Un bloc notes créé en janvier 2006 à vocation d'abord personnelle. Si cela en intéresse d'autres tant mieux sinon... tant pis !

dimanche 25 janvier 2026

n°1443 : Les noyés des bords de Marne

  

Les Noyés des bords de Marne +++I (n°20 262)

 Le 21 janvier 2026, j'ai fini de lire le livre de Philippe GRANDCOING, Les noyés des bords de Marne, Vents d'Histoire, 2025, édition originale 2024.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est le 6e volet des enquêtes d'Hippolyte Salvignac. J'avais aimé le 4e volet, La Conspiration hongroise,  mais je l'avais trouvé un peu monotone (article du 9 juillet 2025) et je n'avais pas été complétement enthousiasmé par le 3e volet "Tuer est un art" (article du 9 novembre 2024) et le 2e volet "Le faubourg des diaboliques"( article du 28 août 2024). Je n'avais pas du tout aimé le 5e volet "La malédiction de Rocalbes" (article du 4 août 2025). En ce qui concerne le 6e épisode, j'ai retrouvé le plaisir que j'avais eu pour la 1ère enquête, Le Tigre et les pilleurs de Dieu (article du 16 juin 2024).

2°) L'enquête est intéressante. Elle porte sur l'art mais de manière marginale avec la question de l'origine d'un reliquaire byzantin. L'important est que le récit nous replonge dans les tensions entre la France et l'Allemagne au moment de la crise d'Agadir en 1911 sur le fond de rivalité entre Joseph Caillaux et Georges Clemenceau. C'est vraiment très réussi.

3°) Le récit se passe dans des lieux que je connais bien, la rue vieille-du-Temple dans le 4e arrondissement et les bords de Marne à La Varenne et à Champigny.

4°)  Dans cet épisode, on n'a pas droit à de longues pages sur les gaudrioles d'Hippolyte Salvignac. Sa relation avec sa compagne, Léopoldine, est beaucoup plus apaisée et j'avoue que cela n m'a pas manqué.

5°) J'aime beaucoup la couverture : une oeuvre de Victor Gilbert (1847-1933) qui a pour titre Elégante sur le quai de Seine. Comme assez souvent avec cette série, il n'y a pas un grand rapport entre la couverture et le récit mais celle-ci est vraiment très belle.

6°) Le récit commence par la mort de Maurice Berteaux (1852-1911). J'ignorais que ce ministre de la Guerre était mort de manière terrible : un avion s'est écrasé au départ d'une course Paris-Madrid. Le genre d'incident qui paraitrait improbable s'il ne s'était pas vraiment produit. 

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Philippe Grandcoing continue d'écrire à plusieurs reprise que quand on sort de la rue Vieille-du-Temple par le sud, on arrive rue du Faubourg-Saint-Antoine. C'est agaçant. La rue du Veille du Temple est perpendiculaire avec la rue de Rivoli et quand on continuer vers l'Est, on arrive, au niveau de l'église Saint-Paul-Saint-Louis, dans la rue Saint-Antoine. Le faubourg Saint-Antoine est située beaucoup plus à l'Est, après la place de la Bastille dans le 12e arrondissement. 

dimanche 4 janvier 2026

n°1442 : Brève histoire des empires

 

Brève histoire des empires ++ (n°20 241)

Le 1er janvier 2026, j'ai fini de lire le livre de Gabriel MARTINEZ-GROS, Brève histoire des empires, Point Seuil, 2016, 1ère édition Seuil, 2014.

Ce que j'ai aimé :  

1°) Ce livre tente une approche comparative d'un thème qui m'intéresse particulièrement : les empires. En 2007, j'avais lu le livre de Stepen Howe, Empire (article du 9 décembre 2007) et en 2013 le passionnant ouvrage de John DARWIN, the rise and fall of global empires (article du 3 février 2013). Ce livre permet de s'intéresser à quelques grandes empires : l'empire romain, l'empire chinois (sous différentes dynasties), l'empire arabo-musulman, l'empire ottoman, l'empire Mongol, l'empire Moghol, l'empire de la compagnie des indes britanniques. Il y a une démarche comparative intéressante.

2°) L'auteur s'appuie sur un modèle : celui du penseur arabe Ibn Khaldûn (1332-1406) d'après lequel les empires créent des espaces pacifiés et finissent par tomber sous le joug de peuples périphériques restés violents  avec pour dynamique l'asabiya, un esprit de corps qui donne une unité à ces peuples nouveaux.

3°) Il y a des éclairages intéressants sur l'importance des masses démographiques, notamment concernant le poids de l'empire romain la Chine, l'Inde dans la part de la population mondiale. 

Ce que je n'ai pas aimé :

1°) Ce livre est complètement désorganisé. On passe sans cesse d'une aire géographique à une autre sans carte, sans explication, sans chronologie. Cela rend la lecture de ce livre vraiment indigeste. Surtout pour des personnes qui n'auraient aucune connaissance historique. 

2°) Je trouve intéressant de reprendre un modèle qui donne à l'histoire une forme de logique. Cela à quelque chose de la dialectique hégélienne mais je trouve cela un peu réducteur.

 

dimanche 21 décembre 2025

n°1441 : Au coeur du Toisième Reich par Albert Speer

 

Au coeur du troisième Reich ++++ (n°20 227)

Le 20 décembre 2025, j'ai fini de lire le livre d'Albert SPEER, Au coeur du troisième reich, Livre de poche, 1972, Edition originale Fayard 1971, traduit de l'allemand par Michel Brottier, édition originale en allemand, 1939.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un témoignage assez rare par un des principaux ministres du IIIe Reich. Albert Speer, après avoir été le principal architecte des projets pharaoniques de Hitler,est devenu après la mort accidentelle de Fritz Todt, en février 1942, le ministre de l'armement, fonction qu'il a exercé jusqu'en mai 1945.

2°) Speer a été jugé lors du procès de Niuremberg en 1945/1946 et il a été condamné à 20 ans de prison. Il a été incarcéré à Spandau. Dans ce livre, il ne cherche pas à se disculper mais plutôt à montrer comment il est tombé sous l'emprise d'Adolf Hitler, dont il ne renonce pas à dire la puissance magnétique.

3°) En tant que ministre de l'armement, Speer a joué un rôle non négligeable sur le déroulement de la guerre.Loin des batailles, on se rend compte de l'importance de la logistique et de l'approvisionnement des troupes. C'est souvent un aspect négligé dans la guerre.

4°) Speer donne des clés de compréhensions qui permettent de comprendre pourquoi l'Allemagne a perdu. Certains choix absurdes de Hitler : par exemple la bombe nucléaire considérée comme une technologie dans laquelle il ne croyait pas car elle était sous influence juive. De même, il montre que si l'Allemagne n'a pas produit suffisamment d'armes c'est par ce que - par idéologie - le régime nazi a refusé de faire travailler les femmes et a préféré faire venir des ouvriers étrangers qui n'étaient pas motivés par l'effort de guerre, voire qui organisaient des opérations de sabotage.

5°) Speer a volontairement maintenu une industrie d'armement puissante en France car il trouvait plus efficace la collaboration avec des ouvriers maintenus dans leur famille que déplacés de force en Allemagne. Jean Bichelonne, le ministre de l'Industrie de la production industrielle à partir de 1942, a complètement mis l'économie français au service de l'Allemagne;

6°) On apprend qu'en septembre 1939, Hitler était persuadé que le Royaume Uni et la France ne déclareraient pas la guerre à l'Allemagne. Goebbels était hostile à l'idée de provoquer une guerre.

7°) On apprend que Hitler trouvait absurde les croyances de Hitler sur la grandeur de la germanité antique. Il était en désaccord avec l'idée de déraciner le christianisme qu'il préférait contrôler et placer à son service.

8°) On apprend qu'au cours de l'année 1945, Speer a été transféré à l'hôtel Trianon à Versailles pour faire des débriefings au quartier général d'Eisenhower concernant la conduite de la guerre et ce qui pouvait être considéré comme des erreurs stratégiques des uns et des autres.

9°) On apprend qu'Hitler n'avait aucune estime pour l'armée américaine dont il trouvait les soldats peu courageux. Cela explique que lors de la contre-offensive des Ardennes, il pensait pouvoir faire reculer davantage les Américains et en les encercler.

10°) Les projets de Speer et Hitler pour Berlin sont impressionnants. Speer explique qu'Hitler avait prévu une résidence qui le protègeraient de l'hostilité de la population en cas de besoin. Le livre comprend des reproductions qui montrent le caractère mégalomaniaque de Hitler.

11°) Albert Speer insiste sur l'importance de la technique qui permettait via la radio, via le téléphone, vie les télégraphes d'appliquer les décisions d'un seul homme partout et même directement sur le front.

12°) Speer explique qu'il a tout fait pour bloquer les ordres de destruction totale par Hitler qui était fasciné par la terre brûlée mise en oeuvre par les Soviétiques, en insistant sur le fait que si l'Allemagne réussissait à reprendre l'offensive, il ne fallait pas qu'elle est détruit toutes des infrastructures.

13°) Speer explique que jusqu'au bout, même dans les campagnes les plus profondes, il a rencontré des Allemands qui avaient fois en Hitler et qui espéraient vraiment que des armes nouvelles allaient changer le cours de la guerre.

14°)  Dans la toute dernière page, Speer conclut en nous invitant à être très attentif "Cette catastrophe a montré la fragilité de l'édifice de la civilisation moderne construite au cours des siècles. Nous le savons maintenant : l'édifice dans lequel nous vivons n'est pas à l'abri de cataclysmes. L'appareil compliqué du monde moderne peut se disloquer sous la conjonction d'impulsions négatives dont les forces s'additionnent. Aucune volonté ne pourrait arrêter ce processus si l'automatisme du progrès devait conduire à un dégré supérieur de dépersonnalisation de l'homme, le privant toujours plus de sa responsabilité". 'J'ai passé des années décisives de ma vie à servir la technique, ébloui par ses possibilités. A la fin, en face d'elle, il ne me reste que le doute".

 

jeudi 13 novembre 2025

n°1440 : L'étranger

 


 L'étranger +++I (n°20 189)

Le 13 novembre 2025, je suis allé voir le film de François Ozon, L'étranger.
 
Ce que j'ai aimé :
 
1°) J'ai énormément aimé la qualité photo du film avec les films en noir et blanc.
 
2°) Le film transmet parfaitement la psychologie du personnage de Meursault qui est comme un observateur de sa propre vie en refusant de s'impliquer dans les sentiments.

3°) Le film est très intéressant aussi pour donner une image de la société coloniale, sans tomber dans les clichés, mais en montrant la réalité de la ségrégation et du rapport de domination.
 
4°) L'acteur Benjamin Voisin est époustouflant.
 
5°) J'ai énormément aimé la scène en prison avec l'aumônier. Il y a une forme de manifeste existentialiste dans ce passage. 
 
 
Ce que j'ai moins aimé :

1°) Je n'ai pas trop aimé le procès. J'ai trouve que le procureur en faisait trop. 

dimanche 2 novembre 2025

n°1439 : Au prochain arrêt

 

Au prochain arrêt ++I (n°20 178)

Le 13 octobre 2025, j'ai fini de lire le livre d'Hiro Arikawa, Au prochain arrêt, Edition originale en japonais, 2008, traduction en français par Sophie Refle, Actes Sud, 2022, Babel, 2023.

Ce que j'ai bien aimé :

1°) On retrouve dans ce roman d'Hiro Arikawa une forme de fraîcheur et de bienveillance qu'on pouvait déjà voir dans les Mémoires d'un chat (voir article du 29 juin 2025). 

2°) Il y a tout une série de personnages attachants avec des couples qui se forment, d'autres qui se défont. C'est la vie que l'on voit s'écrire entre différents arrêts de train.

3°) On se promène dans ce roman dans la région de Kobé.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) On est parfois perdu entre les différents arrêts. Il aurait été utile de publier une carte du réseau ferroviaire de cette région.

2°) Je ne sais pas pourquoi mais à la fin du livre on a le sentiment de rester un peu sur sa faim. 

 

mardi 21 octobre 2025

n°1438 : Coeur

 

Coeur +++ (n° 20 166)

Le 20 octobre 2025, j'ai fini de lire le livre Thibault de Montaigu, Coeur, Collection j'ai lu, 2025, édition originale Albin Michel, 2024.

Ce que j'ai aimé :

1°) Ce livre nous replonge dans une histoire familiale. La découverte de ce qui a été oublié, volontairement ou pas, dans la vie des ancêtres.

2°) Le narrateur, Thibault de Montaigu, qui est l'auteur, est très attachant car il n'hésite pas à montrer ses faiblesses, avec une mise en perspective de la figure du père. Il y a une très belle affection envers le père dans ce livre.

3°) Ce qui m'a le plus intéressé, bien sûr, c'est de replonger dans la Première guerre mondiale avec le travail sur les archives qui contredisent, en partie, le récit familial.

4°) L'auteur ne cesse d'évoquer une charge de cavalerie en août 1914. Or, cela m'a rappelé un soldat nogentais sur lequel un de mes élèves a travaillé qui s'appelait Marie de Angeli. Il est mort le 22 août 1914, à Fontaine-l'évêque en Belgique. Il était brigadier au 29e régiment de dragon et sur sa fiche des morts pour la France, il est mentionné "mort en ayant entraîné bravement ses cavaliers à l'attaque d'un détachement ennemi". Cela m'a particulièrement intéressé à ce qui est écrit à propos de Louis de Montaigu , mort dans des circonstances semblables (mais par contre cela contredit le récit qui affirme qu'il n'y avait plus de charges de cavalerie depuis la guerre de 1870).

5°) Le livre nous plonge dans le monde de l'aristocratie déclinante qui voit partir ses domaines, ses personnels et son train de vie. Cela me rappelle une ambiance dans laquelle je suis baigné depuis quelques années...

6°) Je n'ai pas non plus été insensible aux descriptions de la vie de garnison à Saumur. Cela rappelle que même les cavaliers avaient une vie agitée...  

7°) J'ai été aussi très intéressé par l'ancêtre ruiné par la campagne de Napoléon en Espagne avec l'effondrement du prix des laines importées (puisqu'elles avaient été confisquées par l'empereur). Cela m'a rappelé le mystère qui pèse dans ma propre généalogie avec un ancêtre direct mort en 1812 au moment où les paysans se révoltaient contre les réquisitions liées à la campagne de Russie. Il semble que mon ancêtre a fait partie de ceux qui ont été arrêtés et sont morts pour avoir dénoncé l'injustice de ces exactions (mais je n'ai jamais réussi à en avoir la preuve).

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Le récit, très lourd à vivre et à lire, de la décadence progressive du père.  Cela m'a trop rappelé le même genre d'ambiance que dans le livre de Michel del Castillo, Rue des Archives (voir mon article du 15 avril 2024). Il y a énormément de similitudes : un père volage, libertin, profiteur, peu fiable, qui fait ses adieux à la vie.

2°) Tout comme dans le livre de Michel del Castillo, on finit par se demander ce qui correspond à un récit authentique et ce qui relève de l'imaginaire. Si tout ce qui est écrit correspond à la réalité, il y a une forme d'épanchement sur soi, et sur les proches, qui est parfois assez dérangeante. 

3°) Je ne suis pas complètement que le titre.

4°) J'avoue que j'ai été un peu déçu par ce que découvre l'auteur concernant le trou de trois ans dans la vie de Louis de Montaigu, juste avant la guerre. Je m'attendais à quelque chose de différent.  

jeudi 16 octobre 2025

n°1437 : Lumière pâle sur les collines

 

Lumière pâle sur les collines +++I (n°20 161)

Le 16 octobre 2025, je suis allé voir le film "Lumière pâle sur les collines".

Ce que j'ai aimé :

1°) Ce film se passe dans deux pays que j'aime beaucoup : l'Angleterre et le Japon. J'ai toujours trouvé qu'l y avait un lien entre le flegme britannique et la retenue japonaise.

2°) Ce film permet d'aborder la question douloureuse du bombardement atomique de Nagasaki en août 1945, de manière intelligente et sans recherche du sensationnalisme.

3°) Un film intéressant sur la mémoire du passé et la reconstruction de souvenirs après un traumatisme.

4°) Un film intéressant aussi sur le non dit et le mensonge dans une famille. 

5°) Un film très intéressant aussi sur la question de la responsabilité des enseignants dans le Japon de l'époque des Colonels qui ont précipité le pays dans la guerre.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) On reste un peu dans les ténèbres à la fin de l'histoire. On aimerait savoir ce qui s'est vraiment passé. 

dimanche 5 octobre 2025

n°1436 : Tant que brillera le jour

 

Tant que brillera le jour +I (n°20 150)

Le 30 septembre 2025, j'ai fini de lire livre d'Agatha Christie, Tant que brillera le jour, Livre de poche, Edition originale Masque Hachette,1999, en anglais, While the light lasts, 1997.

 Ce que je n'ai pas aimé :

1°) C'est un ensemble de nouvelles qui ont été publiées par Agatha Christie vers le début de sa carrière. Une grande partie d'entre elles ne sont vraiment pas palpitantes. L'ensemble est décousu et assez ennuyeux.

Ce que j'ai quand même aimé :

1°) Il y a des nouvelles où on voit pointer les moustaches d'Hercule Poirot et ce sont souvent les plus intéressantes. 

2°) La dernière histoire qui a donné son nom à l'ouvrage et qui ne fait que 12 pages est très intéressante. Elle date de 1924. Elle poste la question du retour des soldats que l'on croyait disparu lors de la Première Guerre mondiale.

3°) Chaque nouvelle est complétée par des éclairages qui permettent de montrer comment dans ces petites histoires on retrouve ce qui fera le succès d'Agatha Christie dans des romans policiers plus connus. 

jeudi 2 octobre 2025

n°1435 : Le Blanc à lunettes

 

Le Blanc à lunettes ++I (n°20 147)

Le 16 septembre 2025, j'ai fini de lire le livre de Georges SIMENON, Le Blanc à lunettes, Folio, 1998, 1ère édition Gallimard, 1938.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un livre très étrange car il replonge dans l'ambiance du monde colonial de l'avant 2e Guerre Mondiale dans lequel tout semblait simple pour les Européens en Afrique et où il n'y avait aucune réflexion sur l'impact de la colonisation. Les Africains y apparaissent en toile de fond et ne sont aucunement acteurs du récit alors qu'il se passe en Afrique central.

2°) Il y a dans le personnage de Fernand Graux, le colonisateur qui gère tout, une faille quand il tombe amoureux de Lady Makinson.

3°) Le livre est très intéressant sur les rapports de caste entre les colons eux-même et le sens de la hiérarchie par exemple entre le gouverneur belge et sa femme et le couple du sous-gouverneur qui est beaucoup plus populaire. 

4°) Il y a une forme de dignité dans le personnage de Camille, la fiancée qui quitte son environnement traditionnel de Moulins dans l'Allier pour rejoindre son futur mari au Congo, tout en gardant la tête haute malgré la situation compliquée. 

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Je pensais lire un roman policier et c'est très progressivement que je me suis rendu compte qu'il s'agissait d'un récit sans crime et sans enquête.

2°) La couverture est vraiment étrange...  

 

jeudi 25 septembre 2025

n°1435 : The British Empire d'Ashley Jackson

 

The British Empire d'Ashley Jackson ++ (n°20 140)

Le 11 septembre 2025, j'ai fini de lire le livre d'Ashley Jackson "The British Empire", Oxford University Press, 2013, collection "A very Short Introduction".

Ce que je n'ai pas aimé dans ce livre :

1°) L'auteur s'évertue à utiliser des termes complexes pour dire des choses assez simples. La lecture de l'ouvrage est assez pénible.

2°) Tout le propos de l'ouvrage tourne finalement autour de l'idée, coloniser était-ce bien ou mal ? On ne sort pas vraiment de cette question. Or, de toute façon l'histoire n'est pas là pour juger mais pour apporter des faits.

3°) L'auteur maîtrise le sujet mais une fois qu'on a fini de le lire, on garde très peu d'idées saillantes de ce que contient cette ouvrage.

4°) L'index en fin d'ouvrage est assez étrange. On voit par exemple que le mot "racism" est utilisée une seule fois à la page 2. Pour un tel sujet, on aurait pu penser que ce terme serait davantage discuter.  

Ce que j'ai quand même aimé :

1°) Il y a - ce qui n'est pas toujours le cas dans cette collection - une bibliographie très complète pour chaque chapitre. Elle était à jour en 2013. 

2°) Parmi les documents iconographiques, il y en a un très intéressant la publicité pour le savon "pears" soap" en 1885. Les autres documents par contre sont vraiment assez peu intéressants Le pompon c'est une vue de Belfast en 2006 pour évoquer l'Irlande du Nord.