Un bloc notes créé en janvier 2006 à vocation d'abord personnelle. Si cela en intéresse d'autres tant mieux sinon... tant pis !

mardi 21 juillet 2015

n° 997 : La Femme au Tableau

La femme au tableau +++ (n°16 432)

Le 21 juillet 2015, je suis allé voir le film La femme au tableau

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un des nombreux films qui parlent du problème de la Mémoire de la Shoah au travers du prisme des spoliations des biens des familles juives.

2°) Le film évoque de manière très réussi le basculement dans l'horreur des familles juives viennoises en mars 1938. Il y a une utilisation d'images d'archives et des reconstitutions qui sont de très bonne qualité.

3°) Helen Mirren est très convaincante dans son rôle de femme âgée qui revendique la reconnaissance de son droit et de sa dignité.

4°) Mon grand plaisir dans ce film a été de retrouvé des lieux de Vienne, une ville que j'aime tant.

5°) On peut noter la présence parmi les seconds rôles de deux acteurs que j'apprécie : Daniel Brühl et Elizabeth Mc Govern (la comtesse Grantham de Downtown Abbey).

6°) Le film passe très souvent de l'anglais à l'allemand et j'ai trouvé ça agréable.

7°) Ce film donne envie de replonger dans la Vienne du premier tiers du XXe siècle. L'époque de Stefan Zweig 

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Il y a un petit côté inachevé et approximatif dans ce film que je n'arrive pas à définir.

lundi 6 juillet 2015

n° 996 : The Spirit of London

The Spirit of London +++ (n° 16 417)

Le 1er juillet 2015, j'ai fini de lire le livre de Boris JOHNSON, The Spirit of London, Harper Press, 2012, 1ère édition, 2011

Ce que j'ai aimé :

1°) On ressent à la lecture de ce livre l'amour que Boris Johnson ressent pour la Ville dont il est maire et pour son histoire.

2°) J'ai découvert des personnages que je connaissais très peu : pour le XVIIIe siècle Samuel Johnson et John Wilkes (un des pères de la Liberté d'expression).

3°) Une femme métisse, Mary Seacole, du XIXe siècle qui a conservé a eu une renommée beaucoup moins grande que Florence Nightingale.

4°) John Balzagette, un ingénieur d'origine française qui est le père des égouts de Londres. L'équivalent londonien d'Eugène Belgrand.

5°) Un chapitre très intéressant sur les "Routemaster bus", les bus à impériale de Londres (idem pour celui sur le Midland Grand Hôtel, l'Hôtel de la Gare de Saint-Pancras).

 6°) Boris Johnson explique fort bien en quoi l'attractivité d'une ville demande une politique publique volontariste. Les édiles Parisiens feraient bien de s'en inspirer...
 

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Page 72 une confusion bien regrettable entre Edouard II et Edouard III...

2°) Certains chapitres ressemblent un peu à du Loran Deutsch (ceux sur Bouddica, Alfred le Grand, Guillaume le Conquérant, Churchill). Des Grandes figures historiques sur lesquels je ne vois pas trop l'intérêt qu'un non spécialiste joue les singes savants à leur sujet. 


jeudi 25 juin 2015

n° 995 : Exposition Velazquez au Grand Palais

Velázquez au Grand Palais +++ (n° 16 406)

Le 26 juin 2015, j'ai visité l'exposition Velázquez au Grand Palais

Ce que j'ai aimé :

1°) Je ne suis pas un grand fan de Velázquez et je n'avais pas de très bon souvenir de la collection importante de Velázquez que l'on peut voir au Prado. Cependant, cette exposition très riche permet de faire une rétrospective très complète qui permet de bien comprendre le travail de l'artiste et son évolution.

2°) J'ai été impressionné par la diversité des musées et des collections qui ont prêté des œuvres. Cela permet de saisissant rapprochement entre certains tableaux de l'artiste qui utilise des thématiques ou des modèles identiques.

3°) La flopée de portraits de Habsbourg du XVIIe finit par faire sourire. Ils auraient bien eu du mal à concourir pour les prix de beauté !

4°) Une mentions spéciale pour les nombreux portraits de Marie-Thérèse, la cousine germaine et femme de Louis XIV dont on peut voir de nombreux portraits.

5°) J'ai été heureux de revoir le portrait d'Innocent X que j'avais vu dans la galerie Doria-Pamphili il y a plus de 20 ans ! Un superbe portrait.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) N'étant pas un grand fan de Velazquez, je le suis encore moins des peintres contemporains (j'ai eu vraiment beaucoup de mal à apprécier la première salle où on sent encore l'influence d'El Greco que j'apprécie encoremoins).

2°) De même au lieu de présenter une statue d'hermaphrodite du Louvre de l'époque romaine, il aurait été peut-être plus intéressant de finir par un Goya et un Manet pour montrer l'influence de Velázquez.

lundi 22 juin 2015

n° 994 : La Shoah in Italia

La Shoah in Italia ++++ (n° 16 403)

Le 22 juin 2015, j'ai fini de lire le livre de Michele SARFATI, La Shoah in Italia, Einaudi, 2012 (livre en langue italienne)

Ce que j'ai aimé :

1°) Ce livre permet d'abord de faire un rappel très précis et très documenté sur les mesures et les persécutions antisémites mises en œuvre en Allemagne puis dans le reste de l'Europe à partir de 1933 et jusqu'en 1945. C'est une mine d'information (par exemple, je ne savais pas qu'il y avait un numerus clausus dans les établissements scolaires allemands dès 1933 concernant le % de non aryens).

2°) L'ouvrage montre bien qu'il a fallu attendre 1938 pour que l'Italie se dote d'une législation antisémite en partie calquée sur les lois de Nuremberg (le définition raciale du judaïsme et l'interdiction des mariages "mixtes") mais avec de grosses différences (de nombreuses dérogations qui permettaient de ne pas discriminer de nombreux juifs italiens).

3°) L'ouvrage montre aussi que c'est après la mise en place de la République fasciste de Salo en septembre 1943 que l'Italie s'est impliquée dans le processus de déportation et d'élimination systématique des Juifs avec des dispositions prises pour collaborer avec l'Allemagne nazie.

4°) L'ouvrage montre aussi de manière très précise le nombre de Juifs d'Italie qui ont été victimes de la Shoah  : le nombre est estimé à 7 800 (318 tués en Italie même et environ  7 500 déportés) pour une population juive en Italie estimée à 43 000 personnes.

dimanche 21 juin 2015

n° 993 : A l'intérieur du Camp de Drancy

A l'intérieur du camp de Drancy ++++ (n° 16 402)

Le 15 janvier 2015, j'ai fini de lire le livre d'Annette WIEVIORKA et Michel LAFFITTE, A l'Intérieur du camp de Drancy, Perrin, 2012

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un livre très documenté concernant le camp de Drancy ouvert au Nord de Paris dans des immeubles HLM inachevés. L'ouvrage montre bien comment le camp a changé de nature à plusieurs reprises (Camp de représailles, camp de transit puis camp de concentration).

2°) L'ouvrage montre bien comment le régime de Vichy a été directement complice du sort réservé aux Juifs mais en précisant les limites de cette compromission.

3°) Il est aussi affreux de voir comment les nazis ont essayé d'utiliser certains Juifs pour encadrer les détenus et même pour organiser l'arrestation de familles juives.

4°) En fin d'ouvrage, les auteurs soulignent aussi comment le Parti Communiste a cherché à accaparer la mémoire du camp de Drancy jusqu'à l'élection de Jean-Christophe Lagarde comme maire de la ville en 2001.

5°) L'ouvrage comporte une remarquable documentation : photographies, cartes,...

Toujours cette question lancinante dès qu'on évoque cette question. Comment des hommes ont-ils pu faire çà à d'autres hommes ?

dimanche 7 juin 2015

n° 992 : The Rise and Fall of the House of Medici

The Rise and Fall of the House of Medici de Chistopher HIBBERT +++ (n° 16 388)

Le 4 juin 2015, j'ai fini de lire le livre de Christopher HIBBERT, The rise and fall of the Medici, Pearson, 1974

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un livre très complet sur l'ascension de la famille des Médicis avec notamment des chapitres très intéressants sur Cosme l'ancien et surtout Laurent le magnifique.

2°) L'ouvrage permet aussi d'avoir un bon aperçu de la vie artistique à Florence au XVe siècle.

3°) J'ai découvert la personnalité du Grand-Duc Cosme III qui a régné de 1670 à 1723 : au programme de son règne : l'interdiction des mariages entre juifs et chrétiens, l'interdiction pour les juifs d'avoir des domestiques chrétiennes, la décapitation pour les homosexuels. Un précurseur des temps les plus obscurs du XXe siècle ! 

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Pour la période relative aux XVIIe et XVIIIe siècle et la fin des Médicis, l'auteur a choisi de faire un survol très rapide.

dimanche 31 mai 2015

n°991 : Ancient Warfare


Ancient WARFARE - (n°16 381)

En mai 2015, j'ai fini de lire le livre de Harry SIDEBOTTOM, Ancient Warfare, Oxford University Press, 2004

Ce que je n'ai pas aimé :

Je n'ai pas du tout accroché au thème de ce livre. J'ai trouvé que le contenu ne nous apprenait pas grand chose et n'avait rien d'enthousiasmant. Bref, je me suis ennuyé.


samedi 16 mai 2015

n° 990 : Hiroshima et le souvenir de la Bombe A



Hiroshima et le souvenir de la Bombe A ++++ (n°16 366)

Les 22 et 23 avril 2015, j'ai visité à Hiroshima le site consacré au souvenir du bombardement atomique de la Bombe A le 6 août 1945.

Ce que j'ai apprécié :

1°) Je ne pensais pas que le souvenir de ce bombardement atomique pouvait avoir laissé autant de témoignages impressionnant. Le musée consacré au sujet possède un nombre impressionnant de photographies, d'objets, de statistiques.

2°) Le site mémoriel est impressionnant avec ce qui est encore plus émouvant de très nombreux écoliers japonais qui viennent pour se recueillir.

3°) Le site du dôme de la Bombe A m'a vraiment impressionné. Avec un soleil couchant cela a quelque chose de tragique.


4°) Parmi les informations que je ne connaissais pas, j'ignorais que la bombe avait en fait éclaté à 600m d'altitude (figuré par un ballon rouge sur la maquette photographiée ci-dessous), que la bombe contenait 50 Kg de produit radio-actif mais que seulement 1 Kg sont rentrés en fusion.

 

5°) Je savais que la bombe provoquait un effet de souffle mais je n'avais pas connaissance de l'effet de contre-souffle quelques instants plus tard.
 

6°) Le plus émouvant ce sont les empreintes noirs qui marquent les endroits où des personnes étaient assises et dont le spectre est figé dans la pierre. Il en est de même pour la montre qui est restée bloquée sur l'heure précise où la bombe a explosé : 8h15 du matin.




7°) Il y a un cartel très intéressant sur la répartition des arsenaux nucléaires aujourd'hui.



Ce que j'ai moins aimé :

1°) Je trouve que le cartel qui explique le contexte préalable au bombardement avec l'évocation de la 2e Guerre mondiale est vraiment très discutable. On y parle de "tensions avec la Chine" qui conduisent au déclenchement de la guerre en 1937. C'est une manière de passer sous silence la politique militariste agressive du Japon dans les années 1930. De plus, on ne trouve pas mention des massacres commis en Chine et notamment à Nankin en 1937. Cette façon d'édulcorer la responsabilité du Japon et inciter de ne le présenter que comme une victime n'est pas juste à mon avis. 



jeudi 14 mai 2015

n° 989 : Les Mémoires du Prince Eugène

Mémoires du Prince Eugène ++ (n° 16 364)

Le 11 mai 2015, j'ai fini de lire le livre du Prince Eugène de Savoie, Les Mémoires, Edition Anatolia, 2010.

Ce que j'ai aimé :

1°) Le Prince Eugène de Savoie est un personnage pour lequel j'ai depuis longtemps de l'estime et de l'affection. Ce grand homme de guerre de la fin du XVIIe et du début du XVIIIe siècle a fait construire à Vienne de magnifiques palais.

2°) Dans ses Mémoires, le prince Eugène de Savoie montre toute la hargne mais aussi le respect qu'il a pour Louis XIV avec qui il n'avait pas réussi à s'entendre et que du coup il a combattu.

3°) Il est intéressant de voir comment le respect entre les commandants en chef des armées (notamment avec Villars et Marlborough) conduit à l'établissement d'un réseau diplomatique, utile pour les négociations de paix.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) L'ouvrage ne nous apprend pas grand chose sur la vie privée du Prince Eugène. Le récit reste très factuel.

2°) Le principal objet de ces Mémoires est de faire de longues narrations des campagnes militaires. Cela a souvent un intérêt très moyen.

3°) Cela manque de cartes pour localiser les lieux décrits.

dimanche 10 mai 2015

n° 988 : Miyajima

L'ïle de Miyajima ++++ (n°16 360)

Le 24 avril 2015, j'ai visité l'île de Miyajima dans la baie de Hiroshima

Ce que j'ai aimé :

1°) Cette île est très célèbre au Japon pour son Grand Torii situé en mer pour marquer la présence du sancutaire le plus sacré : Itsukushima-jinja. Ce grand portique haut de 16m, baigné par les flots, a quelque chose de magique.

2°) L'ensemble de l'île est considéré comme un espace sacré. On y trouve de nombreux sanctuaires Shinto et Bouddhistes qui sont intéressants pour mieux connaître chacune des deux religions. Sans porter de jugement, on ne peut qu'être touché par la naïveté de certaines représentations.

3°) L'île culmine à plus de 500m. Une promenade à pied -de plusieurs heures- permet d'accéder au Mont Misen d'où on a une superbe vue sur la Mer intérieure du Japon et les chaînes de montagnes environnantes.

4°) Comme à Nara (que j'ai visité en 2012), il est amusant de voir des daims gambader ou somnoler un peu partout.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Le funiculaire en panne... ce qui fait qu'il a fallu faire toute la promenade à pied. De plus, en arrivant au sommet, même pas un accès à de l'eau potable ou a un distributeur de boisson ce qui était fort dommage après deux heures de montée avec un soleil de plomb !