Un bloc notes créé en janvier 2006 à vocation d'abord personnelle. Si cela en intéresse d'autres tant mieux sinon... tant pis !
Affichage des articles dont le libellé est 24 Paris je t'aime.... Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 24 Paris je t'aime.... Afficher tous les articles

dimanche 21 juillet 2024

n°1395 : Paris détruit

 

Paris détruit +I (n°19 722)

Le 17 juillet 2024, j'ai fini de lire le livre de Pierre PINON, Paris détruit, Parigramme, 2011

Ce que je n'ai pas aimé :

1°) En général je trouve que les livres publiés par Parigramme sont très clairs mais ce n'est pas le cas de ce volume. Je pense être un assez bon connaisseur de Paris, mais dans ce livre on ne ne peut pas se repérer. On passe d'un lieu à l'autre sans vraiment prendre le temps d'expliquer la localisation. Cela rend ce livre très pénible.

2°) Il y a me semble-t-il une totale confusion entre les démolitions et les autres techniques qui consistent à garder une parie des bâtiments.

3°) L'ouvrage manque d'une démarche exhaustive. Par exemple une carte des hôtels particuliers des XVIIe et XVIIIe siècle qui ont été détruits, une carte des marchés du XIXe siècle qui ont été détruits. Tout est uniquement allusif.

Ce que j'ai bien aimé malgré tout :

1°) L'ouvrage comporte de nombreuses photos qui sont très intéressantes (même si encore une fois le manque de précision des commentaires est très gênant).


jeudi 18 juillet 2024

n°1394 : De la chute à la libération de Paris

 

De la chute à la libération de Paris ++ (n°19 719)

Le 7 juillet 2024, j'ai fini de lire le livre d'Emmanuel d'Astier, De la chute à la libération de Paris, Gallimard, NRF, 1965. Collection Trente journée qui ont fait la France.

Ce que je n'ai pas aimé :

1°) Le récit est très confus. On passe de Paris à la France sans aucune logique. C'est très décousu.

2°) En ce qui concerne la libération de Paris, tout est très allusif. Je pensais lire un témoignage détaillé mais ce n'est pas du tout le cas.

3°) L'ouvrage est constitué pour plus de la moitié de documents qui ne sont pas classés et sont très difficilement lisibles.

Ce que j'ai quand même trouvé intéressant :

1°) C'est un point de vue très orienté, celui du Parti Communiste. On y lit des passages très durs sur la bourgeoisie mais cela montre le point de vue d'une partie non négligeable de la population en 1944.

mardi 14 mai 2024

n°1378 : Les plans de Paris

 

Les plans de Paris +++I (n° 19 654)

Le 12 mai 2024, j'ai fini de lire le livre de Pierre Pinon, Les Plans de Paris, Histoire d'une capitale, Le Passage, Bibliothèque Nationale de France, Atelier parisien d'urbanisme, Paris Bibliothèques, 2004

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un ouvrage très documenté avec énormément d'illustrations sur les plans et les cartes qui ont été fait de Paris depuis le XVIe siècle. On y trouve un nombre époustouflant d'informations.

2°) Il y a une présentation générale qui permet de réfléchir aux usages de la carte (et pas uniquement pour Paris).

3°) Je connaissais déjà un certain nombre de cartes qui permettent d'étudier l'historie de Paris. J'avoue en avoir découvert dans cet ouvrage certaines que je ne connaissais pas et qui pourtant sont très utiles pour étudier l'histoire de Paris.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) L'ouvrage manque d'un tableau synthétique qui permettrait de classer les cartes étudiées, de voir les liens entre elles de façon plus visuelles que ce qui est dit dans les différents textes.

2°) L'auteur n'explique pas pourquoi il ne parle de certaines cartes : quels sont les critères utilisés pour sélectionner ou ne pas sélectionner une carte.

jeudi 9 mai 2024

n°1375 : Paris et la photographie

  

Paris et la Photographie +++ (n°19 649)

Le 7 mai 2024, j'ai fini de lire le livre de Virginie Chardin, Paris et la Photographie, 100 histoires extraordinaires, Parigramme, 2003.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un ouvrage assez insolite sur les histoires de photographies prises sur Paris mais aussi à Paris avec un récit -souvent du parcours de vie- associé à ce qui est représenté sur la photographie.

2°) Il y a de très nombreuses photographies que je ne connaissais pas et que j'ai trouvé passionnantes.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Je pensais qu'il y aurait davantage de photographies sur l'Histoire de Paris et à ce sujet le livre est très décevant.

2°) Un certain nombre de ces histoires sont plutôt tristes et insistent davantage sur les aspects obscurs du genre humain.


lundi 6 mai 2024

n°1373 : Le Guide du Paris occupé

 

Le Guide du Paris occupé +++ (n°19 646)

Le 5 mai 2024, j'ai fini de lire livre de Jean-Baptiste ORDAS, Le Guide du Paris occupé, Parigramme, 2020.

Ce que j'ai aimé :

1°) L'auteur a retrouvé une profusion de détails sur le Paris des  "années noires", l'époque où Paris a été occupé par l'armée allemande de juin 1940 à août 1944. J'en ai appris énormément sur les lieux qui ont joué un rôle important pendant cette triste époque de Paris.

2°) Il y a des "chapeaux" qui permettent d'en apprendre plus sur certains personnages importants dans le Paris de cette époque.

3°) On se rend compte à quel point Paris était une ville de villégiature pour les Allemands.

4°) Le guide est illustré par une profusion de photographies.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) On est parfois assommé par les répétitions. Par exemple la localisation des bordels militaires. Il aurait peut-être été préférable de faire une entrée spéciale pour les sujets qui se répètent.

2°) La résistance est évoquée en creux quand des actions sont menées contre les Allemands. La part belle est faite aux Collabos et très peu aux résistants. Il aurait peut-être été utile de davantage creuser la question des lieux où les réseaux de résistance ce sont mis en place mais peut-être cela mériterait-il un autre ouvrage.

3°) Le sort de la population juive est évoquée (port de l'étoile jaune, rafle du Vel d'hiv) mais c'est de façon très superficielle.

4°) Le livre ne montre peut-être pas assez les inflexions de l'occupation allemande qui est devenue beaucoup plus pesante dans les derniers mois.


samedi 4 mai 2024

n°1371 : Sur les traces des enceintes de Paris

 

Sur les traces des enceintes de Paris +++ (n° 19 644)

Le 1er mai 2024, j'ai fini de lire le livre de Renaud GAGNEUX et Denis PROUVOST, Sur les traces des enceintes de Paris, Parigramme, 2004

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un ouvrage très complet sur l'histoire, le tracé et les vestiges de toutes les enceintes de Paris depuis celle des gallo-romains jusqu'à celle de Thiers au XIXe siècle.

2°) Les auteurs utilisent de nombreuses cartes ou plans dont plusieurs dont je n'avais pas connaissance (et qui complètent celles que je connaissais) : le plan Braun qui représente Paris vers 1530 (donc avec l'enceinte de Philippe Auguste) et le plan Gomboust de 1652.

3°) Le livre permet aussi d'aller sur place et de suivre, ouvrage en main, les vestiges des enceintes.

Ce que j'ai moins aimé :

1°)  Quand il y a des secteurs de Paris que l'on ne connaît pas, il est parfois difficile de se repérer.

2°) Ce livre date de 2004. Depuis, plusieurs nouveaux restes de vestiges ont été découverts (par exemple la partie de l'enceinte qui reliait la muraille de Philippe Auguste à celle de Charles V au niveau de la place Teilhard de Chardin). 

3°) Certaines photos ne sont pas très faciles à interpréter. 

4°) Ce qui était un peu difficile pour moi c'est qu'il y a certains quartiers pour lesquels je n'ai pas appris grand chose alors que pour d'autres j'ai été complètement largué.

lundi 22 avril 2024

n°1365 : Jacques Ignace Hittorff, précurseur d'Haussmann par Michael Kiene

 

Jacques Ignace Hittorff, précurseur d'Haussmann +++I (n°19 632)

Le 19 avril 2024, j'ai fini de lire livre de Michael Kiene, Jacques Ignace Hittorff, précurseur d'Haussmann, Editions du Patrimoine, traduit de l'allemand par Claude Cecchoni.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un livre consacré à l'architecte Jacques Ignace Hittorff, un artiste et un ingénieur dont pendant très longtemps je n'avais pas saisi l'importance ce qui n'est plus le cas depuis quelques années, notamment, grâce à celui qui m'a offert ce livre. Hittorff (1792-1867) a été oublié alors qu'il a énormément participé aux transformations et à l'embellissement de Paris : on lui doit par exemple la reconfiguration de la place de la Concorde, la mairie du 1er, l'église St Vincent de Paul, la gare du Nord,... La liste est vraiment impressionnante.

2°) L'auteur a eu accès aux archives d'Hittorff qui sont principalement conservées dans la Bibliothèque de sa ville natale. Cela explique pourquoi l'ouvrage comporte un nombre impressionnant d'illustrations passionnantes et de qualité.

3°) Je n'avais pas réalisé combien Hittorff avait vécu dans un quartier que je connais très bien, autour de l'église ND de Lorette (qu'il a contribué à décorer).

4°) L'ouvrage insiste aussi sur le rôle d'Hittorff dans la recherche archéologique des monuments antiques avec notamment la question de la polychromie.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) L'ouvrage insiste sur le fait qu'Haussmann a été l'un des principaux ennemis d'Hittorff. Je trouve donc un peu gênant de faire figurer le nom d'Haussmann sur la couverture (peut-être juste pour faire "vendeur").

2°) La traduction de l'allemand est de très bonne qualité mais il est quand même dommage que le livre n'ait pas été écrit directement en français.

3°) Je n'ai pas compris le classement des différents thèmes. Le séquençage par type de construction paraît parfois un peu artificiel et oblige à des renvois permanents d'un chapitre à l'autre.

4°) Les légendes des illustrations sont écrites en tout petits caractères. C'est assez pénible même si cela fait joli !

vendredi 14 juillet 2023

n°1318 : La Vie Municipale au XVIe siècle

 

La Vie Municipale au XVIe siècle de Léo Mouton +++I (n°19 346)

Le 18 juin 2023, j'ai fini de lire le livre de Léo MOUTON, La Vie Municipale au XVIe siècle, Perrin, 1930.

Ce que j'ai aimé : 

1°) C'est un livre passionnant et incontournable concernant la vie de Claude Marcel, Prévôt des Marchands de Paris de 1570 à 1572. L'auteur qui était conservateur à la Bibliothèque Nationale fournit en source de son propos un nombre impressionnant d'archives.

2°) Le livre montre bien le fonctionnement de la haute bourgeoisie parisienne du XVIe siècle et son implication dans la gestion de la ville de Paris en partenariat avec la couronne.

3°) Deux récits sont particulièrement intéressants : l'affaire de la Croix de Gastine en 1571 (qui permet de comprendre le contexte de la Saint-Barthélémy) et la pose de la Première pierre du Pont neuf par Henri III en 1578.

4°) On voit les liens très forts entre Claude Marcel et la haute aristocratie puisqu'il marie sa fille en invitant une grande partie de la Cour et qu'il obtient le droit de le faire dans l'Hôtel de Guise.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Je ne comprends pas le choix du titre de l'ouvrage qui est très décalé par rapport à son contenu.

2°) On ne comprend pas bien quelle est la position de Claude Marcel concernant les rivalités entre Catholiques et Protestants. Il fait certainement preuve de pragmatisme, voire d'opportunisme, mais ce n'est pas très clair.

lundi 30 mai 2022

n°1296 : "209 rue Saint-Maur, Paris Xe, autobiographie d'un immeuble" de Ruth Zylberman

 

209 rue Saint-Maur, Paris Xe, autobiographie d'un immeuble ++++ (n°18935)

Le 20 mars 2022, j'ai fini de lire le livre de Ruth Zylberman, 209, rue Saint-Maur, Paris Xe, autobiographie d'un immeuble, Points Arte Edition, 2021, 1ère édition, 2020.

Ce que j'ai aimé :

1°) J'ai trouvé très intéressante la démarche qui consiste à s'intéresser à ce que j'appellerai "l'Histoire totale" d'un immeuble : son architecture, ses habitants, les habitants qui y ont vécu, tous les récrits liés à ce même immeuble. C'est une démarche que j'aime adopter de manière moins approfondie pour mes articles de l'Indépendant du Coeur de Paris sur les immeubles.

2°) La démarche qui consiste à donner la parole aux habitants et aux anciens habitants encore vivants est vraiment très intéressante car dans l'Histoire des Immeubles il y a une grande partie de non écrit. Ce n'est qu'en confrontant les témoignages que l'on peut parvenir à retrouver un passé oublié.

3°) Ce n'est pas un hasard (puisque l'immeuble a été choisi dans une liste où l'auteure savait qu'il y avait des enfants déportés pendant la 2nde Guerre mondiale), mais ce livre est un moyen de comprendre ce qu'a été la Shoah avec ceux qui ont été exterminés, ceux qui sont revenus des camps, ceux qui ont échappé à la Déportation avec pour certains une volonté d'oublier ce qui s'était passé. Il est intéressant aussi d'évoquer les familles de résistants et ceux qui se sont engagés dans la Collaboration. Intéressant aussi de voir comment après la Libération, toute la population qui a subi cette épreuve a cherché à en oublier une grande partie.

4°) Je suis impressionné par l'opiniâtreté de l'auteure dans sa démarche : la capacité à scruter des tonnes d'archives et à retrouver des témoins qui pour certains vivent très loin (aux Etats-Unis et en Israël).

5°) Comme quand j'écris des articles sur des immeubles de Paris Centre, j'ai été sensible à l'importance du hasard dans les découvertes que l'on peut faire.

6°) L'ouvrage est aussi très intéressant pour évoquer la boboisation et la gentrification de ce quartier de Paris (dans le 10e arrondissement) avec le remodelage physique de l'immeuble (la suppression de cloison et les aménagements) contemporain de l'arrivée d'une population plus aisée qui remplace des catégories  plus populaires.

7°) Ce livre est autant intéressant par le contenu des informations qu'il donne que par le récit très détaillé des étapes qui conduisent l'auteure à trouver des informations, à les préciser et à les recouper. C'est autant une autobiographie d'un immeuble qu'un ouvrage sur les différentes étapes d'une quête. Cela est passionnant car cela montre que le récit final que l'on peut donner sur cet immeuble est le produit d'une longue recherche.

8°) Il y a une dimension humaine très forte dans ce livre avec la fête organisée pour conclure la recherche entre les habitants et les anciens habitants. Une fête des voisins qui regroupent plusieurs époques de voisinage qui permet à des personnes qui se sont côtoyées (ou pas) de se parler pour échanger sur ce qui a joué un rôle important dans leur vie : l'endroit où elles ont passé une partie de leur vie.

Ce que j'aime moins :

1°) Dans le titre, le mot "autobiographie" me gêne  un peu car dans cette démarche il y a une énorme part qui revient à l'auteure qui quoi qu'elle en pense ne peut que rester dans l'altérité par rapport à un immeuble et donc en fait c'est plus une forme de son autobiographie à elle que celle de l'immeuble. [Juste pour trouver un bémol par rapport à ce livre que je recommande à toutes et à tous].

lundi 28 mars 2022

n°1289 : Notre-Dame brûle

  

Notre-Dame brûle +++ (n°18872)

Le mardi 22 mars 2022, je suis allé voir le film Notre-Dame brûle de Jean-Jacques Annaud.

Ce que j'ai aimé :

1°) Le film permet dans les tous débuts de retrouver des images de Notre-Dame quand elle était intacte. Les effets spéciaux sont époustouflants car les acteurs se déplacent dans des endroits qui ont soit disparu, soit ont beaucoup souffert en raison de l'incendie. L'espace d'un instant on se dit qu'elle est toujours là.

2°) J'avais refusé jusqu'ici de regarder la réalité en face. J'avais tout fait pour ne pas regarder dans le détail ce qui s'est passé ce soir là tant cet incendie m'a été insupportable. On se rend compte à quel point les dégâts sont importants et surtout à quel point la cathédrale a été sur le point de disparaître complètement.

3°) Ce film est un hymne au rôle des pompiers qui ont été véritablement héroïques ce soir là et cette nuit là. Je ne m'en rendais pas compte à quel point ils avaient jouer un rôle important pour éviter la chute des deux tours occidentales.

4°) Ce film permet de prendre conscience combien les politiques parfois sont à côté de la plaque juste pour faire de la com'. Je ne sais pas s'il est vrai que le général des pompiers a organisé un faux poste de commandement pour éviter que les politiques ne gênent le dispositif opérationnel. Ce réflexe des politiques m'avait personnellement énervé ce soir là, car justement, j'étais ce soir là en réunion avec des élus de Paris qui tout insignifiants qu'ils soient n'avaient pu s'empêcher de partir pour montrer à quel point ils étaient importants. 

5°) Le film fait prendre conscience les embouteillages et les travaux dans Paris ont considérablement gênés les pompiers.

6°) J'ai été très content de retrouver Samuel Labarthe, qui joue le rôle du général des Pompiers, et que j'appréciais tout particulièrement dans les "Petits meurtres entre amis".

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Les péripéties relatives à la couronne d'épines ont un côté Vaudeville que j'ai trouvé un peu lourdingue. Je ne sais pas si tout ce qui est décrit est vrai mais ça ne fait vraiment pas sérieux.

2°) Le film donne une image affreuse de Paris. Si hors de Paris, les Français et le reste du monde ne savaient pas que la ville est devenue un enfer avec les embouteillages, avec un tel film, ils vont en être convaincus.

3°) Il y a peut-être surtout à la fin du film une mise en scène excessive des prières improvisées en pleine rue que les pompiers sont sensés entendre alors qu'ils sont dans les tous en train d'éteindre l'incendie. La dimension mystique m'échappe un peu. Certes le pire a été évité (avec aucune victime et aucun blessé) mais l'incendie en lui même reste une énorme catastrophe.

vendredi 17 avril 2020

n° 1228 : Louis Le Vau et les nouvelles ambitions de l'architecture française (1612-1654)

Louis Le Vau et les nouvelles ambitions de l'architecture française 1612-1654 ++++ (n° 13 165)

Le 13 avril 2020, j'ai fini de lire le livre d'Alexandre COJANNOT, Louis Le Vau et les nouvelles ambitions de l'architecture française, Picard, 2012

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un ouvrage consacré à Louis Le Vau qui est un architecte certes connu mais dont j'avoue l'importance par rapport à François Mansart m'avait vraiment échappé.

2°)  L'ouvrage est intéressant car il retrace de manière très minutieuse ce que l'on sait des origines familiales de Louis Le Vau (qui sont assez modestes puisque son père Louis Le Veau était un tailleur de pierres donc un simple artisan) et de ses premiers travaux.

3°) Louis Le Vau était véritablement un "enfant" du 4e arrondissement. Il a été élevé près de l'église Saint-Jean-en-grève (qui se trouvait derrière l'actuel Hôtel de Ville) puis il s'est installé sur l'Île Saint-Louis (à côté de l'Hôtel Lambert dont il est l'architecte) avant de revenir rive droite rue du Roi-de-Sicile.

4°) Ce livre contient un nombre impressionnant de vue, de projets et de reconstitutions des créations de Le Vau entre le moment où il est devenu majeur (1637) et le moment où il s'impose comme 1er architecte du roi (1654).

5°) J'ai particulièrement la volonté de l'auteur de reconstituer la disposition intérieure des pièces à l'intérieur des édifices construits par Le Vau.

6°) L'auteur montre aussi comment Louis Le Vau travaillait avec un entourage d'artisans (avec qui il était lié par des alliances matrimoniales) comme par exemple des charpentiers.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Il y a quelques pages un peu ardues sans aucune illustration où il faut un peu s'accrocher mais on est emporté par l'intérêt de ce livre.

2°) De nombreuses créations de Le Vau ont disparu. On aimerait en savoir plus sur leur localisation précise et où ils seraient localisés aujourd'hui : je pense par exemple au château du Raincy qui était un petit Vaux-le-Vicomte construit une dizaine d'années plus tôt.




samedi 18 mai 2019

n° 1194 : Royaumes oubliés : De l'Empire Hittite aux Araméens


Exposition Royaumes Oubliés +++I (n°17 829)

Le 10 mai 2019, je suis allé visiter l'exposition au Louvre l'exposition "Royaumes oubliés, de l'Empire Hittite aux Araménes".

Ce que j'ai aimé :

1°) L'exposition -comme son nom l'indique- nous fait mieux connaître ou découvrir des Etats qui ont dominé le Nord du Proche-Orient à la fin du IIe millénaire et au début du Ier millénaire avant J.-C., en particulier les petits Etats araméens qui sont nés après l'effondrement de l'empire Hittite.

2°) L'univers culturel de l'exposition est en partie connu avec des influences mésopotamiennes et égyptiennes mais il est intéressant de voir des apports locaux avec par exemples des écritures complètement méconnues.

3°) L'exposition permet de se rendre compte que le Louvre possède en réserve d'importantes collections relatives à ces Etats et civilisations qui ne sont pas présentées dans les collections permanentes.

4°) On peut aussi admirer des objets qui viennent de nombreux autres grands musées : le British Museum, le Pergamon (avec des statues colossales qui ont fait le déplacement) et le Musée National de Copenhague.

5°) On peut voir une vidéo très intéressante sur le site de Tell Hafaf (dont une partie des sculptures conservés au Pergamonmuseum de Berlin ont explosé lors du bombardement de 1945).

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Il est dommage qu'il n'y ait pas davantage de passerelles vers les objets présentés dans les collections du Louvre en Egypte, en Mésopotamie et dans les salles assyriennes. Il aurait été intéressant de faire des ponts.

2°) Il est dommage que l'exposition ne présente aucune oeuvre en provenance du musée national d'archéologie d'Istanbul (que j'ai visité fin décembre 2018) : il possède une très intéressante collection d'objets hittites.

"créature hybride", un moulage de très bonne qualité d'après un original provenant de Karkemish, 1000-900 avant J.-C., British Museum


 figurine de cavalier, Terre cuite, Karkemish, 1400-1200 avant J.-C.,
musée du Louvre

 Tête de lion provenant de la base de la statue de Katuwa, basalte, Karkemish, Londres, British Museum


Jambage de porte inscrit, basalte, Karkemish, 900 avant J.-C., British Museum

 Vase à piedestal, Syrie du Nord ?, vers 800-750 avant

figurine de déesse aux lions, bronze, région du Hauran (?), Syrie, 1000-700 avant J.-C., Musée du Louvre.

Lion gardien, Basalte, Hama (Syrie), vers 850/750 avant J.-C., Copenhague museum national of Danemark

 Statues en basalte provenant du site de Tell Halaf (Syrie), vers 900 avant J.-C., fouilles de von Oppenheim, Pergamonmuseum, Berlin

 Bas relief orné d'une autruche avec une perdrix sur son dos, Calcaire peint en rouge, Tell Halaf, vers 900 avant J.-C., Pergamonmuseum, Berlin

Socle aux sphynx, Tell Hafaf, vers 900 avant J.-C., Pergamonmuseum, Berlin


Statue funéraire dite de "déessse trônant", basalte, Tell Hafaf, 1000/800 avant J.-C., Pergamonmuseum, Berlin

Statuette de dieu guerrier, bronze et or, Lattaquié, 1300-1200 avant J.-C., Musée du Louvre

 Plaque représentant un sphynx, Ivoire, Arslan Tash, 900-700 avant J.-C., Musée du Louvre


Plaque représentant un cervidé, Ivoire, Arslan Tash, 900-700 avant J.-C., Musée du Louvre

 Stèle du prêtre Si-Gabbor, basalte, Neirab, région d'Alep (Syrie),  700 à 600 avant J.-C., Musée du Louvre


mardi 26 février 2019

n°1188 : Exposition "Graver pour le roi" au Louvre


Graver pour le roi +++ (n° 17 748)

Le vendredi 22 février 2019, je suis allé voir l'exposition "Graver pour le roi" au Musée du Louvre

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est une exposition qui commençait la veille et qui est plutôt intéressante. Elle est consacrée aux gravures faites pour les rois Louis XIV, Louis XV et Louis XVI avec surtout des productions royales pour Louis XIV.

2°) Le musée du Louvre possède non seulement les gravures mais les plaques de cuivre et les épreuves qui ont permis de préparer les gravures. Cela est intéressant.

3°) Il y a plusieurs gravures qui concernent le règne de Louis XIV et l'Histoire du Louvre.

Ce que j'ai moins aimé:

1°) La précédente exposition organisée au même endroit présentait de manière plus précise les tecnhiques de fabrication des plaques permettant de graver (donc il est dommage que certaines informations n'aient pas été reprises).

 Fête organisée en 1662 dans l'actuel place des Vosges par le roi Louis XIV

Jan van Huchtenburg, d'après Adam van der Meulen, Marche du roi accompagné de sa garde passant par le Pont Neuf en allant vers le Palais (1670)


Sébastien Le Clerc, Représentation des machines qui ont permis d'élever les deux grandes pierres qui couvent le fronton de la principale entrée du Louvre, 1677






vendredi 3 août 2018

n° 1169 : Mission Impossible


Mission Impossible +++ (n° 17 541)

Le 3 août 2018, je suis allé voir le film Mission Impossible "Fall Out"

Ce que j'ai aimé :

1°) Je suis allé voir ce film car de nombreuses prises de vues ont été prises à Paris : de ce côté on n'est pas déçu avec un focus particulier sur le 4e : on peut voir la rue François Miron, la rue des Barres, la rue Jean Du Bellay en plein coeur de l'action. Ce qui est amusant c'est que dans les scènes de course poursuite, d'une prise de vue à l'autre on se retrouve dans des quartiers assez éloignés les uns des autres : on peut reconstituer mentalement d'où à où ils passent d'une image à l'autre.

2°) Le film est aussi tourné à Londres (ville que j'aime aussi beaucoup) mais à côté des prises de vue à Paris, on voit que Londres ne vaut pas tripette.

3°) Dans le casting, un des principaux rôles est joué par Henry Cavill.  Un acteur que je suis depuis longtemps.Il jouait dans le film 300 (voir mon article du 22 mars 2007) Il a un peu vieilli mais cela nous arrive à tous.

4°) Les scènes d'actions sont vraiment très très bien tournées. 

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Je n'arrive jamais à tout comprendre dans ce genre de film. Entre "les méchants", la CIA, le MI6 et les Missions impossibles, j'ai été un peu perdu.

jeudi 19 avril 2018

n° 1151 : Exposition Georges Michel à la fondation Custodia


Exposition Georges Michel à la fondation Custodia ++I (n° 17 436)

Le 19 avril 2018, je suis allé voir l'exposition Georges Michel à la fondation Custodia

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est la 1ère fois que je visitais une exposition à la fondation Custodia (dans le 7e arrondissement). C'est un lieu superbe avec une très belle série de salles : il s'agit de l'Hôtel Turgot qui date du XVIIIe siècle.

2°) Je ne connaissais pas Georges Michel. Un peintre français qui a vécu de 1763 à 1843 et qui s'est inspiré des peintres paysagers hollandais du XVIIe siècle. L'exposition permet de voir quelques magnifiques tableaux hollandais (notamment deux Jacob van Ruisdael).

3°) Certains tableaux de Georges Michel sont intéressants. Ces ciels et sa lumière sont intéressants.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Les tableaux sont très répétitifs. Il y a de très peu de variété dans l’œuvre de Georges Michel.

2°) Les tableaux de Georges Michel ne sont pas datés ce qui fai qu'il est complètement impossible de voir l'évolution de la technique de ce peintre.



Georges Michel, Vue d'une ville près de Paris, Reims, Musée des Beaux Arts

 Georges Michel, Vue de la Seine avec une diligence, Paris, Musée du Louvre

Georges Michel, Orage sur la vallée de la Seine, collection particulière

Jacob van Ruisdael, Un champ de maïs avec en arrière-plan le Zuidersee, vers 1660, Rotterdam, Musée Bojmans,

Herman Saftleven, Au pied des dunes sous un ciel orageux, 1632, Musée Bojmans, Rotterdam.

samedi 10 février 2018

n° 1140 : When Paris went dark

When Paris went dark +++ (n° 17368)

Le 28 janvier 2018, j'ai fini de lire le livre de Ronald Robstottom, When Paris went dark, Back Bay Books, 2015, 1ère édition 2014.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un livre très détaillé sur de nombreux aspects de l'Occupation de Paris par l'Allemagne nazie de juin 1940 à août 1944.

2°) L'ouvrage contient un certain nombre de photos et de documents très intéressants.

3°) Je n'avais jamais entendu parler du fait qu'en 1917, pour tromper les aviateurs allemands un "faux Paris" avait été installé dans une boucle de la Seine près de Saint-Gemain-en-Laye (page 5).

4°) Je n'avais pas pris conscience que Pablo Picasso avait passé toute la période de l'Occupation à Paris. Pendant la Libération de Parsis, il vivait dans l'ïle Saint-Louis chez son ancienne maîtresse Thérèse Walter avec leur fille Maya.

5°) page 117 : il y avait 150 000 Juifs à Paris, 86 000 étaient français. 64 000 étaient étrangers.

6°) Je n'avais jamais lu comment Jacques Bonsergent s'est retrouvé le 1er Parisien fusillé en décembre 1940.

7°) Je n'avais jamais entendu parlé de l'attentat devant le Grand Rex fin 1942 qui a fait une centaine de tués et blessés parmi les soldats de l'armée allemande qui attendaient dans la file.

8°) On estime à 80 000 le nombre de bébés franco-allemands nés pendant l'Occupation suite aux relations intimes entre des soldats allemands et des françaises.

9°) Page 216, j'ai aussi été très intéressé par la page consacrée au professeur de lycée Jacques Decour (dont le vrai nom était Daniel Decourdemanche) et page 218 par ce jeune chef de réseau aveugle Jacques Lusseyran.

10°) Très intéressantes aussi les pages concernant le Juif d'origine hongroise Tommy Elek qui figure sur la fameuse Affiche rouge (page 228).

11°) En Août 1942, les Juifs ont perdu le droit d'avoir des lignes téléphoniques.

12°) Je n'avais jamais bien fait le rapprochement entre le livre La Peste d'Albert Camus et une description de Paris occupé.

13°) Je ne savais pas qu'en août 1944, trois tonnes d'explosifs avaient été transportés à Notre-Dame pour faire exploser la cathédrale.

14°) Environ 1500 résistants ont été tués pendant la Libération de Paris (et 3 500 blessés). Environ 130 à 150 membres de la 2e DB du général Leclerc sont morts.

15°) Je ne savais pas qu'il y avait eu une polémique à propos de la lettre de Guy Moquet car celui-ci était un jeune étudiant communiste qui avait protesté fin 1939 contre l'aide apportée à la Finlande contre l'URSS (à l'époque alliée à l'Allemagne nazie).

Ce que j'ai (beaucoup) moins aimé :

1°) Il y a d'ENORMES erreurs factuels : par exemple :
- page 9 : l'abolition de l'esclavage en 1849... au lieu de 1848
- page 62 : "Moulins, un village de Bourgogne"... Ca fait mal pour la préfecture de l'Allier en Auvergne.
- pages 68 et 326 : la Commune en 1870... (A un an après c'est exact !)
- page 75 : la carte du trajet de Hitler de Paris comporte plusieurs erreurs. Par exemple Hitler prend la rue de Rivoli dans le sens contraire du sens de circulation et dans le sens contraire de ce qui est décrit dans le texte.
- page 118 : la rue Buffault dans le 14th arrondissement.... Elle est dans le 9e à l'autre bout de Paris.
- page 200 : Charles de Gaulle "un inconnu de 59 ans" en juin 1940. Né en novembre 1890, il avait 49 ans !!!!
- page 241 : Le 19e arrondissement, près de Montmartre... c'est quand même assez à l'Est de Montmartre.
- page 372 : Pompidou (président de 1969 à 1972).... Il a été président de 1969 à 1974.

Toutes ces erreurs factuelles ne font pas très sérieux pour un professeur d'Etudes Française et Européenne à l'université de Amherst dans le Massachussetts. Le livre est très intéressant mais il aurait dû se faire relire pour corriger toutes ces coquilles bien gênantes. C'est dommage car c'est un ouvrage très intéressant.

mardi 12 décembre 2017

n° 1133 : Maison La Roche : fondation Le Corbusier


Maison La Roche +++I (n° 12307)

Le 9 décembre 2017, je suis allé visité la Maison La Roche - Fondation le Corbusier dans le 16e arrondissement.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est une maison construite par Le Corbusier en 1926/1928 pour la famille La Roche. Comme la Villa Savoye que j'ai visité en août (voir article du 8 octobre 2017), c'est une maison construite pour abriter une collection d'art moderne. L'ensemble est très lumineux.

2°) Par rapport à la Villa Savoye, il y a une plus grande impression d'espace.

3°) On retrouve des éléments architecturaux comme par exemple la rampe entre la galerie et la bibliothèque.

4°) Le hall dans lequel on entre dans la Maison est un cube vertical très impressionnant.

5°) Comme à la villa Savoye, il y a une terrasse agréable.

6°) Il y a vraiment de très belles perspectives d'un étage à l'autre.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Comme à la villa Savoye, il est dommage que cette maison ne soit pas davantage meublée. Il est aussi dommage qu'on ne se rende pas bien compte de la collection de peintures et d'objets d'art qu'on y trouvait.

2°) Le plus triste c'est cette bibliothèque avec juste des étagères et sans aucun livre. 


 Le hall d'accès

Le hall vu depuis le 2e étage

La galerie avec la rampe d'accès vers la bibliothèque
La galerie vue du haut de la rampe

La salle à manger

La cuisine