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mardi 24 février 2026

n°1445 : Exposition "Bernini e Barberini" au Museo Barberini de Rome

 

Exposition Bernini e Barberini ++++ (n°20 292)

Le 22 février 2026, je suis allé voir l'exposition "Bernini e Barberini" au musée Bernini à Rome.

Ce que j'ai aimé :

1°) L'exposition montre bien combien l'élection du pape Urbain VIII Barberini en 1623 a été une chance pour Gian-Lorenzo Bernini qui n'avait alors que 25 ans mais a bénéficié de la faveur du nouveau pape.

2°) L'exposition montre bien aussi à quel point Gian-Lorenzo a surpassé son père, Pietro Barberini (1562-1629) avec lequel il a collaboré dans un premier temps.

3°) L'exposition évoque aussi le scandale de 1638 quand Gian-Lorenzo se retrouve en prison après avoir tenté d'assassiner son frère qui avait eu les faveurs de sa maîtresse.

4°) On peut voir plusieurs oeuvres qui viennent de France, notamment un saint Sébastien qui se trouve à l'église de Jouy-en-Josas dans les Yvelines.

5°) On peut voir les esquisses du superbe baldaquin de Saint-Pierre de Rome.

6°) On peut voir une assez amusante profusion de bustes du pape Urbain VIII Barberini.

 Ce que j'ai moins aimé :

1°) L'exposition ne comporte que six salles. Je m'attendais à voir beaucoup plus d’œuvres. Ce n'est pas du tout une rétrospective de l'oeuvre du Bernin mais elle est vraiment centrée - comme son titre l'indique - sur la période du pontificat d'Urbain VIII.

Pietro Bernini, Enfant avec un dragon, 1617 (Getty Museum, Los Angeles)

 
Pietro Bernini et Gian-Lorenzo Bernini, Les quatre saisons, 1619-1620, Collection privée.

Gian-Lorenzo Bernini, Saint Laiuent, 1616-1617, Galerie des Offices, Florence (avec à l'arrière-plan deux Saint Sébastien).

Trois des bustes du pape Urbain VIII présentés à l'exposition.

Gian-Lorenzo Bernini, Buste de Thomas Baker, 1637-1638, Victoria and Albert Museum, Londres.

Gian-Lorenzo Bernini, Auto-portrait en jeune homme, vers 1623, Galerie Borghese, Rome.


samedi 16 août 2025

n°1429 : Exposition "L"oeil absolu, le XXe siècle de Jacques Thuillier " au Musée de la Faïence et des Beaux-Arts de Nevers

  

Exposition "L’œil absolu" +++ (n° 20 110)

Le 11 août 2025, je suis allé visiter l'exposition "L’œil absolu, le XXe siècle de Jacques Thuillier" au Musée de la Faïence et des Beaux-Arts de Nevers.

Ce que j'ai aimé :

1°) L'exposition permet de mieux connaître une profession assez peu méconnue, celle d'historien de l'Art. Jacques Thuillier (1928/2011) a été un des plus grands spécialistes du XVIIe siècle.  L'exposition permet de comprendre en quoi il avait un regard assez iconoclaste sur l'art du XXe siècle en insistant sur la nécessité de ne pas tomber dans la mode du temps et d'avoir aussi un regard critique sur les artistes dont il était contemporain.

2°) Des enregistrements audio permettent de comprendre sa vision de l'art et de l'histoire de l'art, de manière certes très succincte, mais c'est très intéressant.

3°) Jacques Thuillier a  apprécié et collectionné un grand nombre d'artistes du XXe siècle. Une partie des œuvres est présentée. Cela montre - en partie - en quoi ses goûts étaient influencé par son point de vue d'historien de l'art.

4°) L'intérêt est aussi de découvrir les peintures créées par Jacques Thuillier lui-même (sous le nom d'artiste de Jean Caritey). Il y a de très belles oeuvres, notamment son auto-portrait.

5°) Visiter cette exposition m'a permis de découvrir le Musée de la Faïence et des Beaux-Arts de Nevers. Il est situé dans un superbe endroit et les collections sont intéressantes. 

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Jacques Thuillier a légué ses archives au Musée de Nevers. Dans certains rayons de l’exposition, certains dossiers sont mis à disposition des visiteurs. J'espère que ce ne sont pas vraiment les archives de Jacques Thuillier car les laisser ainsi sans protection me paraît fort peu respectueux.

 

Sergio de Castro, L'atelier aux châssis, 1958, Musée d'art et d'histoire de Saint-Lô


Jean-Bapstiste Secheret, Entre chien et loup, 1995, Galerie Paul Prouté

Jacques Thullier, dit Jean Caritey, Saint Sébastien soigné par sainte Irène, vers 1948/1951, Médiathèque Jean Jaurès de Nevers

Jacques Thullier, dit Jean Caritey, Variation sur Narcisse n°32, Années 1980/1990, Musée des Beaux-Arts de Nacncy

Jacques Thullier, dit Jean Caritey, Autoportrait, Années 1940/1950, Médiathèque Jean Jaurès de Nevers

dimanche 26 janvier 2025

n°1406 : Vernissage de l'exposition "Julie Manet et ses cousines" aux Franciscaines à Deauville

Vernissage de l'exposition "Julie Manet et ses cousines" aux Franciscaines à Deauville ++++ (n°19 914)

Le 25 janvier 2025, j'ai assisté au vernissage de l''exposition "Julie Manet et ses cousines" aux Franciscaines à Deauville.

Ce que j'ai aimé : 

1°) Ce vernissage m'a fait découvrir un espace consacré à la Culture et à l'art que je ne connaissais pas : les Franciscaines, un espace muséal créé il y a 5 ans par la mairie de Deauville à l'aide de mécénat privé.

2°) Le vernissage a permis au maire de Deauville, Philippe Augier, de rappeler que ce lieu est notamment dédié à la création artistique par les femmes, notamment celles qui sont en cours de reconnaissance par les historiens de l'Art.

3°) La commissaire de l'exposition Dominique D'Arnoult a présenté dans un discours d'introduction le but de l'exposition "Julie Manet et ses cousines. La liberté de créer au féminin". Après la mort en 1895 de Berthe Morisot, Julie Manet a -suivant les conseils de sa mère- décidé de partager un appartement avec ses deux cousines germaines Paule et Jeannie Gobillard. Les trois jeunes femmes, placées sous la protection de Stéphane Mallarmé, ont vécu ensemble dans un appartement/atelier. Avant le mariage en 1900 de Julie Manet (avec Ernest Renouard) et de Jeannie Gobillard (avec Paul Valéry) les trois cousines (surnommées "l'escadron volant") ont vécu et voyagé ensemble notamment à Caen et à Rouen, ce qui permet d'évoquer les artistes contemporains qui ont peint ces villes.

4°) Dans la période qui a suivi le décès de Berthe Morisot, une autre femme peintre, Jeanne Baudot a joué un rôle important auprès des trois jeunes femmes. L'exposition rend aussi hommage à cette artiste.

5°) Après le mariage de Julie Manet et de Jeannie Gobillard, il est intéressant de noter que seule Paule Gobillard, la plus agée, a choisi de devenir artiste peintre. Jusqu'à sa propre disparition, elle a peint les membres de sa famille, et surtout celle de sa sœur devenue Mme Paul Valéry. Paule Gobillard,  dans le sillage de Berthe Morisot et d'Auguste Renoir (autre ami de la famille), a créé un style qui lui est propre, comme le montrent par exemple ses paysages de Provence et ses bouquets de fleurs dont certains sont sublimes.

6°)  Les cartels permettent de comprendre de manière  à la fois claire et précise, les liens qui ont uni ces trois femmes et leur famille.

7°) Plus de la moitié des œuvres présentées sont issues de collection privées et donc sont inconnues du grand public,  tout comme de nombreux documents d'archives familiales qui permettent de comprendre les liens entre les cousines.

8°) J'ai vraiment apprécié que cette exposition ne fasse pas de la question du féminisme juste un prétexte. Elle permet en effet de comprendre -dans la société très patriarcale de la fin du XIXe siècle-, comment grâce à un contexte familial très particulier (le fait que les parents des trois jeunes femmes soient décédés de manière précoce) et dans un milieu social très spécifique (une bourgeoisie aisée mais avec une certaine ouverture d'esprit), elles ont pu vivre ensemble la période 1895-1900 et  forger un cercle familial soudé par les femmes.

 J'ai vraiment été très heureux d'assister à ce vernissage, de visiter cette exposition et de découvrir ce superbe lieu que sont les Franciscaines.

La grande cour couverte du couvent des Franciscaines

Discours de Philippe Augier, maire de Deauville

Discours introductif à la visite par Dominique d'Arnoult commissaire de l'exposition

L'entrée de l'exposition

La mise en place de la "compagnie des trois" après le décès de Berthe Morisot
L'évocation de la tutelle bienveillante de Stéphane Mallarmé (avec un portrait de lui par Edouard Manet)

L'amitié des trois femmes avec la peintre Jeanne Beaudot

Le voyage des trois cousines à Rouen

Le voyage des trois cousines à Caen

L'arrivée au 1er étage avec l'évocation de la carrière de Paule Gobillard, la seule des trois qui deviendra une femme artiste

Évocation des liens préservés entre Paule Gobillard, sa soeur Jeannie devenue Mme Valéry, son mari Paul Valéry, sa cousine Julie et son mari Ernest Rouart

Paule Gobillard en Provence


Bouquets peints par Paule Gobillard

Autour d'un portrait de Julie Manet par Auguste Renoir redécouvert à l'occasion de l'exposition dans une collection particulière

jeudi 10 août 2023

n°1334 : La Neue Galerie de Berlin

 

La Neue Galerie de Berlin ++++ (n°19 374)

Le 21 juillet 2023, je suis allé revisiter la Neue Galerie de Berlin.

Ce que j'ai aimé :

1°) Ce musée a été complètement rénové depuis ma dernière visite du musée en 2013. Le bâtiment conçu par Mies van der Rohe a réouvert ses portes en 2021 et la nouvelle présentation a rendu les volumes voulus par l'architecte.

2°) Les nouveaux cartels en allemand et en anglais sont vraiment très intéressants pour comprendre l'histoire de l'Art au XXe siècle.

3°) La première salle d'exposition permet de voir un nombre non négligeable d'oeuvres d'Esnest Ludwig Kirchner, notamment un tableau que je ne connaissais pas représentant Max Liebermann.

4°) La présentation actuelle permet d'évoquer de manière remarquable la 1ère Guerre mondiale, le nazisme et la 2nde Guerre Mondiale.

5°) On peut voir des oeuvres que j'affectionne tout particulièrement : Alexej von Jawlensky,  Lyonal Feininger, Salvador Dali.

6°) Il y a deux oeuvres de Ludwig Meindert, un peintre dont les oeuvres antérieures à la 1ère guerre mondiale sont frappantes tant elles annoncent les horreurs du XXe siècle.

7°) Une salle très intéressante évoque les peintres partis en exil dans les années 1930 à cause du nazisme (avec notamment de nombreuses oeuvres de Max Beckman).

8°) Les deux expositions temporaires étaient très intéressantes : une consacrée à Gerhard Richter et son oeuvre la plus récente (avec son retour à la peinture après avoir consacré une grande partie de sa carrière au travail sur la photo) et l'autre à la peintre d'origine hongroise mais qui a passé une grande partie de sa vie en France, Judith Reigl.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Le seul tableau présenté d'Emil Nolde n'est pas -et de loin- sa plus belle création.

Vue d'une des salles qui montre la luminosité du musée avec le Capricorne de Max Ernst.
Ernst Ludwig Kirchner, Max Liebermann, 1926

Emil Nolde, Garçons Papous, 1914

Alexev von Jawlensky, Tête de femme, 1912

Otto Dix, Les joueurs de skat, 1920

Au 1er plan, L'Homme tombé de Wilhelm Lehmbruck (1916), sur le mur au centre Ecce Homo de Josef Scharl (193) et à droite Flandres d'Otto Dix (1934/1936)

Salvador Dali, Portrait de Mme Isabel Styler-Tas (Mélancolie), 1945)

Kurt Günther, portrait d'un garçon, 1928

Ernesto de Fiori, Le fugitif (L'Homme désespéré), 1934

Horst Strempel, Nuit sur l'Allemagne (nacht über Deutschland), 1945/1946


Une vue de l'exposition consacrée à Judith Reigl

Exposition Gerhard Richter, peinture abstraite, 2016

samedi 8 juillet 2023

n°1314 : Exposition "Rêve bleu" par Olivier Lamboray

 

Exposition "Rêves bleus" par Olivier Lamboray ++++ (n°19 340)

Le 7 juillet 2023, je suis allé visité l'exposition "rêves bleus" par Olivier Lamboray à l'Hôtel Goüin de Tours (Inde-et-Loire).

J'ai vraiment adoré pour plusieurs raisons :

1°) L'exposition permet d'avoir accès (gratuitement) l'hôtel Goüin qui est une très belle demeure Renaissance de Tours.

2°) J'ai vraiment énormément aimé les oeuvres présentés par Olivier Lamboray, un artiste belge né en 1968. Son univers rappelle les surréalistes à la Dali et à la Magritte mais a aussi quelque chose de l'atmosphère de Hopper.

3°) L'agencement des oeuvres sur les trois étages est aussi très réussi. Cest un véritable plaisir des yeux.

4°) Les titres choisis par l'artiste sont à eux seuls des poèmes en soi. C'est d'autant plus le cas depuis qu'il a choisi de leur donner des noms en anglais.

5°) On retrouve d'une oeuvre à l'autre des personnages, des animaux (girafe, chien, hippopotame), des objets (par exemple de vieux trains) et des décors architecturaux qui permettent à chacun des oeuvres de se répondre entre elle.

6°) On voit au cours de l'exposition (notamment avec les oeuvres du dernier étage) l'évolution de l'oeuvre de l'artiste qui a trouvé progressivement "son" style. C'est très intéressant aussi pour cela. C'est aussi pour cette raison que j'ai classé ma sélection des oeuvres par année (alors qu'elles sont présentées par thème dans l'exposition).

A voir du mercredi au dimanche de 14h à 19h jusqu'au 27 août 2023.

La façade de l'Hôtel Gouïn

1. Olivier LAMBORAY, Presence of the Past, 2009

2. Olivier LAMBORAY, Le paradis du rêve, 2009

4. Olivier LAMBORAY, Les larmes de l'innocence, 2013

5. Olivier LAMBORAY, Mystery of tomorrow, 2015

6.  Olivier LAMBORAY, The Melancholy Methodist,2019

7. Olivier LAMBORAY, American History, Part I & II, 2019

8. Olivier LAMBORAY, American History, Part III, Viet Nam Agent Orange, 2019

9. Olivier LAMBORAY, Wondering my Heart, 2022

10. Olivier LAMBORAY, Love comes first, 2022

11. Olivier LAMBORAY, Lonely days, non daté.

La salle du dernier étage de l'Hôtel Goüin pour l'expo "Rêve bleu"