Un bloc notes créé en janvier 2006 à vocation d'abord personnelle. Si cela en intéresse d'autres tant mieux sinon... tant pis !
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dimanche 19 juillet 2026

n°1461 : Rome, 1630

 

Rome, 1630 ++I (n°20 447)

Le 17 juillet 2026, j'ai fini de lire le lvre d'Yves Bonnefoy, Rome 1630 (qui comprend aussi en fin de volume Un des siècles du culte des images), Champs arts, 2012, éditions précédentes 1994, 2000.

Ce que j'ai bien aimé :

1°) Cet ouvrage permet de se replonger dans la vie artistique à Rome dans la 1ère moitié du XVIIe siècle. Il montre le foisonnement de la création artistiques due non seulement aux artistes italiens mais aussi aux nombreux artistes étrangers, notamment français et flamands autour de 1630.

2°) L'auteur insiste sur le rôle essentiel pour la création à Rome de deux artistes majeurs : Le Caravage et Annibal Carracci.

3°) Il étudie de manière très intéressante la tension apparente entre un courant plutôt baroque et un autre plutôt classique, tout en montrant les liens entre les deux, notamment de la part de Nicolas Poussin. 

4°) L'auteur insiste sur l'importance de l’œuvre de François Duquesnoy (1597-1643), sculpteur flamand dont les oeuvres sont importantes pour la genèse du classicisme.

5°) L'auteur insiste énormément sur l’œuvre de Valentin de Boullogne, un artiste qui n'est peut-être pas assez connu.

6°) L'édition est illustrée par des représentation des œuvres en noir et blanc. Cela est fort utile pour suivre le propos de l'auteur.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Une grande partie de l'ouvrage est écrit dans une langue très compliquée à suivre et d'une subtilité d'esprit qui m'a un peu décontenancé. Cela devient même parfois très obscur.

 

dimanche 5 juillet 2026

n°1459 : Noir de Michel Pastoureau

 

Noir +I (n°20433)

Le 28 juin 2026, j'ai fini de lire livre de Michel PASTOUREAU, Noir, Edition du Seuil, 208, Points Histoire, 2014

Ce que je n'ai pas aimé :

1°) Cet ouvrage manque de précision. Il enfile des perles sans jamais donner dans l'exactitude.

2°) Ce qui est absolument lamentable pour un historien de ce niveau, il y a des paragraphes qui sont des copier-coller que l'on retrouve à d'autres endroits du livre. Cela ne fait pas sérieux.

3°) L'auteur s'éloigne très très souvent du noir pour parler des autres couleurs.

4°) Un tel ouvrage sans illustration aucune et sans une liste d'illustrations à consulter est très insatisfaisant.

5°) Sur de nombreux thèmes, l'auteur est tellement approximatif qu'on se demande si on peut donner du crédit à certaines affirmations qui ne sont pas étayées par des données solides. 

Ce qui peut plaire :

1°) L'approche est certes originale car l'entrée par la couleur est un moyen d'avoir une approche renouvelée sur l'histoire de l'art.

 

mardi 30 juin 2026

n°1457 : Régner et gouverner. Louis XIV et ses ministres

 

Régner et gouverner. Louis XIV et ses ministres +++ (n°20 428)

Le 24 juin 2026, j'ai fini de lire le livre de Thierry SARMANT et Mathieu STOLL, Louis XIV et ses ministres, Tempus, 2019, 1ère édition, Perrin, 2010.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un ouvrage très complet sur l'organisation du gouvernement pendant le règne personnel de Louis XIV de 1661 à 1714. Les auteurs montrent comment, malgré les changements de ministres et d'organisation des ministères, c'est toujours Louis XIV qui a en fait tenu la barre et été décisionnaire.

2°) L'année 1691 semble le principal moment d'inflexion après la mort, entre 1683 et 1691, des ministres Colbert, Le Tellier, Seignelay et Louvois, car après cela Louis XIV ne laisse aucun ministre prendre le dessus.

3°) Je n'avais pas prêté attention jusqu'ici à Chamillart, contrôleur général des finances, qui a joué important à partir de 1701 (jusqu'à sa disgrâce en 1709)

4°) Les auteurs montrent bien les origines de la structure gouvernementale qui entoure les rois de Frace depuis le Moyen Âge et comment l'idée que l'on se fait d'un ministre en France se fixe sous Louis XIV. 

5°) Le livre est très intéressant concernant les stratégies sociales, les mariages, les patrimoines des ministres de Louis XIV. La aussi, après Colbert et Louvois, donc après 1691, plus aucun ministre ne réussit à se hisser à un niveau social aussi élevé.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) L'ouvrage se perd parfois dans des détails ce qui rend la lecture un peu rébarbative.

2°) Je ne suis pas certain qu'il était nécessaire de prolonger l'ouvrage jusqu'à 1815 car cela éloigne de ce qui est central dans ce livre sans pour autant être aussi rigoureux dans la démarche. La façon dont est survolé la période où la France a été dirigée par le cardinal Dubois de 1726 à 1743 mériterait soit des développements beaucoup plus longs, soit il vaudrait peut-être mieux ne pas en parler.

 

dimanche 3 mai 2026

n°1453 : L'Esprit de sel

 

L'esprit de sel +++ (n°20 370)

Le 5 avril 2026, j'ai fini de lire le livre de Guillaume VIRY, L'Esprit de sel,  Editions du Canoë, 2025.

Ce que j'ai aimé :

1°) J'ai découvert ce livre complètement par hasard en écrivant un article sur Ita Zitenfeld, la première victime de la rafle du Vel d'hiv (voir article paru le 8 avril 2026). Guillaume Viry, tout comme moi-même, a été interpelé par ce que Laurent JOLY évoque à propos de cette femme qui habitait au 35, rue des Rosiers (Paris 4e) et qui a préféré mettre fin à ses jours plutôt que de risquer d'être arrêtée par la police française. Malgré les réserves que l'on peut lire plus bas dans cet article, j'ai été très touché par le fait qu'un écrivain consacre un ouvrage à cette femme oubliée.

2°) Guillaume Viry dans une langue très poétique essaie de retracer la destinée d'Ita Zitenfeld depuis la Pologne où elle avait vécu jusqu'au milieu des années 1930. Je trouve toujours impressionnant la capacité des romanciers à imaginer des parcours de vie.

3°) J'ai particulièrement apprécié le passage, page 91, dans lequel est évoquée le 35, rue des Rosiers et le fait que depuis le 4e étage, Ita Zitenfeld ne pouvait pas voir la rue. 

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Je ne suis pas complètement sensible à la poésie. J'aurais certainement préféré un récit plus classique.

2°) Pour ma part, je continue à me demander ce qu'Ita Zitenfeld a bien pu vivre et penser pendant la première partie de sa vie en Pologne. Comme je l'explique dans mon article de L'Indépendant du Cœur de Paris, elle était née en 1889. Elle avait donc 25 ans en 1914. Née en territoire dominée par la Russie mais tout près de la frontière avec l'Allemagne, elle est passée sous occupation allemande en 1915. Elle avait près de 45 ans, donc déjà une certaine expérience de la vie quand elle a décidé de quitter la Pologne en 1935. Le livre de Guillaume Viry en évoquant un amour déçu, passe à côté de cet aspect du destin d'Ita Zitenfeld. 

dimanche 19 avril 2026

n°1451 : Les démons de l'inspecteur Lerouet

  

Les démons de l'inspecteur Lerouet +I (n°20 356)

Le 15 avril 2026, j'ai fini de lire le livre de Philippe GRANDCOING, Les démons de l'inspecteur Lerouet, Vents d'histoire, 2025, 1ère édition Centre France SAS, 2024

Ce que j'ai aimé :

1°) J'ai toujours un grand plaisir à retrouver le personnage d'Hippolyte Salvignac. Il s'agit du 7e volume de ses enquêtes. Je suis toujours content de le voir résider rue Vieille-du-Temple dans le 4e arrondissement. Surtout que l'auteur a enfin compris qu'au sud de cette rue, on se trouve non pas rue du Faubourg Saint-Antoine mais rue de Rivoli.

2°) L'action se passe en 1912, en plein pendant la série de crimes perpétrés par la bande à Bonnot. Il est intéressant de se replonger dans l'ambiance de terreur de ce début d'année.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Cette enquête n'a aucun rapport avec le marché de l'art ou la vie politique de l'époque. On ne voit pas pointer la moustache de Clemenceau.

2°) Je trouve vraiment très triste d'avoir fait disparaître en début de ce 7e volume le personnage de Madeleine que je trouvais attachant.

3°) Le dénouement n'a rien de très palpitant. 

 

samedi 18 avril 2026

n°1450 : La chouette a sept jours pour sauver le monde

 

La chouette a sept jours pour sauver le monde +I (n°20 355)

Le 23 mars 2026, j'ai fini de livre le livre de Mabrouck RACHEDI, La chouette a sept jours pour sauver le monde, Actes Sud, 2026

Ce que j'ai aimé :

1°) Le livre commence par nous replonger dans un fait divers que j'ignorais totalement : l'attentat anarchiste contre le roi Alphonse XIII, le 31 mai 1905, rue de Rohan.

2°) Il y a dans le roman des personnages que j'ai particulièrement apprécié, par exemple, la scientifique Jennifer Martinelli.

3°) Le roman reprend un thème déjà vu : l'arrivée dans un temps inconnu. Ici un homme de la Belle époque qui se retrouve dans le Paris du début du XXIe siècle.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Je n'ai pas accroché au style de l'auteur, notamment les dialogues.

2°) L'auteur a une certaine méconnaissance de Paris. Placer l'Hôtel-Dieu sur l'île Saint-Louis c'est le genre de détail qui a vraiment l'art de me déplaire.

3°) La lecture donne le tournis. On passe sans arrêt d'une époque à l'autre, d'un lieu à l'autre. Il n'y a que vers la fin que le rythme s'assagit et que cela devient plus cohérent.

4°) Je n'ai pas du tout aimé le dénouement...  mais je n'en dirai pas plus car l'intérêt de ce roman c'est le suspens sur lequel il repose.

jeudi 16 avril 2026

n°1449 : Les Jésuites. Histoire de pouvoirs

 

Les Jésuites. Histoire de pouvoirs ++I (n°20 352)

Le 4 mars 2026, j'ai fini de lire le livre d'Alain WOODROW, Les jésuites, Histoire de pouvoirs, Pluriel, 1991, édition originale, Lattès 1984.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un livre qui permet de comprendre combien l'ordre des Jésuites, dès sa fondation au XVIe siècle, a eu une histoire compliquée.

2°) J'ai enfin compris pourquoi l'ordre des Jésuites avait été interdit dans de nombreuses monarchies catholiques d'Europe au XVIIIe siècle. Pour la France, il s'agit d'un scandale financier à la Martinique dont je n'avais jamais entendu parlé.

3°) L'auteur évoque très clairement les liens entre les Jésuites et les théologies de la libération en vogue dans les années 1960/1970 et les démêlés consécutifs avec le pape Jean-Paul II au début des années 1980 (notamment avec Pedro Aruppe,supérieur général de la compagnie de Jésus de 1965 à 1983.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Ce livre ne s'attarde pas assez sur la période de la toute puissance des Jésuites, en France sous Louis XIII et Louis XIV. 

samedi 14 mars 2026

n°1448 : Le pouvoir au féminin

 

Le pouvoir au féminin ++I (n°20 310)

Le 1er mars 2026, j'ai fini de lire de livre d'Elisabeth BADINTER, Le pouvoir au féminin, Flammarion, 2016.

Ce que j'ai aimé :

1°) J'ai une certaine admiration pour Marie-Thérèse d'Autriche qui a été une grande femme d'Etat et a joué un rôle prépondérant dans l'Europe du XVIIIe siècle.

2°) Elisabeth Badinter insiste sur la féminité et le rôle de mère de Marie-Thérèse, ce qui n'est pas inintéressant.

3°) Le livre est agréable à lire.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Je n'ai pas eu l'impression qu'Elisabeth Badinter apprenne grand chose aux lecteurs qui connaissent un peu le sujet et la période. 

samedi 7 mars 2026

n°1447 : La rafle du Vel d'Hiv

 

La rafle du Vel d'Hiv ++++ (n°20 303)

Le 2 février 2026, j'ai fini de lire le livre de Laurent JOLY, La rafle du Vel d'Hiv, Champ Histoire, 2023, Edition originale, Grasset, 2022.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un ouvrage précis et documenté avec des sources et des références précises.

2°) Le livre permet de suivre le destin tragique de personnes qui en différents endroits du département de la Seine ont subi l'horreur de la rafle.

3°) L'ouvrage montre de manière très précise comment c'est la police française (et notamment la police municipale de Paris) qui se sont intégralement chargés des arrestations appliquées les 16 et 17 juillet 1942.

4°) Il est intéressant de noter qu'en mai 1940, le Vel d'Hiv avait servi de lieu d'internement pour les Allemands résidents à Paris.

5°) Je ne savais pas que les bureaux de bienfaisance parisiens avaient réussi jusqu'à la fin de la guerre à attribuer des aides pour toutes les personnes, y compris les Juifs, qui étaient dans le besoin car des membres de leur famille étaient internés.  "Les bureaux de bienfaisance parisiens sont restés hermétiques à la logique de la traque antisémite".

6°) On se rend compte de l'importance qu'ont pu jouer les commissaires d'arrondissement. Par exemple dans le 2e arrondissement Roger Jehann est passé la veille de la rafle passer dans les familles juives pour les prévenir et les inciter à quitter leur domicile. Au contraire, les commissaires de certains arrondissements ont demandé à leurs fonctionnaires de faire du zèle  et les  ont autorisé à défoncer les portes des appartements (ce qui n'était pas initialement prévu).

7°) L'auteur montre que la rafle est en partie un échec puisque sur le nombre total de personnes juives qui devaient être arrêtées dans le département de la Seine, le taux d'arrestation n'ait "que" de 30 à 35% (avec de fortes variations d'un arrondissement et d'une commune à l'autre).

Ce que j'ai moins aimé :

1°) J'ai eu beaucoup de mal à m'endormir pendant toute la période pendant laquelle j'ai lu ce livre. 

dimanche 25 janvier 2026

n°1443 : Les noyés des bords de Marne

  

Les Noyés des bords de Marne +++I (n°20 262)

 Le 21 janvier 2026, j'ai fini de lire le livre de Philippe GRANDCOING, Les noyés des bords de Marne, Vents d'Histoire, 2025, édition originale 2024.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est le 6e volet des enquêtes d'Hippolyte Salvignac. J'avais aimé le 4e volet, La Conspiration hongroise,  mais je l'avais trouvé un peu monotone (article du 9 juillet 2025) et je n'avais pas été complétement enthousiasmé par le 3e volet "Tuer est un art" (article du 9 novembre 2024) et le 2e volet "Le faubourg des diaboliques"( article du 28 août 2024). Je n'avais pas du tout aimé le 5e volet "La malédiction de Rocalbes" (article du 4 août 2025). En ce qui concerne le 6e épisode, j'ai retrouvé le plaisir que j'avais eu pour la 1ère enquête, Le Tigre et les pilleurs de Dieu (article du 16 juin 2024).

2°) L'enquête est intéressante. Elle porte sur l'art mais de manière marginale avec la question de l'origine d'un reliquaire byzantin. L'important est que le récit nous replonge dans les tensions entre la France et l'Allemagne au moment de la crise d'Agadir en 1911 sur le fond de rivalité entre Joseph Caillaux et Georges Clemenceau. C'est vraiment très réussi.

3°) Le récit se passe dans des lieux que je connais bien, la rue vieille-du-Temple dans le 4e arrondissement et les bords de Marne à La Varenne et à Champigny.

4°)  Dans cet épisode, on n'a pas droit à de longues pages sur les gaudrioles d'Hippolyte Salvignac. Sa relation avec sa compagne, Léopoldine, est beaucoup plus apaisée et j'avoue que cela n m'a pas manqué.

5°) J'aime beaucoup la couverture : une oeuvre de Victor Gilbert (1847-1933) qui a pour titre Elégante sur le quai de Seine. Comme assez souvent avec cette série, il n'y a pas un grand rapport entre la couverture et le récit mais celle-ci est vraiment très belle.

6°) Le récit commence par la mort de Maurice Berteaux (1852-1911). J'ignorais que ce ministre de la Guerre était mort de manière terrible : un avion s'est écrasé au départ d'une course Paris-Madrid. Le genre d'incident qui paraitrait improbable s'il ne s'était pas vraiment produit. 

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Philippe Grandcoing continue d'écrire à plusieurs reprise que quand on sort de la rue Vieille-du-Temple par le sud, on arrive rue du Faubourg-Saint-Antoine. C'est agaçant. La rue du Veille du Temple est perpendiculaire avec la rue de Rivoli et quand on continuer vers l'Est, on arrive, au niveau de l'église Saint-Paul-Saint-Louis, dans la rue Saint-Antoine. Le faubourg Saint-Antoine est située beaucoup plus à l'Est, après la place de la Bastille dans le 12e arrondissement. 

dimanche 4 janvier 2026

n°1442 : Brève histoire des empires

 

Brève histoire des empires ++ (n°20 241)

Le 1er janvier 2026, j'ai fini de lire le livre de Gabriel MARTINEZ-GROS, Brève histoire des empires, Point Seuil, 2016, 1ère édition Seuil, 2014.

Ce que j'ai aimé :  

1°) Ce livre tente une approche comparative d'un thème qui m'intéresse particulièrement : les empires. En 2007, j'avais lu le livre de Stepen Howe, Empire (article du 9 décembre 2007) et en 2013 le passionnant ouvrage de John DARWIN, the rise and fall of global empires (article du 3 février 2013). Ce livre permet de s'intéresser à quelques grandes empires : l'empire romain, l'empire chinois (sous différentes dynasties), l'empire arabo-musulman, l'empire ottoman, l'empire Mongol, l'empire Moghol, l'empire de la compagnie des indes britanniques. Il y a une démarche comparative intéressante.

2°) L'auteur s'appuie sur un modèle : celui du penseur arabe Ibn Khaldûn (1332-1406) d'après lequel les empires créent des espaces pacifiés et finissent par tomber sous le joug de peuples périphériques restés violents  avec pour dynamique l'asabiya, un esprit de corps qui donne une unité à ces peuples nouveaux.

3°) Il y a des éclairages intéressants sur l'importance des masses démographiques, notamment concernant le poids de l'empire romain la Chine, l'Inde dans la part de la population mondiale. 

Ce que je n'ai pas aimé :

1°) Ce livre est complètement désorganisé. On passe sans cesse d'une aire géographique à une autre sans carte, sans explication, sans chronologie. Cela rend la lecture de ce livre vraiment indigeste. Surtout pour des personnes qui n'auraient aucune connaissance historique. 

2°) Je trouve intéressant de reprendre un modèle qui donne à l'histoire une forme de logique. Cela à quelque chose de la dialectique hégélienne mais je trouve cela un peu réducteur.

 

dimanche 2 novembre 2025

n°1439 : Au prochain arrêt

 

Au prochain arrêt ++I (n°20 178)

Le 13 octobre 2025, j'ai fini de lire le livre d'Hiro Arikawa, Au prochain arrêt, Edition originale en japonais, 2008, traduction en français par Sophie Refle, Actes Sud, 2022, Babel, 2023.

Ce que j'ai bien aimé :

1°) On retrouve dans ce roman d'Hiro Arikawa une forme de fraîcheur et de bienveillance qu'on pouvait déjà voir dans les Mémoires d'un chat (voir article du 29 juin 2025). 

2°) Il y a tout une série de personnages attachants avec des couples qui se forment, d'autres qui se défont. C'est la vie que l'on voit s'écrire entre différents arrêts de train.

3°) On se promène dans ce roman dans la région de Kobé.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) On est parfois perdu entre les différents arrêts. Il aurait été utile de publier une carte du réseau ferroviaire de cette région.

2°) Je ne sais pas pourquoi mais à la fin du livre on a le sentiment de rester un peu sur sa faim. 

 

mardi 21 octobre 2025

n°1438 : Coeur

 

Coeur +++ (n° 20 166)

Le 20 octobre 2025, j'ai fini de lire le livre Thibault de Montaigu, Coeur, Collection j'ai lu, 2025, édition originale Albin Michel, 2024.

Ce que j'ai aimé :

1°) Ce livre nous replonge dans une histoire familiale. La découverte de ce qui a été oublié, volontairement ou pas, dans la vie des ancêtres.

2°) Le narrateur, Thibault de Montaigu, qui est l'auteur, est très attachant car il n'hésite pas à montrer ses faiblesses, avec une mise en perspective de la figure du père. Il y a une très belle affection envers le père dans ce livre.

3°) Ce qui m'a le plus intéressé, bien sûr, c'est de replonger dans la Première guerre mondiale avec le travail sur les archives qui contredisent, en partie, le récit familial.

4°) L'auteur ne cesse d'évoquer une charge de cavalerie en août 1914. Or, cela m'a rappelé un soldat nogentais sur lequel un de mes élèves a travaillé qui s'appelait Marie de Angeli. Il est mort le 22 août 1914, à Fontaine-l'évêque en Belgique. Il était brigadier au 29e régiment de dragon et sur sa fiche des morts pour la France, il est mentionné "mort en ayant entraîné bravement ses cavaliers à l'attaque d'un détachement ennemi". Cela m'a particulièrement intéressé à ce qui est écrit à propos de Louis de Montaigu , mort dans des circonstances semblables (mais par contre cela contredit le récit qui affirme qu'il n'y avait plus de charges de cavalerie depuis la guerre de 1870).

5°) Le livre nous plonge dans le monde de l'aristocratie déclinante qui voit partir ses domaines, ses personnels et son train de vie. Cela me rappelle une ambiance dans laquelle je suis baigné depuis quelques années...

6°) Je n'ai pas non plus été insensible aux descriptions de la vie de garnison à Saumur. Cela rappelle que même les cavaliers avaient une vie agitée...  

7°) J'ai été aussi très intéressé par l'ancêtre ruiné par la campagne de Napoléon en Espagne avec l'effondrement du prix des laines importées (puisqu'elles avaient été confisquées par l'empereur). Cela m'a rappelé le mystère qui pèse dans ma propre généalogie avec un ancêtre direct mort en 1812 au moment où les paysans se révoltaient contre les réquisitions liées à la campagne de Russie. Il semble que mon ancêtre a fait partie de ceux qui ont été arrêtés et sont morts pour avoir dénoncé l'injustice de ces exactions (mais je n'ai jamais réussi à en avoir la preuve).

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Le récit, très lourd à vivre et à lire, de la décadence progressive du père.  Cela m'a trop rappelé le même genre d'ambiance que dans le livre de Michel del Castillo, Rue des Archives (voir mon article du 15 avril 2024). Il y a énormément de similitudes : un père volage, libertin, profiteur, peu fiable, qui fait ses adieux à la vie.

2°) Tout comme dans le livre de Michel del Castillo, on finit par se demander ce qui correspond à un récit authentique et ce qui relève de l'imaginaire. Si tout ce qui est écrit correspond à la réalité, il y a une forme d'épanchement sur soi, et sur les proches, qui est parfois assez dérangeante. 

3°) Je ne suis pas complètement que le titre.

4°) J'avoue que j'ai été un peu déçu par ce que découvre l'auteur concernant le trou de trois ans dans la vie de Louis de Montaigu, juste avant la guerre. Je m'attendais à quelque chose de différent.  

jeudi 2 octobre 2025

n°1435 : Le Blanc à lunettes

 

Le Blanc à lunettes ++I (n°20 147)

Le 16 septembre 2025, j'ai fini de lire le livre de Georges SIMENON, Le Blanc à lunettes, Folio, 1998, 1ère édition Gallimard, 1938.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un livre très étrange car il replonge dans l'ambiance du monde colonial de l'avant 2e Guerre Mondiale dans lequel tout semblait simple pour les Européens en Afrique et où il n'y avait aucune réflexion sur l'impact de la colonisation. Les Africains y apparaissent en toile de fond et ne sont aucunement acteurs du récit alors qu'il se passe en Afrique central.

2°) Il y a dans le personnage de Fernand Graux, le colonisateur qui gère tout, une faille quand il tombe amoureux de Lady Makinson.

3°) Le livre est très intéressant sur les rapports de caste entre les colons eux-même et le sens de la hiérarchie par exemple entre le gouverneur belge et sa femme et le couple du sous-gouverneur qui est beaucoup plus populaire. 

4°) Il y a une forme de dignité dans le personnage de Camille, la fiancée qui quitte son environnement traditionnel de Moulins dans l'Allier pour rejoindre son futur mari au Congo, tout en gardant la tête haute malgré la situation compliquée. 

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Je pensais lire un roman policier et c'est très progressivement que je me suis rendu compte qu'il s'agissait d'un récit sans crime et sans enquête.

2°) La couverture est vraiment étrange...  

 

jeudi 25 septembre 2025

n°1435 : The British Empire d'Ashley Jackson

 

The British Empire d'Ashley Jackson ++ (n°20 140)

Le 11 septembre 2025, j'ai fini de lire le livre d'Ashley Jackson "The British Empire", Oxford University Press, 2013, collection "A very Short Introduction".

Ce que je n'ai pas aimé dans ce livre :

1°) L'auteur s'évertue à utiliser des termes complexes pour dire des choses assez simples. La lecture de l'ouvrage est assez pénible.

2°) Tout le propos de l'ouvrage tourne finalement autour de l'idée, coloniser était-ce bien ou mal ? On ne sort pas vraiment de cette question. Or, de toute façon l'histoire n'est pas là pour juger mais pour apporter des faits.

3°) L'auteur maîtrise le sujet mais une fois qu'on a fini de le lire, on garde très peu d'idées saillantes de ce que contient cette ouvrage.

4°) L'index en fin d'ouvrage est assez étrange. On voit par exemple que le mot "racism" est utilisée une seule fois à la page 2. Pour un tel sujet, on aurait pu penser que ce terme serait davantage discuter.  

Ce que j'ai quand même aimé :

1°) Il y a - ce qui n'est pas toujours le cas dans cette collection - une bibliographie très complète pour chaque chapitre. Elle était à jour en 2013. 

2°) Parmi les documents iconographiques, il y en a un très intéressant la publicité pour le savon "pears" soap" en 1885. Les autres documents par contre sont vraiment assez peu intéressants Le pompon c'est une vue de Belfast en 2006 pour évoquer l'Irlande du Nord.

 

mercredi 27 août 2025

n°1432 : L'Inconnue du portrait

L'inconnue du portrait ++++ (n°20 111)

Le 23 août 2025, j'ai fini de lire le livre de Camille DE PERETTI, L'inconnue du portrait, Livre de Poche, 2025, édition originale Calmann-Lévy, 2025.

Ce que j'ai aimé :

1°) Ce live est passionnant car il plonge le lecteur dans l'histoire de tableau de Gustav Klimt, portrait de dame qui a été volé au musée de Plaisance en 1997 et retrouvé en 2019. Le récit imaginé par Camille de Peretti est inventif et très bien construit.

2°) Le roman utilise les flash backs et les histoires parallèles. Je trouve parfois cela un peu artificiel mais dans ce livre c'est très réussi.

3°)  Il y a jusqu'à la fin du livre des rebondissements et des surprises qui font qu'on n'a pas envie de lâcher le livre.

4°) Le livre est intéressant pour évoquer le lien entre un portrait et la personne qui lui a servi de modèle. 

5°) Plusieurs moments clés du XXe siècle sont évoqués dans le roman : la Première guerre mondiale, l'épidémie de grippe espagnole de 1918, le krach de  Wall Street de 1929, 

6°) Il y a aussi des passage intéressants sur la paternité.

 

mardi 26 août 2025

n°1431 : Les trois femmes du Consul

  

Les trois femmes du Consul ++I (n°20 110)

Le 19 août 2025, j'ai fini de lire le livre de Jean-Christophe RUFIN, Les trois femmes du Consul, Folio,  Livre de Poche, 2022, Edition originale, Flammarion, 2019

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est le 3e volume que je lis des enquêtes du consul Aurel Timescu. Le personnage est toujours aussi amusant.

2°) Jean-Christophe Rufin a l'art de plonger ses lecteurs dans les ambiances propres à un pays. Ici nous nous retrouvons à Maputo au Mozambique, une ambiance post-coloniale dans un pays de l'empire colonial portugais.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) L'enquête n'est pas très palpitante. On n'est pas vraiment surpris par son dénouement.

 

lundi 4 août 2025

n°1428 : La malédiction de Rocalbes

 

La malédiction de Rocalbes ++ (n°20 098)

Le 2 août 2025, j'ai fini de lire le livre de Philippe Grandcoing, La Malédiction de Rocalbes, Vent d'Histoire, 2023, édition originale, Centre Paris France SAS, 2022

Ce que j'ai bien aimé :

1°) Il s'agit d'un épisode des enquêtes d'Hppolyte Salignac. C'est le 5e volet et j'ai déjà les quatre précédents. J'aime bien voir l'évolution d'un personnage. Dans ce volume, il est toujours avec Léopoldine.

2°) Le livre nous plonge dans l'année 1910 avec l"engouement pour les fouilles archéologiques en Dordogne à propos de la Préhistoire, notamment les Eyzies en Dordogne. Cela m'a rappelé les cours de ma prof d'histoire-géographie quand j'étais en seconde. Elle nous avait beaucoup parlé de ces sites.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) L'enquête est finalement un peu décevante tant dans son déroulement que dans son dénouement. 

2°) Le dénouement est complètement improbable avec carrément le déraillement d'un train et la disparition de deux personnages dans un accident et à la dynamite.

3°) Dans cette enquête Hippolyte Salignac n'est pas vraiment moteur. Il se contente de laisser faire l'inspecteur Lerouet.

4°) La couverture du livre est catastrophique car elle n'a aucun rapport avec le récit. 

mercredi 16 juillet 2025

n°1425 : Une vie heureuse

  

Une vie heureuse ++I (n°20 069)

Le 26 juin 2025, j'ai fini de lire le livre de Ginette KOLINKA avec Marion RUGGIERI, Une vie heureuse, Livre de Poche, 2024, 1ère édition Grasset et Fasquelle, 2023.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un livre qui complète l'ouvrage Retour à Birkenau. On comprend que malgré, et peut-être grâce à, l'horreur de la déportation pendant la 2nde Guerre mondiale, Ginette Kolinka a su voir les bons côtés de la vie et prétendre avoir eu une vie heureuse.

2°) C'est un témoignage sur la vie en France avant et après la 2nde Guerre mondiale, dans ce qui peut ressembler à la banalité d la vie.

3°) Ginette Kilonka montre une bonne humeur qui devrait servir de modèle.

4°) Je suis très content d'avoir lu une version dédicacée par Ginette Kolinka. 

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Pour celles et ceux qui n'auraient pas compris, le contexte, on pourrait croire que finalement la déportation n'a pas été un moment si terrible. C'est étrange mais cela m'a mis mal à l'aise.

2°) Le texte est un peu décousu. Ce n'est pas la faute de Ginette Kolinka, mais de la façon dont le livre a été rédigé. On se perd parfois. Une chronologie récapitulative et un index des personnages cités auraient été très utiles.

 

vendredi 11 juillet 2025

n°1424 : Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie

 

Le Parfum du bonheur est plus fort sous la pluie ++I (n°20 074)

Le 11 juillet 2025, j'ai fini de lire le livre de Virginie GRIMALDI, Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie, Livre de poche, 2025, 1ère édition, Fayard, 2017

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est le 2e livre que je lis de Virginie Grimaldi. J'avais énormément aimé Plus grand que le bonheur (voir article du 11 juin 2025)  : on retrouve dans ce roman écrit sept ans plus tôt des thèmes qui sont semblables : les couples séparés, les relations entre frères et soeurs, l'introspection.

2°) Ce livre comme celui que j'avais lu précédemment repose sur une forme de bienveillance et en même temps de lucidité sur le genre humain. L'idée que chacun peut avoir quelque chose de brisé que les autres ne voient pas ou veulent pas voir.

3°) La morale du roman me plaît bien. On se rend mieux compte du bonheur quand on a traversé une période difficile.

Ce que j'ai beaucoup mois ainé :

1°) On retrouve un peu trop les mêmes fils conducteurs : les séances de psy, les échanges croisés.

2°) Je me suis ennuyé dans le 2e tiers du livre car je trouvais que ca n'avançait pas. On a envie de lire tout de suite la fin car il y a des pages qui n'apportent pas grand chose. La fin par contre est assez réussi. A partir du moment où Ben se met à répondre à la narratrice.

3°) Il y a des passages qui font de ce livre un récit très féminin comme l'accouchement raconté par le récit. Ce n'est pas ce que je préfère.

4°) J'ai aussi détesté la couverture. Je la trouve cucul la praline.