Les Noyés des bords de Marne +++I (n°20 262)
Le 21 janvier 2026, j'ai fini de lire le livre de Philippe GRANDCOING, Les noyés des bords de Marne, Vents d'Histoire, 2025, édition originale 2024.
Ce que j'ai aimé :
1°) C'est le 6e volet des enquêtes d'Hippolyte Salvignac. J'avais aimé le 4e volet, La Conspiration hongroise, mais je l'avais trouvé un peu monotone (article du 9 juillet 2025) et je n'avais pas été complétement enthousiasmé par le 3e volet "Tuer est un art" (article du 9 novembre 2024) et le 2e volet "Le faubourg des diaboliques"( article du 28 août 2024). Je n'avais pas du tout aimé le 5e volet "La malédiction de Rocalbes" (article du 4 août 2025). En ce qui concerne le 6e épisode, j'ai retrouvé le plaisir que j'avais eu pour la 1ère enquête, Le Tigre et les pilleurs de Dieu (article du 16 juin 2024).
2°) L'enquête est intéressante. Elle porte sur l'art mais de manière marginale avec la question de l'origine d'un reliquaire byzantin. L'important est que le récit nous replonge dans les tensions entre la France et l'Allemagne au moment de la crise d'Agadir en 1911 sur le fond de rivalité entre Joseph Caillaux et Georges Clemenceau. C'est vraiment très réussi.
3°) Le récit se passe dans des lieux que je connais bien, la rue vieille-du-Temple dans le 4e arrondissement et les bords de Marne à La Varenne et à Champigny.
4°) Dans cet épisode, on n'a pas droit à de longues pages sur les gaudrioles d'Hippolyte Salvignac. Sa relation avec sa compagne, Léopoldine, est beaucoup plus apaisée et j'avoue que cela n m'a pas manqué.
5°) J'aime beaucoup la couverture : une oeuvre de Victor Gilbert (1847-1933) qui a pour titre Elégante sur le quai de Seine. Comme assez souvent avec cette série, il n'y a pas un grand rapport entre la couverture et le récit mais celle-ci est vraiment très belle.
6°) Le récit commence par la mort de Maurice Berteaux (1852-1911). J'ignorais que ce ministre de la Guerre était mort de manière terrible : un avion s'est écrasé au départ d'une course Paris-Madrid. Le genre d'incident qui paraitrait improbable s'il ne s'était pas vraiment produit.
Ce que j'ai moins aimé :
1°) Philippe Grandcoing continue d'écrire à plusieurs reprise que quand on sort de la rue Vieille-du-Temple par le sud, on arrive rue du Faubourg-Saint-Antoine. C'est agaçant. La rue du Veille du Temple est perpendiculaire avec la rue de Rivoli et quand on continuer vers l'Est, on arrive, au niveau de l'église Saint-Paul-Saint-Louis, dans la rue Saint-Antoine. Le faubourg Saint-Antoine est située beaucoup plus à l'Est, après la place de la Bastille dans le 12e arrondissement.









