Un bloc notes créé en janvier 2006 à vocation d'abord personnelle. Si cela en intéresse d'autres tant mieux sinon... tant pis !

samedi 9 mai 2015

n° 987 : Les derniers jours de Louis XIV

Les derniers jours de Louis XIV +++ (n°16 359)

Le 6 mai 2015, j'ai fini de lire le livre d'Alexandre Maral, Les derniers jours de Louis XIV, Perrin, 2014

Ce que j'ai aimé :

1°) C un ouvrage qui rend hommage à la stature de Louis XIV dans les dernières semaines de sa vie. Le grand homme d'Etat a du éviter de tomber dans certains errements qui ont conduit d'autres géants de l'Histoire à ne pas accepter de mourir. En ce qui concerne Louis XIV son parcours final est sidérant de maîtrise de soi.

2°) Il est intéressant de constater que moins de 2 semaines avant sa mort, Louis XIV tenait encore très fermement l'ensemble des rouages de l'Etat.

3°) Ce livre remet en cause l'idée selon laquelle le choix de Philippe d'Orléans comme régent a été fait à contre-coeur. Louis XIV était clairement conscient qu'il y allait de l'intérêt de l'Etat et qu'il ne fallait pas que son petit-fils Philippe V, roi d'Espagne, puisse contester la régence.

4°) J'ai été particulièrement intéressé d'apprendre que neuf statues aujourd'hui visibles au Louvre ou aux Tuileries sont arrivées de Rome à Marly pendant l'été 1715 et donc le roi a à peine eu le temps de les admirer. 

5°) L'auteur nous permet de savoir le sort qui a été réservé aux corps de Louis XIV et à son cœur pendant la tourmente révolutionnaire.

6°) Le livre est plaisant à lire. 

Ce que j'ai un peu moins aimé :

1°) J'avoue que j'ai déjà lu beaucoup sur le sujet (notamment le Louis XIV de François Bluche et les Lettres de la Princesse Palatine).

2°) Un détail m'a chiffonné. L'auteur affirme que lors des séances de réception des malades des écrouelles, le roi Louis XIV prononçait la phrase suivante "Le roi te touche, Dieu te guérisse". Il me semblait cependant que Louis XV avait été le 1er à utiliser cette formule et que ses prédécesseurs préféraient "Le roi te touche, Dieu te guérit".  (page 86)

vendredi 8 mai 2015

n° 986 : le parc kôko-en de Himeji


Le parc Kôko-en de Himeji ++++ (n°16 358)

Le 20 avril 2015, j'ai visité le jardin "Kôko-en" de Himeji (situé juste à côté du château).

Ce que j'ai aimé :

1°) Ce jardin est un petit havre de paix avec des ambiances différentes. On compte en tout 9 jardins différents. Il s'agit d'une reconstitution des jardins du début de l'èpoque des Tokugawa (XVIIe siècle)

2°) Malgré la pluie, ce jardin m'a beaucoup séduit.

3°) Parmi les végétaux que j'ai particulièrement apprécié les acer palmatum (avec de feuilles de différentes couleurs) et des pétunias en fleurs.








jeudi 7 mai 2015

n° 985 : Iwakuni


Iwakuni ++++ (n° 16 357)

Le 7 mai 2015, j'ai visité Iwakuni, une ville japonaise située à 50mn en train de Hiroshima. La ville est célèbre pour son pont en bois à 5 arches qui date du XVIIe siècle et qui est inspiré d'un modèle chinois.

Ce que j'ai aimé :

1°) Ce pont en bois a vraiment quelque chose de magique.

2°) Depuis les hauteurs (que l'on gagne par un funiculiare) où se trouve un château on a une superbe vue sur la mer intérieur du Japon avec notamment l'île de Muyajima.

3°) On peut aussi se promener dans un espace agréable où se trouvait une école de Samouraï.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Le château n'a rien de très authentique. Il a été complètement reconstruit après la 2nde Guerre mondiale à quelques mètres du site initial.

2°) Le petit musée des beaux arts était fermé...







mercredi 6 mai 2015

n° 984 : Poirot investigates

Poirot investigates ++ (n°16 356)


Le 30 avril 2015, j'ai fini de lire le livre d'Agatha Christie, Poirot investigates, Harper, 1ère édition, 1924

Ce que j'ai peu aimé :

1°) Il s'agit d'une série de nouvelles et je n'ai jamais été très fan de ce genre.

2°) A force de se suivre, les enquêtes finissent par toutes se ressembler.

Ce que j'ai quand même bien aimé :

1°) Une des enquêtes qui concernent un enlèvement du Premier Ministre britannique (dans un contexte du type 1ère Guerre Mondiale)


lundi 4 mai 2015

n° 983 : Le Nanzen-in de Kyoto

Le Nanzen-In ++++ (n° 16 354)

Le 21 avril 2015, j'ai visité un sanctuaure que je n'avais pas eu le temps de visiter en 2012 et qui s'est révélé une petite perle : le Nanzen-In

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un tout petit sanctuaire avec un petit jardin mais tout y est harmonieux et équilibré (la végétation, l'étang [En forme de dragon], le pavillon central).

2°) Dans le pavillon, qui sert de sépulture à l'empereur Kameyama qui a régné de 1259 à 1274 (puis a été un empereur retiré de 1274 à sa mort en 1303).

3°) On peut apercevoir (et prendre en photo) de superbes peintures.




dimanche 3 mai 2015

n° 982 : Yogawara

Yogawara ++++ (n° 16 353)

Le 26 avril 2015, grâce à une amie japonaise, j'ai passé une nuit dans une maison d'hôte à Yogawara. Cela m'a permis de découvrir la végétation très variée que l'on peut trouver à moins de 100km de Tokyo dans un espace situé en bord de mer mais avec un relief montagneux. Yogawara n'est pas très loin de Hakone et du Mont Fuji.


Ce que j'ai aimé :

1°) La diversité de la végétation avec des arbres tels que des superbes platanes du Japon (aer palmatum) des canfriers.

2°) La cascade qui se trouvait tout près de l'auberge donnait une belle musique.

3°) Pour couronner le tout, un beau soleil était de la partie.

Ce que j'ai regretté :

1°) Yogawara est spécialisé dans la production de thé vert. Hélas, je l'ai appris seulement en partant et donc je n'ai pas eu l'occasion d'aller voir des buissons à thé.

Un sommet depuis lequel, on peut voir le Mont Fuji

 Un tapis végétal avec un intéressant dégradé de vert dominé par la lune

De superbes futaies de canfriers

La lumières de soleil dans les feuillages d'acer palmatum


samedi 2 mai 2015

n°981 : Le Himeji Castle

Le Himeji Castle ++++ (n° 16 352)

Le 20 avril 2015, j'ai visité le château d'Himeji situé à l'ouest de l'agglomération formée par Osaka, Kobé et Kyoto

Ce que j'ai aimé :

1°) Quand j'ai visité le Japon en 2012, ce monument très célèbre au Japon était en pleine restauration et donc j'ai cette fois-ci enfin pu le visiter.

2°) En 2012, j'avais visité deux châteaux du même genre. Des châteaux construits pendant la période Momoyama (fin XVIe début XVIIe) pendant laquelle ce genre de construction s'est répandu (le chateau d'Osaka [article du 4 mars 2012] et celui d'Odawara [article du 25 mars 2012]) or le chateau d'Himeji est le seul qui a conservé un donjon* avec une charpente en bois qui tient l'édifice. Les autres ont été reconstuits en bois. *[Ces donjons qui dominent un système de fortifications et de douves sont appelés des tenshukaku, des "gardiens du ciel".]

3°) Les tuiles de ce château sont superbes. Elles sont tenues par des supports en blanc, qui donnent à cet édifice son aspect unique (d'où spn surnom, le héron blanc).

4°) Comme dans les autres châteaux du même type, les douves, les fortifications extérieurs en pierre et la vue depuis le haut du donjon sont superbes.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Le 20 avril est le seul jour où il a plu pendant mon séjour au Japon, mais l'avantage est que le château, contrairement à de nombreux musées au Japon, était ouvert en ce lundi...

 Les douves

Une maquette en bois de la charpente du donjon

Un détail des tuiles

Les superbes antéfixes des toitures 



mardi 31 mars 2015

n° 980 : How the Industrial Revolution changed the World ?


How the Industrial Revolution changed the World de Thomas CRUMP ++I (n°16 320)

Le 31 mars 2015, j'ai fini de lire le livre de Thomas CRUMP, How the Industrial Revolution changed the World, Constable and Robinson, 2010

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un ouvrage très complet qui remet en perspective les bouleversements politiques et sociaux du XVIIIe et XIXe siècle en focalisant l'étude sur les transformations techniques et scientifiques.

2°) L'ouvrage remet à la mode le terme de "révolution industrielle" (et non pas d'industrialisation comme certains historiens ont voulu le faire) en insistant sur la rapidité des changements et sur le fait que les contemporains de cette transformation ont eux-mêmes parlé de "révolution" (non seulement le Britannique Arnord TOYNBEE mais aussi le diplomate français, Louis Guillaume Otto qui en 1799 a écrit "La révolution industrielle est commencée en France".

3°) L'ouvrage s’appesantit sur le Royaume Uni mais il étend son champ d'étude au reste du monde.

4°) Il est amusant de constater qu'il s'agit d'un point de vue Britannique : Le Royaume Uni, puis les Etats-Unis, puis l'Europe "Europe joins the party" (comme si le Royaume Uni était complètement à part)

5°) La bibliographie est très complète.

6°) J'ai enfin compris quelles sont les origines de la machine à vapeur (avec notamment celles qui ont été mises au point à la fin du XVIIe et aux début du XVIIIe siècle) et je comprends enfin le caractère décisif de l'apport de James Watt.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Il y a quelques cartes (par exemple le réseau ferré britannique) mais elles sont peu nombreuses. Un tel ouvrage aurait mérité davantage d'illustrations. 

lundi 30 mars 2015

n° 979 : Les Tudors au Musée du Luxembourg

 Tout à droite, le portrait de Henry VII

Exposition "Les Tudors" au Musée du Luxembourg +++ (n° 16 319)

Le 29 mars 2015, je suis allé voir l'exposition "Les Tudors" au Musée du Luxembourg.

Ce que j'ai aimé :

1°) Étant un grand amoureux de l'Histoire de l'Angleterre, je me félicite que soit organisée à Paris une exposition aussi complète consacrée à une dynastie qui a marqué durablement l'Histoire de ce pays : les Tudors (de 1485 à 1603). Je suis curieux de voir si cette exposition réussit à attirer un large public.

2°) L'exposition couvre sans faire d'exception les souverains qui ont marqué cette dynastie : Henry VII, Henry VIII, Edward VI, Mary I, Elizabeth I.

3°) L'exposition présente des textes rares. Par exemple une lettre très enflammée de la reine Elizabeth au duc d'Alençon, frère de Henri III.

4°) Il y a quelques documents touchants sur Edward VI, notamment un portrait quand il était tout jeune. Je publie aussi ci-dessous un tableau que je ne connaissais pas et qui montre Edward VI face au soleil avec la mention "Alter ego". Le thème du Roi-Soleil avant l'heure... Dommage qu'il n'ait régné que 6 ans !

5°) Parmi les tableaux que je connaissais déjà, les deux que j'ai eu le plus de plaisir à retrouver sont le portrait de Henry VII (le peinte a bien rendu hommage à la malice de ce grand homme d’État mal connu) et ce très attendrissant portrait d'Elizabeth Ière, toute jeune reine couronnée. Elle ressemble dans cette oeuvre plus à une tsarine qu'à une reine d'Angleterre.


Ce que j'ai moins aimé :

1°) Étant un visiteur très assidu de la National Portrait Gallery de Londres, j'ai eu l'impression de revoir l'intégralité des deux salles consacrées aux Tudors dans ce musée où je vais très souvent avec mes élèves (j'en viens d'ailleurs à me demande si on ne vas pas essayer de trouver une autre idée de visite pour notre passage à Londres en mai prochain...)

2°) J'ai trouvé amusant de voir présentée dans les vitrines la robe du sacre d'Elizabeth dans le film avec Cate Blanchett... mais je ne suis pas sûr qu'il était nécessaire de la présenter dès la 1ère salle !

Edward VI, "Alter ego"

Elizabeth I, Coronation Portrait

La robe du sacre de... Cate Blanchett

samedi 14 mars 2015

n° 978 : Tales of two cities de Conlin


Tales of two cities de Jonathan CONLIN +++I (n° 16 303)

Le 10 mars 2015, j'ai fini de lire le livre de Jonathan COLIN, Tales of two cities, Paris, London, and the birth of the Modern City, 2013, éditions Atlantic Books, 2014

Ce que j'ai aimé :

1°) J'ai été séduit par la couverture (un détail d'un tableau de Claude Monet) et le titre qui est un très bel hommage au roman qui porte le même titre écrit par Dickens.

2°) Cet ouvrage permet de faire une étude comparée de l'évolution de deux villes que j'affectionne tout particulièrement : Paris et Londres. Ce sont certainement les deux villes au monde que je connais le mieux et en tout cas celles où j'ai vécu le  plus de temps.

3°) Sur de nombreux sujets (la Sécurité, l'éclairage, la gestion des cimetières, le French Cancan,...), l'étude montre que les deux villes n'ont cessé de s'influencer mutuellement pendant le XVIIIe et le XIXe siècle pour donner naissance à la ville moderne. Une rivalité constructive.

4°) L'ouvrage s'intéresse tant aux Français qui ont écrit sur Londres, que les Anglais qui ont écrit sur  Paris. Les regards croisés sont donc forts intéressants.

5°) Le chapitre le plus intéressant concerne le type d'habitat : la longue résistance londonienne aux immeubles à plusieurs étages de type haussmanien avant d'accéder d'y recourir dans la 2e moitié du XIXe sièce. 

Ce que j'ai moins aimé :

1°) L'auteur est très léger concernant les démolitions de Haussmann sous Napoléon III. Le sujet ne semble pas rentré dans le champ d'étude de l'auteur.

2°) L'ouvrage manque cruellement de cartes. 

3°) Un sujet aussi important que les transports urbains n'est pas évoqué.