Un bloc notes créé en janvier 2006 à vocation d'abord personnelle. Si cela en intéresse d'autres tant mieux sinon... tant pis !

dimanche 13 août 2023

n°1336 : Exposition Dürer für Berlin au Kulturforum de Berlin

 

Exposition Dürer für Berlin au Kulturforum de Berlin +++I (n°19 376)

Le 21 juillet 2023, je suis allé visiter l'exposition Dürer für Berlin au Kulturforum de Berlin

Ce que j'ai aimé :

1°) Dürer n'a jamais vécu à Berlin (au début du XVIe siècle il n'aurait pas eu grand chose à y faire) mais l'exposition rappelle qu'au XIXe siècle, la capitale de la Prusse a fait de Dürer le grand artiste national allemand et qu'une véritable Dürermania s'est répandue parmi les collectionneurs et les amoureux de l'Art et qu'il a été une source d'inspiration (par exemple Schinckel).

2°) L'exposition présente des gravures de Dürer en version colorisée. Le résultat est vraiment intéressant.

3°) On peut y admirer des dessins de Dürer que je ne connaissais pas et qui sont véritablement merveilleux, notamment une aquarelle qui montre un paysage et un dessin à l'encre qui montre une carrière qui est vraiment sublime.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Je n'ai pas compris pourquoi il n'y avait pas plus de ces peintures ou au moins des évocations de ces peintures (notamment celles qui sont présentées dans les salles de la Gemäldegalerie situées à quelques dizaines de mètres de là).

2°) Étonnant aussi que l'on ne fasse pas davantage référence à ces auto-portraits.

Albrect Dürer, Nemesis (La grande fortune), vers 1501
Albrecht Dürer, Mélancolia I, 1514

Albert Dürer, Aile de vanneau huppé, vers 1500, Aquarelle sur parchemin

Albrecht Dürer, Homard à grandes pinces, 1495

Albrect Dürer, Le moulin à fabriquer des câbles, vers 1489/1494
Albrectht Dürer, Carrière, vers 1495/1500

samedi 12 août 2023

n°1335 : La Fontaine, une école buissonnière d'Erik Orsenna

  

La fontaine, une école buissonnière ++I (n°19 375)

Le 12 août 2023, j'ai fini de lire le livre d'Erik Orsenna, La Fontaine, une école buissonnière, Stock Inter, 2017

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un livre jouissif qui donne envie d'aimer La Fontaine et d'aimer la vie.

2°) J'avoue que je ne savais pas que La Fontaine avait eu une vie si compliquée (avec de gros problèmes financiers) et une fin de vie bigote.

3°) J'ai beaucoup aimé la petite sélection de fables de la fin.

4°) Ce livre donne envie d'aller faire un tour à Château-Thierry.

Ce que j'ai mois aimé :

1°)  J'ai trouvé cette biographie très légère. Cela manque un peu de fond.

2°) On n'est jamais complètement surpris par ce récit. Erik Orsenna fait des digressions ou des ponts avec son propre vécu que parfois j'ai trouvé un peu mal venu.

jeudi 10 août 2023

n°1334 : La Neue Galerie de Berlin

 

La Neue Galerie de Berlin ++++ (n°19 374)

Le 21 juillet 2023, je suis allé revisiter la Neue Galerie de Berlin.

Ce que j'ai aimé :

1°) Ce musée a été complètement rénové depuis ma dernière visite du musée en 2013. Le bâtiment conçu par Mies van der Rohe a réouvert ses portes en 2021 et la nouvelle présentation a rendu les volumes voulus par l'architecte.

2°) Les nouveaux cartels en allemand et en anglais sont vraiment très intéressants pour comprendre l'histoire de l'Art au XXe siècle.

3°) La première salle d'exposition permet de voir un nombre non négligeable d'oeuvres d'Esnest Ludwig Kirchner, notamment un tableau que je ne connaissais pas représentant Max Liebermann.

4°) La présentation actuelle permet d'évoquer de manière remarquable la 1ère Guerre mondiale, le nazisme et la 2nde Guerre Mondiale.

5°) On peut voir des oeuvres que j'affectionne tout particulièrement : Alexej von Jawlensky,  Lyonal Feininger, Salvador Dali.

6°) Il y a deux oeuvres de Ludwig Meindert, un peintre dont les oeuvres antérieures à la 1ère guerre mondiale sont frappantes tant elles annoncent les horreurs du XXe siècle.

7°) Une salle très intéressante évoque les peintres partis en exil dans les années 1930 à cause du nazisme (avec notamment de nombreuses oeuvres de Max Beckman).

8°) Les deux expositions temporaires étaient très intéressantes : une consacrée à Gerhard Richter et son oeuvre la plus récente (avec son retour à la peinture après avoir consacré une grande partie de sa carrière au travail sur la photo) et l'autre à la peintre d'origine hongroise mais qui a passé une grande partie de sa vie en France, Judith Reigl.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Le seul tableau présenté d'Emil Nolde n'est pas -et de loin- sa plus belle création.

Vue d'une des salles qui montre la luminosité du musée avec le Capricorne de Max Ernst.
Ernst Ludwig Kirchner, Max Liebermann, 1926

Emil Nolde, Garçons Papous, 1914

Alexev von Jawlensky, Tête de femme, 1912

Otto Dix, Les joueurs de skat, 1920

Au 1er plan, L'Homme tombé de Wilhelm Lehmbruck (1916), sur le mur au centre Ecce Homo de Josef Scharl (193) et à droite Flandres d'Otto Dix (1934/1936)

Salvador Dali, Portrait de Mme Isabel Styler-Tas (Mélancolie), 1945)

Kurt Günther, portrait d'un garçon, 1928

Ernesto de Fiori, Le fugitif (L'Homme désespéré), 1934

Horst Strempel, Nuit sur l'Allemagne (nacht über Deutschland), 1945/1946


Une vue de l'exposition consacrée à Judith Reigl

Exposition Gerhard Richter, peinture abstraite, 2016

n°1333 : Le musée de Pergame, le "Pergamon" (version été 2023) à Berlin

 

Le Musée de Pergame (version été 2023) +++ (n°19 373)

Le 20 juillet 2023, je suis allé visité le musée de Pergame à Berlin.

Ce que j'ai aimé :

1°) J'avais déjà visité ce musée en 2007 (j'avais déjà écrit un article à son sujet le 30 août 2007) et en 2011. Je tenais à le revoir cet été car j'ai appris cet été qu'il allait fermer pendant une très longue période. J'étais donc content de pouvoir refaire un tour des collections.

2°) Le parcours actuel permet de mettre en valeur la porte d'Ishtar (de Babylone) et le grand portique de Milet. On a l'impression que le musée a été uniquement fait pour ces deux merveilles.

3°) On peut voir les collections très intéressantes de Mésopotamie.

4°) A l'étage, les collections d'Art islamique qui ont été rénovées il y a quelques années sont toujours très belles à voir et très intéressantes.

5°) Il y a un effort de fait pour explique dans quel état les archéologues ont retrouvé certains vestiges. Par exemple les empilements de briques recouvertes de faïences de la grande allée de la porte d'Ishtar. Cela montre que reconstituer la porte d'Ishtar et l'allée a correspondu à remettre en place un gigantesque puzzle en 3D.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Le musée est (déjà) amputé de ce qui normalement constitue le coeur de la visite : le grand autel de Pergame (qui a quand même donné son nom au musée).

2°) On ne peut donc voir qu'une très petite partie des collections. Je ne trouve pas très correct que cela ne soit pas expliqué clairement aux visiteurs.

La porte d'Ishtar de Babylone

Allée des lions menant à la porte d'Ishtar
Maquette montrant une reconstitution de la porte d'Ishtar

Une boite avec des débris récupérés par les archéologues en provenance de Babylone

Le portique du Grand Marché de Milet

Tablette en écriture cunéiforme avec une liste de différentes professions, Shurrupak, vers 2600 / 2500 avant J.-C.

Boîte en provenance de Sicile ou d'Italie du Sud, XIIe / XIIIe siècle

Mirhab de la mosquée de Beyhekim de Konya en Turquie (Elle a été reconstituée à partir de débris collecté par des archéologues allemands à partir des débris revendus sur place par les marchands).

mercredi 9 août 2023

n°1332 : Fell Murder d'E.C.R. Lorac

 

Fell Murder +++ (n°19 372)

Le 8 août 2023, j ai fini de lire le livre d'E.C.R. LORAC, (pseudonyme d'Edith Caroline RIVETT), Fell Murder, British Library, 2018, 1ère édition, 1944.

Ce que j'ai aimé :

1°) Cela faisait très longtemps que je n'avais pas lu un roman policier en anglais et j'ai été très content de renouer avec ce genre par la lecture de celui-ci qui est très intéressant.

2°) Ce roman a été écrit en 1944 à la fin de la 2nde Guerre mondiale. L'action se passe dans la campagne du Nord de l'Angleterre dans le Lancashire. On y retrouve des questions liées à la priorité donnée à la lutte contre le marché noir, la surveillance de la production de miel.

3°) Un des personnages permet aussi d'évoquer le rôle de la marine marchande pour l'approvisionnement du Royaume Uni pendant la 2e Guerre mondiale.

4°) Ce roman repose aussi sur les préventions des urbains contre les ruraux (la "lenteur" d'esprit, le refus de communiquer avec les étrangers).

5°) Il s'agit du 24e roman policier de E. C. R Lorac. Cela m'a donné envie de lire les autres.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Il y a du vocabulaire rural qui je dois l'avouer m'a échappé (par exemple je ne connaissais pas "shippon" pour désigner l'étable) sans parler du patois local que les policiers découvrent en enquêtant.

2°) Après avoir fini de lire cette enquête, je n'ai toujours pas compris le titre "Fell Murder".

3°) Il y a à la fin de ce roman policier une petite nouvelle de 1939 de 8 pages, "the Live wire" dont je n'ai pas saisi l'intérêt.


mardi 8 août 2023

n°1331 : Exposition "Secession" à la Alte National Galerie de Berlin

 

Exposition "Secession" à la Alte National Galerie de Berlin ++ (n° 19 371)

Le 20 juillet 2023, je suis allé voir l'exposition Secession à la Alte National Galerie de Berlin.

Ce que je n'ai pas aimé :

1°) Une grande partie de l'exposition se tient dans les salles où d'habitude est présenté la collection permanente du musée. Il y des peintres merveilleux qui de ce fait ont disparu du musée comme par exemple Paul Baum. Certains "monstres" de la peinture allemande qui normalement sont largement représentés dans ce musée sont mis au placard : Carl Spitzweg et Franz von Lenbach

2°) Pour attirer le public, les affiches mettent Klimt en avant. L'exposition a conduit à déplacer de Vienne des oeuvres et qui ne réservant pas de grande surprise.

3°) L'exposition fait le lien entre la Sécession autrichienne et celles de Berlin et Munich. Or, cela conduit à mettre sur le même plan des peintres qui n'ont pas grand chose à voir entre eux par leur style : Klimt, von Stuck et Liebermann.

4°) J'aime énormément Max Liebermann mais je ne vois pas l'intérêt d'avoir déplacer quelques peintures qui sont déjà dans le musée pour les installer dans la même salle que Klimt et von Stuck. Cela n'a artistiquement pas grand sens.

5°) Les oeuvres de von Stuck qui viennent  de Munich. Cet artiste a énormément de talent -on s'en rend compte notamment en visitant sa maison à Munich- mais les oeuvres présentés dans cette exposition ne lui rende vraiment pas hommage.

6°) Le système de billeterie du musée est ABSURDE. A certains moment de la journée, il faut faire une heure de queue pour avoir un billet puis attendre à nouveau une heure pour pouvoir avoir accès au musée. C'est presque ubuesque.

7°) La salle qui présente la collection française du musée avec les peintres impressionnistes n'a pas été déplacés. Il y a un cartel qui relève presque de l'imbécilité qui essaie de faire un pont entre l'impressionnisme français et la Sécession. Le seul lien que l'on peut faire serait avec la grande oeuvre de Pierre Bonnard qui est présentée. Il peut y avoir un lien avec le fauvisme mais avec l'impressionnisme c'est n'importe quoi. Des ponts auraient pu être faits entre la Sécession et l'Art nouveau ou bien l'oeuvre de Toulouse-Lautrec mais cela semble avoir dépassé les commissaires de cette exposition. 

8°) Au fond, ce qui aurait été intéressant pour cette exposition c'est de rechercher des catalogues des oeuvres présentées lors de différentes expositions "Sécession" de Vienne, Berlin et Munich ce qui n'est fait que pour très peu d'oeuvres comme la Judith de Gustav Klimt.

Ce que j'ai quand même aimé :

1°) Il y a des affiches très belles des expositions de la Sécession et qui sont emblématiques de ce courant.

2°) J'ai beaucoup aimé la maquette du Pavillon de la Sécession de Vienne par Otto Wagner et les plans des pavillons des expositions de Vienne, Berlin et Munich.

3°) J'ai beaucoup apprécié une salle qui présente des scènes d'intérieur.

4°) J'ai été content de retrouver des chèvres d'August Gaul qui est mon sculpteur animalier préféré (mais encore une fois je ne vois pas trop le lien avec la Sécession).

5°) J'ai énormément apprécié les deux bouleaux au bord d'un lac de Klimt

Gustav Klimt, Judith, 1901, Musée du Belvédère de Vienne, présenté  à l'exposition de la Sécession de Vienne de 1903/1904 et celle de Berlin de 1905.

Gustav Klimt, Bord de lac avec bouleaux, 1901 (Collection privée), Exposition de la Sécession de Vienne de 1901.

Franz von Stuck, Orphée et les animaux, 1891 (musée de la Villa Stuck à Munich)

Alfred Roller, affiche de la 16e exposition de la Sécession de Vienne, 1903 (Musée de Vienne)

Otto Wagner, Modèle de l'Académie des Arts, Hall d'honneur, 1898 (Musée de Vienne). Présenté lors de l'exposition de la Sécession de Vienne de 1898.

Carl Moll, Salon de la maison de Carl Moll, 1903 (Musée de Vienne), présenté à l'exposition de la Sécession de Vienne de 1903

August Gau, Chèvres romaines, 1898, Musée de Berlin (présenté à l'exposition de la Sécession de Berlin de 1899 et de Munich de 1904)

La superbe salle des impressionnistes français et des Rodin (dont on se demande bien pourquoi elles ont été intégrés au parcours de l'exposition).


lundi 7 août 2023

n°1330 : Claude Monet - Georges Clemenceau : une histoire, deux caractères

  

Claude Monet - Georges Clemenceau : une histoire, deux caractères ++++ (n°19 370)

Le 26 novembre 2022, j'ai fini de lire le livre d'Alexandre Duval-Stalla, Claude Monet - Georges Clemenceau, une histoire, deux caractères, Folio, 2013, 1ère édition, Gallimard, 2010.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est une approche biographique très intéressante en croisant les destins de Claude Monet (1840-1926) et Georges Clemenceau (1841-1929). Les deux personnages sont devenus amis à partir de la fin du XIXe siècle et donc on peut d'abord voir leur destin individuel puis voir commet ils échangent, se voient et même parfois se disputent grâce à leur courrier.

2°) Cet ouvrage permet à la fois de mieux connaître l'histoire politique et culturelle de la France de la 2e moitié du XIXe siècle et du 1er quart du XXe siècle.

3°) On se rend compte à quel point les nymphéas de l'orangerie des Tuileries sont une œuvre collective de Monet et de Clemenceau qui a su être patient et mettre tous les moyens possibles pour que l’œuvre puisse aboutir (de manière posthume).

4°) On se demande qui des deux a le caractère le plus trempé. En effet, on pourrait croire que Clemenceau était grincheux mais on se rend compte que Monet ne l'était pas moins. Malgré tout ils sont devenus et son restés amis.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) On se rend compte à quel point l'histoire artistique est beaucoup plus intéressante que l'histoire politique. D'un chapitre à l'autre, on a souvent hâte de retrouver les passages consacrés à Monet plus qu'à Clemenceau.


dimanche 6 août 2023

n°1329 : Exposition "L'Impressionisme en Hollande" au Musée Barberini de Potsdam

 

L'Impressionnisme en Hollande au Musée Barberini de Potsdam +++ (n°19 369)

Le 19 juillet 2023, in visitant le musée Barberini de Postsdam (voir article du 5 août 2023), j'ai visité l'exposition "Wolken und Licht. Impressionismus in Holland".

Ce que j'ai aimé :

1°) Cette exposition permet une rétrospective de la peinture hollandaise de 1850 à 1920, une période où elle est beaucoup moins connu. Seuls trois artistes présentés ont encore aujourd'hui une certaine renommée : Jongkind, Van Gogh et Mondrian.

2°) J'ai beaucoup apprécié que l'exposition s'ouvre avec trois tableaux d'un artiste peu connu en France mais que j'aime beaucoup : Jan Hendrik Weissenbruch (1824-1903).

3°) J'ai été très content de retrouver des Mondrian qui correspondent à sa période figurative.

4°) L'exposition présente certains paysages que j'ai beaucoup appréciés d'artistes qui ne sont pas très connus.

5°) Cette exposition présente plusieurs oeuvres de Jacoba Van Heemskerck (1876-1924) et qui montre le très grand talent de cette artiste.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Je ne comprends pas le nom de l'exposition. Une grande partie des œuvres présentées n'ont rien à voir avec l'impressionnisme.

2°) Certains artistes sont un peu inégaux.

Jacob Moris, Moulin à vent, vers 1890 (Kunstmuseum de La Haye)

Jan Hendrik Weissenbruch, Paysage de polders avec des moulins à vent, 1874 (achat des amis de Singer Laren)

Vincent Van Gogh, Soir, 1885 (Musée central d'Utrecht)

Marie Bilders-van Bosse, Allée de chênes à la fin de l'été, 1890/1900 (Rijskmusem d'Amsterdam)
Théophile de Bock, Vue dans les bois, entre 1870 et 1904 (Rijskmuseum d'Amsterdam)

Willem Witsen, Voorstraatshaven à Dordrcht, 1900 (Musées de Dordrecht)
Jakoba van Heemskerck, Forêt de pins, vers 1908 (Musée des Beaux Arts de La Haye)

Jakoba van Heemskerck, composition n°86, 1918, collection Singer Laren
Leo Gestel, Automne, 1911 (Kunstmuseum de La Haye)

Piet Mondrian, Moulin à vent, 1917 (Kunstmusem de La Haye)