J'ai aimé..., J'ai pas aimé... Lecture, cinéma, théâtre, expositions, visites, voyages,...
dimanche 25 juin 2006
n° 95 : L'embouchure du Mississipy
Cet après-midi du dimanche 25 juin 2006, dans le train du retour de Normandie, j'ai fini de lire le livre de Jean-Christophe DUCHON-DORIS, L'embouchure du Mississipy, collection 10/18 N°3777, 2003, réédition 2005.
Ce que j'ai aimé :
1°) C'est le 2e tome des aventures de Guillaume de Lautaret, procureur du roi. J'ai retrouvé avec plaisir les personnages des Nuits blanches du chat botté (voir N°13094), notamment sa promise Delphine d'Orbelet.
2°) Ce roman par son époque : 1701-1702, c'est-à-dire le règne du roi Soleil, est situé dans une époque qui ne me déplaît pas. En plus, il y a la narration d'une partie fine au château de Versailles, ce n'est pas mal fait.
3°) Le récit conduit Guillaume et Delphine en Louisiane sur les traces de Cavelier de la Salle. La Louisiane ne m'est pas indifférente car mon père a une vraie passion pour l'histoire de cette ancienne province française. Il y a un an en avril, mes parents sont partis là-bas avec l'association France-Louisiane. L'évocation de la fondation de Mobile, les jeux d'alliance avec les Amérindiens, la concurrence avec les Anglais... ce roman n'est pas mal fait.
4°) L'intrigue implique la rivalité entre les Jésuites, les Missions catholiques, les Huguenots en exil... ce n'est pas mal non plus.
5°) On est touché par la fougue avec laquelle Delphine espère retrouver son père dans les
Ce que j'ai moins aimé :
1°) La fin du roman arrive un peu vite. On reste un peu sur sa fin après avoir vécu tant de périples dans les marécages du Mississippi.
2°) Il y a, à nouveau dans ce roman, quelques dérives sexuelles inutiles notamment avec la prostituée de Paris aperçue sous un pont et sur laquelle Guillaume continue de fantasmer en Louisiane.
Un livre que l'on peut lire sans avoir lu le 1er tome.
jeudi 22 juin 2006
n° 94 : Pizza Enio
Pizzeria Enio (Paris Ier) ++ I (N°13116)
Jeudi 23 juin au soir, pour fêter la fin des cours et pour nous réconcilier avec les pizzerias, nous sommes allés à la pizzeria Enio, 43 rue Saint-Denis, Paris I, sur la place des Innocents.
Ce que j'aime bien :
1°) C'est une pizzeria bien placée. Nous étions en terrasse, côté fumeur, avec donc vue vers la fontaine des Innodents et il y avait un très beau rayon de soleil.
2°) Je vais de temps en temps dans ce restaurant car j'adore les pizzas aux merguez et ce resturant ser une pizza chef qui correspond vraiment à ce vice.
3°) Pour le vin en pichet, le restaurant fait un effort pour proposer autre chose qu'un pichet classique : il y a un lambrusco, un petit vin italien pétillant qui n'est pas mauvais.
4°) Le café est très à la hauteur.
Ce que j'aime moins :
1°) Le personnel n'est pas particulièrement aimable. Il est vrai qu'il y a quelques années, il y a eu dans ce resto un conflit social lourd et que depuis rien n'a changé sauf le nom... il semble que tous les meneurs aient été remerciés... ça met une certaine ambiance.
2°) Les verres n'étaient pas vraiment propres...
Un restaurant qui bien qu'il ait un côté un peu "usine" n'est pas si mal que ça.
mercredi 21 juin 2006
n° 93 : Les guerriers fauves
Les guerriers fauves de Viviane MOORE + (N°13115)
Hier soir, mardi 20 juin 2006, j'ai fini de lire le livre de Viviane MOORE, Les guerriers fauves, collection 10/18 N°3891, 2006.
Ce que je n'ai pas aimé :
1°) Historiquement c'est n'importe quoi. Quand je pense que cette femme a installé son récit dans ma période favorite et que sur le site de 10/18 on la présente comme la "grande spécialiste des romans policiers du XIIe siècle", on est effaré :
- à Barfleur, elle parle à plusieurs reprises du couvent des sachets (pages 58,49, 35) ... un ordre franciscain qui donc n'a pas pu apparaître avant le XIIIe siècle.
- le récit se passe dans une navigation entre Barfleur et Gibraltar avec en vue la Sicile... Désolé mais jusqu'au XIIIe siècle, ce genre de voyage se fait par voie terrestre en traversant la France pour s'embarquer en Méditerranée.
- l'auteur continue à parler de bateaux avec des noms vikings... alors que cela n'a aucun sens à cette époque. On assiste à une crémation de guerriers (page 177), une ineptie dans le monde chrétien du XIIe siècle (même les royaumes nordiques sont à cette époque christianisés depuis plusieurs générations).
- un des principaux personnages du roman est un lombard, installé à Syracuse, depuis 200 ans. En plein donc dans l'époque où la Sicile est dominée par les Arabo-musulmans et vraiment pour cette ville, cela n'a aussi aucun sens à cette époque. Etant moi-même un peu un spécialiste des Lombards, l'auteur s'emberlificote dans dans des explications sans aucun sens à la page 42.
- on parle du "sire de Marsico" comme un des proches de Guillaume Ier, le roi de Sicile en 1156 (page 129) Etant un bon connaisseur du Liber de regno Sicilie un ouvrage qui couvre la période 1154-1167, on est en plein dans la période où le roi de Sicile est passé sous la coupe de son premier ministre Maion de Bari et donc où il se brouille avec sa noblesse...
2°) Il y a de nombreuses fautes de frappe... je n'en ai jamais autant vu dans un roman imprimé chez 10/18 : page 117 "navigation de concerve" au lieu de "concert", page 200 "on est pays peut-être"... il manque "du même", page 187 "une peu de bave", ...
3°) L'histoire des "guerriers fauves" pour désigner les soldats musulmans de Roger II est désolante. Elle reprend tous les clichés anti-arabes : certes ces troupes étaient totalement dévouées à leur roi mais elle n'avait rien de plus sauvage que n'importe quelle autre armée (description de la prise de Vénosa page 85).
Ce que j'aime :
1°) On retrouve Hugues de Tarse et Tancrède, les deux personnages d'origine "orientale" qui se balladent dans le XIIe siècle (J'avais lu il y a peu de temps, le premier tome de cette saga, le peuple du vent (voir N°13051)).
2°) J'ai compris que Tancrède le personnage principal était le fils bâtard de Roger de Sicile, lui-même fils de Roger II. On a donc affaire à un personnage qui va jouer un rôle très important après la mort sans héritier de Guillaume II à la fin du XIIe siècle et qui réussira à s'imposer comme roi... un personnage vraiment intéressant, mais je crainds le pire en raison des "à-peu-près" historique de l'auteur.
3°) L'histoire des meurtres mystérieux de jeunes garçons est intéressante, mais elle pourrait tout aussi bien se passer pendant l'Antiquité, la Renaissance,... voire dans un roman de science fiction puisqu'ici on a de l'histoire purement fictionnelle...
Viviane MOORE devrait donc se payer un bon comité de relecture pour relever les fautes de frappe et surtout les inepties historiques.
mardi 20 juin 2006
n° 92 : Pizzeria Oskian
Pizzeria Oskian (Paris Ier) - (N°13114)
Vendredi 16 juin au soir, je suis allé à la pizzeria Oskian, 139, rue Saint Honoré, Paris Ier, téléphone : 01.47 03.42.82.
Ce que je n'ai pas aimé :
1°) Ben il y a un couple de noirs qui est entré dans le restaurant et les garçons du restaurant ont tout fait pour leur faire comprendre qu'il n'y avait plus de places. Peu après, il y a vraiment eu moins de réticence quand un jeune couple anglo-saxon est rentré. Je ne veux pas faire de diffamation mais cela nous a vraiment mis mal à l'aise...
lundi 19 juin 2006
n° 91 : The Island
The Island +++ I (N°13113)
Pendant mon séjour en Alsace, le samedi 3 juin au soir, nous avons regardé en home cinéma le film The Island qui vient de sortir en DVD. Un film que j'avais beaucoup aimé quand je l'avais vu au cinéma en août 2005.
Ce que j'aime :
1°) Voilà un film qui fait réfléchir sur de nombreuses dérives de la société actuelle : le culte du corps, la volonté de remettre le plus tard possible le vieillissement et la mort, la puissance de l'argent, les dérives de la sciences, les liens entre entreprise et santé.
2°) Le scénario est crédible de bout en bout. On comprends vraiment quelle logique a conduit à aboutir à la volonté de créer des clones complètement sous contrôle.
3°) Le rythme du film est haletant. On a vraiment pas le temps de s'ennuyer dans le rythme est soutenu.
4°) Les acteurs, les paysages sont vraiment esthétiques. Il y a une vraie qualité de l'image.
Ce que j'aime moins :
1°) Il y a parfois dans les scènes d'action des passages qui ne sont vraiment pas crédibles tant tout est vraiment à la seconde et au millimètre près.
2°) L'histoire du mercenaire engagé, ancien de la DGSE française et qui se remémore les massacres dans son pays ce qui le conduit à jouer les gentils est un peu ridicule.
En tout cas, un bon film pour réfléchir à la société vers laquelle on veut aller... ou plutôt celle que l'on devrait chercher à éviter.
dimanche 18 juin 2006
n° 90 : Suzette et Sarazin
Assez régulièrement avec mes collègues ami(e)s, je vais à la crêperie qui a ouvert en septembre 2005 pas loin du collège. 19 r Pont de Créteil 94100 Saint Maur des Fossés. téléphone : 01 42 83 01 10.
Ce que j'aime :
1°) C'est un très bel endroit. En hiver, une vaste salle intérieur avec un mobilier très chaleureux avec de grandes tables dépareillées, des chaises de même. Chaque table a sa propre ambiance. Quand il fait beau, on peut manger au soleil dans la cour d'entrée, c'est très agréable.
2°) Les crépes sont très bonnes et plutôt originales. Par exemple, la provençale qui même des aubergines et des produits du sud. Les prix sont corrects.On s'en sort environ pour 10 euros (avec le cidre et sans dessert).
3°) Le personnel est sympa.
4°) Le cidre est très bon.
Ce que j'aime moins :
1°) Le service est un peu long.
2°) Il n'y a pas de crêpes oignons, lardons, crème fraiche... celles que j'adore.
3°) Le café servi avec un spéculos, je n'aime pas trop. Je préfèrerais un petit peu de chocolat.
samedi 17 juin 2006
n° 89 : Poseidon
Poséidon +++ (N°13111)
Jeudi 15 juin 2006 au soir, je suis allé voir le film Poséidon.
Ce que j'ai aimé :
1°) Voilà un film pendant lequel on ne voit pas le temps passer : pas le temps de s'ennoyer.
2°) Les images du naufrage du paquebot sont impressionnantes : on est scotché quand la vague arrive et retrourne le gigantesque navire.
3°) Dans le groupe de rescapé, le mec le plus con et débile meurt très rapidement. On est soulagé de ne pas le supporter trop longtemps.
4°) Le scénario ne ménage pas les personnages : ce n'est pas "tout est bien qui finit bien".
5°) Le personnage joué par Josh Lucas est intéressant. Voilà quelqu'un qui découvre qu'il existe autre chose que son nombril.
Ce que j'ai moins aimé :
1°) Il y a des personnages dont on a du mal à comprendre en quoi leur histoire perso peut être intéressante dans cette catastrophe : celui qui s'est fait largué et surtout celui qui a été maire de New York... en ce qui le concerne les allusions ne sont vraiment pas claires.
2°) Il y a des fois où vraiment le film en fait un peu trop. Ils sont toujours sur le fil du rasoir. Genre à la fin quand le bateau coule... De même, il est génial qu'un petit radeau de sauvetage soit opportunément resté juste à côté du bateau.
Un film à voir pour être scotché à son siège.
vendredi 16 juin 2006
n° 88 : La disparue du Père-Lachaise
Mercredi 15 juin, j'ai fini de lire un roman policier historique que j'ai adoré : Claude IZNER, La disparue du Père-Lachaise, collection 10/18 N°3506, 2003, réédition 2005.
Ce que j'ai aimé :
1°) Je trouve que l'ambiance Paris 1890 est vraiment magnifiquement rendue. Je trouve vraiment l'auteur époustouflant dans sa capacité à rendre compte de l'ambiance de cette époque.
2°) On retrouve avec plaisir Victor Legris, le libraire de la rue des Saints-Pères. Le 1er tôme de la collection que j'avais lu précédemment s'appelle Le mystère de la rue des Saints-Pères.
3°) Dès le début du roman, Odette de Valois, l'ancienne maîtresse hystérique de Victor est éliminée et je n'ai pas regretté ce personnage. Au contraire, on retrouve avec plaisir sa nouvelle maîtresse très indépendante, Tasha.
4°) L'assistant de la librairie, Joseph, prend de l'étoffe dans ce roman. Il prend sa part à la découverte de la vérité.
5°) L'intrigue est vraiment très bien conduite. On ne lâche pas le livre tant les rebondissements sont bien faits.
6°) Les pérégrinations du "Père Moscou", nostalgique de la Grande Armée, dans le Paris de la combine et de la survie sont intéressantes à suivre.
7°) Certains lieux de Paris sont très bien décrits : le cimetière du Père-Lachaise au début du récit, les ruines magnifiques du Palais du conseil d'Etat brûlé en 1871 par les Communards et remplacé quelques années après ce récit par la gare d'Orsay.
8°) Tasha et Kenji Mori, le père-ami de Victor, réussissent enfin à s'entendre. Kenji se décoince enfin un peu et devient humain.
9°) L'assassin (mais je n'en raconte pas trop) est vraiment un personnage fascinant... On se demande pendant très longtemps s'il n'y a pas un fantôme dans cette histoire.
RIEN à redire contre ce livre !
jeudi 15 juin 2006
n° 87 : Volver
Mercredi 14 juin, je suis allé à la séance de 17h pour voir le film Volver de Pedro Almodòvar.
Ce que j'ai aimé :
1°) Penelope Cruz est MAGNIFIQUE !
2°) L'ensemble formé par les actrices est vraiment très réussi, elles méritent vraiment leur récompense collective à Cannes.
3°) J'ai bien aimé l'ambiance traditionnelle du village dont sont originaires la tante Paula et sa soeur.
4°) J'ai adoré le moment où Penelope Cruz se met à chanter.
5°) C'est beau cette idée que l'on peut retrouver sa mère, après qu'elle soit morte. Surtout que le film ne tombe pas dans un scénario ésotérique à la mords-moi-le-noeud ce que je craignais un peu.
6°) J'ai beaucoup aimé le personnage de "Sole" (Soledad)... elle n'est pas belle mais elle dégage une tendresse et une bienveillance qui sont très belles.
7°) Un film où Almodovar a réussi à ne pas plonger dans le glauque extrême ou le trash mais qui réussit à bien affleurer la profondeur des sentiments.
Ce que j'ai moins aimé :
1°) Comme encore et toujours chez Almodovar, les hommes sont des salauds. Pas un pour rattraper l'autre... là il y va hyper fort. Y en a marre à la fin ! On va créer la Ligue pour la défense des Mâles !
2°) Le coup du cadavre dont il faut se débarasser, j'ai trouvé ça un peu lourd.
3°) Je n'ai pas complètement accroché au personnage de Carmen Maura (je sens que tout le monde ne vas pas être d'accord avec moi...) mais j'ai eu du mal à suivre son rôle de mère protectrice et qui cherche à retrouver l'amour de sa fille.
4°) Augustina est déprimante... c'est fait exprès mais c'est un peu trop bien réussi à mon goût.
5°) Il n'y a que les Espagnols pour appeler une jeune fille "soledad"... "solitude", y a de quoi se mettre une balle dans la tête dès la naissance. Ils en ont d'autre comme ça du genre "Pilar" pour une fille... ça veut dire "pilier" !
Un film qu'il faut voir en tout cas !
mercredi 14 juin 2006
n° 86 : Le livre du magicien
Je suis enfin venu à bout de la série des enquêtes policières de Hugh Corbett avec le livre Paul C. DOHERTY, Le livre du magicien, collection 10/18 N°3879, traduit de l'anglais par Christiane POUSSIER et Nelly MARKOVIC, 2006, édition originale en anglais, The Magician's Death, 2004.C'est un des meilleurs de la série.
Ce que j'ai aimé :
1°) Hugh Corbett, conseiller du roi d'Angleterre Edouard Ier se retrouve directement confronté à son alter égo : Amaury de Craon, conseiller du roi de France Philippe IV le bel.
2°) Il y a une série de rebondissements qui font que certains meurtres ne sont pas liés les uns avec les autres. On est d'abord surpris de comprendre à qui sont dûs les meurtres mystérieux de nombreuses jeunes filles. On découvre à la fin la solution des crimes commis contre les envoyés de la Sorbonne... surprise assurée.
3°) Le livre permet de mettre en valeur la pensée de Roger BACON, un grand penseur anglais du XIIIe siècle.
4°) Encore une fois avec DOHERTY, un roman historique qui ne fait pas dans les anachronismes ni dans les grosses bourdes historiques. On imagine pas une adaptation avec du Rock'n Roll comme dans le Marie-Antoinette de Sofia COPPOLA...
Ce que j'ai moins aimé :
1°) On reste quand même un peu sur notre fin concernant Roger BACON... on ne sait pas trop ce qu'il a réussit à décrouvrir et en quoi c'est un génie.
En tout cas un très bon policier historique.