époque et par thème. C'est vraiment très réussi.

Bref un de mes musées d'art asiatique préférés ! (avec notamment les musées Guimet et Cernuchi à Paris, la Baur collection de Genève, le British Museum et le Victoria and Albert Museum de Londres, le Met de New York, le musée Rietberg de Zurich, le musée National de Tokyo, le musée de porcelaine d'Osaka [pardon pour ceux que j'oublie!])

I) Art japonais : 
Un des nombreux tsubas que l'on peut admirer

II) Art indien 
 Le Bouddha historique, Art du Gandhara, IIIe siècle après J.-C. (Pakistan), la synthèse de l'art héllénistique (drapé et visage) et du bouddhisme

III) Art coréen

Une des très belles vitrines consacrées à l'art coréen

Vase bouteille, Epoque Choson, probablement du XVe siècle


Cho Sok (1595-1668), Moineau sur bambou dans la neige, peinture à l'encre

IV) Art chinois
a. Art chinois vue d'ensemble
 Une des deux grands allées consacrées à l'art chinois (avec le marquage au sol qui est très pédagogique)

Une vitrine montrant des grès porcelaineux des four de Longquan

Une vitrine consacrée aux porcelaines jaunes (une des couleurs les plus prestigieuses dans la porcelaine chinoise)

Une vitrine permettant de comparer deux vases blanc/bleu à gauche d'époque Ming (règne de Xuande 1425-1435) et à droite Qin (règne de Yongzheng 1723-1735). On voit très nettement la différence de couverte et le côté beaucoup plus lumineux de la porcelaine ming.

b. époque Shang
Vase sacrificiel en bronze, environ de 1100 avant J.-C.

c. époque Han

Maquette de puits, Terre cuite, époque Han (206 avant J.-C. / 220 après J.-C)

d. Epoque Wei du Nord 

Chameau en terre cuite, Wei du Nord (386-534)

Musiciens avec femme qui joue du Qin, terre cuite, Wei du Nord, 386-534


e. époque Tang

Femme à cheval jouant au poli, Terre cuite, époque Tang (618-906)

Moulin tiré par un cheval, terre cuite, époque Tang (618-906)

Jarre, porcelaine blanche, époque Tang (618-906)

F époque Song

Bol à thé, Cizhou, époque Song (960-1279)

Trois bols à thé dont deux tenmoku, époque Song (960-1279)

 Plat ding à décor incisé, Song du Nord ((960-1127)

Plat ding à décor incisé polylobé, époque Song (960-1279)

G. Epoque Jin

Bol, Jin, 1115-1234

H. Yuan/ début Ming

Plat à décor de dragon, céladon, Longquan, époque Yuan/Ming (XIVe siècle)

I Epoque Ming

Plat, porcelaine, Empereur Yongle (1403-1424)

Bol, empereur Xuande (1425-1435)

Bol à décor de dragon, empereur Xuande (1425-1435)

Bol, empereur Yongzhi (1488-1505)

Plat, empereur Zhengde (1506-1521)

Plat, empereur Wanli (1573-1620)

J) Dynastie Qing
 Vase, décor de melon, empereur Kangxi (1662-1722)